Le programme dit « réseau », et jamais « chaîne »
Le texte du cycle 3 demande de « mettre en évidence l'interdépendance des différents êtres vivants dans un réseau trophique ». Mesuré dans ce texte : « réseau trophique » y figure, « chaîne alimentaire » n'y figure pas une seule fois.
La différence n'est pas un mot. Une chaîne est une file : chaque organisme y mange une chose et n'est mangé que par une autre. Un réseau a des embranchements — un même animal mange plusieurs choses et se fait manger par plusieurs autres. C'est ce qui rend le milieu solide : retirer un maillon coupe une file, mais un réseau garde d'autres chemins.
Le module de calcul qui produit ces fiches refuse un jeu de données qui n'aurait qu'un seul chemin, ou dont aucun organisme ne mangerait deux choses. Une chaîne déguisée en réseau ne peut pas sortir de la chaîne de production.
Une flèche du réseau se lit toujours « est mangé par » : elle part de ce qui est mangé. Lue à l'envers, elle donne des phrases qui se tiennent et qui sont fausses. La troisième fiche fait travailler cette erreur de front.
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Fiche 1 — lire un réseau trophique
Retrouver deux animaux effacés à l'aide des flèches, et comprendre pourquoi on parle de réseau.
Dans un milieu, les êtres vivants dépendent les uns des autres pour se nourrir, et l'on dessine ces liens par des flèches. L'exercice 1 fait retrouver deux étiquettes effacées du réseau, à partir des flèches qui y arrivent et qui en partent.
Le QCM de l'exercice 2 fait dire ce que la flèche signifie, et sa question justifie le mot « réseau » plutôt que « file » : les flèches se croisent, plusieurs organismes en reçoivent de plusieurs directions. Une file n'aurait aucun embranchement.
Le dernier exercice fait suivre les flèches dans les deux sens — ce que mange le renard, qui mange le campagnol — puis écrire un chemin complet depuis l'herbe. Lire un réseau, c'est savoir remonter aussi bien que descendre.
Le schéma est calculé : la place de chaque organisme se déduit de ce qu'il mange, et le tracé refuse une flèche qui descendrait.
- Une flèche se lit « est mangé par »
- Les flèches qui arrivent disent ce qu'on mange
- Plusieurs chemins, donc un réseau
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Fiche 2 — les producteurs primaires
Nommer les quatre besoins d'un organisme chlorophyllien et distinguer produire sa matière de la prélever sur autrui.
Tout être vivant produit sa matière à partir de celle qu'il prélève, mais pas au même endroit. Un organisme chlorophyllien la prélève dans le milieu — lumière, eau, sels minéraux, dioxyde de carbone — sans manger aucun autre vivant.
Le tableau de l'exercice 1 fait compléter trois cases, puis énoncer les quatre besoins et expliquer le mot « producteur primaire ». Premier, parce qu'il ouvre la chaîne : toute la matière du réseau vient de lui.
L'exercice 2 relie chaque besoin à sa provenance, et sa question isole le moins évident — le dioxyde de carbone vient de l'air, par les feuilles. Le dernier exercice oppose produire et prélever, puis conclut qu'un réseau trophique ne peut pas exister sans producteur primaire.
Le module refuse un cinquième besoin inventé comme il refuse un quatrième oublié : la liste est celle du texte.
- Lumière, eau, sels minéraux, dioxyde de carbone
- Produire sa matière, et où on la prélève
- Pas de réseau sans producteur primaire
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Fiche 3 — le sens de la flèche
Repérer une flèche lue à l'envers et distinguer un producteur primaire d'un consommateur.
Une flèche part de ce qui est mangé et va vers celui qui le mange : elle se lit « est mangé par », jamais l'inverse. Les trois copies de l'exercice 1 la lisent parfois à l'envers, et la question demande quelle question se poser pour ne plus se tromper.
La réponse est simple et se pose à chaque flèche : lequel des deux mange l'autre ? Une règle qu'on applique vaut mieux qu'une convention qu'on récite, parce qu'elle se vérifie sur le cas qu'on a sous les yeux.
L'exercice 2 range cinq organismes selon qu'ils mangent ou non d'autres vivants, et le dernier exercice fait écrire une phrase juste à partir d'une flèche donnée. Sa seconde question refuse une flèche arrivant sur le noisetier : un producteur primaire ne mange aucun être vivant.
Un producteur primaire ne mange rien du tout — pas même des végétaux.
- La flèche part de ce qui est mangé
- Aucune flèche n'arrive sur un végétal
- Ne mange que des végétaux ≠ producteur primaire
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Fiche 4 — l'interdépendance des êtres vivants
Prévoir les conséquences d'une disparition, et comprendre pourquoi un réseau résiste mieux qu'une file.
Pour voir la dépendance, on retire un organisme et l'on suit les conséquences. L'exercice 1 reconstitue une telle chaîne, une étape effacée, depuis la disparition d'une plante jusqu'à celle d'un prédateur.
Le diagramme de l'exercice 2 compte, pour chaque organisme, combien d'animaux le mangent. Sa question renverse l'interprétation spontanée : être mangé par beaucoup n'est pas une faiblesse. Ce qui fragilise, c'est de ne manger qu'une seule chose.
Le dernier exercice le vérifie sur deux cas. La mésange disparaîtrait avec le criquet, parce qu'elle ne mange que lui. Le campagnol, lui, résiste mieux : il mange aussi le noisetier, et un régime varié protège.
Quatre organismes sont mangés par le même nombre d'animaux : la question le dit, plutôt que de faire choisir au hasard.
- Retirer un maillon pour voir les liens
- Privé de tout, ou seulement appauvri
- Compter n'est pas prévoir
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Fiche 5 — synthèse du chapitre
Organiser le chapitre en quatre branches et suivre la matière du producteur primaire jusqu'au sol.
La dernière fiche rassemble le chapitre en quatre branches : les producteurs primaires, le sens des flèches, l'interdépendance, le devenir de la matière. Sa question désigne celle qui explique d'où vient toute la matière du réseau.
L'exercice 2 montre le réseau entier et ce qu'il devient : la matière passe de l'herbe à un animal, puis à un autre, et revient au sol par les décomposeurs. Raconter ce trajet en une phrase est plus exigeant que lire une flèche isolée.
Le dernier exercice fait compter les chemins qui mènent d'un végétal à un prédateur — deux, parce que le réseau a des embranchements — et explique la différence avec une file, qui n'en aurait qu'un. C'est la raison du mot « réseau », démontrée par le comptage.
La dernière question fait compter les chemins et dire pourquoi une file n'en aurait qu'un.
- Quatre branches pour tout le chapitre
- La matière fait un tour
- Le décomposeur n'a pas de flèche
Compétences travaillées
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Une flèche se lit « est mangé par »
Elle part de ce qui est mangé et va vers celui qui le mange. Aucune flèche n'arrive jamais sur un organisme chlorophyllien.
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Les producteurs primaires
Ils prélèvent leur matière dans le milieu : lumière, eau, sels minéraux, dioxyde de carbone. Toute la matière du réseau part d'eux.
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Les décomposeurs ferment la boucle
Ils reçoivent la matière des organismes morts et la rendent au sol en sels minéraux, que les végétaux y prélèvent de nouveau.
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Un réseau, pas une file
Plusieurs chemins mènent des végétaux au sommet. C'est pour cela que le milieu résiste mieux à la disparition d'un organisme.
Pourquoi ces fiches ne disent jamais « chaîne alimentaire »
Le mot est répandu, et il n'est pas dans le programme. Mesuré dans le texte du cycle 3 : « chaîne alimentaire » y figure zéro fois, « réseau trophique » y figure.
Ce n'est pas une question de vocabulaire savant. Une chaîne enseigne qu'un organisme mange une chose et n'est mangé que par une autre — c'est faux dans presque tous les milieux, et cela rend incompréhensible ce que le programme demande de mettre en évidence : l'interdépendance.
Le schéma qui porte ces fiches a été écrit pour cela. Il refuse une flèche qui descendrait le réseau, refuse un organisme absent des niveaux, et calcule la place de chacun à partir de ce qu'il mange. Aucun réseau n'y est dessiné à la main.
Ce que le programme réserve à la sixième
Les repères de progressivité du cycle 3 sont explicites sur deux points, à la même page que cet attendu : « la structure cellulaire doit être réservée à la classe de sixième » et « le rôle des microorganismes relève de la classe de sixième ».
Ces fiches parlent donc de décomposeurs — le ver de terre, qu'on voit — sans jamais nommer une bactérie ni un micro-organisme. Elles ne parlent pas non plus de photosynthèse : le mot ne figure pas une seule fois dans le programme du cycle 3.
Ce que le CM2 retient, c'est le trajet de la matière : prélevée dans le milieu par les végétaux, transmise en mangeant, rendue au sol par les décomposeurs. Le mécanisme viendra plus tard.
Méthode et vérification
Contenus originaux, cadrés sur le programme de sciences et technologie du cycle 3 en vigueur au CM2 en 2026-2027. Le réseau est décrit par les relations « qui mange qui » ; les niveaux, les chemins et les conséquences d'une disparition sont calculés par un module qui refuse un réseau sans embranchement, un producteur qui mangerait, ou une boucle. Ni photosynthèse ni micro-organismes : le programme les place ailleurs. Aucun nombre négatif.
- Arrêté du 9 novembre 2015 modifié — programme d'enseignement du cycle de consolidation (cycle 3), annexe 2 du Bulletin officiel nº 31 du 30 juillet 2020, partie « Sciences et technologie », thème « Le vivant, sa diversité et les fonctions qui le caractérisent ».
- Arrêté du 5 juin 2026, article 3 — nouveau programme de sciences applicable au CM2 à la rentrée 2027-2028 seulement.