Ce que ces fiches travaillent
Comprendre pourquoi la devise porte un troisième mot, distinguer un droit refusé d'un manque de fraternité, reconnaître les quatre façons de réagir devant un camarade en difficulté, définir égoïsme et altruisme, et savoir que ce qu'on doit ne dépend pas du lien.
Les quatre réactions sont toutes représentées, et un contrôle le vérifie : trois suffiraient à faire un tri, et la quatrième est celle qui montre ce que l'empathie permet.
Les cinq couples de formats sont ceux que l'article d'évaluations n'emploie pas.
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Fiche 1 — le troisième mot
Les droits peuvent tous être respectés, et quelqu'un rester seul.
Trois scènes passent dans un tableau à deux colonnes : les droits y sont-ils respectés ? quelqu'un y est-il seul ? L'élève écrit « oui » ou « non », et découvre qu'une scène répond « oui » aux deux.
C'est la démonstration de toute la section, et elle se lit sur une ligne : Léa mange seule chaque midi, personne ne l'en empêche, et aucun droit ne lui donne quelqu'un à qui parler.
La chasse aux erreurs reprend les deux contresens symétriques : croire que le respect des droits suffit, et croire qu'un juge pourrait condamner un manque de fraternité.
Les deux dernières questions portent sur les mots du programme — une valeur dit ce qui compte, un principe dit ce qu'il faut faire — et sur la raison d'être du troisième mot de la devise.
Les deux questions ne se déduisent pas l'une de l'autre.
- Six cases à remplir
- Trois copies à juger
- Valeur et principe
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Fiche 2 — ce que la loi ne fait pas
Deux manques qui ne se réparent pas de la même façon.
Quand quelque chose ne va pas dans une classe, il y a deux questions à poser, et l'ordre compte : un droit est-il refusé ? sinon, quelqu'un reste-t-il seul ?
La chasse aux erreurs écarte les deux fausses pistes : chercher une loi enfreinte là où il n'y en a pas, et croire qu'une fois la loi respectée il n'y a plus rien à faire.
Le tri sépare ensuite quatre scènes selon la première question. Celle où Sarah est écartée pour une histoire d'argent relève du droit ; celle où Léa mange seule n'en relève pas.
Les deux dernières questions tracent la limite exacte de ce qu'un adulte peut imposer. Il peut rétablir un droit et interdire les moqueries ; il ne peut pas ordonner à un élève de s'asseoir près d'un autre.
Un droit refusé se répare ; un manque de fraternité ne s'ordonne pas.
- Trois copies à juger
- Quatre scènes à trier
- Ce qu'un adulte peut faire
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Fiche 3 — comprendre, puis agir
Deux questions, et quatre façons de réagir.
Quatre élèves voient le même camarade en difficulté, et réagissent de quatre façons différentes. Le tri ne demande pas qui a été gentil : il demande qui a COMPRIS ce que l'autre ressentait.
Deux d'entre eux ont agi, et un seul geste atteint sa cible. Camille entraîne Théo dans un jeu bruyant quand il avait besoin qu'on s'assoie près de lui, au calme.
C'est ce que le programme appelle ce que l'empathie permet : agir de la façon dont l'autre a besoin, et non de celle dont on aurait besoin soi-même.
Le questionnaire écarte ensuite les deux contresens les plus fréquents — que l'empathie serait de ressentir la même chose, et qu'elle supposerait d'être d'accord. La dernière question porte précisément sur ce point : comprendre un camarade sans changer d'avis.
Un contrôle refuse tout énoncé qui confondrait l'empathie et l'accord.
- Quatre réactions à trier
- Trois lignes à cocher
- Comprendre sans approuver
4 sur 5
Fiche 4 — égoïsme et altruisme
Deux mots à définir, et deux cas qui ne sont ni l'un ni l'autre.
Le programme demande de faire définir égoïsme et altruisme. Les deux mots se déduisent des mêmes deux questions que la fiche précédente, ce qui évite deux définitions séparées qui pourraient se contredire.
Le questionnaire écarte les confusions courantes : l'égoïsme n'est pas le goût de la solitude, et l'altruisme n'est pas le désir de plaire.
L'association relie ensuite les quatre élèves de la fiche 3 à ce que fait leur réaction, et le dernier exercice pose la question qui compte : deux d'entre eux ne sont ni égoïstes ni altruistes.
C'est là que l'empathie trouve sa place. Entre les deux mots, il y a celui qui comprend sans agir et celui qui agit sans comprendre — et c'est l'empathie qui fait passer de l'un à l'autre.
L'altruisme demande les deux conditions à la fois.
- Trois définitions
- Quatre élèves à relier
- Deux mots ne suffisent pas
5 sur 5
Fiche 5 — un camarade qui n'est pas un ami
Trois liens différents, et le même dû.
Dans une classe, on n'a pas le même lien avec tout le monde : il y a ceux qu'on choisit, ceux avec qui l'on travaille sans les avoir choisis, et ceux à qui l'on n'a jamais parlé.
L'association fait d'abord nommer ces trois liens par ce qui les distingue. Puis la question sépare ce qui se donne de ce qui se doit : l'amitié ne se commande pas, le respect si.
Le tableau porte alors la démonstration. Trois lignes, trois colonnes, et neuf « oui » : ce qu'on doit à quelqu'un ne change pas d'une relation à l'autre.
C'est la phrase même du programme — la tolérance envers autrui et ses idées EN DEHORS de la camaraderie et de l'amitié. La dernière question l'applique à une idée qu'on trouve fausse : le dû porte sur la façon d'écouter, non sur l'idée.
Le dû ne dépend pas du lien — un contrôle le vérifie sur les trois relations.
- Trois liens à relier
- Neuf cases à remplir
- Ce que le tableau montre
Compétences travaillées
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Le troisième mot
Comprendre pourquoi la devise ne s'arrête pas à liberté et égalité : on peut respecter tous les droits et laisser quelqu'un seul.
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Valeur et principe
Savoir qu'une valeur dit ce qui compte et qu'un principe dit ce qu'il faut faire — et que la fraternité est les deux.
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Comprendre, puis agir
Distinguer les quatre façons de réagir, et voir pourquoi agir sans avoir compris manque sa cible.
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Le même dû
Savoir que ce qu'on doit à quelqu'un ne dépend pas du lien qu'on a avec lui.
Ce que deux mots ne suffisent pas à faire
La section précédente a montré que l'égalité en droit se démontre : un texte dit à qui un droit s'adresse, et l'on peut aller le lire.
Celle-ci part de là où l'autre s'arrête. On peut respecter tous les droits de quelqu'un — le laisser entrer, manger, jouer, parler — et le laisser seul. Aucune loi n'est enfreinte, et il manque pourtant quelque chose.
C'est exactement pourquoi la devise porte un troisième mot. Les fiches ne l'affirment pas : elles font remplir un tableau à deux colonnes où une scène répond « oui » aux deux questions, et la démonstration se lit sur la ligne.
Agir ne suffit pas non plus
Le programme demande de comprendre ce que l'empathie implique ET ce qu'elle permet. Les deux ne vont pas ensemble : on peut comprendre sans rien faire, et faire quelque chose sans avoir compris.
Ce second cas est celui que les fiches travaillent le plus. Un élève voit un camarade triste et l'entraîne dans un jeu bruyant : l'intention est bonne, le geste manque sa cible, parce qu'il répond au besoin qu'on aurait eu soi-même.
C'est là que l'empathie sert. Elle ne rend pas meilleur : elle rend l'aide juste.
Méthode et vérification
Toute la section tient sur un fait, et ce fait se calcule : les droits peuvent tous être respectés, et quelqu'un rester seul. Une scène déclare donc deux choses indépendantes — les droits y sont-ils respectés, quelqu'un y est-il laissé de côté — et le module en déduit le verdict. Les deux réponses ne se déduisent pas l'une de l'autre, et c'est exactement pourquoi la devise porte un troisième mot. Un contrôle exige qu'au moins une scène montre le cas central, et qu'au moins une autre montre le cas où le respect des droits suffit : un article qui ne montrerait que des manques ferait croire que le droit ne sert à rien. Pour l'empathie, le programme sépare ce qu'elle implique de ce qu'elle permet ; le module en fait deux questions, comprendre et agir, dont les quatre combinaisons portent chacune un nom calculé. La quatrième est celle qu'on n'attend pas : agir sans avoir compris, c'est-à-dire aider quelqu'un comme on voudrait l'être soi-même. Elle ne peut pas être écrite sans dire ce dont l'autre avait besoin et ce qu'il a reçu à la place, sans quoi le cas ne montrerait rien. Enfin, l'empathie n'est jamais confondue avec l'accord : un contrôle refuse tout énoncé qui ferait croire qu'on ne peut comprendre que ceux qui pensent comme nous.
- Programme d'enseignement moral et civique du cours préparatoire à la classe terminale, arrêté du 29 mai 2024 (BO nº 24 du 13 juin 2024), modifié par l'arrêté du 19 juin 2024. Son article 3 l'applique au cours moyen première année depuis la rentrée 2024-2025. Section « CM1 : Faire société », troisième partie, « Comment faire société ». La devise et les valeurs de la République sont lues dans le noyau partagé du site, celui-là même qui sert aux articles de CE2 et de CM2.