Cinq évaluations sur vingt points
Ces cinq évaluations couvrent l'entrée « les écosystèmes » du programme de sciences et technologie du CM1, issu de l'arrêté du 5 juin 2026, dans sa partie « écosystème ».
Chacune vaut vingt points, répartis en huit, six et six, et se conduit en quarante minutes. Elles sont tirées en noir et blanc, sans aucun aplat de couleur : une évaluation doit rester lisible photocopiée.
Les formats varient d'une évaluation à l'autre — questionnaire, article de dictionnaire, chasse à l'erreur, carte mentale, texte à lire — pour que ce soit la compétence qui soit évaluée, non l'habitude d'un exercice.
1 sur 5
Évaluation 1 — les mots du chapitre
Écosystème, biodiversité, prédation : trois mots précis.
La première évaluation porte sur le vocabulaire du chapitre : écosystème, biodiversité, prédation, coopération.
L'exercice 1 est un questionnaire de quatre lignes. Chacune oppose la bonne définition à deux confusions courantes — l'écosystème réduit aux animaux, la biodiversité prise pour un nombre d'individus, la coopération confondue avec le voisinage. La quatrième ligne porte sur la règle du chapitre : il faut que toutes les mesures conviennent.
L'exercice 2 donne deux articles de dictionnaire, « écosystème » et « biodiversité », rédigés pour cette évaluation. La question qui les accompagne fait compter les parties de la définition et les nommer : chacune vaut un point, et une définition à deux parties ne les obtient pas tous.
Le dernier exercice fait écrire une définition personnelle, puis citer trois grandeurs qu'on mesure dans un milieu de vie — l'humidité de l'air, la température, la lumière reçue, l'altitude. Trois réponses justes suffisent, et chacune est notée séparément.
Chaque ligne du questionnaire n'a qu'une bonne réponse, et le moteur le vérifie avant l'impression.
- Un QCM
- Un dictionnaire
- Définir
2 sur 5
Évaluation 2 — milieu, espèce, relation
Qui y gagne ? C'est la question qui nomme la relation.
Nommer une relation demande de poser la bonne question. Cette évaluation porte sur cette question, et sur la confusion la plus fréquente du chapitre.
L'exercice 1 donne les articles « prédation » et « coopération » côte à côte, et fait énoncer le critère qui les sépare : qui y gagne. Une seconde question demande si l'abeille perd quelque chose en butinant — la réponse relie le gain au nom de la relation.
L'exercice 2 propose trois phrases d'élèves, dont une juste. Les deux fausses portent les deux confusions du chapitre : le voisinage pris pour une coopération, et l'écosystème réduit à ses animaux. Le dernier exercice reprend la première confusion sous une autre forme, puis fait nommer une relation observée.
Une chasse à l'erreur sans aucune copie juste serait refusée : l'élève cocherait « faux » partout.
- Un dictionnaire
- Une chasse
- Distinguer
3 sur 5
Évaluation 3 — trois relevés à corriger
Une seule mesure hors bornes suffit à conclure.
La troisième évaluation porte sur la règle qui gouverne tout le chapitre, et sur les trois façons de s'en écarter.
L'exercice 1 soumet trois raisonnements. Le premier est juste : une fourchette comparée à un relevé, et la conclusion qui suit. Le deuxième s'arrête à une mesure qui convient et conclut trop vite. Le troisième refuse le titre d'écosystème à un milieu pauvre, ce que la définition n'autorise pas. La question fait énoncer la règle oubliée.
L'exercice 2 est une carte mentale des trois parties à compléter, et fait placer une relation observée. Le dernier exercice applique la règle à une fourchette donnée, puis demande s'il faut vérifier les autres mesures — la réponse est non, et l'économie du raisonnement est le point de la question.
Les deux cartes mentales de cette évaluation et de la suivante ont des centres différents, et le moteur le vérifie.
- Une chasse
- Une carte
- Appliquer
4 sur 5
Évaluation 4 — le chapitre en une carte
Ce que les mesures expliquent, et ce qu'elles n'expliquent pas.
La quatrième évaluation rassemble les quatre milieux en une carte, puis défait une idée reçue par un texte.
L'exercice 1 est une carte des milieux à compléter : le plus humide, le plus sombre, le plus sec, chacun avec sa mesure et sa biodiversité. Deux questions suivent, dont l'une n'a pas sa réponse sur la carte — il faut comparer les trois branches — et l'autre défait le raccourci « plus humide, donc plus riche ».
L'exercice 2 donne un texte sur un vieux mur où l'on ne relève que deux espèces. Certains élèves en concluent que ce n'est pas un écosystème ; le texte montre que les trois parties y sont. Le dernier exercice fait expliquer la pauvreté du mur par une mesure, puis défend l'intérêt d'y travailler quand même.
Les biodiversités portées par la carte sont celles que le moteur compte, branche par branche.
- Une carte
- Un texte
- Conclure
5 sur 5
Évaluation 5 — deux mesures sur trois ne suffisent pas
Il faut que toutes conviennent, et une seule suffit à écarter.
La dernière évaluation porte sur l'asymétrie du raisonnement, et c'est la plus exigeante des cinq.
L'exercice 1 donne un texte où un élève vérifie deux mesures sur trois, les trouve bonnes, et conclut trop vite. La troisième, qu'il n'a pas regardée, décide contre lui. Deux questions font nommer l'erreur et dire ce qu'il aurait fallu faire.
L'exercice 2 est un questionnaire de trois lignes dont les deux premières se ressemblent et n'ont pas la même réponse : deux mesures qui conviennent ne prouvent rien, une seule qui ne convient pas décide. La troisième porte sur un milieu pauvre en espèces, qui reste un écosystème. La question qui suit demande d'expliquer l'asymétrie des deux premières, et c'est la plus exigeante de l'évaluation.
Le dernier exercice fait écrire la règle du chapitre en une phrase — le mot « toutes » y est exigé —, puis constater que l'ordre de vérification n'a aucune importance, puisqu'on s'arrête de toute façon à la première mesure qui ne convient pas.
Le cas du texte est cherché dans les données : le moteur vérifie que les deux autres mesures conviennent vraiment.
- Un texte
- Un QCM
- Raisonner
Compétences travaillées
-
La définition en trois parties
Dire qu'un écosystème est un ensemble d'êtres vivants, leur milieu de vie et leurs relations — et qu'il en faut trois.
-
Mesurer un milieu
Relever l'humidité de l'air, la température et la lumière reçue, et savoir que ces mesures sont datées.
-
Expliquer une présence
Comparer chaque mesure à ce qu'une espèce supporte, et conclure — toutes pour l'accepter, une seule pour l'écarter.
-
Nommer une relation
Distinguer la prédation de la coopération en se demandant qui y gagne, non en regardant les animaux.
Une seule mesure hors bornes suffit
Le programme demande de « mettre en relation la présence d'êtres vivants avec les caractéristiques physiques du milieu ». La présence n'est donc pas une donnée à retenir : c'est une conclusion à tirer, mesure par mesure.
Chaque espèce ne supporte qu'une certaine humidité, une certaine température, une certaine lumière. Pour qu'elle vive dans un milieu, il faut que toutes les mesures du milieu tombent dans ce qu'elle supporte. Deux sur trois ne suffisent pas — et une seule en dehors suffit à conclure.
Cette asymétrie est le cœur du chapitre, et le moteur exige qu'elle soit visible : il vérifie qu'au moins une espèce est écartée d'un milieu par une seule mesure, les deux autres lui convenant parfaitement. Sans ce cas, l'examen mesure par mesure n'aurait pas d'objet et les fiches ne seraient pas produites.
Le nom d'une relation se déduit de qui y gagne
Le programme nomme deux relations entre espèces distinctes, et deux seulement : la coopération et la prédation. Ce ne sont pas des étiquettes à coller sur des couples d'animaux, mais deux façons pour deux espèces de se rendre service ou non.
Le moteur lit donc, pour chaque relation observée, qui y gagne. Les deux y gagnent : c'est la coopération. L'un y gagne et l'autre y perd la vie : c'est la prédation. Un contrôle modifie ce gain et vérifie que le nom suit ; un autre refuse toute relation qui ne ferait aucun gagnant, puisque le CM1 n'a pas de mot pour elle.
C'est aussi pourquoi un escargot qui ronge une fougère ne figure pas dans ces fiches. Manger une plante n'entre proprement ni dans l'une ni dans l'autre des deux relations que le programme nomme ; lui coller le mot « prédation » aurait été enseigner un à-peu-près, et la relation a été retirée plutôt que mal nommée.
Méthode et vérification
Contenu produit par un moteur. La présence d'une espèce dans un milieu n'est jamais déclarée : le programme demande de la « mettre en relation avec les caractéristiques physiques du milieu », et le moteur la calcule en comparant chaque mesure relevée à ce que l'espèce supporte. Il faut que toutes y tombent ; une seule en dehors suffit à l'écarter, et c'est la leçon du chapitre. Le nom d'une relation n'est pas une étiquette non plus : le moteur lit qui y gagne, et en déduit « prédation » quand l'un y perd, « coopération » quand les deux y gagnent. Les mesures sont des ordres de grandeur relevés dans quatre milieux voisins d'une école, un jour de printemps, et les fiches le disent au lieu de les donner pour des valeurs fixes.