Géographie · CM2 · Exercice

Se déplacer CM2 — exercices de géographie (PDF + corrigés)

Cinq fiches d'exercices sur le thème « Se déplacer », premier thème de géographie du CM2. Chacune travaille une entrée différente du programme, avec sa carte, son tableau ou son diagramme — et son corrigé détaillé.

CM2 Géographie Exercice
Durée 40 min
Barème Sur 20
Format PDF A4
Accès Gratuit
Quatre bandes de hauteur croissante : 800 m à pied, 3 km à vélo, 660 km en TGV, 5 840 km en avion, chacune avec sa durée de trajet.

Une fiche par entrée du programme

Le programme de géographie du CM2 ouvre l'année par le thème « Se déplacer ». Il ne demande pas d'apprendre une liste de moyens de transport, mais de comprendre pourquoi tel déplacement se fait de telle façon : selon la distance, selon le réseau qui existe, selon ce que le trajet coûte à l'environnement.

Les cinq fiches suivent les entrées du texte officiel : se déplacer au quotidien en France, se déplacer au quotidien ailleurs dans le monde, se déplacer de ville en ville, déplacement et développement durable — et, pour finir, ce qui rend tout cela possible : les réseaux et les aménagements.

Chaque fiche emploie un support différent. Une carte de France pour situer, un tableau pour calculer, un diagramme pour comparer, une carte mentale pour organiser. Ce n'est pas une variation d'habillage : on ne travaille pas la même compétence en lisant une carte et en complétant une chaîne de causes.

Tous les nombres sont calculés à partir des coordonnées réelles des villes. Les distances à vol d'oiseau sont contrôlées par recoupement avec des mesures publiées ; les durées et les rejets en découlent par division et multiplication. Aucune valeur n'est saisie à la main.

1 sur 5

Fiche 1 — se déplacer au quotidien en France

Situer sept villes sur une carte, choisir le mode adapté à la distance, calculer une durée de trajet.

On ne choisit pas son mode de transport au hasard : cela dépend de la distance, du temps disponible et de ce qui existe autour de soi. La fiche commence par situer sept villes françaises sur une carte, ce qui donne les repères spatiaux dont tout le reste du thème dépend.

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Le QCM de l'exercice 2 fait choisir le mode adapté à quatre déplacements du quotidien, et sa question explique pourquoi le métro dépasse le bus en ville : il circule sur une voie qui lui est réservée, alors que le bus partage la chaussée. L'aménagement explique la vitesse.

Le dernier exercice calcule des durées à partir de distances et de vitesses — division, puis conversion en minutes. Sa dernière question fait constater une proportionnalité : le vélo va trois fois plus vite que la marche, donc la durée est trois fois plus petite. Le rapport s'inverse, et c'est une notion que les élèves rencontrent ici pour la première fois.

Un point de vocabulaire y est posé : « à vol d'oiseau » signifie en ligne droite, sans suivre les routes.

  • Sept villes à situer par leurs coordonnées, pas par leur nom
  • Le mode de transport se choisit d'abord sur la distance
  • Une durée s'écrit en heures et minutes, jamais en heures décimales

2 sur 5

Fiche 2 — se déplacer au quotidien ailleurs dans le monde

Comparer les mobilités quotidiennes selon les lieux, et distinguer un mode de transport d'un réseau.

Partout, les habitants font chaque jour le trajet du logement au travail ou à l'école — mais pas avec les mêmes moyens. L'exercice 1 relie plusieurs situations, de la mégapole asiatique au village rural, au mode de transport qui y domine.

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Sa question porte sur la cause : pourquoi la voiture domine-t-elle à la campagne ? Parce qu'il n'y a pas de réseau. Sans gare ni ligne de bus, il ne reste rien d'autre, et le choix n'en est pas un. C'est l'idée centrale du thème, énoncée ici pour la première fois.

L'exercice 2 range six modes selon qu'ils servent au quotidien ou aux longs trajets, et sa question isole celui qui figure dans les deux colonnes : le train, dont le TER assure des trajets quotidiens quand le TGV assure les longs. Le dernier exercice fait définir le mot « réseau », qui reviendra dans les quatre fiches suivantes.

Le train est le mode qui traverse les deux colonnes : TER pour le quotidien, TGV entre les villes — un même réseau ferré, à deux échelles.

  • Un mode de transport n'existe que si le réseau qui le porte existe
  • Trois situations, trois mobilités dominantes
  • Réseau, mode, aménagement : trois mots à ne pas confondre

3 sur 5

Fiche 3 — se déplacer de ville en ville

Compléter un tableau de distances et de durées, puis lire un diagramme en barres.

Les longs trajets se calculent : on divise la distance par la vitesse. Le tableau de l'exercice 1 fait compléter quatre cases manquantes — tantôt une durée, tantôt une distance — ce qui oblige à employer la relation dans les deux sens.

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Sa dernière question compare deux distances sans les diviser : Marseille est-elle deux fois plus loin que Lyon ? Presque, mais pas tout à fait — 660 km contre 390. Estimer un rapport et le corriger vaut mieux que calculer sans regarder ce que le résultat signifie.

L'exercice 2 lit un diagramme comparant les durées d'un même trajet selon le mode, et le dernier exercice nuance ce que le diagramme montre. L'avion met cinquante minutes en vol, mais il faut rejoindre l'aéroport et enregistrer ; et la route est toujours plus longue qu'à vol d'oiseau, parce qu'elle contourne les reliefs et les villes.

Une remarque utile pour tout le thème : la distance par la route est toujours plus longue que la distance à vol d'oiseau, parce que la route contourne les reliefs, les villes et les cours d'eau.

  • Une durée se calcule : distance divisée par vitesse
  • La durée du trajet n'est pas la durée du voyage
  • À vol d'oiseau, toujours moins que par la route

4 sur 5

Fiche 4 — déplacement et développement durable

Corriger deux affirmations fausses, peser quatre modes de transport, justifier un choix.

On compare les rejets pour un voyageur et un kilomètre : c'est la seule façon de mettre sur le même plan un avion et un vélo. Les trois copies de l'exercice 1 contiennent deux erreurs, dont l'une croit que le vélo rejette un peu de gaz. Il n'en rejette aucun, faute de moteur.

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La seconde erreur est plus subtile : croire que l'écart entre deux modes change avec la distance. Il ne change pas, puisque la comparaison est déjà rapportée au kilomètre. Repérer cette faute suppose d'avoir compris ce que l'unité de comparaison signifie.

L'exercice 2 range quatre modes du moins au plus polluant à partir d'un diagramme, et le dernier exercice calcule les rejets d'un trajet réel. Sa dernière question porte sur la voiture partagée : à quatre passagers, elle rejette autant, mais le rejet se divise par quatre par voyageur. Le total et la part ne varient pas ensemble.

Les valeurs employées sont des ordres de grandeur arrondis, et la fiche le dit. Une précision au dixième de gramme ferait croire à une exactitude que la moyenne d'un parc de véhicules n'a pas.

  • On compare toujours par voyageur et par kilomètre
  • Le rapport entre deux modes ne change pas avec la distance
  • Des ordres de grandeur, annoncés comme tels

5 sur 5

Fiche 5 — les réseaux et les aménagements

Organiser le thème en carte mentale, puis reconstituer la chaîne d'effets d'une nouvelle ligne.

La dernière fiche rassemble le thème dans une carte mentale à quatre branches : les modes, les réseaux, les aménagements, le développement durable. Sa question fait distinguer les deux mots du milieu — le réseau est l'ensemble des lignes qu'on emprunte, l'aménagement ce qu'on a construit pour y accéder.

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L'exercice 2 reconstitue une chaîne de causes : une nouvelle ligne raccourcit le trajet vers la capitale, ce qui change les habitudes, ce qui modifie la commune elle-même. Deux maillons sont effacés, et les retrouver demande de suivre la logique plutôt que de se souvenir.

Le dernier exercice tire les conséquences pratiques. Un village sans gare ni bus contraint ses habitants à la voiture — l'absence d'aménagement décide du mode de transport. Et construire des pistes cyclables agit sur la pollution, non par la piste elle-même, mais parce qu'elle rend le vélo praticable.

Le thème se referme sur une idée simple : là où rien n'a été construit, certains déplacements sont tout simplement impossibles.

  • Quatre branches pour tout le thème
  • Le réseau est le chemin, l'aménagement l'équipement
  • Un maillon se retrouve par ce qui l'entoure

Compétences travaillées

  • Choisir un mode selon la distance

    Huit cents mètres à pied, trois kilomètres à vélo, six cents kilomètres en train : la distance commande le choix avant toute autre considération.

  • Calculer une durée de trajet

    Diviser la distance par la vitesse, puis écrire le résultat en heures et minutes — la conversion que le programme de mathématiques demande au même niveau.

  • Distinguer mode, réseau et aménagement

    Le mode est ce avec quoi on se déplace, le réseau ce sur quoi on circule, l'aménagement ce qu'il a fallu construire pour que le réseau existe.

  • Peser un déplacement

    Comparer les rejets par voyageur et par kilomètre, et comprendre que le rapport entre deux modes ne dépend pas de la longueur du trajet.

Quel programme s'applique au CM2 cette année

La géographie du CM2 suit, en 2026-2027, l'arrêté du 9 novembre 2015 modifié — dans sa rédaction du 3 août 2020, publiée en annexe du Bulletin officiel nº 31 du 30 juillet 2020.

Un arrêté du 22 avril 2026 refond bien les programmes d'histoire-géographie du primaire, mais son article 3 échelonne l'entrée en vigueur : le cours préparatoire et le cours moyen première année dès la rentrée 2026, le cours moyen deuxième année seulement à la rentrée 2027-2028. Une fiche de CM2 bâtie cette année sur le texte de 2026 mettrait donc en défaut la classe qui l'emploie.

Les cinq fiches suivent les quatre entrées du thème 1 telles que le texte en vigueur les nomme, plus une synthèse.

Pourquoi les nombres sont calculés et non recopiés

Une fiche de géographie qui demande une distance et dont le corrigé porte un nombre écrit à la main n'apprend rien de sûr : le nombre peut être faux sans que rien ne le signale.

Ici, chaque distance est calculée à partir des coordonnées des villes, par la formule de la distance orthodromique. Le calcul est recoupé avec des distances mesurées et publiées de longue date — Paris-Marseille 661 km, Paris-Londres 344 km, Paris-New York 5 837 km. Si le calcul les retrouve, la formule et les coordonnées se valident l'une l'autre.

Les durées et les rejets suivent, par division et multiplication. Modifier une coordonnée modifierait l'énoncé et le corrigé ensemble : c'est le seul moyen qu'ils ne se contredisent jamais.

Méthode et vérification

Contenus originaux, cadrés sur le programme de géographie du cycle 3 en vigueur au CM2 en 2026-2027. Distances calculées depuis les coordonnées des villes et recoupées avec des mesures publiées ; durées et rejets dérivés par le calcul. Vitesses et émissions données en ordres de grandeur arrondis, annoncés comme tels sur chaque fiche.

Rédaction : Équipe pédagogique Fiches Scolaires Mise à jour :
  • Arrêté du 9 novembre 2015 modifié — programme d'enseignement du cycle de consolidation (cycle 3), annexe 2 du Bulletin officiel nº 31 du 30 juillet 2020, partie « Histoire et géographie », classe de CM2.
  • Arrêté du 22 avril 2026, article 3 — échelonnement de l'entrée en vigueur des nouveaux programmes par niveau.

Questions fréquentes

Ces fiches suivent-elles le nouveau programme de 2026 ?
Non, et c'est volontaire. L'arrêté du 22 avril 2026 ne s'applique au CM2 qu'à la rentrée 2027-2028 : son article 3 réserve la rentrée 2026 au cours préparatoire et au cours moyen première année. Le texte en vigueur au CM2 cette année reste l'arrêté du 9 novembre 2015 modifié, dans sa rédaction de 2020. Ces fiches le suivent.
Pourquoi les vitesses et les rejets sont-ils arrondis ?
Parce qu'il s'agit de moyennes. Donner 138,4 grammes par voyageur et par kilomètre pour la voiture ferait croire à une précision que la moyenne d'un parc automobile n'a pas. Le programme de sciences du même cycle demande d'ailleurs de travailler la vitesse en « unités et ordres de grandeur ». Chaque fiche le rappelle dans son encadré.
Les distances sont-elles celles de la route ou celles à vol d'oiseau ?
À vol d'oiseau, et les fiches le disent explicitement. C'est la distance en ligne droite, celle que l'on calcule à partir des coordonnées. La route est toujours plus longue, puisqu'elle contourne les reliefs, les villes et les cours d'eau — une des questions de la fiche 3 porte précisément là-dessus.
Faut-il traiter les cinq fiches dans l'ordre ?
Les quatre premières peuvent se traiter dans n'importe quel ordre : elles correspondent aux entrées du programme et ne dépendent pas les unes des autres. La cinquième est une synthèse — carte mentale et chaîne causale — et suppose que les autres aient été vues.
Ce thème est-il le même que « Habiter une métropole » en 6e ?
Non. « Habiter » est le thème du collège et porte sur la façon d'occuper un espace ; « Se déplacer » porte sur la mobilité, les modes et les réseaux de transport. Ces fiches ne reprennent rien des articles de 6e du site, et un contrôle interdit d'y employer le vocabulaire qui leur revient.
Y a-t-il un article d'évaluation sur ce thème ?
Ces fiches sont des fiches d'exercices : elles font travailler une compétence à la fois, avec une difficulté progressive. Une évaluation, elle, mesure tout le chapitre sur un sujet complet noté sur vingt. Les deux existent séparément sur le site, avec des contenus distincts.