Histoire · 3ème · Cours

Développement Construit Seconde Guerre Mondiale 3ème - Exemple Rédigé Brevet

Cinq développements construits sur la Seconde Guerre mondiale, écrits en entier. Chacun donne le sujet, son analyse, le plan, le devoir rédigé d'une vingtaine de lignes, une frise des repères et les erreurs qui coûtent des points. Les cinq couvrent les deux sous-thèmes du programme de troisième.

3ème Histoire Cours
Durée 20 min par sujet
Notation Méthode + modèles
Format PDF A4
Accès Gratuit
Schéma de la structure d'un développement construit : introduction, première partie, seconde partie et conclusion, les deux parties du développement occupant trois fois plus de place que l'introduction.

Un modèle rédigé, pas une méthode de plus

La plupart des pages consacrées au développement construit expliquent la méthode : analyser le sujet, faire un plan, rédiger, relire. C'est utile une fois. Ce qui manque ensuite, c'est de voir à quoi ressemble un devoir réussi sur un sujet précis, avec ses dates, ses noms et ses exemples.

Ces cinq fiches donnent ce modèle. Chacune part d'un sujet de brevet possible, montre comment le lire, propose un plan en deux parties, puis écrit le devoir en entier — une vingtaine de lignes, comme le jour de l'épreuve. Suit une frise des repères, puis la liste des erreurs qui reviennent d'une copie à l'autre.

Les cinq sujets couvrent ce que le programme de troisième demande sur la Seconde Guerre mondiale : la dimension mondiale du conflit, la guerre d'anéantissement menée à l'Est, le génocide des Juifs et des Tsiganes, la France défaite et occupée, et la Résistance.

L'architecture est volontairement la même sur les cinq fiches. C'est de la retrouver à l'identique que l'on apprend à la reproduire sous le stress de l'épreuve.

1 sur 5

Sujet 1 — une guerre à l'échelle du monde

Montrer que le conflit dépasse l'Europe : les théâtres d'opérations, la guerre sur mer, les empires coloniaux.

Le sujet demande de montrer que la Seconde Guerre mondiale est mondiale. Ce n'est pas une invitation à raconter la guerre année par année, et c'est le premier piège : une copie chronologique peut être juste de bout en bout et hors sujet.

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Le devoir rédigé s'appuie sur trois lieux nommés — la Pologne en 1939, El-Alamein en Égypte en 1942, Pearl Harbor en décembre 1941 — puis sur deux points que les copies oublient presque toujours : la guerre sur les océans, et la mobilisation des empires coloniaux.

La frise situe les quatre repères du sujet, dont les deux capitulations de 1945. Beaucoup de copies s'arrêtent au 8 mai : c'est la fin de la guerre en Europe, pas la fin de la guerre.

Sujet à travailler en premier : il est le plus large, et il donne le vocabulaire des quatre autres.

  • Trois continents
  • La guerre sur mer
  • Les empires coloniaux
  • Deux capitulations en 1945

2 sur 5

Sujet 2 — la guerre d'anéantissement à l'Est

Employer la notion là où elle s'applique : le front ouvert contre l'URSS en juin 1941, et l'idéologie qui l'explique.

C'est le sujet où la précision compte le plus. La ressource officielle d'accompagnement met en garde contre un écueil précis : appliquer la notion de guerre d'anéantissement à l'ensemble de la Seconde Guerre mondiale. Elle situe la notion au moment de la confrontation avec l'URSS.

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Le devoir rédigé s'y tient. Il part du 22 juin 1941, décrit la violence exercée sur les civils — le siège de Leningrad, les prisonniers soviétiques, les unités mobiles de tueries — puis explique cette violence par le projet nazi : prendre un territoire, détruire un peuple et un régime.

Le sujet distingue aussi la guerre d'anéantissement du génocide, qui fait l'objet de la fiche suivante. Les deux sont liés, ce ne sont pas la même chose.

Ce sujet est le plus exigeant des cinq sur le vocabulaire : chaque mot y est pesé.

  • Définir le mot du sujet
  • Le front de l'Est, pas toute la guerre
  • Civils et prisonniers
  • Une idéologie, pas un caractère

3 sur 5

Sujet 3 — le génocide des Juifs et des Tsiganes

Définir le génocide, décrire ses étapes — exclusion, concentration, extermination — et employer un vocabulaire exact.

Le sujet nomme deux peuples, et le second est presque toujours oublié. Le programme, lui, nomme bien les deux génocides. Une seule phrase sur les Tsiganes suffit à ne pas perdre ces points, et le devoir rédigé la contient.

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Le sujet demande « comment » : il attend donc des étapes. Le devoir suit la progression exclusion, concentration, extermination, avec les lois de Nuremberg de 1935, le ghetto de Varsovie, puis les deux méthodes d'extermination — les fusillades à l'Est à partir de juin 1941, et les centres de mise à mort à partir de 1942.

Les ordres de grandeur sont donnés comme tels : environ six millions de Juifs, entre deux cent mille et cinq cent mille Tsiganes. Le mot « environ » n'est pas une faiblesse, c'est de la rigueur.

Sujet à traiter avec des mots exacts. Le vocabulaire y est la part la plus notée.

  • Définir le génocide
  • Les deux peuples visés
  • Trois étapes
  • Camp ou centre de mise à mort

4 sur 5

Sujet 4 — la France défaite et occupée

La défaite de 1940, l'occupation, le régime de Vichy et le choix de la collaboration.

Trois mots sont à distinguer, et le devoir les sépare nettement : l'occupation, qui est le fait des Allemands ; le régime de Vichy, qui est français ; la collaboration, qui est un choix.

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Le devoir rédigé va de l'offensive du 10 mai 1940 à la rafle du Vélodrome d'Hiver des 16 et 17 juillet 1942, en passant par l'armistice du 22 juin, les pleins pouvoirs du 10 juillet, le statut des Juifs du 3 octobre 1940 et l'entrevue de Montoire du 24 octobre.

Le point décisif est énoncé en toutes lettres : ces mesures antisémites sont prises par la France, sans que l'Allemagne les ait demandées. C'est ce qui engage la responsabilité de l'État français.

Le sujet le plus dense en dates des cinq. La frise sert ici de mémoire de travail.

  • Occupation, Vichy, collaboration
  • La République disparaît
  • Des lois françaises
  • La zone libre s'arrête en 1942

5 sur 5

Sujet 5 — la Résistance en France

Les formes de la Résistance, extérieure et intérieure, et son unification autour du général de Gaulle.

Le sujet donne lui-même le plan : les formes, puis l'unification. Le lire jusqu'au bout fait gagner cinq minutes le jour de l'épreuve.

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Le devoir rédigé distingue la France libre, née de l'appel du 18 juin 1940, et la résistance intérieure — réseaux de renseignement, journaux clandestins, maquis, sauvetage d'enfants juifs. Il insiste ensuite sur l'unification : Jean Moulin, et le Conseil national de la Résistance réuni le 27 mai 1943.

La définition retenue nomme les deux adversaires : l'occupant allemand et le régime de Vichy. C'est ce qui explique que des Français aient combattu d'autres Français.

Sujet à traiter juste après le précédent : la Résistance ne se comprend qu'en regard de Vichy.

  • Deux adversaires
  • Extérieure et intérieure
  • Jean Moulin
  • Le 27 mai 1943

Compétences travaillées

  • Lire un sujet

    Repérer les mots-clés, les bornes de temps et l'espace concerné avant d'écrire la moindre ligne.

  • Construire un plan

    Deux parties, une idée par partie, deux exemples nommés et datés dans chacune.

  • Rédiger vingt lignes

    Une introduction qui annonce le plan, un paragraphe par partie, une conclusion qui répond à la question posée.

  • Employer les mots exacts

    Génocide, guerre d'anéantissement, armistice, collaboration : chaque mot a un sens précis, et le correcteur le vérifie.

Pourquoi « guerre d'anéantissement » ne s'applique pas à toute la guerre

C'est la phrase qu'on lit partout : « la Seconde Guerre mondiale est une guerre d'anéantissement ». La ressource d'accompagnement du programme la range parmi les écueils à éviter, en toutes lettres.

Elle explique pourquoi : « Plutôt que de parler de guerre d'anéantissement, on montrera l'interaction des fronts, la guerre sur mer, le conflit en Europe continentale qui, seul, répond partiellement à cette notion : c'est en effet au moment de la confrontation avec l'URSS que le projet complet d'anéantissement d'une nation et d'une idéologie entre dans les faits. »

Concrètement, cela change la copie. Sur le front de l'Ouest, la guerre est très violente, mais elle ne vise pas la destruction d'un peuple entier ; à l'Est, elle le vise. C'est pourquoi le sujet 1 traite la dimension mondiale du conflit, et le sujet 2 seul emploie la notion d'anéantissement — là où le texte officiel la situe.

Ce que ces fiches ne sont pas

Elles ne sont pas des évaluations : elles ne portent aucun barème et rien n'y est à compléter. Ce sont des modèles à lire, à annoter et à reprendre.

Elles ne sont pas non plus des corrigés types à recopier. Un développement construit recopié se repère immédiatement, et l'épreuve ne porte jamais deux fois exactement le même sujet. Ce qui se réutilise, c'est l'architecture — et les repères de la frise.

Enfin, ces fiches ne traitent pas la Première Guerre mondiale ni l'entre-deux-guerres, qui appartiennent au même thème du programme mais demandent leurs propres sujets.

Méthode et vérification

Contenus originaux, cadrés sur le programme d'histoire-géographie du cycle 4, classe de troisième, thème 1 « L'Europe, un théâtre majeur des guerres totales (1914-1945) », sous-thèmes « La Deuxième Guerre mondiale, une guerre d'anéantissement » et « La France défaite et occupée. Régime de Vichy, collaboration, Résistance ». Vérification faite sur la ressource d'accompagnement officielle avant rédaction. Celle-ci range parmi les écueils à éviter le fait d'appliquer la notion de guerre d'anéantissement à l'ensemble du conflit : la notion n'est donc employée ici que pour le front de l'Est, et un sujet distinct traite la dimension mondiale de la guerre. Les deux génocides nommés par le programme, juif et tzigane, sont traités tous les deux. Les ordres de grandeur sont donnés comme des estimations. Chaque frise est contrôlée par script : ses repères doivent se suivre dans l'ordre chronologique. Ces fiches sont de type cours : elles ne portent pas de barème, et le contrôle automatique en tient compte.

Rédaction : Équipe pédagogique Fiches Scolaires Mise à jour :

Questions fréquentes

Combien de lignes fait un développement construit ?
Une vingtaine de lignes, soit environ deux cents à deux cent cinquante mots. C'est court : chaque phrase doit apporter une idée ou un exemple. Les cinq modèles de cette page respectent ce format.
Faut-il faire deux ou trois parties ?
Deux parties suffisent, et c'est le choix retenu ici. Trois parties sur vingt lignes conduisent à des paragraphes trop courts pour contenir un exemple développé. Ce qui compte n'est pas le nombre de parties, mais qu'il y ait une idée par partie et des exemples précis.
La Seconde Guerre mondiale est-elle une guerre d'anéantissement ?
Pas dans son ensemble. La ressource d'accompagnement du programme signale explicitement cet écueil : la notion s'applique au conflit en Europe continentale, et surtout à la confrontation avec l'URSS à partir de juin 1941. Sur les autres fronts, la guerre est très violente sans viser la destruction d'un peuple entier.
Quelles dates faut-il absolument connaître ?
Pour ce chapitre : 1939-1945 pour la guerre, 22 juin 1940 pour l'armistice, 18 juin 1940 pour l'appel du général de Gaulle, 22 juin 1941 pour l'invasion de l'URSS, 27 mai 1943 pour le Conseil national de la Résistance, 6 juin 1944 pour le débarquement, 8 mai 1945 pour la capitulation allemande. Chaque fiche porte la frise des repères de son sujet.
Peut-on recopier ces développements le jour du brevet ?
Non, et ce serait contre-productif. L'épreuve ne pose jamais deux fois exactement le même sujet, et un devoir recopié se repère. Ce qui se réutilise, c'est l'architecture — introduction, deux parties, conclusion — et les repères chronologiques.
Le régime de Vichy a-t-il été imposé par les Allemands ?
Non. C'est un régime français, né du vote des pleins pouvoirs au maréchal Pétain le 10 juillet 1940. Ses premières mesures antisémites, dont le statut des Juifs du 3 octobre 1940, sont prises de sa propre initiative, sans demande allemande. Le contresens inverse est l'erreur la plus lourde sur ce sujet.