EMC · CM1 · Exercice

L'égalité en droit et la dignité au CM1 : exercices (PDF + corrigés)

Égaux ne veut pas dire pareils : ce qui est égal, ce sont les droits.

CM1 EMC Exercice
Durée 40 min
Barème Sur 20
Format PDF A4
Accès Gratuit
Sept différences entre les personnes d'un côté, la seule condition écrite d'un droit de l'autre.

Ce que ces fiches travaillent

Comprendre que l'égalité en droit porte sur les droits et non sur les personnes, savoir qu'un droit est institué par un texte qui dit à qui il s'adresse, juger un refus sur son motif, et comprendre ce qu'implique le principe de dignité.

Les trois conséquences du principe sont toutes travaillées, et un contrôle le vérifie : elle ne se mérite pas, elle ne se perd pas, elle ne dépend pas de ce qu'on pense de la personne.

Les cinq couples de formats sont ceux que l'article d'évaluations n'emploie pas.

1 sur 5

Fiche 1 — les mêmes droits

Un droit n'appartient pas à ceux qui le méritent : il appartient à ceux que le texte désigne.

Trois personnes — deux enfants et une adulte — passent devant quatre droits. L'élève écrit « oui » ou « non » dans douze cases, et découvre lui-même que trois colonnes donnent « oui » partout.

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La quatrième est celle du vote, et la question suivante demande pourquoi. La réponse n'est pas une opinion : la condition est écrite dans un texte, que la fiche cite.

L'association relie ensuite chaque droit au texte qui l'institue — la Déclaration de 1789, le préambule de 1946, la Constitution de 1958. Un droit n'est pas une idée : on peut aller le lire.

Les deux dernières questions posent le contresens le plus courant sur le mot égalité — veut-il dire que tout le monde est pareil ? — et demandent pourquoi une condition d'âge n'est pas une inégalité.

Un droit se cite toujours avec le texte qui l'institue.

  • Douze cases à remplir
  • Quatre droits, quatre textes
  • Pareils, ou les mêmes droits

2 sur 5

Fiche 2 — ce qui ne change rien

Six différences, et pas un droit de moins.

Les élèves d'une classe diffèrent par mille choses. Aucune ne figure dans le texte d'un seul droit, et cette fiche le fait vérifier plutôt que de l'affirmer.

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La seconde question est la démonstration elle-même : cherche ces quatre mots dans les textes de la fiche 1, et dis ce que tu trouves. On ne trouve rien, et c'est la réponse.

Le questionnaire applique ensuite la règle à trois situations concrètes — l'école gratuite, les droits d'un élève en fauteuil, un refus motivé par une croyance.

Le dernier exercice pose la question qui compte : toute la classe est d'accord pour écarter quelqu'un. Cela rend-il l'acte permis ? Un droit ne se met pas aux voix.

C'est le point qui sépare une règle d'une habitude. Une habitude vaut par le nombre de gens qui la suivent ; un droit vaut par le texte qui l'écrit, et ce texte ne compte pas les voix. La fiche demande enfin ce que doit faire l'élève qui assiste à la scène — car se taire laisse la rupture se répéter.

Un droit ne dépend pas du nombre de personnes d'accord.

  • Quatre différences
  • Trois situations
  • L'accord des autres

3 sur 5

Fiche 3 — un refus juste, un refus injuste

Deux refus se ressemblent ; un seul applique une règle.

Quand on refuse un droit à quelqu'un, il n'y a qu'une question à poser : le motif est-il la condition écrite du droit ?

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Le questionnaire isole ce point, et écarte les deux fausses réponses les plus courantes — que la bonne foi de celui qui refuse suffirait, et que l'usage vaudrait règle.

La chasse aux erreurs oppose un refus conforme à un refus qui invoque un règlement de club. Un règlement est en dessous de la loi : il ne peut pas retirer un droit qu'un texte donne à tous.

Le dernier exercice met côte à côte deux refus portant sur le même droit et le même enfant. « Tu n'as pas l'âge » applique la règle ; « tu n'es pas d'ici » l'invente. Ce n'est pas le ton qui décide, c'est le motif.

Un refus motivé par ce qu'une personne est reste une rupture, même si elle n'avait pas le droit.

  • Trois lignes à cocher
  • Deux copies à juger
  • Le motif fait tout

4 sur 5

Fiche 4 — la dignité ne se mérite pas

Trois choses qu'on ne peut pas faire à ce qu'une personne est.

Le principe tient en une phrase, et la fiche l'imprime en entier. Trois conséquences en découlent, et ce sont elles que les exercices travaillent.

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La chasse aux erreurs reprend les deux contresens les plus répandus : que celui qui se conduit mal cesserait d'être une personne, et que le respect dû à quelqu'un se gagnerait par le travail.

La question suivante sépare l'estime — qui se gagne, et qu'on accorde pour ce qu'on fait — du respect dû à une personne, qui ne se gagne pas.

Le tri oppose ensuite les trois conséquences du principe à trois phrases qui les renversent, et le dernier exercice demande pourquoi l'on peut punir un élève sans le tourner en ridicule : la punition répond à l'acte, le ridicule s'attaque à la personne.

Un contrôle refuse tout énoncé de l'article qui mettrait la dignité à condition.

  • Trois copies à juger
  • Six phrases à ranger
  • Punir sans humilier

5 sur 5

Fiche 5 — une atteinte, et ce qu'elle nie

Ce n'est pas la force du geste qui compte : c'est ce qu'il refuse.

Une atteinte ne se mesure pas à sa force. Une moquerie ne laisse aucune trace sur le corps, et pourtant elle refuse quelque chose.

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Le tri sépare les gestes isolés de ceux qui recommencent. Un seul mot les distingue, et il est dans les phrases : ce qui se répète et isole une personne s'appelle du harcèlement.

Le tableau demande ensuite, pour trois gestes, laquelle des trois conséquences du principe ils mettent en cause. C'est ce qui rattache une atteinte à la dignité au lieu de la ranger par gravité.

Le dernier exercice porte sur l'écran : les mêmes moqueries y refusent la même chose, atteignent la même personne, et restent écrites. La règle et le droit sont les mêmes des deux côtés.

La répétition change le nom de l'atteinte, pas sa nature.

  • Quatre gestes à trier
  • Trois cases à compléter
  • Derrière un écran

Compétences travaillées

  • Les mêmes droits

    Comprendre que l'égalité en droit ne dit pas que les personnes sont pareilles, mais que les mêmes droits leur appartiennent.

  • Une condition, et son texte

    Savoir qu'un droit est institué par un texte, et que ce texte dit à qui il s'adresse.

  • Juger un refus

    Distinguer le refus qui applique une condition écrite de celui qui invoque ce qu'une personne est.

  • Ce que la dignité implique

    Savoir qu'elle ne se mérite pas, ne se perd pas, et ne dépend pas de ce qu'on pense de la personne.

Égaux ne veut pas dire pareils

C'est le contresens le plus courant sur ce mot, et il rend la notion incompréhensible : si l'égalité voulait dire que tout le monde est pareil, elle serait visiblement fausse.

L'égalité en droit dit autre chose. Les personnes diffèrent — par leur famille, ce qu'elles croient, la langue parlée chez elles, l'aide dont elles ont besoin. Ce qui est égal, ce sont les droits que les textes leur donnent.

Ces fiches le font vérifier plutôt que de l'affirmer : on cherche les sept différences dans les textes qui instituent les droits, et l'on n'en trouve aucune. Les textes disent « tous », ou bien ils posent une condition d'âge.

Un refus se juge sur son motif

Deux refus peuvent se ressembler mot pour mot et ne pas valoir la même chose. « Tu ne peux pas voter, tu as neuf ans » applique une condition écrite dans un texte, que l'enfant remplira à dix-huit ans. « Tu ne peux pas venir, tes parents viennent d'ailleurs » n'applique rien du tout.

La question à poser est donc unique : le motif est-il la condition écrite du droit ? Les fiches la posent à chaque situation, et le module recalcule le verdict au lieu de le lire.

Un point y est travaillé pour lui-même : un refus motivé par ce qu'une personne est reste une rupture d'égalité même quand cette personne n'avait pas le droit. Ce n'est pas le résultat qui décide, c'est le motif.

Méthode et vérification

L'égalité en droit se démontre par un calcul, elle ne s'affirme pas. Chaque droit porte une condition écrite — « tous » ou « citoyen » — que le module lit dans le noyau partagé, avec le texte qui l'institue. Une personne a donc un droit, ou ne l'a pas, par un calcul sur cette seule condition. Les sept différences entre les personnes — origine, couleur de peau, croyance, sexe, moyens, langue parlée à la maison, handicap — sont déclarées une fois, et le module DÉMONTRE qu'elles ne changent aucun droit : deux personnes du même âge ont exactement les mêmes droits, quels que soient leurs traits. Un refus est alors jugé, non étiqueté : s'il tient à la condition écrite, il applique la règle ; s'il tient à ce qu'une personne est, c'est une rupture d'égalité — et cela reste vrai quand la personne n'avait pas le droit, car le motif compte autant que le résultat. Pour la dignité, le module ne calcule rien : il empêche. un contrôle refuse tout énoncé qui ferait dépendre la dignité d'un mérite, d'une punition ou de l'avis des autres — et il sait distinguer la phrase qui commet la faute de celle qui la nomme pour la corriger. Enfin, une atteinte ne peut pas être construite sans se rattacher à l'une des trois conséquences du principe, et la répétition la renomme : des actes répétés qui isolent une personne s'appellent du harcèlement.

Rédaction : Fiches Scolaires Mise à jour :
  • Programme d'enseignement moral et civique du cours préparatoire à la classe terminale, arrêté du 29 mai 2024 (BO nº 24 du 13 juin 2024), modifié par l'arrêté du 19 juin 2024. Son article 3 l'applique au cours moyen première année depuis la rentrée 2024-2025. Section « CM1 : Faire société », deuxième partie, « L'égalité dans la dignité ». Les textes qui instituent les droits cités — Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, préambule de la Constitution de 1946, Constitution de 1958 — sont ceux que le noyau partagé du site déclare, avec leur article.

Questions fréquentes

Que veut dire « égalité en droit » au CM1 ?
Que les mêmes droits appartiennent à tous, quelles que soient les différences entre les personnes. Cela ne veut pas dire que tout le monde est pareil.
Une condition d'âge est-elle une inégalité ?
Non : elle est écrite dans un texte, elle vaut pour tout le monde de la même façon, et chacun la remplira en grandissant.
Qu'implique le principe de dignité de la personne humaine ?
Trois choses : elle ne se mérite pas, elle ne se perd pas, et elle ne dépend pas de ce qu'on pense de la personne.
Quand une moquerie devient-elle du harcèlement ?
Quand les actes se répètent et isolent une personne. C'est la répétition qui change le nom, en classe comme derrière un écran.