L'unité et la diversité du vivant, au CM1
« Classification du vivant » et « biodiversité actuelle et passée » ouvrent le domaine « les êtres vivants dans leur environnement » du programme de sciences et technologie du CM1, issu de l'arrêté du 5 juin 2026.
Le programme y demande trois choses : définir une espèce comme un ensemble d'individus interféconds, réaliser une classification en groupes emboités à partir d'attributs identifiés puis en déduire des liens de parenté, et identifier des espèces à l'aide d'une clé de détermination. Les cinq fiches suivent cet ordre.
Chaque fiche vaut vingt points, répartis en huit, six et six. Les deux premiers exercices s'appuient sur un schéma, le troisième demande une production écrite.
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Fiche 1 — une espèce, c'est quoi ?
Ce ne sont pas les ressemblances qui décident, ce sont les petits.
Le chapitre s'ouvre sur une définition que le programme formule en cinq mots : une espèce est un ensemble d'individus interféconds. Toute la fiche consiste à en faire un outil qui tranche.
L'exercice 1 range quatre croisements observés selon qu'ils forment une seule espèce ou deux. Le cheval et l'âne donnent un mulet, le lion et le tigre un ligre, et ni l'un ni l'autre n'aura de descendance ; deux chiens et deux chats, eux, donnent des petits qui en auront à leur tour. Deux questions suivent, dont l'une porte sur le ligre.
L'exercice 2 est un tableau des mêmes croisements : les deux animaux, leur petit, la fécondité de ce petit, et le nombre d'espèces à en déduire. La question fait constater qu'une seule colonne suffit à remplir la dernière. Le troisième exercice prend les deux cas où l'apparence trompe : deux chiens très différents de la même espèce, et deux animaux très semblables d'espèces différentes.
La réponse « même espèce » est déduite de la fécondité des petits, jamais tapée à côté d'un couple d'animaux.
- Un tri
- Un tableau
- Rédiger
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Fiche 2 — ce qu'on observe sur six animaux
Noter les attributs avant de classer quoi que ce soit.
Avant de classer quoi que ce soit, il faut noter ce qu'on voit. Le programme demande des attributs « facilement identifiables et reconnaissables » : des poils, des plumes, une coquille, six pattes.
L'exercice 1 est un tableau de six animaux où les deux premières colonnes sont remplies et la troisième non. L'élève complète la colonne des ailes, puis compte les animaux qui en ont, puis repère celui qui en a sans squelette interne. Cette dernière observation ne sert à rien tout de suite : elle prépare toute la fiche suivante, et la question le dit.
L'exercice 2 donne les boites emboitées que ces attributs permettent de dessiner, de la plus grande à la plus petite, et fait lire la plus grande de toutes. Le dernier exercice sépare ce qui est un attribut de ce qui n'en est pas un : « il vit dans l'eau » décrit ce qui entoure l'animal, non ce qu'il possède.
Les boites sont calculées à partir des attributs du tableau : les deux exercices ne peuvent pas se contredire.
- Un tableau
- Des boites
- Rédiger
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Fiche 3 — qui est plus proche de qui ?
La chauve-souris vole comme le pigeon, et pourtant.
C'est la fiche qui porte le chapitre. Elle défait un contresens que presque tous les élèves apportent avec eux : la chauve-souris vole, donc elle ressemble au pigeon.
L'exercice 1 fait chercher, dans les boites emboitées, la plus petite qui contienne la chauve-souris avec un autre animal. C'est celle des poils, et le pigeon n'y est pas : le plus proche parent de la chauve-souris est le chat. La réponse contredit l'intuition, et c'est tout l'intérêt du dessin.
L'exercice 2 remonte le raisonnement en cinq maillons, dont deux manquent. Pourquoi « des ailes » ne fait-il pas un groupe ? Parce que la coccinelle en a sans squelette interne : la boite serait à cheval sur une autre, et une boite à cheval ne se dessine pas. Le dernier exercice fait appliquer la règle à un autre couple, puis répondre à un camarade qui affirme que la chauve-souris est un oiseau.
Le plus proche parent est calculé depuis les boites, jamais affirmé — et le moteur exige qu'un attribut trompe réellement.
- Des boites
- Une chaine
- Réfuter
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Fiche 4 — suivre la clé de détermination
Une suite de questions, une seule réponse au bout.
Une clé de détermination est une suite de questions auxquelles on répond par oui ou par non. Au bout de chaque chemin, un seul nom. C'est ce qui en fait un outil sûr, et cette fiche le fait éprouver.
L'exercice 1 déroule le chemin suivi pour identifier un animal, deux maillons étant masqués. Deux questions suivent : combien de questions ont été nécessaires, et ce qui se passerait si l'on répondait mal à la première. La réponse est nette — on partirait du mauvais côté de la clé et tout le reste du chemin serait perdu.
L'exercice 2 relie six suites de réponses aux six noms qu'elles donnent, et fait établir qu'aucune ne peut conduire à deux animaux. Le dernier exercice demande pourquoi l'ordre des questions est imposé, puis fait suivre la clé de tête pour un animal décrit par trois renseignements seulement.
Les six chemins sont produits par le parcours de la clé, et chacun doit conduire à son propre nom.
- Une chaine
- Des associations
- Rédiger
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Fiche 5 — reconnaitre six animaux
Ce qui sert à classer, et ce qui n'y sert pas.
La cinquième fiche met le chapitre au travail sur le terrain : on observe, on note, on nomme — et l'on distingue ce qui sert à classer de ce qui n'y sert pas.
L'exercice 1 relie six observations aux six noms que la clé donne. Chaque observation ne dit que ce qu'on voit sur l'animal, les yeux exceptés puisque tous en ont. Deux questions suivent : quel attribut a permis de reconnaitre le pigeon du premier coup, et ce qui distingue dans la clé les deux animaux à poils.
L'exercice 2 range huit renseignements selon qu'ils servent ou non à classer : des plumes et une coquille d'un côté, « il est gris » et « on le trouve au jardin » de l'autre. Le dernier exercice porte sur ce que le programme demande de confronter — une application photo qui propose un nom à 80 % et un autre à 15 %, contre une clé dont on peut refaire le chemin et dire pourquoi.
Chaque observation est passée dans la clé par le moteur : elle doit conduire au nom annoncé.
- Des associations
- Un tri
- Comparer
Compétences travaillées
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L'espèce, par les petits
Reconnaitre deux individus de la même espèce à ceci que leurs petits pourront eux-mêmes en avoir — un test, non une ressemblance.
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Observer des attributs
Relever sur un animal ce qu'il possède et qu'on voit — des poils, des plumes, une coquille — et laisser de côté ce qui l'entoure.
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Les groupes emboités
Ranger des espèces en boites dans des boites, et savoir qu'un attribut à cheval sur deux boites ne fait pas un groupe.
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La clé de détermination
Suivre une suite de questions jusqu'au nom d'un animal, et savoir refaire ce chemin pour vérifier une identification.
L'espèce se teste, elle ne se constate pas
Le programme donne une définition d'une précision inhabituelle : « définir une espèce comme un ensemble d'individus interféconds ». Ce n'est pas une description, c'est un test. Deux animaux sont de la même espèce si leurs petits peuvent eux-mêmes avoir des petits.
L'exemple qui rend ce test indispensable est le mulet. Une jument et un âne ont bien un petit, et ce petit n'aura pas de descendance : le cheval et l'âne sont donc deux espèces, malgré la ressemblance. Le cas inverse existe aussi, et il est encore plus parlant pour un élève — un berger allemand et un caniche ne se ressemblent en rien, et forment une seule espèce.
Le moteur applique la définition littéralement. La fonction qui répond « même espèce ou non » lit la fécondité des petits, et rien d'autre. Un contrôle vérifie qu'elle suit bien cette donnée : on la modifie, et la réponse doit changer. Sans quoi le test ne serait qu'une étiquette déguisée.
Le programme demande de confronter la clé à une application d'intelligence artificielle
Une proposition de démarche du texte officiel mérite d'être lue en entier : l'élève « peut confronter cette identification avec celle obtenue par une application numérique basée sur l'intelligence artificielle (qui propose les identifications les plus probables) ».
La parenthèse fait tout le travail. Une clé de détermination rend une réponse qu'on peut refaire question par question et justifier ; une application rend les réponses les plus probables, souvent plusieurs, assorties de pourcentages, sans dire pourquoi. Les deux sont utiles, et ce ne sont pas les mêmes objets.
L'évaluation 5 met cette différence en travail, sans jamais demander à l'élève de préférer un outil : on note qu'il sache dire ce que chacun rend. C'est la troisième fois que ce programme de sciences réclame deux routes indépendantes vers un même résultat, après « teste avec un autre dispositif » au chapitre des masses et « compare aux résultats d'autres groupes » à celui des mélanges.
Méthode et vérification
Contenu produit par un moteur. L'espèce n'est pas une étiquette posée à côté de deux animaux : c'est le test que le programme décrit — des individus sont de la même espèce quand leurs petits peuvent eux-mêmes en avoir —, et le moteur en déduit chaque réponse. La classification n'est pas dessinée à la main non plus : les groupes sont calculés à partir des attributs observés, et un attribut n'obtient sa boite que s'il tient entièrement dans une boite plus large. C'est ce calcul qui écarte « des ailes », et c'est lui qui établit que le plus proche parent de la chauve-souris est le chat. La clé de détermination est vérifiée espèce par espèce : elle doit conduire chacune à son propre nom, sinon rien n'est produit.