Ce que ces fiches travaillent
Le droit au respect de la vie privée et ce qu'il recouvre, le droit à l'image et la règle de l'accord, le compte des copies d'un contenu partagé, la majorité numérique et les risques qui l'expliquent, les traces et la réputation numérique.
Le fait central se compte plutôt qu'il ne s'affirme : un élève additionne lui-même les copies, et voit combien échappent à celui qui a envoyé la première.
Les cinq couples de formats sont ceux que l'article d'évaluations n'emploie pas.
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Fiche 1 — un droit qui ne dépend pas de l'âge
L'enfant comme l'adulte a droit au respect de sa vie privée.
Le programme ouvre le chapitre par une phrase courte : l'enfant comme l'adulte a droit au respect de sa vie privée. Trois textes le garantissent, dont l'article 16 de la Convention internationale des droits de l'enfant.
Le tableau met une personne de douze ans et une de trente-huit devant les trois composantes de ce droit. Six cases, et six « oui » : les deux lignes sortent identiques, et c'est la démonstration.
Le questionnaire écarte ensuite les trois raccourcis les plus fréquents, dont celui qui ferait commencer ce droit à quinze ans — l'âge de la majorité numérique n'est pas celui du droit à la vie privée.
La dernière partie porte sur le point qu'on oublie le plus vite : ce droit vaut aussi en ligne. Il appartient à la personne, pas au lieu ; ce qui serait interdit dans la cour l'est aussi sur un réseau social.
Les deux lignes du tableau sont identiques.
- Six cases à remplir
- Trois lignes à cocher
- Le même droit en ligne
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Fiche 2 — le droit à l'image
Une image ne se publie qu'avec l'accord de qui est dessus.
La règle tient en une phrase : pour publier une image où quelqu'un est reconnaissable, il faut son accord. Toute la fiche consiste à écarter les raisons qu'on se donne pour s'en passer.
Deux reviennent sans cesse. La première : celui qui prend la photo en serait le maitre. La seconde : une image floue échapperait à la règle. Les deux sont fausses, et la chasse aux erreurs les met sous les yeux.
Le questionnaire ajoute une troisième idée à défaire : publier dans un groupe de discussion serait moins que publier. Non — c'est mettre à la vue d'autres personnes, et la règle est la même.
La partie rédigée demande enfin pourquoi celui qui photographie n'a aucun droit sur qui est dessus. La réponse tient à ce que le droit protège : la vie privée de la personne, pas le geste de celle qui appuie sur le bouton.
Ni la qualité de l'image ni l'endroit ne changent la règle.
- Trois lignes à cocher
- Trois copies à juger
- Demander avant
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Fiche 3 — ce qu'une trace devient
Un contenu partagé se compte, et il ne se rattrape pas.
Voici la fiche qui porte le fait le plus difficile du chapitre, et il est arithmétique. Envoyer un contenu, c'est en faire une copie chez quelqu'un d'autre — une copie qu'on ne peut ni voir, ni modifier, ni effacer.
Le compte se fait facilement, et c'est ce qui le rend indiscutable. Une photo envoyée à trois amis existe en quatre exemplaires. Si chacun la transmet à trois autres, elle en compte treize au tour suivant.
La chasse aux erreurs met alors deux croyances devant ce compte. Supprimer la photo de son téléphone ne l'efface pas des autres appareils ; n'avoir envoyé qu'à une personne ne protège de rien, puisque cette personne peut transmettre à son tour.
La dernière partie nomme la tension que le programme décrit : le droit à l'oubli existe, et il faut savoir où sont les copies pour le faire valoir.
Le compte grandit à chaque tour, et l'original ne le rattrape pas.
- Trois copies
- Trois envois, trois comptes
- Le droit à l'oubli
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Fiche 4 — quinze ans, et pourquoi
Un seuil fixé par la loi, et les trois risques qui l'expliquent.
La majorité numérique est fixée à quinze ans par la loi du 7 juillet 2023. En dessous, il faut l'accord d'un parent ou d'un responsable légal pour s'inscrire seul sur un réseau social.
L'association et le tri portent sur le même seuil, sous deux formes. Quatre âges l'encadrent — onze, treize, quinze et dix-sept —, et quinze en fait partie : c'est le cas où l'on se trompe le plus, parce qu'on hésite entre « à partir de » et « après ».
Le document donne le chiffre avec sa raison, et jamais l'un sans l'autre. Le programme demande de faire identifier trois risques — cyberharcèlement, désinformation, risques pour la santé — POUR faire comprendre pourquoi un âge a été fixé.
La partie rédigée demande donc ce que le seuil écarte, et non ce qu'il vaut. Une règle se comprend par ce qu'elle protège.
Quinze ans fait partie des âges évalués : c'est le cas limite.
- Quatre âges
- Deux colonnes
- Pourquoi un seuil
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Fiche 5 — à qui profitent les traces
Des données personnelles se collectent, et elles servent à quelqu'un.
Une trace numérique, c'est ce qu'un usage laisse derrière lui : ce qu'on publie, mais aussi ce qu'on cherche, ce qu'on regarde, où et quand.
Le programme demande de comprendre pourquoi il faut les protéger, et il nomme deux usages : des usages commerciaux, et des fins politiques. Dans les deux cas, quelqu'un se sert de ce qu'on a laissé sans l'avoir demandé.
Le tri et le tableau reprennent les quatre publications de l'article et font écrire, pour chacune, qui est dessus et si l'accord a été donné. C'est la question qui range, et c'est la seule.
La partie rédigée définit enfin la réputation numérique : ce que l'ensemble des traces donne à penser d'une personne, sans qu'elle l'ait décidé. Elle se construit sans qu'on la voie se construire.
Les traces s'ajoutent, et personne ne les additionne pour nous.
- Quatre publications à ranger
- Qui est dessus, et l'accord
- La réputation numérique
Compétences travaillées
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Un droit qui ne dépend pas de l'âge
Savoir que l'enfant comme l'adulte a droit au respect de sa vie privée, et que ce droit vaut aussi en ligne.
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Le droit à l'image
Savoir qu'une image où l'on reconnait quelqu'un ne se publie qu'avec son accord — quel que soit l'endroit et quelle que soit la qualité de l'image.
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Compter les copies
Calculer combien d'exemplaires un contenu partagé compte au bout d'un tour, puis de deux, et voir combien échappent à celui qui l'a envoyé.
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Quinze ans, et pourquoi
Connaitre la majorité numérique et les trois risques qui l'expliquent, plutôt que le seul chiffre.
Le fait le plus difficile est une addition
Le programme demande de faire réfléchir aux traces numériques et nomme une tension : le droit à l'oubli existe, et il est difficile à faire effectivement valoir. Dit ainsi, cela reste une phrase.
Comptée, elle devient un fait. Une photo envoyée à trois amis existe en quatre exemplaires : le vôtre et les trois leurs. Si chacun la transmet à trois autres, elle en compte treize. Douze d'entre eux ne vous appartiennent pas — vous ne pouvez ni les voir, ni les effacer.
C'est une addition qu'un élève de sixième refait lui-même, et c'est ce qui rend le chapitre solide : il n'y a rien à croire sur parole.
Un seuil, et sa raison
La majorité numérique est fixée à quinze ans par la loi du 7 juillet 2023. En dessous, il faut l'accord d'un parent pour s'inscrire seul sur un réseau social.
Retenir le chiffre sans sa raison ne sert à rien, et le programme le dit explicitement : il demande de faire identifier les risques — cyberharcèlement, désinformation, risques pour la santé — POUR faire comprendre pourquoi un âge a été fixé.
La fiche 4 suit cet ordre. Elle donne les risques d'abord, le seuil ensuite, et fait écrire ce qui relie les deux.
Méthode et vérification
Quatre faits sont calculés plutôt que rappelés, et le plus difficile du chapitre est arithmétique. Ce à quoi une personne a droit, d'abord : la fonction qui le produit N'A AUCUN ACCÈS à son âge, si bien qu'un droit à deux vitesses est impossible à écrire et que les deux lignes du premier tableau sortent identiques. La licéité d'une publication ensuite, depuis le seul accord de qui figure sur l'image — et une publication ne peut pas être déclarée sans dire qui est dessus, ce qui oblige à se poser la question chaque fois. Le nombre de copies d'un contenu partagé, surtout : envoyé à trois personnes qui l'envoient chacune à trois, il existe en treize exemplaires après deux tours, dont douze qui n'appartiennent plus à celui qui a envoyé le premier. C'est une addition qu'un élève refait lui-même, et c'est la seule façon honnête de montrer ce que le programme appelle la « difficulté à faire effectivement valoir » le droit à l'oubli : en la comptant. Le seuil de la majorité numérique enfin, calculé depuis l'âge, avec les trois risques que le programme énumère déclarés à côté — le chiffre n'est pas à retenir, il est à comprendre. Deux contrôles bornent le reste : l'un refuse les notions de quatrième et de troisième, l'autre sept formules qui laisseraient croire qu'un contenu partagé se rattrape. Ce dernier se lit morceau par morceau, sur ce que l'article AFFIRME : une copie de chasse à l'erreur doit pouvoir écrire cette faute, puisque c'est elle qu'il faut corriger.
- Programme d'enseignement moral et civique du cours préparatoire à la classe terminale, arrêté du 29 mai 2024 (BO nº 24 du 13 juin 2024). Son article 3 l'applique à la classe de sixième à la rentrée de l'année scolaire 2026-2027. Section « Sixième : Apprendre à vivre dans une société démocratique », troisième partie : « Avoir des droits en tant que personne et respecter ceux des autres : l'exemple du droit à la vie privée » (5 à 6 heures). Les textes cités sont ceux que le programme nomme : la Convention internationale des droits de l'enfant et son article 16, la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, et la loi du 7 juillet 2023 qui fixe la majorité numérique.