Ce que ces cinq sujets évaluent
Reconnaître une forme d'énergie dans une situation ; distinguer la pesanteur du mouvement ; différencier les ressources selon ce qu'elles émettent ; compléter une chaîne de trois puis de quatre maillons ; et justifier l'ordre dans lequel elle se lit.
Chaque réponse est calculée par le module avant que le sujet ne soit produit, et un contrôle vérifie qu'aucune donnée n'est reprise des fiches d'exercices.
Cinq sujets, cinq couples de formats, tous complémentaires de ceux des fiches d'exercices.
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Évaluation 1 — reconnaître une forme d'énergie
Quatre situations à nommer, et six à ranger entre hauteur et mouvement.
Le premier sujet évalue l'attendu qui ouvre le thème : identifier une forme d'énergie dans une situation donnée.
Les quatre situations du tableau ne sont pas celles des fiches d'exercices, et un contrôle le vérifie avant la production. Elles couvrent les TROIS formes que les fiches n'avaient pas fait nommer — électrique, nucléaire et lumineuse — et reprennent la quatrième, thermique, dans une situation entièrement différente.
Le tri, lui, oppose les deux formes que l'on confond le plus. L'énergie de pesanteur tient à la hauteur, la cinétique au mouvement — et un livre posé sur une étagère possède la première sans la seconde. Six situations, trois de chaque côté : un contrôle vérifie cet équilibre, pour que le hasard ne donne aucun avantage.
Les deux dernières questions demandent d'expliquer, et non de nommer : pourquoi un skieur immobile possède de l'énergie, et pourquoi certaines formes ne se mettent pas en réserve.
La hauteur ou le mouvement, pas les deux.
- Quatre situations
- Six situations à ranger
- Deux questions de cours
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Évaluation 2 — les ressources en énergie
Quatre ressources, quatre raisons — dont une qui n'a pas de réponse toute faite.
Le deuxième sujet porte sur les huit ressources que le programme nomme, et sur la raison de leur caractère renouvelable ou non.
L'association demande le POURQUOI, quand celle des fiches d'exercices demandait la CONSÉQUENCE. Le pétrole a mis des millions d'années à se former, un arbre repousse en quelques dizaines d'années, le vent souffle sans qu'on l'épuise : ce sont des durées, pas des effets.
La quatrième paire est celle qui compte. Le dihydrogène ne se récolte nulle part — on le fabrique — et l'élève doit relier cette raison-là, non un classement.
La question qui suit va au bout : le dihydrogène est-il renouvelable ? Le corrigé attribue trois points à une réponse qui refuse de trancher et dit pourquoi, et ZÉRO à un oui comme à un non. C'est une des rares questions où cocher au hasard ne rapporte rien.
Une bonne réponse peut être un refus de trancher.
- Quatre traits à tracer
- Trois lignes à cocher
- Deux questions d'esprit critique
3 sur 5
Évaluation 3 — ce qu'on rejette
Une chaîne à compléter, et sept ressources rangées sur ce qu'elles émettent.
Le troisième sujet fait travailler l'attendu que les élèves confondent le plus souvent avec le précédent : les conséquences sur l'environnement.
Le tri ne demande pas si la ressource se reconstitue, mais ce que son utilisation ÉMET. Et les deux colonnes ne tombent pas au même endroit que celles des fiches : le bois passe du côté des émetteurs, l'uranium du côté de ceux qui n'émettent pas. Un contrôle vérifie que les deux tris diffèrent.
La chaîne, elle, est celle d'une centrale hydro-électrique — un dispositif que le programme nomme lui-même, à côté de l'éolienne. Trois maillons, dont le deuxième a été effacé.
La troisième question du premier exercice est la plus exigeante du sujet : pourquoi le premier maillon est-il de l'énergie de pesanteur, et non cinétique ? Parce qu'au départ, l'eau du lac ne bouge pas : elle est simplement retenue en hauteur.
Le bois change de colonne d'un tri à l'autre.
- Un maillon à retrouver
- Sept ressources à ranger
- Deux questions de comparaison
4 sur 5
Évaluation 4 — quatre dispositifs
Quatre conversions à relier, et trois chaînes à lire par leurs deux bouts.
Le quatrième sujet fait écrire des conversions complètes, puis seulement les deux bouts d'autres chaînes.
Les quatre dispositifs de l'association n'apparaissent pas dans les fiches d'exercices : une centrale à charbon, une lampe de vélo à dynamo, un téléphone qui charge et un moulin à eau. Chacun est relié à la phrase qui décrit sa conversion, composée par le module à partir de la chaîne déclarée.
Le téléphone qui charge est le plus instructif des quatre : il fait l'inverse d'une lampe de poche. L'électricité y devient une réserve chimique, quand la pile de la lampe fait le chemin contraire. La première question de raisonnement porte là-dessus.
La seconde revient sur un fait que la quatrième fiche d'exercices avait établi : deux machines très différentes peuvent réaliser la même conversion. Un moulin à eau et un objet qui tombe convertissent tous deux de l'énergie de pesanteur en énergie cinétique.
Charger, c'est la conversion inverse d'éclairer.
- Quatre traits à tracer
- Trois dispositifs
- Deux questions de méthode
5 sur 5
Évaluation 5 — quatre maillons
Une chaîne de quatre formes, un trou, et l'ordre à justifier.
Le dernier sujet présente la chaîne la plus longue du chapitre : quatre formes d'énergie, trois flèches, et un maillon effacé au milieu.
Une centrale à charbon brûle son combustible pour chauffer de l'eau ; la vapeur fait tourner une turbine, qui entraîne un générateur. Le maillon manquant est celui du mouvement, et ce qui l'entoure suffit à le retrouver.
La troisième question demande si la chaîne pourrait se lire à l'envers. La réponse attendue ne se contente pas d'un non : elle dit ce que l'inverse décrirait, c'est-à-dire une centrale qui fabriquerait du charbon avec de l'électricité.
Les deux dernières questions comparent. Une centrale à charbon et une centrale nucléaire ne diffèrent que par leur premier maillon ; une éolienne, elle, a une chaîne bien plus courte, parce que le vent lui fournit directement le mouvement que les autres doivent obtenir en chauffant.
Une chaîne décrit une machine, pas une idée.
- Un maillon à retrouver
- Trois lignes à cocher
- Deux questions de comparaison
Compétences travaillées
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Cinq sujets sur 20 points
Chacun est autonome : huit, six et six points, et un barème détaillé dans le corrigé.
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Entièrement en noir et blanc
Aucun tracé coloré : les sujets s'impriment tels quels sur n'importe quelle imprimante.
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Les deux tris ne se recouvrent pas
Celui des fiches range sur « se reconstitue » ; celui-ci sur « émet des gaz à effet de serre ».
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Une question sans réponse tranchée
Le dihydrogène : le corrigé refuse le oui comme le non, et attend l'explication.
Ce que ces cinq sujets mesurent vraiment
Une évaluation sur l'énergie peut se réduire à réciter sept mots. Celle-ci demande de les employer : reconnaître une forme dans une situation, retrouver un maillon manquant, justifier un ordre, et refuser une question mal posée.
Le premier sujet oppose les deux formes que l'on confond le plus. L'énergie de pesanteur tient à la HAUTEUR, la cinétique au MOUVEMENT — et un livre posé sur une étagère en possède une sans l'autre. Six situations à ranger, trois de chaque côté.
Le dernier demande si une chaîne pourrait se lire à l'envers. La réponse attendue ne se contente pas de « non » : elle dit ce que l'inverse décrirait, c'est-à-dire une centrale qui fabriquerait du charbon avec de l'électricité.
Une question dont la bonne réponse est de ne pas trancher
Le programme demande de rechercher des informations sur les ressources « en exerçant son esprit critique ». Le deuxième sujet prend cette exigence au mot.
Il demande si le dihydrogène est une ressource renouvelable. La question n'a pas de réponse toute faite : on ne le récolte pas, on le fabrique avec de l'électricité, et son caractère renouvelable dépend entièrement de l'origine de cette électricité.
Le barème du corrigé est donc explicite : trois points pour une réponse qui refuse de trancher ET dit pourquoi, zéro pour un oui ou un non seul, quel qu'il soit. C'est une des rares questions où cocher au hasard ne rapporte rien.
Méthode et vérification
Les cinq couples de formats employés ici sont les cinq COMPLÉMENTAIRES de ceux des fiches d'exercices, et un contrôle compare les deux articles avant de produire : aucune situation, aucune association, aucune chaîne et aucun dispositif de tableau n'est repris de l'autre côté. Quatre chaînes ont d'ailleurs été ajoutées au module pour cette évaluation, dont la centrale hydro-électrique, que le programme nomme lui-même. Le point le plus intéressant est ailleurs : les deux tris ne posent pas la même question. Celui des fiches range les ressources selon qu'elles se reconstituent ; celui du sujet 3 les range selon ce qu'elles ÉMETTENT. Les deux colonnes ne tombent donc pas au même endroit : le bois est renouvelable ET émetteur, l'uranium s'épuise ET n'émet rien — et c'est précisément ce que l'élève doit avoir compris. Un contrôle vérifie que les deux tris diffèrent, et un autre que le contre-exemple est présent : sans une ressource renouvelable qui émet, la première question du sujet 3 n'aurait pas de réponse. Le sujet 2, enfin, porte sur le dihydrogène, dont le corrigé attribue zéro point à toute réponse tranchée, oui comme non.
- Programme de sciences et technologie du cycle 3, arrêté du 15 juin 2023 (BO nº 25 du 22 juin 2023), thème « Matière, mouvement, énergie, information », colonne de la classe de sixième. Les cinq sujets évaluent les attendus de cette colonne, cités mot pour mot dans la notice des fiches d'exercices : identifier les sept formes d'énergie dans des situations variées, rendre compte d'une conversion par la représentation d'une chaîne énergétique, différencier les ressources selon leur caractère renouvelable à l'échelle temporelle de la vie humaine, et caractériser leurs conséquences sur l'environnement. Le texte est en vigueur en sixième depuis la rentrée 2023.