Un sujet par objectif
Le programme énonce quatre attendus : lire l'heure sur une horloge à aiguilles, positionner les aiguilles, comparer et mesurer des durées entre deux instants, résoudre des problèmes à plusieurs étapes.
Chacun a son sujet, noté sur vingt. Un cinquième porte sur ce qui les rend tous possibles : la base soixante, et le piège que la virgule tend.
Une classe qui n'a travaillé que la lecture de l'heure peut donc n'en donner qu'un : chaque sujet est autonome.
Les sujets sont imprimés en noir et blanc : un sujet noté se photocopie.
1 sur 5
Sujet 1 — Lire l'heure sur un cadran
Lire trois cadrans, et distinguer le matin du soir.
Le sujet s'ouvre sur trois cadrans à lire, avec une consigne qui change tout : supposer qu'il est l'après-midi. Une horloge à aiguilles fait deux tours par jour et ne distingue pas 8 h du matin de 20 h — c'est le contexte qui tranche, jamais le cadran.
L'exercice 2 range six heures selon qu'elles appartiennent au matin ou au soir, et sa question énonce le fait qui vient d'être utilisé : le cadran ne le dit pas, il faut le savoir autrement. C'est la différence entre l'affichage à aiguilles et l'affichage numérique.
Le dernier exercice fait passer d'une écriture à l'autre — « 16 h 55 » se lit « 4 h 55 » sur un cadran — puis demande combien de minutes manquent avant l'heure ronde. Cinq : c'est la façon dont on lit spontanément une heure proche du sommet, et elle mérite d'être calculée.
Une horloge à aiguilles fait deux tours par jour.
- Trois cadrans
- Matin ou soir
- Deux façons de dire
2 sur 5
Sujet 2 — Placer les aiguilles au bon endroit
Poser la petite aiguille entre deux nombres, à la bonne place.
Le second sujet fait dessiner plutôt que lire. Deux cadrans sont à compléter, et la question porte sur la position de la petite aiguille à 9 h 50 : presque sur le 10, parce qu'il ne reste que dix minutes avant d'y arriver. Elle avance pendant toute l'heure.
Les deux copies de l'exercice 2 opposent la bonne compréhension et l'erreur la plus fréquente — croire que la petite aiguille reste posée sur le 9 jusqu'à ce que l'heure change. Expliquer cette erreur demande de dire ce que fait réellement l'aiguille, et pas seulement de la corriger.
Le dernier exercice raisonne sans cadran : à quelle heure la petite aiguille est-elle exactement au milieu du 4 et du 5 ? À 4 h 30. Et exactement sur le 7 ? À 7 h pile, c'est-à-dire au seul moment de l'heure où elle est posée sur un nombre.
Sinon, elle sauterait d'un coup — et on ne pourrait rien lire entre deux nombres.
- Deux cadrans à compléter
- Une copie à corriger
- Sans cadran
3 sur 5
Sujet 3 — La base soixante et ses pièges
Convertir, reporter, et ne pas confondre la virgule avec les minutes.
Le tableau de l'exercice 1 fait écrire une même durée sous trois formes, et sa question descend jusqu'à la seconde : une heure en compte trois mille six cents. Le nombre s'obtient par un produit — soixante fois soixante —, non par une conversion apprise par cœur.
L'exercice 2 relie les expressions de tous les jours au nombre de minutes qu'elles valent, et sa question en combine deux : une demi-heure et un quart d'heure réunis font quarante-cinq minutes. Ces expressions sont d'usage courant, et les traduire en nombres est ce qui les rend calculables.
Le dernier exercice affronte le piège de la virgule. « 2,25 h » vaut 2 h 15 min, et non 2 h 25 : la virgule compte en centièmes d'heure. La seconde question fait expliquer pourquoi « 1,5 h » ne fait pas 1 h 50 — un demi vaut trente minutes, parce qu'une heure en compte soixante et non cent.
Une durée ne s'écrit jamais avec soixante minutes ou plus.
- Trois écritures
- Demi-heure et quart d'heure
- La virgule n'est pas une minute
4 sur 5
Sujet 4 — Mesurer une durée entre deux instants
Une durée est une différence, et l'emprunt se fait par soixante.
Un moment et une quantité de temps ne s'écrivent pas différemment, et c'est ce qui rend le chapitre difficile. Le tableau de l'exercice 1 fait calculer trois durées à partir de leurs instants de départ et d'arrivée, puis désigner la plus longue.
Le QCM de l'exercice 2 met en mots ce qui vient d'être fait : « 2 h 25 min » désigne une quantité de temps, on obtient une durée par une soustraction, et l'emprunt se fait par soixante. Sa question ouverte demande d'expliquer pourquoi soixante et non cent — parce qu'une heure ne contient pas cent minutes.
Le dernier exercice pose deux problèmes symétriques : trouver une durée à partir de deux heures, puis une heure d'arrivée à partir d'une heure de départ et d'une durée. Les deux opérations sont inverses l'une de l'autre, et le sujet demande d'écrire le calcul avant la réponse.
On compare des durées, pas des heures d'arrivée.
- Trois durées
- Soustraire et emprunter
- Deux problèmes
5 sur 5
Sujet 5 — Des problèmes en plusieurs étapes
Additionner quatre durées, puis trouver l'heure de retour.
Le dernier sujet donne le programme d'une sortie scolaire — départ, trajet aller, visite, pique-nique, trajet retour — et demande la durée totale. L'exercice 1 commence par ranger les durées selon qu'elles dépassent ou non une heure, ce qui oblige à les lire toutes avant d'additionner.
Les deux copies de l'exercice 2 montrent l'erreur qui guette toute addition de durées : n'ajouter que les heures et laisser tomber les minutes. Le résultat obtenu est plausible, ce qui rend la faute difficile à voir — d'où l'intérêt de la faire diagnostiquer plutôt que de l'annoncer.
Le dernier exercice conduit au bout du problème : l'heure de retour à l'école, puis le temps passé en trajet. La seconde question isole deux durées parmi cinq, ce qui interdit de reprendre le total précédent — il faut revenir au document et choisir ce qu'on additionne.
Une durée s'ajoute en entier : les heures ET les minutes.
- Quatre étapes
- Une copie qui oublie les minutes
- L'heure de retour
Compétences travaillées
-
Lire la petite aiguille d'abord
Elle donne l'heure qu'on vient de dépasser. La grande donne ensuite les minutes.
-
Un cadran ne dit pas le moment de la journée
Une horloge à aiguilles fait deux tours par jour : 8 h et 20 h se lisent au même endroit.
-
On emprunte soixante, pas cent
Quand les minutes ne suffisent pas pour soustraire, on emprunte soixante minutes à l'heure.
-
Une durée s'ajoute en entier
Les heures et les minutes. Oublier les minutes est l'erreur que le cinquième sujet fait corriger.
Ce que ces sujets mesurent vraiment
Lire un cadran est presque un réflexe. Placer une aiguille l'est beaucoup moins : il faut savoir où la petite se trouve quand les minutes ne sont pas nulles, et c'est ce que le deuxième sujet évalue, avec un cadran entièrement vide.
Le troisième sujet mesure autre chose encore : la compréhension du système. « 1,5 h » ne se lit pas sur un cadran, et pourtant l'écriture existe. Savoir qu'elle vaut 1 h 30 demande d'avoir compris que deux systèmes de numération se côtoient.
Le cinquième, enfin, demande d'additionner quatre durées et de reporter. C'est le seul qui exige plusieurs étapes, comme le programme le prévoit.
Les cadrans ne sont pas ceux des fiches
Les fiches d'entraînement lisent 9 h 25, 14 h 40, 7 h 05 et 11 h 50. Ces sujets lisent d'autres heures, et un contrôle refuse qu'un cadran soit repris.
Le principe vaut pour tout le chapitre : un élève qui aurait retenu une réponse sans savoir la relire n'en tire aucun avantage.
Les dix jeux de formats — cinq ici, cinq dans les fiches — sont eux aussi tous différents.
Méthode et vérification
Contenus originaux, cadrés sur le programme de mathématiques du cycle 3 en vigueur depuis la rentrée 2025, domaine « Grandeurs et mesures », classe de CM2. Les sujets sont imprimés en noir et blanc. Aucune durée n'est saisie : chaque différence passe par le nombre de secondes écoulées. Le module refuse toute minute ou seconde au-delà de 59, et un contrôle vérifie qu'aucun cadran ni aucun jeu de formats n'est repris des fiches d'entraînement du même chapitre.
- Arrêté du 10 avril 2025 — programme de mathématiques du cycle de consolidation (cycle 3), Bulletin officiel nº 16 du 17 avril 2025, section « Cours moyen deuxième année », domaine « Grandeurs et mesures ».