Histoire · 3ème · Cours

Grilles de correction — Développement construit 3ème

Un développement construit ne se note pas à l'impression générale : le correcteur coche des attendus. Ces grilles disent lesquels, sujet par sujet, et signalent l'erreur la plus fréquente à chaque point.

3ème Histoire Cours
Durée 20 min par sujet
Notation Méthode + modèles
Format PDF A4
Accès Gratuit
Schéma de la structure d'un développement construit : introduction, première partie, seconde partie et conclusion, les deux parties du développement occupant trois fois plus de place que l'introduction.

Ce que le correcteur coche

Une copie de développement construit se corrige avec des attendus : le sujet est-il compris, les bornes sont-elles données, y a-t-il des exemples nommés et datés, le plan est-il annoncé, les paragraphes sont-ils visibles ? Ces grilles reprennent chacun de ces points, sujet par sujet.

À chaque attendu correspond l'erreur la plus fréquente. Certaines coûtent un point, d'autres font manquer la moitié du sujet : présenter Vichy comme un gouvernement imposé par les Allemands, ou appliquer la notion de guerre d'anéantissement à toute la guerre, sont de celles-là.

Ces fiches ne se notent pas sur 20. Elles servent à préparer, et à se relire.

1 sur 5

Sujet 1 — une guerre à l'échelle du monde

Montrer que le conflit dépasse l'Europe : les théâtres d'opérations, la guerre sur mer, les empires coloniaux.

La grille demande trois espaces nommés au minimum, chacun avec un exemple, et vérifie que les deux bornes figurent dans l'introduction.

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Le point qui distingue une bonne copie : la guerre navale et les empires coloniaux. Sans eux, la dimension mondiale est affirmée mais pas démontrée.

Erreur signalée : écrire « beaucoup de pays » ou « partout dans le monde » au lieu de nommer un lieu.

Faire souligner en classe, sur le modèle rédigé, chaque nom de lieu et chaque date : la densité d'exemples se voit alors d'un coup d'œil.

  • Trois continents
  • La guerre sur mer
  • Les empires coloniaux
  • Deux capitulations en 1945

Ce que chaque partie contient

1. Ce que le sujet demande

Repérer les mots-clés, les bornes de temps et l'espace concerné.

  • Une copie qui raconte 1939, puis 1940, puis 1941 sans jamais nommer un continent hors d'Europe passe à côté du sujet.
  • Beaucoup de copies s'arrêtent au 8 mai 1945 : c'est la fin de la guerre en Europe, pas la fin de la guerre.
  • « Le monde entier » n'est pas un exemple. Il faut des lieux.

2. Le plan

Deux parties, une idée par partie, des exemples précis dans chacune.

  • Un plan chronologique fonctionne mal ici : il conduit à raconter au lieu d'expliquer.
  • C'est la partie la plus souvent oubliée : sans elle, la dimension mondiale n'est qu'affirmée.

3. Le développement rédigé

Voici le devoir écrit en entier. Il tient en une vingtaine de lignes.

  • Une introduction qui commence par « De tout temps, les hommes… » ne rapporte rien et fait perdre du temps.
  • Écrire « la guerre s'étend partout » sans citer un lieu ne vaut aucun point.
  • L'oubli des empires coloniaux est l'écart le plus fréquent entre une copie honnête et une bonne copie.
  • Une conclusion qui ouvre sur « et aujourd'hui encore… » n'est pas demandée au brevet.

4. Les repères à connaître

Dates et mots de vocabulaire attendus sur ce sujet. La frise situe les faits les uns par rapport aux autres.

  • Confondre le 8 mai et le 2 septembre 1945 revient à oublier la moitié de la guerre.
  • « Les Allemands contre les autres » ne suffit pas.

5. Les erreurs qui coûtent des points

Relevées sur des copies réelles, année après année.

  • Relire le sujet après avoir écrit le plan permet de s'en apercevoir à temps.
  • Un exemple précis vaut plus qu'une phrase générale bien tournée.
  • La présentation se voit avant la lecture, et elle est notée.

2 sur 5

Sujet 2 — la guerre d'anéantissement à l'Est

Employer la notion là où elle s'applique : le front ouvert contre l'URSS en juin 1941, et l'idéologie qui l'explique.

La grille exige que le mot du sujet soit défini dans la copie. Employer un mot sans le définir laisse penser qu'on l'a appris sans le comprendre.

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Elle attend deux exemples de violence exercée sur des civils, et le lien explicite avec l'idéologie nazie.

Erreur la plus lourde : étendre la notion à toute la guerre. Erreur la plus fréquente : répondre « parce que Hitler était méchant » au lieu de nommer un projet politique.

La mise en garde de la ressource officielle vaut d'être lue en classe : elle explique pourquoi une phrase très répandue est fausse.

  • Définir le mot du sujet
  • Le front de l'Est, pas toute la guerre
  • Civils et prisonniers
  • Une idéologie, pas un caractère

Ce que chaque partie contient

1. Ce que le sujet demande

Repérer les mots-clés, les bornes de temps et l'espace concerné.

  • Écrire que toute la Seconde Guerre mondiale est une guerre d'anéantissement est une erreur : la ressource officielle la signale expressément comme un écueil.
  • Commencer en 1939 fait perdre le fil : la guerre à l'Est commence en 1941.
  • Employer un mot sans le définir laisse penser qu'on l'a appris sans le comprendre.

2. Le plan

Deux parties, une idée par partie, des exemples précis dans chacune.

  • Une partie sans exemple reste une affirmation.
  • C'est ce lien qui distingue le front de l'Est des autres fronts.

3. Le développement rédigé

Voici le devoir écrit en entier. Il tient en une vingtaine de lignes.

  • Ne pas dater le début du front de l'Est coûte immédiatement des points.
  • Stalingrad seul ne suffit pas : c'est une bataille, et le sujet porte sur une manière de faire la guerre.
  • Répondre « parce que Hitler était méchant » ne vaut rien : le correcteur attend un projet politique nommé.
  • Conclure sans jamais avoir défini le mot du sujet est le défaut le plus courant sur ce type de question.

4. Les repères à connaître

Dates et mots de vocabulaire attendus sur ce sujet. La frise situe les faits les uns par rapport aux autres.

  • Stalingrad est un tournant : après elle, l'Armée rouge avance.
  • Écrire « Einsatzgruppen » sans expliquer ce que c'est ne rapporte rien.

5. Les erreurs qui coûtent des points

Relevées sur des copies réelles, année après année.

  • Sur le front de l'Ouest, la guerre reste très violente, mais elle ne vise pas la destruction d'un peuple entier.
  • Le sujet 3 traite le génocide pour lui-même.

3 sur 5

Sujet 3 — le génocide des Juifs et des Tsiganes

Définir le génocide, décrire ses étapes — exclusion, concentration, extermination — et employer un vocabulaire exact.

La grille exige la définition du mot « génocide » dès l'introduction, et la mention des deux peuples visés.

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Elle valorise la distinction entre camp de concentration et centre de mise à mort : les premiers enferment et font travailler, les seconds tuent dès l'arrivée.

Erreur signalée : placer les lois de Nuremberg pendant la guerre. Elles sont de 1935, quatre ans avant.

Le tableau des ordres de grandeur gagne à être recopié : ce sont des estimations, et elles s'écrivent comme telles.

  • Définir le génocide
  • Les deux peuples visés
  • Trois étapes
  • Camp ou centre de mise à mort

Ce que chaque partie contient

1. Ce que le sujet demande

Repérer les mots-clés, les bornes de temps et l'espace concerné.

  • « Beaucoup de morts » n'est pas un génocide : ce qui le définit, c'est le projet de destruction d'un groupe entier.
  • Ne parler que des Juifs, c'est traiter la moitié du sujet.
  • Une copie sans étapes décrit un fait sans l'expliquer.

2. Le plan

Deux parties, une idée par partie, des exemples précis dans chacune.

  • Le génocide ne commence pas en 1942 : il est préparé pendant des années.
  • Ne citer qu'Auschwitz laisse croire qu'il n'y a eu qu'un seul lieu.

3. Le développement rédigé

Voici le devoir écrit en entier. Il tient en une vingtaine de lignes.

  • Oublier de définir le mot du sujet coûte des points dès la première ligne.
  • Le ghetto de Varsovie est l'exemple le plus sûr : il est daté, nommé et documenté.
  • Les chiffres doivent être donnés comme des estimations : « environ », « entre… et… ».
  • Terminer sur une phrase d'émotion sans reprendre le raisonnement ne vaut aucun point.

4. Les repères à connaître

Dates et mots de vocabulaire attendus sur ce sujet. La frise situe les faits les uns par rapport aux autres.

  • Placer les lois de Nuremberg pendant la guerre est une erreur fréquente : elles sont de 1935, quatre ans avant.
  • La distinction entre camp de concentration et centre de mise à mort est valorisée par les correcteurs.

5. Les erreurs qui coûtent des points

Relevées sur des copies réelles, année après année.

  • Une seule phrase sur les Tsiganes suffit à ne pas perdre ces points.
  • Auschwitz réunissait les deux, ce qui explique la confusion.
  • Le mot « environ » n'est pas une faiblesse : c'est de la rigueur.

4 sur 5

Sujet 4 — la France défaite et occupée

La défaite de 1940, l'occupation, le régime de Vichy et le choix de la collaboration.

La grille attend la date de l'armistice et la division du territoire, puis la fin de la République et une mesure antisémite datée.

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Contresens le plus grave possible sur ce sujet : présenter Vichy comme un gouvernement imposé par les Allemands.

Autre erreur relevée : parler de zone libre après novembre 1942. À cette date, l'Allemagne occupe aussi le sud.

Écrire que « la France n'avait pas le choix » est faux et sanctionné : le devoir montre pourquoi.

  • Occupation, Vichy, collaboration
  • La République disparaît
  • Des lois françaises
  • La zone libre s'arrête en 1942

Ce que chaque partie contient

1. Ce que le sujet demande

Repérer les mots-clés, les bornes de temps et l'espace concerné.

  • Remonter à 1939 ou descendre jusqu'en 1945 fait sortir du sujet.
  • Vichy n'est pas un gouvernement allemand : c'est un régime français, et c'est tout le problème.
  • Une copie indignée mais vide ne rapporte rien.

2. Le plan

Deux parties, une idée par partie, des exemples précis dans chacune.

  • Sans l'armistice, la suite est incompréhensible.
  • C'est la partie qui distingue les copies.

3. Le développement rédigé

Voici le devoir écrit en entier. Il tient en une vingtaine de lignes.

  • Annoncer le plan est obligatoire et rapporte des points de méthode.
  • L'exode est un exemple concret qui vaut mieux qu'une phrase générale sur « la population qui souffre ».
  • Le point décisif : ces mesures sont prises par la France, sans que l'Allemagne les ait demandées.
  • Écrire que « la France n'avait pas le choix » est faux et sanctionné.

4. Les repères à connaître

Dates et mots de vocabulaire attendus sur ce sujet. La frise situe les faits les uns par rapport aux autres.

  • L'armistice et les pleins pouvoirs sont séparés de trois semaines : les confondre est fréquent.
  • Employer « État français » montre qu'on a compris que la République avait disparu.

5. Les erreurs qui coûtent des points

Relevées sur des copies réelles, année après année.

  • C'est le contresens le plus grave possible sur ce sujet.
  • Une copie qui parle de zone libre en 1943 se trompe d'un an et demi.

5 sur 5

Sujet 5 — la Résistance en France

Les formes de la Résistance, extérieure et intérieure, et son unification autour du général de Gaulle.

La grille attend l'appel du 18 juin, deux formes d'action intérieure au moins, puis Jean Moulin et la date du 27 mai 1943.

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Erreur fréquente : ne parler que du général de Gaulle et oublier la résistance intérieure — l'unification n'a alors plus de sens.

Autre erreur : placer la création du Conseil national de la Résistance en 1944, par confusion avec la Libération.

L'unification est la partie la moins bien traitée des copies, et c'est celle qui rapporte le plus.

  • Deux adversaires
  • Extérieure et intérieure
  • Jean Moulin
  • Le 27 mai 1943

Ce que chaque partie contient

1. Ce que le sujet demande

Repérer les mots-clés, les bornes de temps et l'espace concerné.

  • Une définition qui ne parle que des Allemands est incomplète.
  • Lire le sujet jusqu'au bout donne souvent le plan tout fait.
  • Confondre les deux fait perdre le sens de l'unification.

2. Le plan

Deux parties, une idée par partie, des exemples précis dans chacune.

  • « Ils résistaient » n'est pas une forme d'action.
  • C'est la partie que les copies traitent le moins bien.

3. Le développement rédigé

Voici le devoir écrit en entier. Il tient en une vingtaine de lignes.

  • Une introduction de trois phrases suffit toujours.
  • Nommer un journal ou un maquis précis fait la différence.
  • L'unification n'est pas un détail : elle donne à la France une place parmi les vainqueurs.
  • Cette ouverture-là est attendue, parce qu'elle est dans le programme.

4. Les repères à connaître

Dates et mots de vocabulaire attendus sur ce sujet. La frise situe les faits les uns par rapport aux autres.

  • Le 18 juin 1940 est un repère du programme : il doit être su.
  • Employer les deux mots correctement montre qu'on distingue les formes d'action.

5. Les erreurs qui coûtent des points

Relevées sur des copies réelles, année après année.

  • Le sujet demande explicitement l'unification : sans les deux, elle n'a pas de sens.
  • C'est ce qui explique que des Français aient combattu d'autres Français.
  • La confusion vient de ce que la Libération est plus connue que l'unification.

Méthode et vérification

Contenus originaux, cadrés sur le programme d'histoire-géographie du cycle 4, classe de troisième, thème 1 « L'Europe, un théâtre majeur des guerres totales (1914-1945) », sous-thèmes « La Deuxième Guerre mondiale, une guerre d'anéantissement » et « La France défaite et occupée. Régime de Vichy, collaboration, Résistance ». Vérification faite sur la ressource d'accompagnement officielle avant rédaction. Celle-ci range parmi les écueils à éviter le fait d'appliquer la notion de guerre d'anéantissement à l'ensemble du conflit : la notion n'est donc employée ici que pour le front de l'Est, et un sujet distinct traite la dimension mondiale de la guerre. Les deux génocides nommés par le programme, juif et tzigane, sont traités tous les deux. Les ordres de grandeur sont donnés comme des estimations. Chaque frise est contrôlée par script : ses repères doivent se suivre dans l'ordre chronologique. Ces fiches sont de type cours : elles ne portent pas de barème, et le contrôle automatique en tient compte.

Rédaction : Équipe pédagogique Fiches Scolaires Mise à jour :

Questions fréquentes

Combien de lignes fait un développement construit ?
Une vingtaine de lignes, soit environ deux cents à deux cent cinquante mots. C'est court : chaque phrase doit apporter une idée ou un exemple. Les cinq modèles de cette page respectent ce format.
Faut-il faire deux ou trois parties ?
Deux parties suffisent, et c'est le choix retenu ici. Trois parties sur vingt lignes conduisent à des paragraphes trop courts pour contenir un exemple développé. Ce qui compte n'est pas le nombre de parties, mais qu'il y ait une idée par partie et des exemples précis.
La Seconde Guerre mondiale est-elle une guerre d'anéantissement ?
Pas dans son ensemble. La ressource d'accompagnement du programme signale explicitement cet écueil : la notion s'applique au conflit en Europe continentale, et surtout à la confrontation avec l'URSS à partir de juin 1941. Sur les autres fronts, la guerre est très violente sans viser la destruction d'un peuple entier.
Quelles dates faut-il absolument connaître ?
Pour ce chapitre : 1939-1945 pour la guerre, 22 juin 1940 pour l'armistice, 18 juin 1940 pour l'appel du général de Gaulle, 22 juin 1941 pour l'invasion de l'URSS, 27 mai 1943 pour le Conseil national de la Résistance, 6 juin 1944 pour le débarquement, 8 mai 1945 pour la capitulation allemande. Chaque fiche porte la frise des repères de son sujet.
Peut-on recopier ces développements le jour du brevet ?
Non, et ce serait contre-productif. L'épreuve ne pose jamais deux fois exactement le même sujet, et un devoir recopié se repère. Ce qui se réutilise, c'est l'architecture — introduction, deux parties, conclusion — et les repères chronologiques.
Le régime de Vichy a-t-il été imposé par les Allemands ?
Non. C'est un régime français, né du vote des pleins pouvoirs au maréchal Pétain le 10 juillet 1940. Ses premières mesures antisémites, dont le statut des Juifs du 3 octobre 1940, sont prises de sa propre initiative, sans demande allemande. Le contresens inverse est l'erreur la plus lourde sur ce sujet.