Une entrée neuve du programme 2026
« Algorithmes et programmation » figure au domaine « les objets techniques » du programme de sciences et technologie du CM1, issu de l'arrêté du 5 juin 2026. Le site n'avait rien de comparable : c'est une entrée entièrement neuve.
Le programme y demande deux choses : traduire un programme simple en langage naturel, et utiliser un programme pour agir sur le comportement d'un objet technique. Il précise que l'élève compare des programmes sur un trajet comportant des obstacles, et identifie le plus efficace.
Les boucles et les conditions, elles, sont au CM2 : le texte officiel l'écrit. Les programmes de ces fiches sont donc des suites plates d'instructions, et le moteur le vérifie sur leur structure.
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Fiche 1 — trois instructions, trois effets
Deux instructions sur trois ne déplacent pas le robot.
Le chapitre s'ouvre sur les trois instructions que le robot connait, et sur le contresens que deux d'entre elles provoquent presque toujours.
L'exercice 1 relie chaque instruction à son effet, puis fait compter celles qui déplacent réellement le robot : une seule. Une seconde question met l'élève devant un cas précis — le robot regarde vers le haut et pivote à droite — et exige les deux moitiés de la réponse : sa case, et son sens.
L'exercice 2 est un tableau des pivots à compléter, six lignes qui éprouvent les deux sens de rotation. La question qui suit porte sur quatre quarts de tour d'affilée : le robot retrouve son sens de départ et n'a jamais quitté sa case. Le dernier exercice fait définir ce qu'est un programme, puis constater que deux pivots contraires se défont.
Les sens du tableau sont calculés par la même fonction que l'interpréteur emploie, jamais tapés à la main.
- Des associations
- Un tableau
- Rédiger
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Fiche 2 — suivre le robot pas à pas
Six instructions, six lignes de tableau, et une case à la fois.
Pour savoir où un robot arrive, on ne devine pas : on le suit instruction par instruction, en notant deux choses à chaque étape.
L'exercice 1 est le tableau d'exécution des six premières instructions du meilleur programme : à chaque ligne, la case et le sens. Deux questions suivent, dont l'une fait compter les cases réellement parcourues — moins nombreuses que les instructions, parce que les pivots n'en ajoutent aucune.
L'exercice 2 donne le quadrillage complet, avec le départ, l'arrivée, la flèche du sens initial et les trois obstacles. L'élève y trace le trajet, et compte les cases traversées en comprenant depuis les cases du départ.
Le dernier exercice explique l'écart entre le nombre d'instructions et le nombre de cases — les pivots comptent sans déplacer — puis fait dire ce qu'il faut noter à chaque étape : la case et le sens, l'un ne suffisant pas sans l'autre.
Le tableau est produit par le même interpréteur que le trajet dessiné : les deux ne peuvent pas diverger.
- Un tableau
- Un quadrillage
- Rédiger
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Fiche 3 — le programme qui se cogne
Dix instructions, et il s'arrête à la deuxième.
Un programme peut échouer, et la fiche montre comment cela se voit sur le quadrillage.
L'exercice 1 fait tracer le trajet du programme fautif, qui s'arrête net contre un obstacle. Deux questions suivent : à quelle instruction il s'arrête et pourquoi, puis combien d'instructions ne serviront jamais. La seconde est une soustraction, et elle rend concrète l'idée qu'un robot arrêté n'exécute plus rien.
L'exercice 2 range les trois programmes selon qu'ils atteignent ou non l'arrivée, et pose la question qui prépare la fiche suivante : le programme rangé à droite est le plus court des trois — est-il pour autant le meilleur ? La réponse est non, et elle doit dire pourquoi.
Le dernier exercice fait citer les deux façons d'échouer — sortir du quadrillage, ou se cogner — puis expliquer pourquoi les instructions qui suivent l'erreur ne servent à rien : le robot s'est arrêté, il n'exécute plus rien.
Le rang de l'instruction fautive vient de l'exécution, jamais d'un comptage à la main.
- Un quadrillage
- Un tri
- Raisonner
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Fiche 4 — comparer trois programmes
Le plus court n'est pas le plus efficace.
C'est la fiche qui porte le chapitre, et celle où le piège se referme.
L'exercice 1 range les trois programmes par longueur, puis pose les deux questions dans l'ordre : quel est le plus court, et est-ce lui le plus efficace ? La réponse est non, et elle demande de citer le bon programme avec sa longueur.
L'exercice 2 est un diagramme des trois longueurs, avec une soustraction entre les deux programmes qui arrivent.
Le dernier exercice fait énoncer la méthode en deux temps — écarter d'abord ceux qui n'arrivent pas, compter ensuite les instructions de ceux qui restent — et pose une question que le moteur sait trancher : existe-t-il un programme encore plus court pour ce trajet ? Non, et le parcours en largeur l'a vérifié avant l'impression.
Le meilleur programme proposé est comparé au plus court programme possible : les deux comptent onze instructions.
- Un tri
- Un diagramme
- Comparer
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Fiche 5 — traduire un programme
Dire en français ce que chaque ligne fait faire.
La cinquième fiche traite le premier objectif du programme officiel : « traduire un programme simple en langage naturel ».
L'exercice 1 est un diagramme du nombre d'« avance » de chaque programme. Une soustraction donne le nombre de pivots, et une seconde question fait constater que deux programmes avec autant d'« avance » n'arrivent pas au même endroit — le compte des déplacements ne dit pas où l'on finit.
L'exercice 2 relie les quatre premières instructions du meilleur programme à leur traduction, ligne par ligne, et fait dire pourquoi trois phrases presque identiques doivent quand même être écrites toutes les trois.
Le dernier exercice fait traduire deux instructions dans l'ordre, puis explique pourquoi « il tourne » ne suffit pas : la formule laisse croire à un déplacement, quand il faut dire que le robot pivote sans changer de case.
Chaque traduction vient de l'effet déclaré pour l'instruction : le moteur compare les deux ligne à ligne.
- Un diagramme
- Des associations
- Traduire
Compétences travaillées
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Trois instructions, trois effets
Dire ce que fait chaque instruction — et savoir qu'un quart de tour ne déplace pas le robot.
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Suivre un robot pas à pas
Noter à chaque étape la case et le sens, et savoir que le sens décide de la case suivante.
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Traduire un programme
Dire en français ce que chaque instruction fait faire, autant de phrases que d'instructions.
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Le plus efficace
Écarter d'abord les programmes qui n'arrivent pas, compter ensuite les instructions de ceux qui restent.
Le programme le plus court n'est pas le plus efficace
Le programme officiel demande que « l'élève compare différents programmes permettant à un robot de parcourir un trajet comportant des obstacles en un temps minimum et identifie le programme le plus efficace ».
Trois programmes sont proposés. Le plus court des trois compte dix instructions — et il se cogne à la deuxième. Le plus efficace en compte onze, et il arrive. « Le plus efficace » veut donc dire « le plus court parmi ceux qui arrivent », et les fiches le font découvrir au lieu de l'énoncer.
Ce piège n'est pas un ornement : le moteur le vérifie. Si le plus court des trois programmes réussissait, l'article ne serait pas produit — l'élève y apprendrait que comparer des programmes revient à compter leurs lignes.
Le meilleur proposé est le meilleur possible
Annoncer qu'un programme est le plus efficace suppose d'avoir regardé les autres. Le moteur ne s'en remet donc pas à une déclaration : il cherche, par un parcours en largeur sur les états du robot — sa case et son sens —, le plus court programme qui mène du départ à l'arrivée sans se cogner.
Ce parcours trouve onze instructions. Le meilleur des trois programmes proposés en compte onze aussi : les deux routes tombent d'accord, et l'article peut être imprimé. Un contrôle allonge volontairement ce programme et vérifie que le moteur le refuse alors.
C'est la même exigence que partout ailleurs sur le site : une réponse se calcule, et quand deux chemins mènent au même nombre, on les emprunte tous les deux.
Méthode et vérification
Contenu produit par un moteur. Rien n'est écrit à côté des programmes : le trajet du robot, la case où il s'arrête et le rang de l'instruction fautive sortent d'un interpréteur qui exécute les instructions une à une sur le quadrillage. Le programme demande de comparer plusieurs programmes et d'identifier le plus efficace : le moteur cherche donc, par un parcours en largeur, le plus court programme possible pour aller du départ à l'arrivée sans se cogner, et refuse de produire si le meilleur des trois programmes proposés n'est pas exactement celui-là. Dire « le plus efficace » sans avoir regardé les autres serait une affirmation, non un enseignement. Enfin, un contrôle vérifie que chaque programme n'est qu'une suite plate d'instructions : les boucles et les conditions sont au CM2, et cela se contrôle sur la structure des données, non sur les mots du texte.