Le thème entier, et il ne finit pas sur la guerre
Le titre du thème est une phrase complète : « La France, des guerres mondiales à l'Union européenne ». Deux guerres, et une fin qui n'est pas la guerre. Ces fiches suivent ce trajet du début à la fin.
Le programme prescrit l'entrée : « à partir des traces de la Grande Guerre et de la Seconde Guerre mondiale dans l'environnement des élèves ». Ni chronologie de batailles, ni récit d'opérations militaires — on commence par ce qu'on peut aller voir : un monument aux morts, une plaque de rue, un quartier rebâti, une date au calendrier.
Il demande ensuite d'évoquer la Résistance, la France combattante et la collaboration — trois mots qui ne se confondent pas — et d'aborder le génocide des Juifs ainsi que les persécutions à l'encontre d'autres populations.
Il se termine sur ce que l'élève doit découvrir : des pays européens, autrefois en guerre les uns contre les autres, sont aujourd'hui rassemblés au sein de l'Union européenne.
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Fiche 1 — reconnaître une trace
Partir de ce qu'on peut voir près de chez soi, et dire ce que chaque trace apprend.
Le programme demande de commencer par ce qu'on peut voir près de chez soi. Presque chaque commune de France porte un monument aux morts, et beaucoup portent d'autres traces : plaques, noms de rues, dates gravées. L'exercice 1 relie chaque trace à ce qu'elle montre.
Sa seconde question fait lire ce qu'un monument aux morts porte réellement : les noms des habitants de la commune tués à la guerre. Une trace n'est pas un symbole abstrait — elle nomme des personnes, et c'est ce qui la rend lisible par un élève de CM2.
Le QCM de l'exercice 2 explique pourquoi le chapitre commence par là : ces traces sont vérifiables, on peut aller les voir. Le dernier exercice fait citer deux traces, puis nommer les deux dates de commémoration — le 11 novembre pour l'armistice de 1918, le 8 mai pour la victoire de 1945.
C'est l'entrée que le programme prescrit, et elle vaut aussi pour la dernière fiche.
- Le monument aux morts, dans presque chaque commune
- Ce qu'une trace permet de dire
- Deux dates au calendrier
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Fiche 2 — deux guerres dans le siècle
Situer les deux conflits au vingtième siècle et calculer ce qui les sépare.
Le vingtième siècle commence en 1901, et il porte deux guerres mondiales, toutes deux dans sa première moitié. L'exercice 1 fait nommer quatre périodes sur une frise, puis calculer la durée de chaque guerre.
Sa seconde question mesure ce qui les sépare : vingt et un ans, de 1918 à 1939. Ce nombre compte, parce qu'il montre qu'une génération sépare à peine les deux conflits — beaucoup d'adultes de 1939 avaient connu la première.
Les trois copies de l'exercice 2 contiennent une erreur de siècle : les deux guerres appartiennent au vingtième, non au dix-neuvième. Le dernier exercice fait donner l'autre nom de la Grande Guerre — la Première Guerre mondiale — et comparer les deux durées.
Les durées sont des différences calculées par le module, jamais des nombres saisis.
- Quatre périodes, pas quatre dates
- Quatre années, puis six
- Vingt et une années entre les deux
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Fiche 3 — résister, combattre, collaborer
Distinguer les trois mots que le programme nomme, et dire d'où chacun agit.
La France est occupée pendant la Seconde Guerre mondiale, et le programme retient trois mots pour dire ce que firent les Français : la Résistance, la France combattante, la collaboration. L'exercice 1 fait lire un texte qui les définit.
Ses questions font distinguer les deux premiers : la Résistance s'oppose à l'occupant depuis la France même, tandis que la France combattante agit hors du pays. La différence est géographique autant que politique, et le texte le dit explicitement.
L'exercice 2 range les trois mots selon l'endroit d'où chacun agit, et le dernier exercice définit la collaboration — aider l'occupant, ce que fit le régime de Vichy. Sa seconde question explique pourquoi ces trois mots ne sont pas interchangeables : ils désignent trois attitudes opposées, et les confondre reviendrait à effacer ce qui les sépare.
Le programme nomme les trois séparément : employer l'un pour l'autre change le sens de la phrase.
- Trois mots, trois attitudes
- Depuis la France, ou hors de France
- Un classement n'est pas une définition
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Fiche 4 — le génocide des Juifs
Employer le mot exact, et savoir que d'autres populations ont été persécutées.
Le programme demande d'aborder le génocide des Juifs et les persécutions à l'encontre d'autres populations. La fiche s'appuie sur un texte, et l'exercice 1 fait d'abord définir le mot : l'extermination volontaire et organisée d'un peuple entier.
Ses questions suivantes nomment qui fut visé — les Juifs d'Europe, dont beaucoup vivaient en France — et rappellent que d'autres populations furent persécutées. Nommer précisément fait partie de l'enseignement : c'est ce qui distingue l'histoire d'un récit vague.
Le dernier exercice explique pourquoi des plaques portant des noms d'enfants sont apposées sur des écoles : pour rappeler que des élèves de cette école même furent déportés et assassinés. Et pourquoi employer le mot exact — parce qu'un mot imprécis dirait autre chose que ce qui s'est produit.
La dernière question relie le sujet aux traces : des plaques, dans nos rues et sur nos écoles, portent des noms et des dates.
- Un mot précis pour un crime précis
- D'autres populations persécutées
- Pourquoi des plaques portent des noms
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Fiche 5 — jusqu'à l'Union européenne
Comprendre que des pays autrefois ennemis sont aujourd'hui rassemblés.
Le thème s'appelle « La France, des guerres mondiales à l'Union européenne » : il ne s'arrête donc pas en 1945. L'exercice 1 reconstitue la chaîne qui mène de la guerre à la construction européenne, une étape effacée.
Cette étape est le cœur du thème : des pays autrefois ennemis choisissent de s'unir. La seconde question fait dire pourquoi le titre ne s'arrête pas aux guerres — parce que le thème raconte aussi ce qui est venu après, et pourquoi.
Le tableau de l'exercice 2 compare autrefois et aujourd'hui, une case effacée : ce sont les mêmes pays, et ils ne se font plus la guerre. Le dernier exercice fait résumer le thème en une phrase, puis chercher autour de soi les traces de ces guerres — celles par lesquelles le chapitre avait commencé.
Le programme demande de le « découvrir », c'est-à-dire de le constater — ni dates de traités, ni institutions.
- D'ennemis à voisins réunis
- Autrefois, aujourd'hui
- Le thème ne finit pas sur la guerre
Compétences travaillées
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On commence par les traces
Un monument aux morts, une plaque de rue, un quartier rebâti, une date au calendrier. Le programme prescrit cette entrée.
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Deux guerres au vingtième siècle
La Grande Guerre, de 1914 à 1918 ; la Seconde Guerre mondiale, de 1939 à 1945. Vingt et une années les séparent.
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Trois mots qui ne se confondent pas
La Résistance, la France combattante, la collaboration. Deux s'opposent à l'occupant, depuis la France ou depuis l'extérieur ; la troisième l'aide.
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Le thème finit sur une union
Des pays européens, autrefois en guerre les uns contre les autres, sont aujourd'hui rassemblés au sein de l'Union européenne.
Pourquoi la quatrième fiche ne ressemble pas aux autres
Le programme demande d'aborder le génocide des Juifs et les persécutions à l'encontre d'autres populations. Cette fiche le fait avec un mot exact et des faits — sans détail, sans image, et sans exercice de forme.
Ni tri, ni association, ni jeu : un document et des questions écrites. Un contrôle refuse d'ailleurs que cette fiche porte un exercice de forme, parce que le sujet ne se traite pas ainsi.
Elle se termine sur une trace, comme la première fiche : des plaques, dans nos rues et sur nos écoles, portent des noms et des dates. Elles sont là, et on peut aller les lire.
Ce que ces fiches ne font pas, et pourquoi
Elles ne racontent pas de batailles. L'entrée prescrite est celle des traces dans l'environnement des élèves, et le programme ne demande aucune chronologie d'opérations militaires.
Elles n'emploient pas les notions que le programme réserve à la classe de troisième : ni « guerres totales », ni « régimes totalitaires », ni « guerre froide », ni le génocide des Arméniens, ni le traité de Versailles. Le module qui produit ces fiches porte cette liste et refuse chacune de ces notions.
Elles ne doublent pas non plus l'article d'évaluation du même thème, qui existait déjà et couvre les cinq points. Un contrôle compare, schéma par schéma, les données des deux articles : aucune n'est reprise.
Méthode et vérification
Contenus originaux, cadrés sur le programme d'histoire du cycle 3 en vigueur au CM2 en 2026-2027, thème 3 du CM2. Aucun texte d'auteur n'est cité. Les durées et les écarts sont des différences calculées par un module partagé avec l'article d'évaluation du même thème, qui vérifie aussi que chaque date de commémoration tombe l'année où son conflit s'achève et refuse toute notion réservée à la classe de troisième. Un contrôle vérifie qu'aucun schéma ne reprend les données de l'évaluation.
- Arrêté du 9 novembre 2015 modifié — programme d'enseignement du cycle de consolidation (cycle 3), annexe 2 du Bulletin officiel nº 31 du 30 juillet 2020, partie « Histoire », classe de CM2, thème 3 « La France, des guerres mondiales à l'Union européenne ».
- Arrêté du 22 avril 2026, article 3 — nouveau programme d'histoire-géographie applicable au CM2 à la rentrée 2027-2028 seulement.