Ce que cette évaluation note
Les trois objectifs du programme, et rien d'autre : produire, lire et interpréter, résoudre un problème en prélevant les données.
Elle ne note ni la fréquence, ni la moyenne, ni le pourcentage — ces mots appartiennent au cycle 3 et un contrôle les refuse en mot entier. Elle ne note pas non plus la vitesse : aucune fiche n'est chronométrée.
Les cinq sujets emploient d'autres données que l'article d'exercices, et les cinq formats de la série sont répartis en couples que les deux articles ne partagent pas. Les dix PDF s'impriment en noir et blanc, sans un seul tracé coloré.
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Fiche 1 — compléter un tableau à double entrée
Trois cases vides, et chacune se déduit d’un total. C’est ce qui rend l’exercice faisable, et un contrôle le vérifie avant l’impression.
Le sujet ouvre sur un tableau à double entrée dont trois cases sont vides. Les totaux sont tous écrits : chaque case se déduit, aucune ne se devine.
Le QCM porte ensuite sur la valeur la plus fréquente et sur le total des effectifs. Ni l'un ni l'autre n'est redemandé par le troisième exercice, qui fait croiser une ligne et une colonne puis nommer la valeur la moins fréquente.
La dernière question demande ce qu'un diagramme en barres montre mieux qu'un tableau de nombres. La réponse attendue est l'écart : sur un tableau il faut comparer des nombres, sur un diagramme la plus haute barre se voit d'un coup d'œil.
Le barème répartit huit, six et six points ; le corrigé publie la méthode et le détail, jamais un simple corrigé de réponses.
Les cases à compléter sont vraiment vides : l'élève écrit dans le tableau, et aucune ligne d'écriture ne l'en détourne.
- Trois cases à retrouver
- Un QCM
- Croiser une ligne et une colonne
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Fiche 2 — un problème à résoudre
« Les données sont à prélever », dit le programme. Ici la réponse réunit deux barres : l’élève doit savoir lesquelles, puis les ajouter.
Les données arrivent par un texte : l'âge des enfants d'un club, quatre valeurs de sept à dix ans. C'est un caractère quantitatif discret, ce que le CE2 ajoute au CE1.
Le QCM demande la valeur la plus fréquente, puis le total des effectifs — que le texte ne donne pas et qu'il faut donc calculer. La première question fait dire pourquoi ce total ne se lit pas sur une seule barre.
La chasse aux erreurs présente trois copies d'une même lecture, dont deux sont fausses. L'élève coche « juste » ou « faux » et écrit la bonne valeur, sans expliquer : l'explication est demandée ailleurs, et le barème ne paie pas deux fois le même travail.
Le troisième exercice fait résoudre un problème dont la réponse réunit deux barres — les enfants d'au moins neuf ans.
Le texte figure en tête de sujet, encadré : c'est la seule source des quatre valeurs.
- Un problème à résoudre
- Un QCM
- Trois lectures à juger
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Fiche 3 — d’un texte à un diagramme
Les données arrivent en toutes lettres. Il faut les relever, choisir une échelle, puis tracer — c’est le premier objectif du programme.
Le sujet fait produire un diagramme à partir d'un texte : les arbres plantés dans la cour, quatre essences et leurs nombres. C'est la voie que le programme cite en propre pour le CE2.
La chasse aux erreurs vient d'abord : trois copies d'une même lecture, dont deux sont fausses. L'élève corrige et nomme la faute de la première — la barre voisine lue, ou l'arrondi à la graduation la plus proche.
Les quatre barres se tracent ensuite sur un axe gradué de dix en dix, et la question demande de dire de combien en combien il l'est. L'échelle n'est pas donnée : elle se lit sur l'axe.
Le troisième exercice fait nommer l'arbre le plus planté, puis le moins fréquent et son écart au plus fréquent.
Le texte est en tête de sujet ; l'axe qui suit ne porte que ses graduations et les quatre noms.
- Trois lectures à juger
- Quatre barres à tracer
- L'écart des extrêmes
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Fiche 4 — lire un diagramme
Le nombre de frères et sœurs : le caractère quantitatif discret que le programme donne lui-même en exemple, et que le CE1 n’avait pas.
Le diagramme est déjà tracé : le nombre de frères et sœurs des élèves d'une classe, de zéro à quatre. Le sujet ne demande plus de le produire, mais de le lire et de l'interpréter.
La première question fait lire une barre précise, et le corrigé donne les cinq hauteurs pour que la lecture se vérifie. Le caractère est quantitatif discret : entre un frère et deux, il n'y a rien.
Le tri range ensuite les cinq colonnes de part et d'autre d'un seuil exprimé en élèves. Sans ce mot, un tri d'étiquettes numériques serait indéchiffrable : l'élève ne saurait pas si le seuil porte sur la colonne ou sur sa hauteur.
La dernière question nomme la valeur la moins fréquente et son écart à la plus fréquente. Les modalités étant des nombres, le corrigé les nomme « la colonne » pour que la phrase se lise.
Le diagramme est le premier exercice : il porte les données, et aucun document ne le redouble.
- Un diagramme à lire
- Un tri par seuil
- L'écart des extrêmes
5 sur 5
Fiche 5 — croiser une ligne et une colonne
« Une ligne et une colonne d’un tableau à double entrée permettent d’identifier le contenu de la case située à leur intersection. » C’est la phrase du programme, et c’est tout l’exercice.
« Une ligne et une colonne d'un tableau à double entrée permettent d'identifier le contenu de la case située à leur intersection. » C'est la phrase du programme, et c'est tout le sujet.
Le tri ouvre la fiche en rangeant les quatre moyens de transport de part et d'autre d'un seuil, puis en le nommant. Les colonnes portent le mot qui dit ce qu'elles comptent.
Le tableau vient ensuite, avec trois cases vides à retrouver. Une ligne de ce tableau n'a que deux colonnes : la série lue est donc la colonne, qui en porte quatre, et le diagramme reste lisible.
La dernière question croise une ligne et une colonne pour nommer le transport que les garçons emploient le plus, puis demande l'écart entre les deux extrêmes.
Le tableau porte les données ; le tri s'y réfère, et rien n'est imprimé deux fois.
- Un tri par seuil
- Trois cases à retrouver
- Croiser une ligne et une colonne
Compétences travaillées
Ce que le CE2 ajoute au CE1
Le programme du CE1 et celui du CE2 se ressemblent à s'y méprendre : mêmes tableaux, mêmes diagrammes en barres. Quatre phrases les séparent, et elles changent tout.
Le caractère observé n'est plus seulement qualitatif. Au CE1, on compte des moyens de transport, des couleurs, des sports. Au CE2, on compte aussi l'âge et le nombre de frères et sœurs — des caractères quantitatifs discrets, dont les valeurs se rangent dans un ordre qui n'est pas un choix de présentation.
L'axe vertical, ensuite. Le CE1 le gradue de un en un ; le CE2 demande « une échelle adaptée aux données ». Graduer de un en un un axe qui monte à quatre-vingt-huit donnerait quatre-vingt-huit traits, et plus rien ne se lirait.
Enfin, les données ne viennent plus seulement d'un relevé fait en classe : elles arrivent aussi par un texte ou par un tableau, et l'élève doit les prélever avant de les représenter.
Deux représentations, et pas une de plus
Le cycle 2 connait le tableau et le diagramme en barres. Le repère et la courbe appartiennent au CM1, le diagramme circulaire au CM2 : les faire figurer ici serait juste et hors niveau à la fois.
C'est le genre d'erreur qu'une relecture laisse passer, parce que rien n'est faux. Un contrôle refuse donc toute représentation qui n'est pas l'une des deux, plutôt que de compter sur l'attention.
La même logique vaut pour le vocabulaire : « fréquence », « moyenne », « pourcentage » sont du cycle 3 et sont cherchés en mot entier, pour ne pas refuser « proportion » dans « à proportion que ».
Le tableau à trous, et pourquoi il est faisable
Un tableau à double entrée dont on efface trois cases n'est pas forcément complétable. Il l'est si chaque case effacée se déduit d'un total — sa ligne ou sa colonne ne doit avoir qu'une seule inconnue au moment où on l'aborde.
Le module ne le suppose pas : il propage. Tant qu'une ligne ou une colonne n'a plus qu'une inconnue, il la remplit et recommence. Si une case reste indécidable à la fin, la fiche est refusée avant l'impression.
C'est ce qui rend l'exercice honnête : l'élève n'a jamais à deviner. Il additionne ce qu'il voit, il retranche du total, et la case tombe.
Méthode et vérification
Aucune valeur de ces fiches n'est écrite à la main. Les effectifs viennent d'une série déclarée une fois, et tout le reste s'en déduit : les totaux, l'échelle de l'axe, les cases à retrouver, les bonnes réponses du QCM, le seuil du tri. L'échelle n'est pas choisie au jugé — le module essaie chaque pas possible et garde celui qui donne entre quatre et douze graduations, sommet le plus serré d'abord ; c'est l'« échelle adaptée aux données » que le programme demande. Chaque case vide d'un tableau doit se déduire d'un total : un contrôle propage ligne par ligne et colonne par colonne, et refuse la fiche dès qu'une case resterait indécidable. Le QCM ne porte jamais sur une valeur qu'une autre question redemande — trois fuites l'ont fait ajouter, dont deux où l'élève entourait la réponse puis la recopiait trois questions plus loin. Et chaque fiche montre les données qu'elle fait lire, une fois : un tableau, un diagramme déjà tracé, ou un document en tête de page.
- Programme d'enseignement de mathématiques du cycle 2, arrêté du 22 octobre 2024 (BO nº 41 du 31 octobre 2024), en vigueur depuis la rentrée 2025-2026. Domaine « Organisation et gestion de données », cours élémentaire deuxième année.