Aucun chiffre de ces corrigés n'a été saisi. Les parts du plan sont lues sur sa géométrie, la récolte se partage en fractions exactes, et le gain de l'assolement se compare.
Le plan de la seigneurie n'est pas une image : chaque parcelle est un rectangle déclaré, et le module vérifie case par case que le domaine se partage entièrement, sans chevauchement ni vide. C'est ce qui rend la question « quelle part la réserve occupe-t-elle ? » légitime — la réponse se lit sur le dessin.
La récolte se partage en fractions exactes : sur cent gerbes, 25 de semences, 10 de dîme, 12,5 de champart, 6,25 de banalité, et 46,25 qui restent. Un contrôle refuse une chaîne qui ne laisserait rien au paysan, et un autre exige que la dîme aille à l'Église.
Les taux retenus sont ceux qu'on cite le plus couramment pour la France du Nord aux XIIe-XIIIe siècles ; ils variaient d'une seigneurie à l'autre, et les fiches le disent. Les chiffres de population sont annoncés comme des estimations.
Le calcul des siècles est vérifié à la charnière : l'an 1100 appartient au XIe siècle, pas au XIIe. La page précédente datait le thème « du Xème au XVème siècle » ; le programme écrit XIe-XVe.
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La conquête des terres
Avant de dominer les campagnes, il a fallu les faire.
Le facteur et le pourcentage, et la méthode des historiens.
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Le tableau des six prélèvements, et le calcul en année de disette.
Un prélèvement fixe est toujours plus dur aux pauvres années.
Le cens
Le champart
La dîme
Les banalités
Le barème, exercice par exercice total : 20 points
Exercice 1 — Cent gerbes8 points
Le diagramme partage une récolte de cent gerbes. Les taux retenus sont ceux qu'on cite le plus souvent pour la France du Nord aux XIIe-XIIIe siècles ; ils variaient d'une seigneurie à l'autre.
Moins de la moitié — et il faut en tirer le pain de l'année entière.
Et cela sans compter le cens, qui se verse en argent, ni les corvées, qui se comptent en jours.
C'est le point le plus souvent manqué : la dîme n'est pas une redevance seigneuriale.
Exercice 2 — Le tableau des prélèvements6 points
Complète les deux dernières colonnes.
C'est pour cela qu'ils ne figurent pas sur le diagramme des cent gerbes.
Le mot vient du ban, le droit de commander : une banalité n'a rien de banal.
Exercice 3 — Bonne année, mauvaise année6 points
Reprends les mêmes taux avec une récolte de cinquante gerbes seulement.
Il ne dépend pas de la récolte : bonne ou mauvaise année, il est le même.
Un prélèvement fixe est toujours plus dur aux pauvres années : c'est vrai encore aujourd'hui d'un loyer.
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Le seigneur d'Église
Une abbaye, un évêché : des seigneuries comme les autres, et un revenu de plus.
Le document lu ligne à ligne, et ce que l'abbé fait comme un chevalier.
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La carte du pouvoir seigneurial, et ce qu'une charte fixe.
La domination n'a jamais été totale : elle se négocie, et elle s'achète.
Le vilain
Le serf
Le droit de ban
La charte
Le barème, exercice par exercice total : 20 points
Exercice 1 — Cinq copies, à valider ou à corriger8 points
Pour chaque copie, dis si elle est juste. Si elle ne l'est pas, écris ce qu'il fallait dire.
C'est la confusion la plus fréquente de ce chapitre, et elle vient du mot « seigneur », qui sert dans les deux.
Aucun geste équivalent n'existe pour la seigneurie : aucun : on naît dans la seigneurie où l'on vit.
Exercice 2 — La carte du pouvoir seigneurial6 points
Complète les feuilles de chaque branche.
L'étymologie est une source : le mot garde la trace de ce qu'il désignait.
Les deux sont paysans, les deux versent des redevances : la différence porte sur la liberté, pas sur le travail.
Exercice 3 — Ce que les paysans obtiennent6 points
Réponds en une phrase par question.
Un droit écrit est un droit qu'on peut opposer : c'est tout l'intérêt du parchemin.
La domination n'a jamais été totale : elle se négocie, et elle s'achète.
Ce que le générateur refuse
Un plan dont les parcelles se chevaucheraient ou laisseraient un vide : le contrôle quadrille le cadre au centième et vérifie que chaque case appartient à une parcelle et à une seule.
Une réserve plus grande que les tenures, ou occupant moins du quart ou plus de la moitié des terres cultivées : le plan ne représenterait plus une seigneurie mais une exception.
Une chaîne de prélèvements qui ne laisserait rien au paysan — ce serait une famine, pas une seigneurie — ou qui lui laisserait plus des trois quarts.
Une dîme qui n'irait pas à l'Église, ou qui ne serait pas le dixième.
Le cens ou la corvée placés dans la chaîne des prélèvements sur la récolte : l'un se verse en argent, l'autre en jours.
Une population qui ne croîtrait pas, ou des repères hors des bornes du thème.
Un calcul de siècle faux à la charnière : le contrôle exige que le XIe siècle aille de 1001 à 1100.
Un vilain et un serf qui ne se distingueraient pas sur les trois points qui les séparent, ou une seigneurie et une féodalité qui se confondraient sur l'un des quatre.
Un seigneur d'Église qui n'apporterait rien qu'un seigneur laïque n'ait : la quatrième fiche répéterait la deuxième.
Deux défauts corrigés à la relecture
Sur le plan, le nom des petites parcelles — le village, le château — s'imprimait par-dessus leur dessin, et le numéro par-dessus la trame. Le numéro est passé dans l'angle, et le nom ne s'écrit plus que sur les parcelles assez grandes ; la légende numérotée donne les autres.
Le diagramme circulaire imprimait « 12.5 % » avec un point anglais. Le défaut était le même que celui déjà corrigé sur le diagramme en barres, et il était resté invisible parce qu'aucun camembert du site ne portait de valeur décimale jusqu'ici. Les cinq secteurs de cet article sont les seuls concernés.
Méthode et vérification
Contenu produit à partir du programme d'histoire du cycle 4 (arrêté du 9 novembre 2015 modifié, version consolidée au BOEN n° 31 du 30 juillet 2020), classe de 5e, thème 2, sous-thème « L'ordre seigneurial : la formation et la domination des campagnes ». Les parts du plan sont calculées sur sa géométrie, la répartition d'une récolte en fractions exactes, et le gain de l'assolement par comparaison. Les taux de prélèvement retenus sont ceux qu'on cite le plus couramment pour la France du Nord aux XIIe-XIIIe siècles ; les fiches précisent qu'ils variaient. Les chiffres de population sont présentés comme des estimations.
Rédaction : Fiches ScolairesMise à jour :
Programme d'histoire du cycle 4, arrêté du 9 novembre 2015 modifié — BOEN n° 31 du 30 juillet 2020, classe de 5e, thème 2.
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'une seigneurie, et de quoi se compose-t-elle ?
Un territoire sur lequel un seigneur exerce son pouvoir. Il se partage en trois : la réserve, qu'il fait exploiter directement par les corvées ; les tenures, qu'il confie aux paysans contre redevances ; et les communaux — bois et prés — dont tout le village a l'usage. Sur le plan de ces fiches, la réserve occupe 24 % du domaine, les tenures 45 %, les communaux 25 %.
Quelle différence entre le cens, le champart et la dîme ?
Le cens est une somme d'argent fixe, due chaque année pour la tenure : elle ne change pas avec la récolte. Le champart est une part de la récolte, souvent le huitième, prise sur le champ : il suit donc les bonnes et les mauvaises années. La dîme, le dixième en principe, n'est pas une redevance seigneuriale : elle est due à l'Église.
Que reste-t-il au paysan après les prélèvements ?
Avec les taux les plus couramment cités, sur cent gerbes récoltées : 25 sont mises de côté pour semer l'année suivante, 10 vont à l'Église, 12,5 et 6,25 au seigneur. Il reste 46,25 gerbes pour nourrir la famille toute l'année. Ces taux variaient d'une seigneurie à l'autre.
Un paysan est-il le vassal de son seigneur ?
Non, et c'est la confusion la plus fréquente. La vassalité unit deux nobles : le vassal reçoit un fief et prête hommage, et il doit en échange l'aide et le conseil, c'est-à-dire le service armé. Le paysan, lui, tient une tenure et verse des redevances : il est un tenancier, pas un vassal.