Une fiche par entrée du programme
Le programme de géographie du CM2 ouvre l'année par le thème « Se déplacer ». Il ne demande pas d'apprendre une liste de moyens de transport, mais de comprendre pourquoi tel déplacement se fait de telle façon : selon la distance, selon le réseau qui existe, selon ce que le trajet coûte à l'environnement.
Les cinq fiches suivent les entrées du texte officiel : se déplacer au quotidien en France, se déplacer au quotidien ailleurs dans le monde, se déplacer de ville en ville, déplacement et développement durable — et, pour finir, ce qui rend tout cela possible : les réseaux et les aménagements.
Chaque fiche emploie un support différent. Une carte de France pour situer, un tableau pour calculer, un diagramme pour comparer, une carte mentale pour organiser. Ce n'est pas une variation d'habillage : on ne travaille pas la même compétence en lisant une carte et en complétant une chaîne de causes.
Tous les nombres sont calculés à partir des coordonnées réelles des villes. Les distances à vol d'oiseau sont contrôlées par recoupement avec des mesures publiées ; les durées et les rejets en découlent par division et multiplication. Aucune valeur n'est saisie à la main.
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Fiche 1 — se déplacer au quotidien en France
Situer sept villes sur une carte, choisir le mode adapté à la distance, calculer une durée de trajet.
La fiche s'ouvre sur une carte de France où sept villes sont placées par leurs coordonnées : Paris, Lille, Brest, Bordeaux, Marseille, Lyon, Strasbourg. Chacune porte un numéro, aucune ne porte son nom — c'est à l'élève de les reconnaitre.
Vient ensuite le choix du mode : on ne prend pas l'avion pour aller à l'école à huit cents mètres. Puis le calcul d'une durée, en divisant la distance par la vitesse et en écrivant le résultat en heures et minutes, comme le programme de mathématiques le demande au même niveau.
- Sept villes à situer par leurs coordonnées, pas par leur nom
- Le mode de transport se choisit d'abord sur la distance
- Une durée s'écrit en heures et minutes, jamais en heures décimales
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Fiche 2 — se déplacer au quotidien ailleurs dans le monde
Comparer les mobilités quotidiennes selon les lieux, et distinguer un mode de transport d'un réseau.
Partout, les habitants font chaque jour le même type de trajet ; ils ne le font pas avec les mêmes transports. La fiche fait relier trois situations — une grande ville dense, un village sans gare, un centre-ville plat — au mode qui y domine.
Un tri suit, qui sépare ce qui sert au quotidien de ce qui relie deux villes. Un seul mode peut figurer dans les deux colonnes, et c'est justement ce qui fait réfléchir.
- Un mode de transport n'existe que si le réseau qui le porte existe
- Trois situations, trois mobilités dominantes
- Réseau, mode, aménagement : trois mots à ne pas confondre
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Fiche 3 — se déplacer de ville en ville
Compléter un tableau de distances et de durées, puis lire un diagramme en barres.
Un tableau au départ de Paris, avec quatre destinations et des cases vides à compléter : tantôt la distance manque, tantôt la durée. Chaque durée s'obtient en divisant la distance par la vitesse moyenne du TGV.
Le diagramme en barres compare ensuite trois façons de faire Paris-Marseille. Il donne la durée du trajet lui-même — et la fiche fait remarquer que ce n'est pas la durée du voyage.
- Une durée se calcule : distance divisée par vitesse
- La durée du trajet n'est pas la durée du voyage
- À vol d'oiseau, toujours moins que par la route
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Fiche 4 — déplacement et développement durable
Corriger deux affirmations fausses, peser quatre modes de transport, justifier un choix.
Le programme demande d'étudier les déplacements « dans le cadre du développement durable : la lutte contre la pollution, le recyclage, les moyens de transport ». La fiche compare ce que rejette chaque mode pour un voyageur et un kilomètre.
Trois affirmations d'élèves ouvrent la fiche : une juste, deux fausses. La seconde erreur est la plus intéressante — croire que l'écart entre l'avion et le train change avec la distance.
- On compare toujours par voyageur et par kilomètre
- Le rapport entre deux modes ne change pas avec la distance
- Des ordres de grandeur, annoncés comme tels
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Fiche 5 — les réseaux et les aménagements
Organiser le thème en carte mentale, puis reconstituer la chaîne d'effets d'une nouvelle ligne.
La dernière fiche rassemble le thème en quatre branches : les modes, les réseaux, les aménagements, le développement durable. C'est une fiche de synthèse, à traiter après les quatre autres.
Une chaîne causale suit, dont deux maillons ont été effacés : comment une ligne à grande vitesse transforme une ville, de la construction jusqu'au réaménagement du quartier de la gare.
- Quatre branches pour tout le thème
- Le réseau est le chemin, l'aménagement l'équipement
- Un maillon se retrouve par ce qui l'entoure
Compétences travaillées
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Choisir un mode selon la distance
Huit cents mètres à pied, trois kilomètres à vélo, six cents kilomètres en train : la distance commande le choix avant toute autre considération.
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Calculer une durée de trajet
Diviser la distance par la vitesse, puis écrire le résultat en heures et minutes — la conversion que le programme de mathématiques demande au même niveau.
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Distinguer mode, réseau et aménagement
Le mode est ce avec quoi on se déplace, le réseau ce sur quoi on circule, l'aménagement ce qu'il a fallu construire pour que le réseau existe.
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Peser un déplacement
Comparer les rejets par voyageur et par kilomètre, et comprendre que le rapport entre deux modes ne dépend pas de la longueur du trajet.
Quel programme s'applique au CM2 cette année
La géographie du CM2 suit, en 2026-2027, l'arrêté du 9 novembre 2015 modifié — dans sa rédaction du 3 août 2020, publiée en annexe du Bulletin officiel nº 31 du 30 juillet 2020.
Un arrêté du 22 avril 2026 refond bien les programmes d'histoire-géographie du primaire, mais son article 3 échelonne l'entrée en vigueur : le cours préparatoire et le cours moyen première année dès la rentrée 2026, le cours moyen deuxième année seulement à la rentrée 2027-2028. Une fiche de CM2 bâtie cette année sur le texte de 2026 mettrait donc en défaut la classe qui l'emploie.
Les cinq fiches suivent les quatre entrées du thème 1 telles que le texte en vigueur les nomme, plus une synthèse.
Pourquoi les nombres sont calculés et non recopiés
Une fiche de géographie qui demande une distance et dont le corrigé porte un nombre écrit à la main n'apprend rien de sûr : le nombre peut être faux sans que rien ne le signale.
Ici, chaque distance est calculée à partir des coordonnées des villes, par la formule de la distance orthodromique. Le calcul est recoupé avec des distances mesurées et publiées de longue date — Paris-Marseille 661 km, Paris-Londres 344 km, Paris-New York 5 837 km. Si le calcul les retrouve, la formule et les coordonnées se valident l'une l'autre.
Les durées et les rejets suivent, par division et multiplication. Modifier une coordonnée modifierait l'énoncé et le corrigé ensemble : c'est le seul moyen qu'ils ne se contredisent jamais.
Méthode et vérification
Contenus originaux, cadrés sur le programme de géographie du cycle 3 en vigueur au CM2 en 2026-2027. Distances calculées depuis les coordonnées des villes et recoupées avec des mesures publiées ; durées et rejets dérivés par le calcul. Vitesses et émissions données en ordres de grandeur arrondis, annoncés comme tels sur chaque fiche.