Sciences et technologie · CM1 · Exercice

Exercices réseau alimentaire CM1 : flèches, besoins des plantes, surpêche (PDF + corrigés)

Cinq fiches sur les réseaux alimentaires au CM1 : lire un réseau, comprendre le sens des flèches, éprouver les besoins d'une plante et envisager ce qu'une pêche trop forte entraine.

CM1 Sciences et technologie Exercice
Durée 35 min
Barème Sur 20
Format PDF A4
Accès Gratuit
Le réseau alimentaire d'une mare, avec le gardon barré parce qu'il a été pêché et le héron en pointillés parce qu'il n'a plus rien à manger.

La seconde moitié de l'entrée « les écosystèmes »

« Place des êtres vivants dans les réseaux alimentaires » suit « écosystème » dans le programme de sciences et technologie du CM1, issu de l'arrêté du 5 juin 2026. Les cycles de la matière et la place particulière des végétaux sont renvoyés à la classe de sixième.

Le programme demande ici quatre choses : relier la matière d'un animal à ce qu'il mange, éprouver les besoins des végétaux par l'expérience, représenter un réseau par des flèches, et envisager les conséquences d'une action humaine. Les cinq fiches suivent cet ordre.

Chaque fiche vaut vingt points, répartis en huit, six et six. Les deux premiers exercices s'appuient sur un schéma, le troisième demande une production écrite.

1 sur 5

Fiche 1 — qui mange qui

Un réseau, ce n'est pas une file : cela se croise.

Le chapitre s'ouvre sur le dessin lui-même : un réseau de mare, huit êtres vivants et onze flèches qui se croisent.

Aperçu des 2 pages à imprimer — cliquez pour agrandir.

L'exercice 1 fait lire ce réseau dans les deux sens. Que mange le gardon ? Il faut suivre les flèches qui arrivent sur lui, et il y en a quatre. Qui mange le têtard ? Il faut cette fois suivre celles qui en partent. La distinction entre les deux gestes est le premier apprentissage du chapitre.

L'exercice 2 est un tableau où l'on compte, pour chaque être vivant, le nombre de ses nourritures. Deux êtres vivants n'y figurent pas, et la question fait dire pourquoi : ce sont des plantes, elles ne mangent aucun autre être vivant. Le dernier exercice fait expliquer le mot « réseau » lui-même, puis compter les flèches.

Le réseau dessiné est celui du noyau, et le schéma refuse de lui-même toute flèche qui ne remonterait pas.

  • Un réseau
  • Un tableau
  • Rédiger

2 sur 5

Fiche 2 — le sens de la flèche

La flèche suit la matière, pas le regard du mangeur.

C'est la fiche qui traite l'erreur la plus fréquente du chapitre : dessiner la flèche dans l'autre sens, comme si elle montrait qui va manger.

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L'exercice 1 est un tableau de six liens où il faut identifier, pour chaque flèche, qui est mangé et qui mange. Deux questions suivent : comment se lit une flèche, et pourquoi elle va dans ce sens. La seconde réponse ne parle pas d'appétit mais de matière.

L'exercice 2 range six flèches selon qu'elles respectent ou non le sens de la matière — et les trois fausses sont exactement les trois vraies renversées, ce qui rend le renversement visible au lieu de le décrire. La question qui suit fait énoncer une méthode applicable à n'importe quelle flèche : la lire à voix haute avec « est mangé par », et écouter si la phrase est absurde.

Le dernier exercice fait réfuter un camarade qui a dessiné sa flèche à l'envers, puis suivre la matière des algues jusqu'à une couleuvre, de flèche en flèche.

Chaque flèche « fausse » est le renversement d'un lien réel : le moteur le vérifie, sinon elle n'apprendrait rien.

  • Un tableau
  • Un tri
  • Réfuter

3 sur 5

Fiche 3 — manger pour grandir

La matière d'un animal vient de ce qu'il a mangé.

D'où vient la matière d'un animal ? La question paraît simple, et sa réponse est le premier objectif du programme.

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L'exercice 1 range cinq choses selon qu'elles apportent ou non de la matière venue d'autres êtres vivants. L'herbe et les graines d'un côté, l'eau et l'air de l'autre — et la question fait dire la nuance : l'eau est indispensable, mais elle n'apporte pas cette matière-là.

L'exercice 2 est un diagramme des pesées d'un jeune lapin, de 700 à 2 100 grammes en six semaines, avec une soustraction à faire. Le dernier exercice pose la question qui compte : il a mangé 4 800 grammes et n'en a gagné que 1 400 ; que sont devenus les autres ? Et un animal pourrait-il gagner plus qu'il n'a mangé ?

Le moteur vérifie à chaque intervalle que le gain reste inférieur à ce qui a été mangé.

  • Un tri
  • Un diagramme
  • Comparer

4 sur 5

Fiche 4 — ce dont une plante a besoin

Cinq pots, une seule chose retirée à chaque fois.

Le programme demande ici une démarche entière : formuler des hypothèses, concevoir une expérience, exploiter les résultats. Cette fiche la conduit du début à la fin.

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L'exercice 1 donne les hauteurs mesurées dans cinq pots après huit jours. Trois pots n'ont presque rien donné. Le quatrième, privé de lumière, a poussé — et la question la plus fine de la fiche demande si l'on peut en conclure que la lumière ne sert à rien. Non : ses pousses sont bien plus courtes que celles du témoin, et elles restent jaunes.

L'exercice 2 déroule la méthode en quatre étapes, dont deux sont masquées, et fait dire pourquoi on ne retire qu'une seule chose par pot. Le dernier exercice explique le rôle du témoin et fait citer les quatre besoins éprouvés.

Les hauteurs imprimées viennent du noyau, que la couverture lit également : une seule source.

  • Un diagramme
  • Une chaine
  • Expérimenter

5 sur 5

Fiche 5 — si une espèce disparait

La surpêche d'un poisson emporte un oiseau, et pas un serpent.

La cinquième fiche traite ce que le programme appelle « l'effet d'une forte variation du nombre d'individus », et elle le fait sur le réseau qu'on a appris à lire.

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L'exercice 1 déroule les conséquences d'une pêche trop forte, deux maillons étant masqués. Le héron ne mangeait que le gardon : il s'en va aussi. La couleuvre en mangeait également, mais aussi des têtards : elle reste. Deux questions font dire pourquoi, dans chaque cas.

L'exercice 2 redonne le réseau avec deux noms effacés, à retrouver en suivant les flèches, et fait chercher une espèce que la pêche ne toucherait pas du tout. Le dernier exercice généralise la méthode, puis l'applique au second exemple du programme : une espèce introduite qui dévore tous les têtards.

Les conséquences imprimées sont celles que le moteur simule, jamais des conséquences racontées.

  • Une chaine
  • Un réseau
  • Envisager

Compétences travaillées

  • Le sens de la flèche

    Lire et dessiner une flèche du mangé vers le mangeur, parce que c'est le sens où passe la matière.

  • Lire un réseau

    Retrouver ce qu'un être vivant mange, qui le mange, et reconnaitre un producteur à ce qu'aucune flèche n'arrive sur lui.

  • Manger pour grandir

    Relier la matière qu'un animal fabrique à ce qu'il a mangé, et savoir qu'il en mange bien plus qu'il n'en gagne.

  • Éprouver un besoin

    Concevoir une expérience à un seul changement, avec un témoin, et en tirer une conclusion — même négative.

Les conséquences ne sont pas racontées, elles sont simulées

Le programme demande d'« envisager les conséquences d'une action humaine sur un réseau alimentaire », et précise : « l'élève analyse l'effet d'une forte variation du nombre d'individus d'une espèce (surpêche, introduction d'espèces invasives) ».

Le moteur ne raconte pas cet effet : il le calcule. On retire une espèce du réseau ; celles qui n'avaient qu'elle pour nourriture s'en vont à leur tour ; on recommence jusqu'à ce que plus rien ne bouge. La surpêche du gardon emporte ainsi le héron, qui ne mangeait que lui, et laisse la couleuvre, qui mange aussi des têtards.

Un contrôle exige que ces deux cas existent tous les deux dans le réseau. Sans espèce emportée, aucune disparition ne montrerait de conséquence ; sans espèce épargnée, l'élève croirait que tout s'écroule à chaque fois. C'est la comparaison des deux qui apprend quelque chose.

La matière d'un animal vient de ce qu'il a mangé

« Relier la production de matière par les animaux à leur consommation de nourriture provenant d'autres êtres vivants » : le premier objectif du chapitre est un fait physique, non une définition à retenir.

Un jeune lapin passe de 700 à 2 100 grammes en six semaines. Il a donc fabriqué 1 400 grammes de matière — et il a mangé 4 800 grammes pour cela. Le reste est reparti en déchets, en chaleur et en mouvement.

Le moteur vérifie ce rapport à chaque intervalle de pesée : le gain de masse doit rester strictement inférieur à ce qui a été mangé pendant le même temps. Un jeu de mesures qui violerait cette règle enseignerait que la matière peut venir de nulle part, et il n'est pas imprimé.

Méthode et vérification

Contenu produit par un moteur. Le sens des flèches n'est pas un choix de dessin : le programme l'écrit — « du mangé vers le mangeur » —, parce que c'est le sens où passe la matière. Le réseau est donc déclaré comme une liste de couples, et les rôles s'en déduisent : un producteur est un être vivant sur lequel aucune flèche n'arrive. Les conséquences d'une pêche trop forte ne sont pas racontées mais simulées : une espèce qui perd toute sa nourriture disparait à son tour, et l'on recommence jusqu'à ce que plus rien ne bouge. Enfin, un contrôle exige que le gain de masse d'un animal reste strictement inférieur à ce qu'il a mangé — la matière ne vient de nulle part, et c'est précisément ce que le programme fait relier.

Rédaction : Fiches Scolaires Mise à jour :

Questions fréquentes

Dans quel sens va la flèche d'un réseau alimentaire ?
Du mangé vers le mangeur. Elle se lit « est mangé par », et ce sens est celui où passe la matière : ce que le mangé avait dans son corps se retrouve dans celui qui le mange.
Comment reconnait-on un producteur sur un dessin ?
Aucune flèche n'arrive sur lui : il ne mange aucun autre être vivant. Dans une mare, ce sont les algues et les plantes d'eau.
Que se passe-t-il si l'on pêche trop d'une espèce ?
Cela dépend de ce que mangeaient ses prédateurs. Une espèce qui ne mangeait qu'elle disparait à son tour ; une espèce qui avait d'autres nourritures reste. Il faut regarder le réseau entier avant de répondre.
Un animal peut-il gagner plus de matière qu'il n'en a mangé ?
Non. Un jeune lapin qui gagne 1 400 g en a mangé 4 800 : le reste part en déchets, en chaleur et en mouvement. La matière ne vient jamais de nulle part.
Pourquoi faut-il un pot témoin dans une expérience ?
Parce que sans lui, on n'a rien à quoi comparer. Le témoin montre ce que donnent des graines qui reçoivent tout ; les autres pots se jugent par rapport à lui.