Ce que ces évaluations mesurent
Le programme de 2025 énumère les gestes attendus : connaitre les unités et leurs relations, choisir une unité adaptée, comparer, disposer de masses de référence et estimer.
Ces cinq évaluations notent ces gestes-là. La conversion n'est jamais notée seule : la relation qui la justifie vaut autant de points que le résultat, parce que c'est elle qui distingue un élève qui sait d'un élève qui a retenu.
Aucune évaluation n'emploie de tableau, sous quelque forme que ce soit : l'interdit du programme porte sur la grille de conversion, et le plus simple pour le garantir est de n'en dessiner aucune.
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Évaluation 1 — les mots du chapitre
Masse, contenance, unité adaptée : trois mots à employer juste.
La première évaluation porte sur le vocabulaire et sur les relations : masse, contenance, et les six égalités du chapitre.
L'exercice 1 est un questionnaire de quatre lignes. Les deux premières portent sur les relations, la troisième sur le choix d'une unité, la quatrième sur le piège du chapitre : entre 500 g et 2 kg, laquelle est la plus lourde ? La question qui suit fait expliquer cette dernière ligne, et la conversion est exigée autant que la conclusion.
L'exercice 2 donne deux articles de dictionnaire, « masse » et « contenance », puis fait citer un objet dont on mesure l'une et un objet dont on mesure l'autre.
Le dernier exercice fait convertir dans les deux familles, en nommant à chaque fois la relation employée.
Chaque bonne réponse du questionnaire est recalculée par le moteur avant l'impression.
- Un QCM
- Un dictionnaire
- Définir
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Évaluation 2 — du milligramme à la tonne
Mille fois d'écart entre chaque unité, et il faut le savoir.
La deuxième évaluation porte sur les deux extrêmes de l'échelle des masses, et sur ce qui les sépare.
L'exercice 1 donne les articles « milligramme » et « tonne », puis pose une question qui demande d'enchainer deux relations : combien de grammes dans une tonne ? La réponse — un million — ne s'obtient qu'en composant mille et mille, et le barème note cet enchainement à part du nombre.
L'exercice 2 range six masses de part et d'autre du kilogramme, du quart de gramme aux deux tonnes, puis fait écrire deux tonnes en grammes.
Le dernier exercice demande pourquoi l'on ne convertit pas avec un tableau — la réponse attendue nomme la relation comme moyen — puis fait ranger trois unités.
Le tri porte les deux extrêmes du chapitre : sans eux, l'écart de mille fois ne se verrait pas.
- Un dictionnaire
- Un tri
- Les relations
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Évaluation 3 — choisir et comparer
L'unité d'abord, le nombre ensuite.
La troisième évaluation porte sur l'ordre des gestes : l'unité d'abord, le nombre ensuite.
L'exercice 1 range quatre objets de part et d'autre du kilogramme, puis fait justifier le choix d'une unité pour le plus léger d'entre eux — un grain de sel, que toute autre unité écrirait avec un nombre inférieur à 1.
L'exercice 2 est une carte de la méthode à compléter : ce qu'on regarde d'abord, ce qu'on fait ensuite, et ce qui trompe. La question demande où placer l'erreur du chapitre — comparer les nombres sans lire les unités.
Le dernier exercice fait comparer deux tonnes à neuf-cents kilogrammes en écrivant la conversion, puis énoncer le seul cas où le nombre suffit à décider : quand les deux unités sont déjà les mêmes. Cette condition est la réponse attendue, et un exemple seul ne la remplace pas.
L'unité justifiée en réponse est celle que le moteur calcule pour cet objet.
- Un tri
- Une carte
- L'ordre des gestes
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Évaluation 4 — les contenances
Du millilitre à l'hectolitre, et les étiquettes du quotidien.
La quatrième évaluation porte sur les contenances, avec leurs unités et leurs relations.
L'exercice 1 est une carte des contenances à compléter : les unités, les relations, et les endroits où on les lit — les étiquettes des bouteilles, les briques, les canettes. La question qui suit fait convertir des centilitres en millilitres, avec la relation.
L'exercice 2 lit un diagramme de quatre récipients mesurés en litres, du bidon à la poubelle, et fait compter combien de bidons remplissent la poubelle : une division déguisée en question concrète.
Le dernier exercice compare deux contenances écrites dans des unités différentes — deux litres et cent-cinquante centilitres — en exigeant la conversion qui tranche, puis compte les bouteilles d'un litre que remplit un hectolitre. Ce dernier calcul est immédiat dès qu'on sait qu'un hectolitre vaut cent litres, et impossible sinon.
Les quatre récipients du diagramme sont présentés dans le document de la fiche : une page se suffit à elle-même.
- Une carte
- Un diagramme
- Les litres
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Évaluation 5 — estimer et conclure
Estimer, c'est comparer à ce qu'on connait.
La dernière évaluation porte sur l'estimation, et c'est la plus exigeante des cinq.
L'exercice 1 lit un diagramme de quatre masses en kilogrammes, du paquet de farine à la valise pleine, et fait compter combien de paquets pèsent autant que la valise. Le calcul est simple ; ce qui est noté, c'est de l'avoir posé.
L'exercice 2 est un questionnaire de trois lignes dont la dernière porte sur ce qu'estimer veut dire. La question qui suit fait expliquer pourquoi une estimation sans repère n'est qu'une devinette.
Le dernier exercice fait estimer la masse d'un cartable en citant le repère employé — le barème accepte une fourchette, à condition qu'un repère soit nommé — puis répondre à un élève qui annonce qu'une petite voiture pèse douze kilogrammes. C'est une erreur d'un facteur cent, et la réponse attendue la chiffre.
Les masses du diagramme et celles des repères sortent du même noyau : elles ne peuvent pas diverger.
- Un diagramme
- Un QCM
- Conclure
Compétences travaillées
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Connaitre les relations
Un gramme vaut mille milligrammes, un kilogramme mille grammes, une tonne mille kilogrammes.
-
Choisir l'unité qui convient
Prendre celle qui donne le nombre le plus simple : on ne pèse pas un chat en milligrammes.
-
Comparer sans se tromper
Ramener les deux mesures à la même unité avant de comparer les nombres — jamais l'inverse.
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Estimer avec des repères
Comparer à des objets dont on connait la masse, au lieu de deviner un nombre.
Convertir sans tableau, comme le programme le demande
« Au cours moyen, les élèves n'utilisent pas de tableaux pour effectuer des conversions ; ils s'appuient sur les relations connues entre les unités en jeu. » Le texte donne même sa phrase modèle : « 3,5 mètres est égal à 350 centimètres, car 1 mètre est égal à 100 centimètres. »
Ces fiches s'y tiennent : chaque conversion s'appuie sur une relation énoncée — un kilogramme vaut mille grammes, un litre vaut cent centilitres — et le corrigé exige cette relation autant que le résultat.
Un tableau qui présente les unités reste permis, le programme le dit lui-même. Un contrôle lit donc les en-têtes de chaque tableau : ceux de ces fiches portent des objets et des mesures, jamais des unités en colonnes.
Ce que le site couvrait déjà, et ce qui manquait
Les longueurs étaient traitées, et bien traitées : l'article « longueurs CM1 » porte cinq fiches, dont une s'appelle « convertir par les relations » et demande même pourquoi le tableau n'est pas nécessaire.
Les masses et les contenances, elles, n'existaient nulle part. Mesuré sur le texte des PDF : l'article de sciences sur les masses pèse et tare, mais ne convertit jamais et n'estime jamais ; aucun article du site n'emploie « contenance » ni « hectolitre » pour l'enseigner.
Ce sont donc deux grandeurs neuves, avec ce qu'elles ont de propre : la tonne et le milligramme, qui séparent quatre unités par un facteur mille à chaque fois, et les contenances, qu'on lit sur les étiquettes du quotidien.
Méthode et vérification
Contenu produit par un moteur. Toute mesure est manipulée dans la plus petite unité de sa famille — une masse est un entier de milligrammes, une contenance un entier de millilitres — et l'écriture dans l'unité choisie se produit au dernier moment : les conversions sont donc exactes. L'unité qui convient à un objet n'est pas déclarée, elle se calcule : c'est la plus grande qui laisse un nombre supérieur à 1. L'erreur la plus fréquente du chapitre est programmée à part — comparer les nombres sans lire les unités —, et un contrôle exige qu'un couple au moins la mette en défaut, et qu'un autre la voie tomber juste : c'est le cas où les deux unités sont déjà les mêmes, et c'est le seul. Enfin le programme écarte explicitement le tableau de conversion : un contrôle relit les en-têtes de chaque tableau et refuse celui dont les colonnes seraient des unités.