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Évaluation Calcul Littéral 5ème (PDF + Corrigé)

Cinq évaluations de calcul littéral pour la classe de 5ème, chacune sur 20 points et bâtie sur sa propre situation. Les cinq exercices reprennent les capacités du programme : reconnaître une somme ou un produit, remplacer la lettre par un nombre, réduire une expression, développer et factoriser avec la distributivité simple, et trouver un nombre cherché par l'opération inverse. La double distributivité et les identités remarquables n'y figurent pas : elles relèvent de la 3ème.

5ème Mathématiques Évaluation
Durée 40 min
Barème Sur 20
Format PDF A4
Accès Gratuit
Deux écritures d'une même quantité reliées par une double flèche : 4(x + 2), un produit, et 4x + 8, une somme ; développer dans un sens, factoriser dans l'autre.

Ce que la 5ème demande vraiment, et ce qui viendra plus tard

Le calcul littéral s'étale sur tout le collège, et le programme découpe précisément ce qui appartient à chaque année. En 5ème, l'élève apprend à reconnaître si une expression est une somme ou un produit, à remplacer la lettre par un nombre, à réduire une expression de la forme ax + b, à développer et factoriser avec la distributivité simple k(a + b) = ka + kb, et à trouver un nombre cherché dans une équation du type ax = c ou x + b = c.

Ce qui n'y est pas encore : les équations du type ax + b = c, qui relèvent de la 4ème ; la double distributivité, les identités remarquables, l'équation produit nul et les inéquations, qui relèvent de la 3ème. Une fiche de 5ème qui les introduit ne rend pas service : elle demande un outil dont l'élève n'a pas encore les prérequis, et masque la notion que l'année doit installer.

Un point de méthode découle directement du texte. Les équations de 5ème se résolvent « par des méthodes arithmétiques s'appuyant sur les opérations inverses » : pour 5x = 40, on cherche quel nombre multiplié par 5 donne 40, donc on divise. On ne dit pas encore « je soustrais des deux côtés » — cette formulation viendra avec la 4ème et les équations à deux étapes.

Les cinq situations sont indépendantes : un programme de calcul, un terrain de sport, un club de musique, un motif de carrelage, et les nombres pairs et impairs. Les formats changent aussi d'une évaluation à l'autre : tris, QCM, colonnes à relier, tableaux de valeurs, figures cotées, programmes de calcul et copies d'élèves à corriger. Cinq évaluations qui poseraient cinq fois les mêmes questions n'évalueraient qu'une seule capacité, cinq fois. La dernière est la seule à faire démontrer une propriété générale, ce que le programme demande explicitement — et c'est ce qui donne au calcul littéral son sens véritable.

1 sur 5

Évaluation 1 — le programme de calcul

Un tri sommes / produits, un programme de calcul à suivre, un contre-exemple à trouver et deux équations à résoudre par l'opération inverse.

Le programme de calcul est la porte d'entrée classique du chapitre : « choisis un nombre, multiplie-le par 3, ajoute 5 ». Il se traduit par 3x + 5, et cette expression sert de fil à toute l'évaluation.

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L'exercice 1 est un tri : quatre expressions à ranger en deux colonnes, sommes d'un côté, produits de l'autre. Les questions écrites installent ensuite le vocabulaire — termes pour une somme, facteurs pour un produit — et s'arrêtent sur 7x, qui est un produit alors qu'aucun signe de multiplication n'est écrit.

L'exercice 2 présente le programme sous forme de chaîne — choisir un nombre, multiplier par 3, ajouter 5 — avec les valeurs obtenues sous chaque étape. Le format rend visible ce que l'expression 3x + 5 résume. Deux substitutions suivent, dont zéro, puis une question d'un autre genre. Un élève affirme que le résultat est toujours impair : il faut trouver un contre-exemple. Avec x = 1, le programme donne 8. Un seul cas suffit à démontrer qu'une affirmation générale est fausse, et le programme de 5ème demande explicitement cette compétence.

Les exercices 3 et 4 travaillent les deux transformations du chapitre — réduire, puis développer et factoriser. L'exercice 5 modélise deux énoncés par une équation et les résout en cherchant l'opération inverse : l'inverse de multiplier par 4 est diviser par 4.

Évaluation d'entrée dans le chapitre : elle ne suppose aucune notion préalable au-delà des priorités opératoires.

  • Tri sommes / produits
  • Programme de calcul en trois étapes
  • Trouver un contre-exemple
  • Résoudre par l'opération inverse

2 sur 5

Évaluation 2 — le terrain de sport

Deux écritures du périmètre, un tableau de valeurs à compléter, trois copies à corriger et deux terrains cotés dont une dimension est inconnue.

Le périmètre d'un rectangle s'écrit de deux façons : 2(L + l) ou 2L + 2l. C'est le meilleur exemple concret de ce que le chapitre enseigne — une même quantité, deux formes, et le passage de l'une à l'autre par le développement.

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L'exercice 1 fait nommer ces deux formes, puis pose la question de fond : ces deux expressions donnent-elles toujours le même résultat ? Oui, parce que développer change la forme et non la valeur. C'est ce qui autorise à choisir la forme la plus commode selon le problème.

L'exercice 2 fait remplir un tableau de valeurs pour 2x + 7, avec quatre valeurs de x dont zéro. La question qui suit demande de combien le résultat augmente quand x augmente de 1 : de 2, et c'est le nombre placé devant x qui donne ce pas.

L'exercice 3 est une chasse à l'erreur : trois élèves ont réduit des expressions, deux se sont trompés. Adam a écrit 3x + 4 = 7x, en regroupant des termes qui ne sont pas de même nature. Malo a soustrait 2 au nombre 8 alors que le − 2x ne concerne que les termes en x. L'exercice 5 montre deux terrains cotés — un carré de côté c, un rectangle de 25 m sur x — et fait écrire l'équation avant de la résoudre. Le demi-périmètre y est employé à dessein : il évite l'équation à deux étapes, qui n'est pas au programme de 5ème.

Le lien avec la géométrie en fait une bonne évaluation de milieu de séquence : elle montre à quoi sert le calcul littéral au-delà de lui-même.

  • Deux écritures d'une même quantité
  • Tableau de valeurs à compléter
  • Trois copies à corriger
  • Deux terrains cotés

3 sur 5

Évaluation 3 — le club de musique

QCM sur la traduction d'un tarif, produits à relier à leur somme développée, et un tableau d'équations à résoudre puis à raconter.

Cette évaluation part de la traduction plutôt que de la manipulation : le club facture 8 € par séance, l'élève écrit 8x. Puis le club ajoute 15 € d'adhésion, et l'expression devient 8x + 15.

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L'exercice 1 est un QCM en trois items : quelle expression traduit le tarif, quelle est sa nature, et ce que devient cette nature une fois l'adhésion ajoutée. Le format isole chaque décision. La question écrite demande ensuite pourquoi l'ajout d'une part fixe transforme un produit en somme — la forme de l'expression suit la situation.

L'exercice 2 substitue trois valeurs, puis vérifie une affirmation : « avec 100 €, on peut assister à 13 séances ». Le calcul donne 104 €, donc c'est faux. La question n'attend pas seulement le calcul mais la conclusion — douze séances coûtent 96 €, une treizième n'est pas payable.

L'exercice 4 fait relier trois produits à leur somme développée, puis pose la question difficile : factoriser 12x + 18. Le facteur commun est 6, et non 2 ni 3 ; s'arrêter à 2 donne 2(6x + 9), qui reste factorisable. L'exercice 5 rassemble quatre équations dans un tableau, et sa dernière question demande de raconter l'une d'elles en une phrase — savoir ce qu'une équation dit est aussi utile que savoir la résoudre.

Évaluation la plus proche de la modélisation : à privilégier si l'objectif est de faire traduire des énoncés plutôt que de manipuler des expressions.

  • QCM sur la traduction du tarif
  • Produits à relier à leur somme
  • Vérifier une affirmation
  • Tableau d'équations à raconter

4 sur 5

Évaluation 4 — le motif de carrelage

Des expressions à relier à leur description, un tableau de réductions, et le carnet du carreleur dont deux équations sur trois sont mal résolues.

Un motif de carrelage utilise 3 carreaux bleus et 2 blancs, posé n fois. La situation produit naturellement deux écritures du total : 3n + 2n, ou directement 5n. Réduire fait passer de la première à la seconde, et l'élève voit ici pourquoi.

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C'est le meilleur contexte du chapitre pour faire produire une formule, ce que le programme place en tête des capacités de 5ème. L'élève n'applique pas une expression donnée : il l'écrit à partir de ce qu'il compte.

Le contre-exemple de l'exercice 2 est d'un genre particulier. Un carreleur affirme que 48 carreaux permettent 9 motifs. Le calcul donne 45 carreaux pour 9 motifs — il en resterait 3, insuffisants pour un dixième. La contrainte n'est pas seulement numérique : il faut un nombre entier de motifs.

L'exercice 3 rassemble quatre réductions dans un tableau, et sa dernière question porte sur un point que les élèves n'attendent pas : trois des formes réduites contiennent encore un nombre, et l'on ne peut pas aller plus loin. La forme la plus réduite n'est pas toujours la plus courte. L'exercice 5 fait corriger le carnet du carreleur : deux équations sur trois y sont mal résolues, et de deux façons différentes — une addition au lieu d'une soustraction, une soustraction au lieu d'une division.

La seule des cinq où l'élève produit lui-même la formule avant de l'utiliser : utile pour évaluer la capacité « produire des formules » du programme.

  • Expressions à relier à leur description
  • Tableau de réductions
  • Contre-exemple avec contrainte d'entier
  • Carnet du carreleur à corriger

5 sur 5

Évaluation 5 — les nombres pairs et impairs

Écrire 2n et 2n + 1, un QCM sur les valeurs, trois démonstrations à corriger, et un programme à remonter.

Cette évaluation est la seule à faire démontrer une propriété générale, ce que le programme de 5ème demande explicitement. Tout nombre pair s'écrit 2n et tout nombre impair 2n + 1, où n est un entier — et ces deux écritures suffisent à établir des résultats vrais pour tous les nombres à la fois.

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L'exercice 1 travaille le sens de ces écritures. Pourquoi 2n représente-t-il forcément un nombre pair ? Parce qu'être pair, c'est précisément s'écrire comme deux fois un entier. Sa dernière question demande le nombre pair qui suit 2n : c'est 2n + 2, et non 2n + 1 — un piège auquel presque tous les élèves se laissent prendre une fois.

L'exercice 2 est un QCM dont les mauvaises propositions ne sont pas prises au hasard : on y trouve 9 pour 2n avec n = 7, obtenu en additionnant au lieu de multiplier, et 72, obtenu en collant les deux chiffres. La question écrite demande ensuite un contre-exemple à l'affirmation « 2n + 1 donne toujours un nombre premier » : avec n = 4, on obtient 9, qui vaut 3 × 3.

L'exercice 4 conduit la démonstration par un détour : trois élèves ont développé ou factorisé, deux se sont trompés. Ilan a écrit 2n + 2m = 2(nm), ce qui est faux — et la question demande ce que démontre l'écriture correcte, 2(n + m). La réponse est que la somme de deux nombres pairs est toujours paire, pour tous les nombres à la fois. L'exercice 5 remonte un programme de calcul, ce qui fait travailler l'opération inverse sur une chaîne visible plutôt que sur une équation isolée.

Évaluation la plus exigeante de la série, et la seule à faire démontrer. À réserver à la fin de la séquence, quand les transformations sont acquises.

  • Écrire 2n et 2n + 1
  • Le nombre pair suivant est 2n + 2
  • QCM aux propositions choisies
  • Programme à remonter

Compétences travaillées

  • Somme ou produit

    Reconnaître la nature d'une expression et employer le bon vocabulaire : termes pour une somme, facteurs pour un produit.

  • Substituer et tester

    Remplacer la lettre par un nombre en respectant les priorités opératoires, et trouver un contre-exemple pour démontrer qu'une affirmation est fausse.

  • Réduire, développer, factoriser

    Regrouper les termes de même nature, et utiliser la relation k(a + b) = ka + kb dans les deux sens.

  • Modéliser et résoudre

    Traduire un énoncé par une équation du type ax = c ou x + b = c, et la résoudre en cherchant l'opération inverse.

Les deux erreurs qui reviennent dans toutes les classes

La première est d'additionner des termes de natures différentes. Écrire 3x + 4 = 7x revient à additionner des x et des unités, ce qui n'a pas plus de sens que d'additionner des mètres et des kilos. L'expression 3x + 4 ne se réduit pas, et c'est ce qui déroute : les élèves cherchent une réponse plus courte parce qu'un exercice, d'habitude, en a une.

La seconde est d'oublier le 1 en factorisant. 7x + 7 devient 7(x + 1) : le second terme vaut 7, soit 7 × 1, et le 1 doit rester dans la parenthèse. Écrire 7(x) donne 7x, et le compte n'y est plus. Le remède tient en dix secondes — redévelopper et comparer.

Ces deux erreurs ont la même racine : le calcul littéral demande de manipuler des symboles sans les évaluer, ce qui est nouveau en 5ème. C'est pourquoi les corrigés écrivent l'étape intermédiaire à chaque transformation, et pourquoi deux évaluations font diagnostiquer l'erreur d'un autre élève plutôt que de la signaler.

À quoi sert vraiment le calcul littéral

Le programme est explicite sur ce point : le calcul littéral « ne doit pas se limiter à des exercices techniques, bien que ceux-ci soient indispensables. Son objectif principal est de permettre la généralisation, la démonstration et la modélisation. »

La généralisation, c'est ce que fait le motif de carrelage : écrire 5n plutôt que de recompter pour chaque nombre de motifs. La modélisation, c'est le club de musique : traduire un tarif en 8x + 15, puis répondre à n'importe quelle question sur ce tarif. La démonstration, c'est la cinquième évaluation : établir que la somme de deux nombres pairs est paire, pour tous les nombres à la fois, en trois lignes.

C'est cette troisième dimension que les fiches d'exercices oublient le plus souvent, alors qu'elle est la raison d'être du chapitre. Une propriété vérifiée sur dix exemples reste une conjecture ; la même écrite avec une lettre devient un théorème.

Méthode et vérification

Contenus originaux, cadrés sur le programme de mathématiques du cycle 4 fixé par l'arrêté du 18 février 2026, en vigueur en cinquième depuis la rentrée 2026-2027, section « Calcul littéral et algébrique — Cinquième ». Vérification faite sur le texte officiel avant rédaction. Les cinq exercices de chaque évaluation reprennent les capacités attendues à ce niveau : déterminer si une expression est une somme ou un produit, calculer sa valeur par substitution, réduire une expression de la forme ax + b, exploiter les relations k(a + b) = ka + kb ou k(a − b) = ka − kb pour développer ou factoriser, utiliser un contre-exemple, démontrer une propriété générale, et résoudre des équations du type ax = c ou x + b = c par des méthodes arithmétiques s'appuyant sur les opérations inverses. Ce qui relève des niveaux suivants en est exclu : les équations du type ax + b = c appartiennent à la 4ème ; la double distributivité, les identités remarquables, l'équation produit nul et les inéquations appartiennent à la 3ème. Cette exclusion est contrôlée automatiquement par script sur l'ensemble des consignes, questions, réponses et méthodes. Chaque chaîne de calcul des corrigés est recalculée — soixante-six pour cet article — et le total de chaque évaluation vérifié à 20 points.

Rédaction : Équipe pédagogique Fiches Scolaires Mise à jour :
  • Programme de mathématiques du cycle 4, annexe 2 de l'arrêté du 18 février 2026 (BOEN nº 10 du 5 mars 2026) — classe de cinquième, « Calcul littéral et algébrique ». Son article 3 applique ce programme à la cinquième dès la rentrée 2026-2027, à la quatrième en 2027-2028 et à la troisième en 2028-2029.

Questions fréquentes

Quelle différence entre développer et factoriser ?
Ce sont les deux sens d'une même relation, k(a + b) = ka + kb. Développer, c'est passer du produit à la somme : 4(x + 2) devient 4x + 8. Factoriser, c'est le chemin inverse : 6x + 10 devient 2(3x + 5). La valeur de l'expression ne change pas, seulement sa forme.
Pourquoi 3x + 4 ne se réduit-il pas ?
Parce que 3x et 4 ne sont pas des termes de même nature : 3x compte des x, 4 est un nombre. On ne peut regrouper que ce qui est comparable. Écrire 3x + 4 = 7x est l'erreur la plus fréquente du chapitre. L'expression 3x + 4 est déjà sous sa forme la plus simple.
Comment résoudre une équation en 5ème ?
En cherchant le nombre manquant par l'opération inverse. Pour 5x = 40, on se demande quel nombre multiplié par 5 donne 40 : on divise, x vaut 8. Pour x + 12 = 30, on soustrait, x vaut 18. Les équations du type ax + b = c, qui demandent deux étapes, sont au programme de 4ème.
Les identités remarquables sont-elles au programme de 5ème ?
Non. Les identités remarquables et la double distributivité relèvent de la classe de 3ème. En 5ème, seule la distributivité simple k(a + b) = ka + kb est au programme, avec k un nombre. Une fiche de 5ème qui les introduit demande un outil dont l'élève n'a pas encore les prérequis.
À quoi sert un contre-exemple ?
À démontrer qu'une affirmation générale est fausse. Si quelqu'un affirme que 3x + 5 donne toujours un nombre impair, il suffit de trouver un seul cas où c'est faux : avec x = 1, on obtient 8, qui est pair. Un seul contre-exemple suffit, et il n'a pas besoin d'être le plus petit ni le plus simple.
Comment démontrer avec le calcul littéral ?
En remplaçant les nombres par des lettres, ce qui rend le raisonnement valable pour tous. Deux nombres pairs s'écrivent 2n et 2m ; leur somme 2n + 2m se factorise en 2(n + m), qui est deux fois un entier, donc un nombre pair. La propriété est démontrée pour toutes les paires de nombres pairs, ce qu'aucune liste d'exemples ne pourrait faire.