Les écosystèmes, au CM1
« Écosystème » ouvre l'entrée « les écosystèmes » du programme de sciences et technologie du CM1, issu de l'arrêté du 5 juin 2026. Les réseaux alimentaires, qui suivent dans le même thème, font l'objet d'un autre chapitre.
Le programme demande ici trois choses : définir un écosystème comme un ensemble d'êtres vivants, leur milieu de vie et leurs relations ; décrire les caractéristiques physiques d'un milieu et sa biodiversité ; et caractériser les relations entre espèces — coopération et prédation. Les cinq fiches suivent cet ordre.
Chaque fiche vaut vingt points, répartis en huit, six et six. Les deux premiers exercices s'appuient sur un schéma, le troisième demande une production écrite.
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Fiche 1 — qu'est-ce qu'un écosystème ?
Trois choses, et il en faut trois.
Le chapitre s'ouvre sur une définition en trois parties, et sur ce qui arrive quand on en oublie une.
L'exercice 1 range huit observations dans la partie à laquelle elles appartiennent : des noms d'espèces d'un côté, des grandeurs mesurées de l'autre, et des liens entre espèces au troisième. Deux questions suivent, dont l'une demande si l'on peut parler d'écosystème sans aucune relation — la réponse est non, et elle vient de la définition elle-même.
L'exercice 2 est un tableau des quatre milieux visités avec les espèces qu'on y a relevées, où l'élève compte. Ce nombre porte un nom que la question fait retrouver : la biodiversité. Le dernier exercice fait décrire un milieu dans ses trois parties, puis expliquer pourquoi deux milieux voisins n'abritent pas les mêmes espèces.
Les espèces citées pour chaque milieu sont celles que le moteur calcule, jamais une liste écrite à la main.
- Un tri
- Un tableau
- Définir
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Fiche 2 — ce qu'on mesure dans un milieu
Trois appareils, trois nombres, quatre endroits.
Décrire un milieu, ce n'est pas le regarder : c'est le mesurer. Cette fiche met trois appareils entre les mains de l'élève, et lui fait lire un relevé.
L'exercice 1 donne le relevé complet des quatre milieux — humidité de l'air, température moyenne, lumière reçue. Deux questions le font exploiter : le plus humide et le plus sec, puis deux milieux qui reçoivent la même lumière sans avoir la même humidité. La seconde oblige à croiser deux colonnes.
L'exercice 2 relie chaque milieu à son humidité, et fait expliquer pourquoi la mare est si humide. Le dernier exercice porte sur la mesure elle-même : pourquoi la lumière se note en trois crans plutôt qu'avec un nombre, et pourquoi ces relevés seraient différents en décembre. Une mesure est datée, et les fiches le disent.
Le relevé imprimé est celui du noyau : le moteur compare chaque case avant l'impression.
- Un tableau
- Des associations
- Rédiger
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Fiche 3 — qui vit où, et pourquoi
Une seule mesure hors bornes suffit à écarter une espèce.
C'est la fiche qui porte le chapitre. Le programme y demande de mettre en relation la présence des espèces avec les mesures du milieu, et cette mise en relation a une règle stricte.
L'exercice 1 relie six espèces à l'humidité que chacune supporte, puis fait chercher celle qui en supporte la plus grande variété — une soustraction entre deux bornes. Une seconde question fait appliquer une fourchette à un milieu précis.
L'exercice 2 déroule le raisonnement complet sur un cas choisi par le moteur : une espèce que deux mesures accueilleraient volontiers, et qu'une seule écarte. La question qui suit est la plus importante du chapitre — faut-il vérifier les autres mesures ? Non : puisqu'il faut que toutes conviennent, une seule qui ne convient pas suffit. Le dernier exercice fait énoncer la méthode complète.
Le cas de la chaine est cherché dans les données, non choisi : le moteur exige qu'il en existe un.
- Des associations
- Une chaine
- Raisonner
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Fiche 4 — prédation ou coopération
Le nom de la relation dépend de qui y gagne.
Le programme nomme deux relations entre espèces distinctes, et deux seulement. Cette fiche apprend à choisir entre elles sans regarder les animaux.
L'exercice 1 déroule une coopération étape par étape : l'abeille vient chercher le nectar, se couvre de pollen, le dépose sur la fleur suivante. Deux questions font nommer ce que chacune y gagne, puis expliquer pourquoi ce n'est pas de la prédation. La réponse ne parle ni d'abeille ni de fleur : elle parle de gain.
L'exercice 2 est un diagramme des biodiversités, avec une soustraction entre le milieu le plus riche et le plus pauvre. Le dernier exercice fait nommer une relation à partir d'une scène, puis pose une question que les élèves tranchent rarement seuls : deux espèces qui vivent au même endroit sans se rencontrer ont-elles une relation ?
Le nom de chaque relation est déduit du gain, et le moteur refuse toute relation sans gagnant.
- Une chaine
- Un diagramme
- Nommer
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Fiche 5 — décrire un écosystème en entier
Les mesures, les espèces, les relations : rien ne se laisse de côté.
La cinquième fiche rassemble le chapitre autour d'un geste : décrire un écosystème sans rien laisser de côté.
L'exercice 1 est un diagramme des humidités relevées, où il faut ranger les quatre milieux du plus sec au plus humide, puis croiser avec le diagramme précédent : le plus humide n'est pas le plus riche en espèces. La question oblige à tenir deux informations à la fois.
L'exercice 2 range cinq scènes observées selon la relation qu'elles montrent, et fait énoncer la question qu'on se pose pour trancher : qui y gagne. Le dernier exercice demande une description complète en trois phrases — les mesures, les espèces, une relation — notées séparément, plus un point pour l'ordre. Il se termine sur la raison de cet ordre : on commence toujours par les mesures, parce que ce sont elles qui rendent compte de tout le reste.
Chaque scène triée est relue au noyau : le côté où elle tombe est celui que le calcul lui donne.
- Un diagramme
- Un tri
- Décrire
Compétences travaillées
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La définition en trois parties
Dire qu'un écosystème est un ensemble d'êtres vivants, leur milieu de vie et leurs relations — et qu'il en faut trois.
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Mesurer un milieu
Relever l'humidité de l'air, la température et la lumière reçue, et savoir que ces mesures sont datées.
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Expliquer une présence
Comparer chaque mesure à ce qu'une espèce supporte, et conclure — toutes pour l'accepter, une seule pour l'écarter.
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Nommer une relation
Distinguer la prédation de la coopération en se demandant qui y gagne, non en regardant les animaux.
Une seule mesure hors bornes suffit
Le programme demande de « mettre en relation la présence d'êtres vivants avec les caractéristiques physiques du milieu ». La présence n'est donc pas une donnée à retenir : c'est une conclusion à tirer, mesure par mesure.
Chaque espèce ne supporte qu'une certaine humidité, une certaine température, une certaine lumière. Pour qu'elle vive dans un milieu, il faut que toutes les mesures du milieu tombent dans ce qu'elle supporte. Deux sur trois ne suffisent pas — et une seule en dehors suffit à conclure.
Cette asymétrie est le cœur du chapitre, et le moteur exige qu'elle soit visible : il vérifie qu'au moins une espèce est écartée d'un milieu par une seule mesure, les deux autres lui convenant parfaitement. Sans ce cas, l'examen mesure par mesure n'aurait pas d'objet et les fiches ne seraient pas produites.
Le nom d'une relation se déduit de qui y gagne
Le programme nomme deux relations entre espèces distinctes, et deux seulement : la coopération et la prédation. Ce ne sont pas des étiquettes à coller sur des couples d'animaux, mais deux façons pour deux espèces de se rendre service ou non.
Le moteur lit donc, pour chaque relation observée, qui y gagne. Les deux y gagnent : c'est la coopération. L'un y gagne et l'autre y perd la vie : c'est la prédation. Un contrôle modifie ce gain et vérifie que le nom suit ; un autre refuse toute relation qui ne ferait aucun gagnant, puisque le CM1 n'a pas de mot pour elle.
C'est aussi pourquoi un escargot qui ronge une fougère ne figure pas dans ces fiches. Manger une plante n'entre proprement ni dans l'une ni dans l'autre des deux relations que le programme nomme ; lui coller le mot « prédation » aurait été enseigner un à-peu-près, et la relation a été retirée plutôt que mal nommée.
Méthode et vérification
Contenu produit par un moteur. La présence d'une espèce dans un milieu n'est jamais déclarée : le programme demande de la « mettre en relation avec les caractéristiques physiques du milieu », et le moteur la calcule en comparant chaque mesure relevée à ce que l'espèce supporte. Il faut que toutes y tombent ; une seule en dehors suffit à l'écarter, et c'est la leçon du chapitre. Le nom d'une relation n'est pas une étiquette non plus : le moteur lit qui y gagne, et en déduit « prédation » quand l'un y perd, « coopération » quand les deux y gagnent. Les mesures sont des ordres de grandeur relevés dans quatre milieux voisins d'une école, un jour de printemps, et les fiches le disent au lieu de les donner pour des valeurs fixes.