Le deuxième thème du nouveau programme de CM1
« La monarchie en France (XVIe-XVIIe siècles) » suit le Moyen Âge dans le programme d'histoire du CM1 issu de l'arrêté du 22 avril 2026. Sa question directrice est écrite dans le texte officiel : comment le roi incarne-t-il le pouvoir aux XVIe et XVIIe siècles ?
Les cinq fiches y répondent par étapes. La première situe les trois règnes ; la deuxième installe la société d'ordres ; la troisième oppose deux façons de marquer le royaume — faire venir un artiste, arrêter une guerre ; la quatrième porte sur Versailles et sur le rôle des femmes à la Cour ; la cinquième relie l'ensemble.
Chaque fiche vaut vingt points, répartis en huit, six et six. Les deux premiers exercices s'appuient sur un schéma, le troisième demande une production écrite.
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Fiche 1 — trois rois, trois règnes
Deux siècles, et trois façons de tenir le royaume.
Le programme donne lui-même les dates : François Ier (1515-1547), Henri IV (1589-1610), Louis XIV (1643-1715). La première fiche les fait situer, puis calculer.
L'exercice 1 est une frise où il faut écrire, sous chaque date de début, le nom du roi dont le règne commence. Deux questions suivent : quel règne est le plus long, et combien d'années séparent le début du premier de la fin du dernier. Les deux se répondent par une soustraction, jamais par la mémoire.
L'exercice 2 est un tableau des trois durées à calculer, puis à ranger de la plus courte à la plus longue. Le classement n'est possible qu'une fois les trois soustractions faites : c'est ce qui empêche de répondre au hasard. Le dernier exercice fait expliquer ce qu'est un roi mécène et pourquoi ces trois règnes ne se suivent pas.
La durée d'un règne est soustraite à l'impression : elle n'est jamais recopiée d'une liste.
- Une frise
- Un tableau
- Rédiger
2 sur 5
Fiche 2 — la société d'ordres
Trois ordres, et un seul qui paie.
C'est la fiche où se joue le mot le plus mal compris du chapitre : privilège. Le programme demande de décrire une société « majoritairement composée de paysans », et cette description ne tient pas sans l'impôt.
L'exercice 1 est un tableau des trois ordres : qui en fait partie, et paie-t-il la taille ? La dernière colonne ne porte que des « oui » et des « non », et c'est elle qui fait apparaître le privilège — deux ordres sur trois en ont un.
L'exercice 2 range six personnes dans la colonne de leur ordre : un évêque, un seigneur, une religieuse d'un côté ; une paysanne, un artisan, un marchand de l'autre. Une question suit, qui est le cœur du thème : qu'ont en commun toutes les personnes de droite ? Le dernier exercice fait rédiger ce qu'est un privilège et qui en a un.
Aucun ordre n'est étiqueté « privilégié » dans les données : le statut est déduit de l'exemption d'impôt.
- Un tableau
- Un tri
- Rédiger
3 sur 5
Fiche 3 — deux rois, deux façons de marquer le royaume
L'un fait venir un artiste, l'autre arrête une guerre.
Deux rois, deux façons de marquer un royaume. L'un fait venir un artiste, l'autre arrête une guerre. Cette fiche les met côte à côte parce que le programme les traite ensemble.
L'exercice 1 range six actions dans la colonne du roi qui les a faites. Aucune ne nomme son auteur : il faut savoir qui a fait venir Léonard de Vinci et qui a signé l'édit de Nantes. Deux questions suivent, sur la durée du séjour de Léonard et sur ceux qui s'affrontaient pendant les guerres de religion.
L'exercice 2 apparie quatre mots du programme à leur définition : mécène, artiste, protestant, catholique. Une question demande ensuite si un roi mécène est lui-même un artiste — la réponse est non, et elle se lit dans les deux définitions mises côte à côte. Le dernier exercice fait expliquer comment Henri IV a ramené la paix.
La durée du séjour de Léonard de Vinci est soustraite des deux dates que le programme donne.
- Un tri
- Appariement
- Rédiger
4 sur 5
Fiche 4 — Versailles, le pouvoir mis en scène
Un château ne dit rien tout seul : ce sont ses règles qui parlent.
« Expliquer comment le château de Versailles exprime le pouvoir absolu du roi » est un attendu du programme. Un château n'exprime rien tout seul : ce sont ses dispositions qui disent quelque chose, et c'est cela qu'il faut faire formuler.
L'exercice 1 apparie quatre dispositions à ce qu'elles montrent. La noblesse vit au château — et cela veut dire que le roi la garde sous les yeux au lieu de la laisser commander loin de lui. L'étiquette règle chaque geste — et cela veut dire que toute la Cour tourne autour d'une seule personne.
L'exercice 2 est une carte mentale à deux branches : ce que le château montre, et ce que les femmes y font. Le programme demande explicitement de « décrire le rôle des femmes à la Cour », et cette branche y répond : tenir un rang, protéger des artistes, faire éduquer des filles nobles sans fortune, porter une demande jusqu'au roi.
Ce que montre chaque disposition vient du noyau : rien n'est ajouté à l'impression.
- Appariement
- Carte mentale
- Rédiger
5 sur 5
Fiche 5 — tout relier
Cinq repères, trois rois, une société.
La cinquième fiche rassemble le chapitre. Elle part d'une carte mentale à trois branches, une par roi, dont les feuilles sont vides : ce que chacun incarne, et les dates de son règne.
Une question demande ensuite lequel des trois n'a pas régné au XVIIe siècle. Elle ne se répond qu'en calculant le siècle de la fin de chaque règne — François Ier s'arrête en 1547, donc au XVIe.
L'exercice 2 est la frise des cinq repères que le programme demande de retenir : l'arrivée et la mort de Léonard de Vinci, l'édit de Nantes, le début et la fin du règne de Louis XIV. Le dernier exercice reprend la question du chapitre et exige deux exemples pris chez deux rois différents : un seul roi ne vaut que la moitié des points.
Les cinq repères sont ceux que le programme nomme, dans l'ordre chronologique — le moteur le vérifie.
- Carte mentale
- Une frise
- Rédiger
Compétences travaillées
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Trois règnes
Situer François Ier, Henri IV et Louis XIV sur une frise, et calculer la durée de chaque règne.
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Un roi mécène
Expliquer, avec François Ier et Léonard de Vinci, comment un roi fait entrer la Renaissance dans son royaume.
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Un roi pacificateur
Expliquer comment Henri IV met fin aux guerres de religion par l'édit de Nantes de 1598.
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Trois ordres
Décrire la société d'Ancien Régime, et comprendre qu'un privilège est une dispense d'impôt.
Trois rois, et deux trous qu'on ne voit jamais
Le programme demande de situer trois règnes : François Ier (1515-1547), Henri IV (1589-1610) et Louis XIV (1643-1715). Présentés en liste, ils semblent se suivre. Dessinés à l'échelle, ils racontent autre chose.
Entre la fin de François Ier et le début d'Henri IV, quarante-deux ans s'écoulent. Entre Henri IV et Louis XIV, trente-trois. Chacun de ces intervalles est plus long que le règne d'Henri IV lui-même, qui ne dure que vingt et un ans. D'autres rois ont régné pendant ce temps : le programme n'en demande pas le nom, mais il demande de savoir qu'ils existent.
C'est pourquoi la couverture de ces fiches est une frise à l'échelle et non une liste. Une barre deux fois plus longue y représente un règne deux fois plus long — un contrôle le vérifie avant l'impression.
Un privilège n'est pas une richesse
Le programme demande de « décrire l'organisation de la société d'ordres majoritairement composée de paysans ». Trois ordres : le clergé, la noblesse, le tiers état. L'erreur la plus répandue consiste à croire que les deux premiers sont les riches et le troisième les pauvres.
Ce n'est pas cela. Un marchand du tiers état peut être bien plus riche qu'un petit noble de campagne. Il paiera pourtant la taille, et le noble non. Ce qui compte n'est pas la fortune, c'est l'ordre — et c'est exactement ce qu'est un privilège : une dispense, pas un patrimoine.
Sur ces fiches, aucun ordre n'est étiqueté « privilégié ». Le moteur le déduit d'une seule question : cet ordre paie-t-il la taille ? Un élève à qui l'on donne l'étiquette n'a rien appris ; un élève qui voit qui paie a compris.
Méthode et vérification
Contenu produit par un moteur : la durée d'un règne est une soustraction, jamais un nombre recopié ; le roi qui régnait une année donnée est cherché dans les règnes déclarés, et le moteur refuse une frise dont deux règnes se chevaucheraient. Surtout, le statut d'un ordre est **déduit** de l'impôt : un ordre est privilégié parce qu'il ne paie pas la taille, et non parce qu'une étiquette le dit. Un contrôle refuse tout énoncé qui déborderait sur un autre niveau.