La deuxième entrée du nouveau programme de sciences
« Mélanges » suit « masse et volume » dans le domaine « la matière, les mouvements et les signaux » du programme de sciences et technologie du CM1, issu de l'arrêté du 5 juin 2026.
Le programme y demande quatre choses : distinguer homogène et hétérogène, séparer par tamisage, décantation et filtration, constater la dissolution, et observer la saturation en en rendant compte quantitativement. Les cinq fiches suivent cet ordre.
Chaque fiche vaut vingt points, répartis en huit, six et six. Les deux premiers exercices s'appuient sur un schéma, le troisième demande une production écrite.
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Fiche 1 — homogène ou hétérogène
Ce qu'on voit, et ce que le filtre confirme.
Le chapitre s'ouvre sur une distinction que l'œil suffit presque à faire — et sur le test qui tranche quand l'œil se trompe.
L'exercice 1 range six mélanges selon qu'on distingue ou non ce qui les compose. L'eau et le sable d'un côté, l'eau et le sel de l'autre. Deux questions suivent, dont l'une demande comment vérifier que le sel est bien dissous : par le filtre, qui ne le récupère plus.
L'exercice 2 est un tableau de six solides où l'on indique d'abord si le filtre les récupère, et où l'élève en déduit s'ils se dissolvent. Les deux colonnes disent toujours le contraire l'une de l'autre — c'est le critère du programme. Le dernier exercice prend le cas du café moulu : l'eau devient brune, et pourtant rien ne s'est dissous.
La dissolution est déduite du filtre, jamais tapée à côté du nom d'un solide.
- Un tri
- Un tableau
- Rédiger
2 sur 5
Fiche 2 — les tamis dans le bon ordre
Commencer par le plus fin ne sépare rien.
C'est la fiche qui porte le chapitre. Le programme y demande de « justifier » un ordre, et non de le retenir.
L'exercice 1 est un tableau de trois grains — cailloux, gravier, sable — avec leur taille, où il faut indiquer quel tamis retient chacun. Deux questions suivent : dans quel ordre emploie-t-on les tamis, et que se passerait-il si l'on commençait par le plus fin. La réponse est nette : il retiendrait les trois sortes à la fois, et il faudrait tout reprendre.
L'exercice 2 est la chaine du tamisage, dont un maillon manque. La question qui l'accompagne fait compter ce que chaque tamis retient : une seule sorte chacun, et c'est précisément la preuve que l'ordre est bon. Le dernier exercice fait expliquer le mécanisme, puis constater qu'un seul tamis ne produit que deux tas.
Le passage des grains est simulé par le moteur dans les deux ordres, et le mauvais doit réellement échouer.
- Un tableau
- Une chaine
- Justifier
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Fiche 3 — décanter, filtrer
Attendre, ou faire passer : deux façons de séparer.
Un tamis sépare des solides entre eux. Pour séparer un solide d'un liquide, il faut autre chose — et cette fiche donne les deux techniques que le programme nomme.
L'exercice 1 est la chaine de la décantation, en cinq étapes dont deux à retrouver : on secoue, on laisse immobile, la terre se dépose, on perce un trou juste au-dessus du dépôt, l'eau claire s'écoule. Deux questions suivent, dont l'une demande pourquoi le trou se perce au-dessus du dépôt et non tout en bas.
L'exercice 2 est un diagramme des trois solubilités, où l'on compare le sucre au sel. Le dernier exercice pose la question qui relie tout le chapitre : peut-on récupérer du sel dissous avec un filtre ? Non — et c'est justement à cela qu'on reconnait qu'il s'est dissous.
Le moteur vérifie que la chaine de la décantation dit bien qu'on laisse reposer : c'est tout ce qu'elle fait.
- Une chaine
- Un diagramme
- Rédiger
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Fiche 4 — jusqu'où ça se dissout
Au-delà d'une certaine masse, le sel reste au fond.
Le programme demande d'observer la saturation « et d'en rendre compte quantitativement ». C'est un mot rare dans un programme de CM1, et cette fiche le prend au sérieux.
L'exercice 1 est un diagramme de la masse maximale de sel selon le volume d'eau : 100, 200, 250 et 500 millilitres. Trois questions suivent — lire une valeur, constater que doubler le volume double la limite, et dire ce qu'on voit quand on verse 50 g dans 100 mL. La réponse est une soustraction : 14 g restent au fond.
L'exercice 2 relie les trois solides à leur limite, et fait constater qu'elles n'ont rien de comparable — le sucre se dissout environ vingt fois plus que le bicarbonate. Le dernier exercice fait calculer une limite pour un demi-volume, puis définir la saturation.
Toutes les masses maximales sont calculées par proportionnalité, jamais tapées volume par volume.
- Un diagramme
- Des associations
- Calculer
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Fiche 5 — tout relier
Trois techniques, un critère, une limite.
La dernière fiche rassemble les trois techniques et le critère qui traverse tout le chapitre.
L'exercice 1 relie chaque technique à ce qu'elle sépare : le tamisage des solides de tailles différentes, la décantation un solide qui tombe au fond, la filtration un solide en fines particules. Deux questions suivent, dont l'une demande pourquoi aucune des trois ne récupère un solide dissous.
L'exercice 2 range les six solides selon que le filtre les récupère ou non — le même tri que la fiche 1, mais posé depuis l'autre bout : ici, c'est la colonne de droite qui dit qu'ils se sont dissous, et l'élève doit le formuler lui-même. Le dernier exercice demande deux idées du chapitre, expliquées, puis une phrase sur la saturation — deux idées expliquées valent mieux que quatre citées, et le barème le dit en toutes lettres.
Deux techniques qui sépareraient la même chose rendraient l'association incorrigible : le moteur les refuse.
- Des associations
- Un tri
- Rédiger
Compétences travaillées
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Homogène ou hétérogène
Distinguer un mélange dont on voit les constituants d'un mélange où l'on n'en voit plus qu'un.
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Le critère du filtre
Reconnaitre un solide dissous à ceci qu'aucun filtre ne le récupère — un test, non une étiquette apprise.
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Trois techniques
Tamiser des solides entre eux, décanter, filtrer un solide d'un liquide — et savoir qu'aucune ne rattrape un dissous.
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La saturation, mesurée
Calculer la masse maximale qui se dissout dans un volume donné, et ce qui reste au fond au-delà.
Justifier l'ordre des tamis, non le retenir
Le programme ne demande pas seulement d'employer les tamis dans le bon ordre : il demande à l'élève de « justifier cet ordre ». La nuance est tout le sujet. Une règle retenue s'oublie ; une règle démontrée se retrouve.
La démonstration tient en une observation. Du plus large au plus fin, chaque tamis retient exactement une sorte de grain, et les trois sortes finissent séparées. Du plus fin au plus large, le premier tamis retient les trois à la fois et les deux suivants ne reçoivent plus rien.
Le moteur ne l'illustre pas : il le simule. La même fonction fait passer les grains dans les deux ordres, et un contrôle exige que le second échoue réellement. Si l'ordre inverse séparait aussi bien, la question du programme n'aurait pas de réponse et ces fiches ne seraient pas produites.
Le programme demande de comparer avec d'autres groupes
Une phrase du texte officiel mérite d'être lue deux fois : « pour tester la reproductibilité du résultat obtenu et donc sa fiabilité, l'élève le compare aux résultats de différents groupes ». C'est la seconde fois que le programme de sciences énonce cette exigence, après « teste ton résultat à l'aide d'un autre dispositif » au chapitre des masses.
L'évaluation 5 la met en travail. Cinq groupes ont cherché la masse maximale de sel dissoute dans cent millilitres d'eau. Aucun n'a trouvé exactement la même chose — c'est normal, un protocole d'école n'est jamais parfait — mais leur moyenne tombe très près de la valeur mesurée en laboratoire.
Le moteur exige les deux à la fois : que les groupes se ressemblent assez pour qu'on puisse se fier à la moyenne, et qu'ils diffèrent un peu, sans quoi la comparaison n'aurait rien à révéler et le programme ne la demanderait pas.
Méthode et vérification
Contenu produit par un moteur. Le critère de dissolution n'est pas une étiquette posée à côté de chaque solide : c'est le test que le programme décrit — un solide est dissous quand on ne peut plus le récupérer avec un filtre —, et le moteur en déduit tout le reste. L'ordre des tamis n'est pas non plus une règle à retenir : le moteur simule le passage des grains dans les deux ordres, et vérifie que le bon sépare une sorte par tamis tandis que l'inverse les retient toutes. Les solubilités sont les valeurs mesurées à 20 °C ; les masses maximales pour un autre volume sont calculées, jamais tapées.