Ce que cette évaluation note
Elle note les six objectifs du programme : connaitre les unités et leurs relations, choisir l'unité adaptée, comparer, mesurer, écrire sans virgule et estimer à partir d'une référence.
Aucune consigne ne chronomètre l'élève : le programme réserve les tests en temps limité au calcul mental, pas aux grandeurs. Aucun tableau de conversion n'y figure non plus.
Les cinq sujets portent sur cinq autres objets que les fiches d'exercices, sur d'autres conversions, et sur les cinq autres couples de formats. Les vingt PDF s'impriment sans un seul tracé coloré.
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Fiche 1 — lire une balance
La première évaluation porte sur l’instrument : lire une masse posée, puis reconnaitre la même masse dans une liste de propositions.
Une boîte de céréales sur la balance : 500 g, 200 g et 50 g posés sur le second plateau.
L'exercice 1 fait lire la balance et dire comment. L'équilibre du fléau signifie que les deux côtés pèsent pareil : on additionne ce qui est posé.
L'exercice 2 est un QCM. La première question fait retrouver la mesure de la boîte, la seconde une conversion de kilogrammes en grammes.
La question notée demande d'expliquer pourquoi les deux autres propositions sont fausses — et les deux raisons ne sont pas la même.
Le troisième exercice fait écrire une relation, estimer à partir d'une référence, et comparer deux masses. L'estimation n'attend pas un nombre exact : elle attend un ordre de grandeur et la référence qui l'a permis — c'est ce que le programme entend par « disposer de quelques masses de référence ».
La balance est en équilibre : c'est l'égalité des deux côtés qui donne la masse.
- Une balance
- Un QCM
- Rédiger
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Fiche 2 — la bouteille, et l’écriture sans virgule
Une bouteille ne se dit pas « 1,5 L » au CE2. Elle se dit en centilitres, ou bien en litres et centilitres : deux écritures, aucune virgule.
Une bouteille de 150 cL. En litres, il faudrait une virgule : on écrit donc 1 L et 50 cL, ou bien 150 cL.
L'exercice 1 fait choisir la mesure de la bouteille, puis le résultat d'une conversion de litres en décilitres.
La question notée demande la seconde écriture de la contenance, sans virgule, et la relation qui la produit.
L'exercice 2 présente trois copies d'une conversion, dont deux fausses. La question notée demande de les corriger.
Le troisième exercice fait écrire une relation, estimer une contenance de la vie courante — un verre, une bouteille, un arrosoir, les trois exemples du programme — et comparer deux mesures écrites dans des unités différentes, ce qui suppose de les avoir converties d'abord.
Le champ est fermé à trois unités de contenance : ni millilitre, ni décalitre, ni hectolitre.
- Un QCM
- Une chasse à l'erreur
- Rédiger
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Fiche 3 — l’éléphant, et l’unité qui convient
La tonne existe pour ce cas-là. Un éléphant ne se pèse ni en grammes ni en kilogrammes : le nombre y deviendrait illisible.
Un éléphant pèse cinq tonnes. C'est le cas pour lequel la tonne existe.
L'exercice 1 chasse l'erreur sur une conversion de tonnes en kilogrammes. La question notée demande la relation qui permet de corriger : une tonne vaut mille kilogrammes.
L'exercice 2 relie quatre masses écrites en kilogrammes aux mêmes écrites en grammes.
La question notée demande pourquoi l'on pèse un éléphant en tonnes et non en grammes : parce qu'il faudrait écrire cinq millions, un nombre qu'on ne lit plus.
Le troisième exercice fait écrire la relation entre la tonne et le kilogramme, estimer une masse à partir d'un objet de référence, et comparer deux masses dont les nombres trompent. Les trois questions portent chacune sur un objectif distinct du programme.
Les deux articles ne partagent ni un objet, ni une conversion, ni une décomposition : un contrôle les compare.
- Une chasse à l'erreur
- Des associations
- Rédiger
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Fiche 4 — le ballon, et la décomposition
Décomposer, c’est écrire la grande unité puis ce qui reste. C’est ce que le programme met à la place de l’écriture à virgule.
Un ballon de sport pèse 450 g, et 3 080 g s'écrivent 3 kg et 80 g.
L'exercice 1 relie quatre masses écrites de deux façons. La question notée demande ensuite la décomposition de 3 080 g.
La méthode se dit en une phrase : on cherche combien de fois mille tient dans le nombre, et ce qui reste s'écrit en grammes.
L'exercice 2 range six mesures autour du kilogramme, et fait nommer la plus lourde. Trois d'entre elles portent un nombre plus grand que celui du repère tout en pesant moins : le rangement ne peut donc pas se faire sans convertir.
Le troisième exercice fait écrire une relation, estimer à partir d'une référence et comparer deux masses. La comparaison notée ne vaut tous ses points que si l'élève dit avoir converti avant de comparer : c'est la conversion qui est notée, pas le signe.
Une décomposition sans reste serait une conversion : un contrôle l'exige non nulle.
- Des associations
- Un tri
- Rédiger
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Fiche 5 — le verre, et ce que le nombre ne dit pas
La dernière fiche revient à l’instrument et referme le chapitre : lire une contenance, puis la comparer à d’autres écrites autrement.
Un verre gradué de deux centilitres en deux centilitres, et le trait à vingt.
L'exercice 1 range six contenances de part et d'autre du litre. La question notée demande pourquoi le nombre seul ne suffit pas.
L'exercice 2 fait lire le verre. La question notée demande ensuite si vingt centilitres font plus ou moins d'un décilitre.
La réponse passe par la relation : un décilitre vaut dix centilitres, donc vingt centilitres font deux décilitres.
Le troisième exercice ferme le chapitre : une relation à écrire, une estimation à justifier par un récipient connu, et une comparaison à expliquer. Rien n'y est demandé qui n'ait été travaillé dans l'une des cinq fiches, et rien n'y dépasse les six unités que le programme du CE2 nomme.
Le récipient répond dans l'unité de la fiche, celle que le corrigé emploie : le schéma et son corrigé ne peuvent pas se contredire.
- Un tri
- Un récipient gradué
- Rédiger
Compétences travaillées
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Six unités
Le gramme, le kilogramme, la tonne ; le litre, le décilitre, le centilitre.
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Les relations
1 kg = 1 000 g · 1 t = 1 000 kg · 1 L = 10 dL = 100 cL.
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Sans virgule
5 462 g s'écrit 5 kg et 462 g — jamais 5,462 kg.
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L'unité choisie
Une pomme en grammes, un éléphant en tonnes : l'objet décide.
Trois unités par grandeur, et pas une de plus
Le programme du CE2 nomme le gramme, le kilogramme et la tonne pour les masses ; le litre, le décilitre et le centilitre pour les contenances. Six unités en tout, et la liste est fermée : le millilitre, le décagramme et l'hectolitre appartiennent au cycle 3.
Ce n'est pas une simplification d'auteur. Une fiche qui mesurerait une cuillère en millilitres resterait juste et sortirait du niveau — l'élève y rencontrerait une unité que son année n'installe pas, au milieu de celles qu'elle installe.
Les relations, elles, tiennent en trois phrases : un kilogramme vaut mille grammes, une tonne vaut mille kilogrammes, un litre vaut dix décilitres et cent centilitres. Tout le reste s'en déduit.
Pas de virgule, et le programme le dit lui-même
« L'utilisation de l'écriture à virgule n'est pas attendue dans le cadre de l'étude des longueurs, des masses et des contenances. » La phrase est du texte officiel, et elle change tout ce qu'on peut demander à un élève de CE2.
À la place, on décompose. Le programme donne lui-même les exemples : 5 462 g = 5 kg + 462 g, et 780 cL = 7 L + 80 cL. L'élève écrit d'abord la grande unité, puis ce qui reste dans la petite — et il n'a besoin d'aucun nombre décimal pour cela.
C'est aussi un bon contrôle pour l'élève : si un résultat réclame une virgule, c'est que l'unité choisie est trop grande. Il suffit de descendre d'un cran.
Ni tableau de conversion, ni grille
« Les élèves n'utilisent pas de tableaux de conversion au cycle 2, mais s'appuient sur les relations connues entre les unités pour effectuer des conversions. » Là encore, c'est le programme qui parle.
Un tableau fait glisser des chiffres de colonne en colonne sans qu'on sache pourquoi. La relation, elle, se dit : trois kilogrammes font trois mille grammes, parce qu'un kilogramme vaut mille grammes. C'est une phrase, et elle s'explique.
Ces fiches écrivent donc la relation à côté de chaque conversion, et aucun de leurs schémas n'a d'unités en en-tête de colonne.
Le nombre ne dit rien tout seul
« 500 g, c'est plus que 2 kg, puisque 500 est plus grand que 2. » C'est l'erreur la plus fréquente du chapitre, et elle vient d'une habitude juste ailleurs : comparer deux nombres.
Chaque fiche pose donc au moins une comparaison où le nombre se trompe — et au moins une où il tombe juste. Les deux sont nécessaires : si le nombre avait toujours tort, l'élève en tirerait la règle inverse, aussi fausse.
Le tri de chaque fiche fonctionne de la même façon. Ses six mesures ne sont pas toutes dans la même unité, et ranger « plus d'un kilogramme » ou « moins » suppose donc d'avoir converti.
Deux instruments, parce que le programme les nomme
« L'élève compare et ordonne les masses de trois ou quatre objets en utilisant une balance de type Roberval », et « mesure des contenances en litre, décilitre et centilitre en utilisant un verre gradué ». Les deux figurent dans le texte.
La balance de ces fiches est en équilibre, et son fléau est droit : c'est cet équilibre qui dit que les deux côtés pèsent pareil. L'objet est à gauche, les masses marquées à droite, et il n'y a rien d'autre à faire que les additionner.
Le récipient gradué se lit de la même manière : un trait, et l'on compte. Aucun des deux ne demande de calcul avant que l'élève ait vu ce qu'il mesure.
Méthode et vérification
Aucune mesure de ces fiches n'est écrite à la main. Chaque masse est un nombre entier de grammes, chaque contenance un nombre entier de centilitres ; les conversions, les décompositions et les comparaisons se calculent, et la justification — « car 1 kg = 1 000 g » — sort du même calcul que le résultat. L'interdit central du programme n'est pas surveillé, il est rendu impossible : la fonction qui écrit une mesure refuse toute unité qui ne la divise pas, si bien que « 1,5 kg » ne peut pas sortir du module. Le champ est fermé aux six unités que le texte nomme — gramme, kilogramme, tonne, litre, décilitre, centilitre — et un contrôle relit le texte imprimé pour y refuser le millilitre ou l'hectolitre, justes mais hors niveau. Les tables d'unités ne sont pas recopiées : elles sont dérivées de celles du CM1, puis les sept relations que le programme imprime sont recalculées et comparées à son texte. La balance de Roberval choisit elle-même les masses marquées à poser, et la réponse du corrigé est la somme de ce qu'elle a dessiné.
- Programme d'enseignement de mathématiques du cycle 2, arrêté du 22 octobre 2024 (BO nº 41 du 31 octobre 2024), en vigueur depuis la rentrée 2025-2026. Sous-partie « Les longueurs, les masses et les contenances », cours élémentaire deuxième année.