Ce que cette évaluation note
Les quatre objectifs du programme : lire l’heure sur un cadran, y placer les aiguilles d’une heure dite, mesurer une durée entre deux instants d’une même journée, et résoudre un problème à une ou deux étapes.
Elle ne note ni la seconde, ni le jour — le cycle 2 s’en tient à l’heure et à la minute —, ni la vitesse : le programme réserve les tests en temps limité au calcul mental.
Les cinq sujets portent sur d’autres cadrans, d’autres trajets et d’autres paires d’instants que les fiches d’exercices, et sur les cinq autres couples de formats. Les vingt PDF s’impriment sans un seul tracé coloré.
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Fiche 1 — lire l’heure
Trois cadrans, et l’une des trois lectures que le programme énumère pour chacun. La première évaluation porte sur ce que l’élève voit.
Trois horloges à lire, puis deux questions à choix pour vérifier que la lecture est sûre.
L’exercice 1 fait écrire l’heure des trois cadrans. Chacun porte l’une des trois lectures que le programme énumère.
L’exercice 2 est un QCM : la lecture d’un cadran, puis le nombre de minutes d’une durée. Ce second calcul est propre à l’évaluation — les fiches d’exercices demandent une lecture.
Les leurres du QCM sont des fautes réelles : l’heure suivante annoncée à la place de la courante, ou la même heure douze heures plus tard.
Le troisième exercice compare deux durées, fait dire un instant d’une autre façon, et justifier le sens de l’axe. La comparaison ne vaut tous ses points que si les deux durées ont été calculées : c’est ce que le programme demande quand il écrit « il sait dire laquelle de ces deux durées est la plus longue ».
Les cadrans de cette évaluation ne sont pas ceux des fiches d’exercices : un contrôle compare les deux articles.
- Trois cadrans
- Un QCM
- Rédiger
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Fiche 2 — de l’heure dite aux aiguilles
On entend une heure, on place les aiguilles. La petite avance avec les minutes : à la demie, elle est entre deux nombres, jamais sur l’un des deux.
On entend une heure, on place les aiguilles. La petite avance avec les minutes, et c’est ce qu’on oublie.
L’exercice 1 est un QCM. La question notée demande pourquoi une proposition écartée se dessine au même endroit sur le cadran : elle annonce la même heure douze heures plus tard.
C’est la distinction que le CE1 installe — le matin et l’après-midi — et que le CE2 continue d’employer sans la renommer.
L’exercice 2 fait corriger deux copies fausses d’un calcul de durée.
Le troisième exercice compare deux durées, fait dire un instant d’une autre façon que celle du cadran, et justifier le sens de la flèche de l’axe : le temps ne se lit que du plus tôt au plus tard, et c’est ce qui rend une durée mesurable.
Un QCM de moins de trois propositions se devine : un contrôle en exige trois.
- Un QCM
- Une chasse à l’erreur
- Rédiger
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Fiche 5 — deux étapes, une arrivée
La dernière fiche referme le chapitre : deux copies à corriger, puis le trajet en deux étapes que le programme dessine sur un axe.
La fiche qui réunit les deux difficultés du chapitre : la base soixante, et le trajet en deux temps.
L’exercice 1 fait corriger deux copies. La question notée porte sur la première faute : les heures soustraites comme des nombres ordinaires.
Une heure vaut soixante minutes, jamais cent — et le résultat de cette faute n’existe sur aucune horloge.
L’exercice 2 montre l’axe du trajet : un départ, une halte, et l’arrivée à trouver. Les deux durées sont écrites au-dessus, et leurs longueurs sont à l’échelle — l’étape la plus longue occupe le plus de place, si bien que l’axe répond à une question sans qu’on calcule.
Le troisième exercice compare deux durées, fait dire un instant autrement, et justifier l’orientation de l’axe. Les trois questions portent chacune sur un objectif distinct du programme, et aucune ne reprend ce que les deux premiers exercices ont déjà montré.
Le trajet à deux étapes est celui que le programme dessine : un départ et deux durées, l’arrivée se calcule.
- Une chasse à l’erreur
- L’axe à deux étapes
- Rédiger
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Fiche 4 — lire une durée sur l’axe
L’axe chronologiquement orienté, que le programme nomme et dessine. Les écarts y sont à l’échelle : une étape deux fois plus longue occupe deux fois plus de place.
L’axe chronologiquement orienté, seul, avec la durée à lire entre ses deux repères.
L’exercice 1 fait écrire la durée qui manque et dire comment on l’a lue : c’est la longueur de l’accolade, entre les deux traits.
L’exercice 2 range six durées de part et d’autre d’une heure, et fait nommer la plus longue.
Les six durées ne sont pas écrites de la même façon : ranger par le nombre se trompe au moins deux fois.
Le troisième exercice compare deux durées, fait dire un instant d’une autre façon, et justifier le sens de l’axe. C’est ici que se trouve la seule paire d’instants du chapitre qui reste dans une même heure — celle où la soustraction ordinaire tombe juste, et où l’on voit que la faute n’est pas inévitable.
Les écarts de l’axe sont proportionnels aux durées : une étape deux fois plus longue occupe deux fois plus de place.
- L’axe du temps
- Un tri de durées
- Rédiger
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Fiche 3 — mesurer une durée
De 17 h 50 à 18 h 40, la soustraction posée comme celle de deux nombres ordinaires donne une réponse fausse. C’est la faute que ce chapitre existe pour défaire.
La dernière fiche referme le chapitre : ranger des durées, puis placer des aiguilles d’après une heure dite.
L’exercice 1 range six durées autour d’une heure. La question notée demande pourquoi le nombre seul ne suffit pas.
« 90 min » porte un grand nombre et dépasse l’heure ; « 1 h 5 min » en porte un petit et la dépasse aussi. Il faut convertir.
L’exercice 2 fait placer les aiguilles de trois cadrans, d’après une heure écrite en toutes lettres sous chacun. L’étiquette ne chiffre jamais l’heure : c’est le passage de l’oral au geste que le programme demande, et recopier deux nombres ne l’exercerait pas.
Le troisième exercice compare deux durées, fait dire un instant autrement, et justifier l’orientation de l’axe — les trois questions qui referment le chapitre, et qu’aucun des cinq schémas n’imprime.
Les étiquettes des cadrans disent l’heure en toutes lettres, jamais en chiffres : un contrôle le vérifie.
- Un tri de durées
- Placer les aiguilles
- Rédiger
Compétences travaillées
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Trois lectures
« Sept heures quinze », « sept heures et quart », et pour 6 h 45 « sept heures moins le quart ».
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Les deux aiguilles
La petite avance avec les minutes : à la demie, elle est entre deux nombres.
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L'axe du temps
Une flèche vers la droite, des écarts à l'échelle, une durée à lire.
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Soixante, pas cent
De 8 h 50 à 9 h 20, il s'écoule 30 minutes — pas « 0,70 ».
Heure et minute, et rien d'autre
« Au cycle 2, en mathématiques, l'enseignement relatif au repérage dans le temps et aux durées s'applique aux temps courts, exprimés en heure et en minute. » La phrase est du programme, et elle ferme le chapitre : ni seconde, ni jour, ni semaine.
Ce n'est pas une simplification. La seconde arrive au CM2, avec le mot « sexagésimal » ; le jour, la semaine et l'année appartiennent à « Questionner le monde », où ils servent à se repérer, non à calculer.
Le texte ajoute une seconde borne, et elle compte autant : les durées se mesurent « pour des intervalles de temps situés dans une même journée ». Aucun trajet de ces fiches ne franchit minuit.
Trois façons de dire la même heure
Le programme les emploie toutes les trois dans une seule phrase : « huit heures et demie, neuf heures, dix heures trente-cinq, sept heures moins le quart, sept heures quinze, quatre heures moins vingt, quinze heures quarante-deux, midi ».
Il y a la lecture chiffrée — on suit le cadran —, la lecture en quarts, que le CE1 connait déjà, et la lecture soustractive, qui annonce l'heure suivante et ce qui lui manque. C'est celle-là que le CE2 découvre.
Elle ne se dit pas n'importe quand : jamais avant la demie, et seulement aux minutes rondes. « Seize heures moins dix-huit » est grammatical et personne ne l'emploie ; le programme le montre sans le dire, puisqu'il lit « quinze heures quarante-deux » sous la seule forme chiffrée.
L'axe chronologiquement orienté
« L'élève sait utiliser un axe chronologiquement orienté pour positionner des instants et repérer une durée. » Le programme le nomme, et il le dessine trois fois : Lucie qui sort de 8 h 30 à 12 h 30, la même à qui l'on demande son heure de départ, et le train qui met 1 h 30 puis 40 minutes.
La flèche va vers la droite, et c'est ce que le mot « orienté » demande de montrer : le temps ne se lit que du plus tôt au plus tard. Les écarts sont à l'échelle — une étape trois fois plus longue occupe trois fois plus de place.
C'est ce qui rend possible le problème à deux étapes que le programme réclame : on voit d'un coup d'œil laquelle des deux marches a duré le plus longtemps.
La faute que ce chapitre existe pour défaire
De 8 h 50 à 9 h 20, un élève pose 9,20 − 8,50 et trouve « 0,70 ». C'est la base dix appliquée à des heures, et le résultat n'existe sur aucune horloge.
Une heure vaut soixante minutes, jamais cent. La bonne méthode se dit en une phrase : on avance jusqu'à l'heure ronde, puis on compte le reste — de 8 h 50 on va à 9 h, c'est 10 minutes, puis de 9 h à 9 h 20, c'est 20 minutes de plus.
Les chasses à l'erreur de ces fiches posent cette faute et une seconde, l'heure entière oubliée. Toutes deux sont calculées à partir des instants de la fiche, et vérifiées différentes de la bonne réponse avant impression.
Ce que le CE2 ajoute au CE1
Le CE1 lit déjà l'heure : heures entières, demi-heures, quarts d'heure. Il connait 1 h = 60 min, sait distinguer le matin de l'après-midi, et compare « 2 heures et 130 minutes ».
Le CE2 y ajoute quatre choses, et le texte les énumère : la minute quelconque — « quinze heures quarante-deux » —, la lecture soustractive, l'axe chronologique, et les problèmes à deux étapes au lieu d'une.
C'est peu de mots et beaucoup de travail : c'est là que la base soixante cesse d'être une curiosité pour devenir un obstacle quotidien.
Méthode et vérification
Aucune heure de ces fiches n'est écrite à la main. Un instant est un couple heure-minute, une durée un nombre de minutes ; les écarts, les arrivées et les positions sur l'axe se calculent. La seconde n'est pas surveillée, elle est impossible : la fonction qui construit un instant ne prend pas de troisième argument, et le programme du cycle 2 s'en tient « à l'heure et à la minute ». Le passage de minuit est refusé de la même façon, parce que le texte borne les intervalles à une « même journée ». Les treize lectures que le programme imprime — « huit heures et demie », « sept heures moins le quart », « quinze heures quarante-deux », « midi » — sont recalculées par le module et comparées à son texte : si une règle de lecture changeait, un contrôle le dirait. Les positions sur l'axe sont proportionnelles aux durées, et non régulièrement espacées : un axe qui montrerait 1 h 15 et 25 min de la même longueur enseignerait le contraire de ce qu'il sert à faire voir. Le cadran, enfin, vient du module du CM2, qui sait que la petite aiguille avance avec les minutes ; il n'a pas été réécrit, seulement employé sans trotteuse.
- Programme d'enseignement de mathématiques du cycle 2, arrêté du 22 octobre 2024 (BO nº 41 du 31 octobre 2024), en vigueur depuis la rentrée 2025-2026. Sous-partie « Le repérage dans le temps et les durées », cours élémentaire deuxième année.