Géographie · 6ème · Exercice

Habiter un espace exposé aux risques en 6e (PDF + corrigés)

Un volcan sur une île déserte n'est pas un risque : il manque les habitants.

6ème Géographie Exercice
Durée 45 min
Barème Sur 20
Format PDF A4
Accès Gratuit
Quatre lieux, le nombre de leurs habitants et la réponse qui en découle : aléa seul, ou risque.

Ce que ces fiches font travailler

Distinguer l'aléa du risque, séparer les aléas naturels des aléas anthropiques, situer les grandes aires sismiques et cycloniques, nommer deux catastrophes anthropiques et expliquer pourquoi deux sociétés ne subissent pas la même chose.

Chaque réponse est calculée par le module avant que la fiche ne soit produite : le risque, la vulnérabilité, l'aire de chaque événement cité.

Le tout en cinq formats différents, chacun employé exactement deux fois.

1 sur 5

Fiche 1 — un aléa, est-ce un risque ?

Un volcan sur une île déserte n'est pas un risque : il manque les habitants.

Le programme pose la question dès son intitulé : « Qu'est-ce qu'un risque ? » La réponse tient en une condition, et cette fiche la fait appliquer quatre fois.

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Un ALÉA est un événement qui peut se produire : un séisme, un cyclone, une éruption, une inondation. Il n'a encore blessé personne, et il se produit qu'on l'observe ou non.

Le RISQUE, lui, suppose quelqu'un. Un volcan sur une île déserte peut entrer en éruption cent fois : sans habitants, il n'y a rien à perdre. Le même volcan au-dessus d'une ville de trois millions d'habitants devient l'un des risques les plus surveillés du monde.

La troisième pièce est la VULNÉRABILITÉ : non pas la force de l'aléa, mais ce qui manque pour lui résister. C'est elle qui explique que le même cyclone ne fasse pas les mêmes dégâts des deux côtés d'une mer.

Une seule question tranche : y a-t-il quelqu'un ?

  • Quatre cases à remplir
  • Trois lignes à cocher
  • La question qui tranche

2 sur 5

Fiche 2 — naturel ou anthropique ?

Le dérèglement climatique aggrave les cyclones, pas les séismes.

Le programme demande de distinguer « ce qui distingue les risques naturels des risques anthropiques ». Le mot vient du grec anthrôpos, l'être humain.

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Les aléas naturels viennent de la Terre ou de l'atmosphère : séisme, éruption, cyclone, inondation, sécheresse, feu de forêt. Les aléas anthropiques viennent d'une activité que des hommes ont installée là : accident industriel, accident nucléaire, marée noire.

Le programme demande aussi de comprendre « l'aggravation des risques naturels par un dérèglement climatique d'origine anthropique ». Une mer plus chaude nourrit des cyclones plus intenses ; une mer plus haute inonde plus loin ; des étés plus secs allongent les sécheresses et les feux.

Mais cette aggravation ne porte pas sur tout, et c'est l'erreur la plus fréquente du chapitre : le dérèglement climatique ne fait pas bouger les plaques. Un contrôle du module refuse d'annoncer le contraire.

Le climat aggrave l'eau et l'air, pas les plaques.

  • Quatre lignes à cocher
  • Sept aléas à ranger
  • Ce que le climat change

3 sur 5

Fiche 3 — les aires soumises aux risques

Trois aires sismiques, quatre aires cycloniques, et les noms que prend le même vent.

Le programme demande de localiser sur un planisphère « les principales aires soumises à des risques sismiques et cycloniques ». Cette fiche en porte sept : trois sismiques, quatre cycloniques.

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Les séismes se concentrent là où les plaques de l'écorce terrestre se rencontrent : tout autour du Pacifique — la ceinture de feu — et sur une longue bande qui va de la Méditerranée à l'Himalaya.

Les cyclones, eux, naissent au-dessus des mers chaudes des régions tropicales, et changent de nom selon l'endroit : ouragan dans l'Atlantique et les Caraïbes, typhon dans le Pacifique nord-ouest, cyclone dans l'océan Indien.

Aucune de ces boîtes n'est dessinée à l'œil : un contrôle vérifie que chacune contient un événement réellement cité — le séisme du Tohoku, l'ouragan Katrina, le typhon Haiyan, les cyclones Sidr et Idai. Et ce ne sont pas des frontières : un séisme peut se produire ailleurs.

Une aire n'est pas une frontière.

  • Sept aires à ranger
  • Trois copies à corriger
  • Le même vent, trois noms

4 sur 5

Fiche 4 — deux catastrophes anthropiques

Bhopal et Tchernobyl : le danger n'est pas venu de la Terre, il a été bâti là.

Le programme demande de localiser « deux catastrophes anthropiques en les nommant ». Ces fiches retiennent les deux plus connues.

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BHOPAL, en Inde, en 1984 : une usine de produits chimiques laisse échapper un gaz mortel au-dessus d'une ville endormie. C'est la catastrophe industrielle la plus meurtrière de l'histoire.

TCHERNOBYL, en Ukraine, en 1986 : un réacteur nucléaire explose au cours d'un essai. Une région entière est évacuée, et elle reste interdite aujourd'hui encore.

Ce qui les distingue des autres se calcule : ni l'une ni l'autre ne tombe dans une aire sismique ou cyclonique de la carte. Le danger n'est pas venu de la Terre, il a été construit là — et c'est pourquoi on ne parle pas de catastrophe naturelle à leur sujet.

Le danger a été bâti là, pas subi.

  • Quatre copies à corriger
  • Trois traits à tracer
  • Le mot juste

5 sur 5

Fiche 5 — l'inégale vulnérabilité

Deux pays en développement, trois mesures d'écart : la vulnérabilité se construit.

Dernière question du programme : « Vit-on de la même manière face au risque dans le monde ? » Non — et cette fiche fait mesurer l'écart au lieu de le décrire.

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Cinq moyens de se protéger : un système d'alerte, des normes de construction, des exercices d'évacuation, un plan de secours, des abris ou des digues. La vulnérabilité d'une société est le nombre de ceux qui lui manquent.

Le Japon les a tous les cinq : ses immeubles plient sans rompre, une alerte se déclenche avant les secousses, et les écoliers s'entrainent chaque année. Il ne lui en manque aucun.

Le Bangladesh, pays en développement, en a quatre : des milliers d'abris anticycloniques et un réseau de volontaires qui préviennent village par village. Haïti, en 2010, n'en avait qu'un. Trois mesures séparent deux pays de même niveau de développement : la vulnérabilité se construit, et elle se réduit.

La vulnérabilité se construit, elle ne se subit pas.

  • Trois traits à tracer
  • Six cases à remplir
  • Ce que la richesse n'explique pas

Compétences travaillées

  • Aléa n'est pas risque

    Un volcan sur une île déserte est un aléa. Le même volcan au-dessus d'une ville est un risque.

  • La vulnérabilité se compte

    Cinq moyens de se protéger ; la vulnérabilité est le nombre de ceux qui manquent.

  • Le climat n'aggrave pas tout

    Cyclones, inondations, sécheresses, feux — mais ni les séismes ni les éruptions.

  • Deux catastrophes à nommer

    Bhopal en Inde en 1984, Tchernobyl en Ukraine en 1986 : le danger a été bâti là.

Un thème qui commence à la rentrée 2027

L'arrêté du 22 avril 2026 réécrit l'histoire-géographie du cycle 3. Il s'applique au CM1 dès cette rentrée, mais à la sixième seulement en 2027 : cette année, la sixième suit encore la rédaction de 2020.

Ce que l'arrêté change pour la géographie de sixième est important. « Habiter un espace de faible densité » et « habiter les littoraux » quittent le niveau. À leur place viennent quatre thèmes, dont celui-ci : habiter un espace exposé aux risques.

Ces fiches sont donc écrites pour 2027. Elles ne décrivent pas le programme en vigueur cette année, et le disent.

Ce que la richesse n'explique pas

Le programme demande d'expliquer « l'inégale vulnérabilité des sociétés à l'échelle mondiale ». La réponse facile serait : les pays pauvres subissent davantage. Elle est fausse deux fois.

D'abord parce qu'ils ne subissent pas plus d'aléas : les séismes et les cyclones ne choisissent pas leurs victimes. Ensuite parce que deux pays également pauvres peuvent être très inégalement préparés. Le Bangladesh a bâti des milliers d'abris anticycloniques et formé un réseau de volontaires ; il ne lui manque qu'une mesure sur cinq. Haïti, en 2010, n'en avait qu'une seule.

Trois mesures d'écart entre deux pays en développement : c'est ce que la cinquième fiche fait comparer, et un contrôle exige que ce contre-exemple figure dans les données. Sans lui, l'article enseignerait le cliché au lieu de le défaire.

Méthode et vérification

La difficulté de ce thème n'est pas la matière, ce sont les trois mots. Un ALÉA est un événement qui peut se produire ; le RISQUE n'existe que si une population est exposée ; la VULNÉRABILITÉ compte ce qui manque à cette population pour se protéger. Ces trois définitions ne sont pas des phrases à retenir sur ces fiches, ce sont des CALCULS. Le module refuse de construire un risque sur un espace sans habitant : la faute ne peut pas s'écrire, et le tableau de la première fiche est corrigé par ce refus. La vulnérabilité, elle, est le nombre de mesures de prévention qui manquent, sur une liste fermée de cinq — jamais une appréciation. Le planisphère pose le même principe : ses sept aires ne sont pas dessinées à l'œil, et un contrôle vérifie que chaque séisme et chaque cyclone cité tombe bien dans une aire de son type, puis que les deux catastrophes anthropiques n'en touchent AUCUNE — ce qui est précisément ce qu'elles doivent montrer. Un dernier contrôle refuse d'annoncer aggravé par le dérèglement climatique un aléa qui ne l'est pas : les cyclones, les inondations, les sécheresses et les feux le sont ; les séismes et les éruptions ne le sont pas, parce que le mouvement des plaques ne dépend pas du temps qu'il fait. C'est l'erreur la plus fréquente du chapitre, et une liste fermée l'écarte.

Rédaction : Fiches Scolaires Mise à jour :
  • Programme d'histoire-géographie pour le cycle 3, arrêté du 22 avril 2026 (BO nº 22 du 28 mai 2026), géographie de la classe de sixième, thème 4 : « Habiter un espace exposé aux risques dans le contexte du dérèglement climatique », 9 à 12 heures. Les trois questions du programme sont citées mot pour mot : « Comment les sociétés vivent-elles avec le risque dans le contexte du dérèglement climatique ? Qu'est-ce qu'un risque ? Vit-on de la même manière face au risque dans le monde ? » Les trois mots-clés — aléa, risque, vulnérabilité — sont ceux du texte, et une liste fermée l'assure. ATTENTION : cet arrêté s'applique à la classe de sixième à la RENTRÉE 2027. Cette année, la sixième suit encore la rédaction de 2020 (BO nº 31 du 30 juillet 2020), qui traite « habiter un espace de faible densité » et « habiter les littoraux » — deux thèmes que l'arrêté de 2026 retire du niveau.

Questions fréquentes

Ce thème est-il au programme cette année ?
Non. L'arrêté du 22 avril 2026 s'applique à la sixième à la rentrée 2027. Cette année, la sixième suit encore la rédaction de 2020.
Quelle différence entre un aléa et un risque ?
L'aléa est l'événement qui peut se produire ; le risque n'existe que si une population y est exposée. Un cyclone sur un atoll inhabité est un aléa, pas un risque.
Le dérèglement climatique provoque-t-il plus de séismes ?
Non. Les séismes viennent du mouvement des plaques de l'écorce terrestre, qui ne dépend pas du climat. Le dérèglement climatique aggrave les cyclones les plus intenses, les inondations, les sécheresses et les feux.
Quelles catastrophes anthropiques faut-il connaitre ?
Le programme en demande deux, nommées. Ces fiches retiennent Bhopal, en Inde, en 1984, et Tchernobyl, en Ukraine, en 1986.