Ce que ces fiches font travailler
Écrire l'auxiliaire accordé au sujet, orthographier le verbe en -ing, distinguer le présent du futur proche, contracter sans perdre l'apostrophe, et corriger les quatre fautes de francophone du chapitre.
Chaque forme imprimée sort du module : l'auxiliaire est conjugué, le verbe est orthographié par la règle, et le moment de chaque phrase est cherché dans son texte.
Le tout en cinq formats différents, chacun employé exactement deux fois.
1 sur 5
Fiche 1 — l'auxiliaire, puis le verbe
Trois formes de be, et un verbe qui ne s'accorde jamais.
Le présent be + ing se construit en deux morceaux, et c'est la première chose à voir : l'auxiliaire BE d'abord, le verbe en -ING ensuite.
L'auxiliaire a trois formes au présent. Avec I, on écrit am ; avec he, she et it, on écrit is ; avec you, we et they, on écrit are. C'est le sujet qui commande, jamais le verbe.
Le verbe, lui, ne s'accorde pas. Il porte -ing et rien d'autre : ni « s », ni « to ». « She is reading » et « They are reading » ont exactement le même verbe, et seul l'auxiliaire les distingue.
Le tableau de cette fiche fait écrire les deux morceaux pour quatre sujets différents. Le verbe est donné entre parenthèses : ce qu'on demande, c'est l'accord et l'orthographe, pas de deviner le mot.
Le verbe ne s'accorde jamais.
- Huit cases à remplir
- Trois lignes à cocher
- Qui commande l'accord
2 sur 5
Fiche 2 — maintenant, ou bientôt ?
La même forme dit les deux : c'est le complément de temps qui décide.
Le programme donne deux emplois pour cette forme, et c'est ce qui en fait la difficulté : la même construction sert pour ce qui se fait maintenant ET pour ce qui est prévu.
Le verbe ne change pas d'un emploi à l'autre. « I am visiting my family » peut vouloir dire « je rends visite à ma famille en ce moment » comme « je vais chez ma famille ce week-end ».
C'est le complément de temps qui tranche. Avec now, at the moment ou right now, l'action se fait sous nos yeux. Avec tomorrow, tonight, this weekend ou next week, elle est prévue.
Le français fait d'ailleurs la même chose, et il vaut la peine de le dire : « je pars demain » emploie un présent pour parler de demain. Ce n'est donc pas une bizarrerie anglaise.
Enlever le complément, et la phrase ne dit plus quand.
- Quatre lignes à cocher
- Six phrases à ranger
- Le mot qui décide
3 sur 5
Fiche 3 — quatre fautes qui reviennent
Oublier l'auxiliaire, oublier le -ing, se tromper d'accord, ou employer le présent simple.
Quatre fautes reviennent chez les élèves francophones, et chacune a sa cause. Cette fiche les fait toutes reconnaitre, puis corriger.
Oublier l'auxiliaire vient du français, qui n'en met pas : « il porte un kilt » n'a pas d'équivalent de be. Or c'est l'auxiliaire qui porte l'accord, et sans lui la phrase n'a plus de temps.
Oublier la terminaison -ing vient de la même source : on écrit l'auxiliaire, puis le verbe nu. Se tromper d'auxiliaire — « they is » — vient d'un accord mal fait.
La quatrième est la plus tenace : employer le présent simple. Le français n'a qu'un présent ; l'anglais en a deux, et il choisit be + ing quand l'action est en train de se faire.
Chaque faute a sa cause, et elle vient du français.
- Huit phrases à ranger
- Trois copies à corriger
- Pourquoi cette faute-là
4 sur 5
Fiche 4 — la forme contractée
L'apostrophe remplace une lettre ; elle ne s'ajoute pas.
À l'oral, et très souvent à l'écrit, l'auxiliaire se colle au sujet et perd une lettre. Le programme lui-même écrit « I'm visiting my family this weekend ».
L'apostrophe REMPLACE cette lettre, elle ne s'ajoute pas. « I am » perd le a de am ; « he is » perd le i de is ; « they are » perd le a de are.
La forme pleine reste correcte. On peut toujours écrire « He is wearing a kilt » : la contraction est plus courante, elle n'est pas obligatoire, et c'est utile à savoir quand on hésite.
Deux fautes guettent, et les copies de cette fiche les portent : oublier l'apostrophe, et la placer après la lettre qu'elle devait remplacer.
L'apostrophe marque ce qui a disparu.
- Quatre copies à corriger
- Trois traits à tracer
- Ce que l'apostrophe remplace
5 sur 5
Fiche 5 — écrire le verbe en -ing
Trois cas, une seule règle — la même que celle des panneaux.
L'orthographe du verbe en -ing suit une règle à trois cas — et c'est la même que celle des panneaux d'interdiction du chapitre précédent. Il n'y en a pas deux à retenir.
Le « e » muet final tombe : take devient taking. Un verbe d'UNE syllabe qui finit par consonne-voyelle-consonne double sa consonne : run devient running. Partout ailleurs, on ajoute simplement « ing » : wait devient waiting.
Pour choisir, il faut regarder la dernière lettre, l'avant-dernière, puis compter les syllabes. C'est un geste, pas une liste à apprendre par cœur.
Les deux exercices de cette fiche portent sur des verbes que la leçon n'orthographie pas : l'élève applique la règle au lieu de recopier, et un contrôle le vérifie avant que la fiche ne soit produite.
Une règle apprise une fois sert deux fois.
- Trois verbes à relier
- Six cases à remplir
- Choisir le bon cas
Compétences travaillées
-
Deux morceaux
L'auxiliaire be, accordé avec le sujet, puis le verbe qui porte toujours -ing.
-
Le sujet commande
am avec I, is avec he/she/it, are avec you/we/they. Le verbe, lui, ne bouge pas.
-
Maintenant ou bientôt
La forme est la même : c'est le complément de temps qui déplace la phrase.
-
La même règle qu'au chapitre précédent
smoke → smoking, swim → swimming : l'orthographe du -ing ne s'apprend qu'une fois.
Une règle déjà apprise, et qui resservira
L'orthographe du verbe en -ing n'est pas propre à ce chapitre. C'est exactement celle des panneaux d'interdiction — No smoking!, No swimming! — étudiée dans le chapitre de l'impératif.
Ces fiches ne la réenseignent donc pas comme une nouveauté : elles la rappellent et la font appliquer. Dans le code, la fonction qui orthographie n'a pas été recopiée non plus ; elle est importée du module précédent, si bien qu'une correction faite d'un côté vaut de l'autre.
C'est un point de méthode qui vaut pour l'élève autant que pour le site : une règle apprise une fois sert plusieurs fois, à condition qu'on lui montre où elle revient.
Ce que le français ne distingue pas
Le français n'a qu'un seul présent. « Il porte un kilt » sert aussi bien pour une habitude que pour ce qui se passe sous nos yeux. L'anglais, lui, sépare les deux : présent simple pour l'habitude, be + ing pour l'action en cours.
De là vient la faute la plus tenace du chapitre, et trois autres l'accompagnent : oublier l'auxiliaire, oublier la terminaison, ou se tromper d'accord. Les quatre sont déclarées dans le module avec leur correction ET leur raison.
La troisième fiche les fait toutes corriger. Ce n'est pas une chasse aux fautes pour le plaisir : chacune a une cause précise, et c'est la cause que le corrigé nomme.
Méthode et vérification
Trois choses se calculent dans ce chapitre au lieu de se recopier. L'auxiliaire d'abord : le module le conjugue à partir du sujet, et chaque case des tableaux est comparée à ce qu'il rend. L'orthographe du verbe ensuite — et elle n'a pas été réécrite. C'est celle du chapitre précédent, celui de l'impératif et des panneaux au gérondif : la même règle à trois cas, la même fonction, importée. Le e muet qui tombe, la consonne d'un verbe d'une syllabe qui double, l'ajout simple de « ing » : un élève qui a fait « No swimming! » retrouve ici « We are swimming », et le code dit que c'est le même fait de langue. Le moment enfin, qui est la vraie difficulté. Le présent be + ing sert deux fois : pour ce qui se fait maintenant, et pour ce qui est prévu. La forme est identique ; seul le complément de temps tranche. Le module CHERCHE donc ce complément dans la phrase, au lieu de croire ce qu'une fiche annonce, et il refuse une phrase qui n'en porte aucun — parce qu'elle ne permettrait pas de trancher. Une mesure vérifie enfin qu'aucune leçon n'écrit une réponse que sa propre fiche demande : elle porte ici sur les tableaux et les chasses aux erreurs, c'est-à-dire sur les exercices qui font PRODUIRE une forme.
- Programme d'anglais pour les classes de collège, arrêté du 5 mai 2025 (BO nº 22 du 29 mai 2025), classe de sixième, outils linguistiques, « Grammaire A1 / A1+ », « Le verbe : premières conjugaisons ». Les deux entrées du chapitre sont marquées A1+ — le niveau visé en LVA — et citées mot pour mot : « Le présent be + ing : reconnaitre quelques formes courantes : He is wearing a kilt, They are making a blueberry pie » et « Le présent be + ing utilisé pour exprimer un futur proche : I'm visiting my family this weekend, He is going to the basketball game tonight ». Ce programme est EN VIGUEUR depuis la rentrée 2025.