Ce que ces fiches font travailler
Reconnaitre ce que dit chaque auxiliaire, écrire une règle de jeu, corriger les trois fautes qu'un francophone fait, poser une question par inversion et dire le contraire d'une règle.
Chaque phrase imprimée sort du module, et l'auxiliaire y est choisi par le SENS déclaré — jamais écrit à la main.
Le tout en cinq formats différents, chacun employé exactement deux fois.
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Fiche 1 — quatre auxiliaires, quatre sens
can, can't, must, mustn't — et le contraire de chacun.
Un auxiliaire de modalité ne dit pas QUAND, il dit COMMENT. Il ne place pas l'action dans le temps : il dit si elle est possible, permise, interdite ou obligatoire.
Le programme en donne quatre, en deux familles. CAN dit que c'est permis ; MUST dit que c'est obligatoire. Chacun a sa forme négative, obtenue en collant « n't », qui dit le contraire dans la même famille.
Il ne se conjugue pas. Il est identique à toutes les personnes : pas de « s » à la troisième personne, pas de « to » après lui, et le verbe qui suit reste à la base verbale.
C'est ce qui le rend facile et traitre à la fois. Facile, parce qu'il n'y a rien à apprendre par cœur ; traitre, parce que le réflexe français pousse à écrire « he cans » ou « he must to ».
Le contraire ne quitte jamais sa famille.
- Huit cases à remplir
- Trois lignes à cocher
- Ce qu'un auxiliaire dit
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Fiche 2 — les règles du jeu
Deux familles d'auxiliaires, et la nuance entre autoriser et imposer.
Le programme donne lui-même l'exemple du jeu : son lexique nomme « the rules », « pawn », « fair play », « respect », « cheat », et les quatre auxiliaires avec.
Deux familles se partagent ces quatre auxiliaires. Can et can't disent ce qui est permis ou ne l'est pas ; must et mustn't disent ce qui est obligatoire ou interdit.
La nuance compte dans un jeu. « You can move your pawn » laisse le choix au joueur ; « You must wait for your turn » ne le laisse pas. Le premier autorise, le second impose.
Et le programme donne une phrase modèle, celle d'un zoo : You can take photos but you can't feed the animals. Une permission et une interdiction dans la même phrase, reliées par « but ».
Avoir le choix, ou ne pas l'avoir.
- Quatre lignes à cocher
- Six règles à ranger
- Autoriser ou imposer
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Fiche 3 — ce qu'un auxiliaire ne porte jamais
Ni « s », ni « to », ni « ing » — trois réflexes français à défaire.
Trois choses qu'un auxiliaire de modalité ne porte jamais, et chacune correspond à un réflexe français précis.
Pas de « s » à la troisième personne. Les autres verbes anglais en prennent un — he plays, she watches — mais pas les auxiliaires de modalité, identiques à toutes les personnes.
Pas de « to » après eux. Le français dit « il doit attendre », avec un infinitif ; l'anglais met le verbe nu juste après l'auxiliaire, sans rien entre les deux.
Pas de « ing » non plus : le verbe qui suit est à la base verbale, celle du dictionnaire. C'est la même base verbale que celle de l'impératif, étudiée au chapitre précédent. Un élève qui a compris « Look! » et « Don't look! » reconnait ici la même forme de verbe, et n'a donc qu'une chose à apprendre : ce qui vient AVANT elle.
Trois refus, trois réflexes français.
- Huit phrases à ranger
- Trois copies à corriger
- D'où vient la faute
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Fiche 4 — poser la question
L'auxiliaire passe devant le sujet, et rien d'autre ne bouge.
Pour poser une question, l'auxiliaire passe devant le sujet. C'est tout, et le programme en donne l'exemple : Can I open the window, please?
Rien d'autre ne bouge. Le verbe reste à la base verbale, et l'ordre des mots suivants ne change pas. Seule l'inversion distingue la question de la phrase affirmative.
On n'ajoute pas « do ». Avec les autres verbes, l'anglais interroge avec do ou does — Do you play? — mais un auxiliaire de modalité s'en passe : il interroge tout seul.
Et le ton ne suffit pas. À l'oral, un francophone monte la voix à la fin d'une phrase pour interroger ; en anglais écrit, sans inversion, ce n'est pas une question. Les copies de cette fiche portent les deux fautes les plus courantes : garder l'ordre de la phrase affirmative, et ajouter un « do » dont l'auxiliaire n'a pas besoin.
Deux mots changent de place, rien d'autre.
- Quatre copies à corriger
- Trois traits à tracer
- Sans « do »
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Fiche 5 — dire le contraire
Le contraire reste dans la famille : can donne can't, must donne mustn't.
Chaque auxiliaire a son contraire, et il reste dans sa famille. Le contraire d'une permission est un refus de permission ; le contraire d'une obligation est une interdiction.
La négation se fabrique avec « n't ». On la colle à l'auxiliaire, et une apostrophe remplace la lettre disparue — comme pour la forme contractée de be.
Mais attention au sens, pas seulement à la forme. Passer de « c'est obligatoire » à « c'est interdit » ne dit pas « ce n'est plus obligatoire » : en anglais de sixième, la négation d'une obligation est une INTERDICTION.
C'est la différence la plus utile du chapitre, et celle qu'un joueur comprend tout de suite : entre « tu n'as pas le droit » et « tu dois attendre », la partie ne se joue pas pareil.
La négation d'une obligation est une interdiction.
- Trois traits à tracer
- Trois règles à renverser
- Ce que le contraire dit
Compétences travaillées
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Deux familles
can dit ce qui est permis, must ce qui est obligatoire — et chacun a son contraire.
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Il ne se conjugue pas
Ni « s » à la troisième personne, ni « to » après lui, ni « ing » sur le verbe.
-
La question par inversion
L'auxiliaire passe devant le sujet, et « do » ne sert à rien.
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mustn't n'est pas « pas obligé »
La négation d'une obligation est une interdiction.
Un ancrage que le programme donne lui-même
Le lexique A1+ du programme pour « Le jeu et ses consignes » nomme « we can/we can't…, we must/we mustn't… » à côté de « the rules », « pawn », « fair play », « respect » et « cheat ».
Les règles d'un jeu de plateau emploient donc les quatre auxiliaires, et c'est le fil de ces fiches : on peut avancer son pion, on ne peut pas jouer deux fois, on doit attendre son tour, on ne doit pas tricher.
L'intérêt n'est pas décoratif. Dans un jeu, confondre « tu peux » et « tu dois » change la partie — et l'élève le voit tout de suite.
Le sens choisit l'auxiliaire, pas l'inverse
Dans le code de ces fiches, une règle se déclare par ce qu'elle DIT. On écrit « c'est obligatoire », et le module cherche l'auxiliaire dont c'est le sens — puis il écrit la phrase.
Cela rend une catégorie de fautes impossible. Une fiche ne peut pas employer must pour une permission ou can pour une obligation, parce qu'elle n'écrit jamais l'auxiliaire elle-même.
Et le contrôle vaut dans l'autre sens aussi : le module refuse de construire une règle dont le sens n'aurait pas exactement un auxiliaire. Si deux auxiliaires disaient la même chose, la production s'arrêterait.
Méthode et vérification
Ces fiches renversent l'ordre habituel : ce n'est pas l'auxiliaire qui vient d'abord, c'est le SENS. Chaque règle du jeu est déclarée par ce qu'elle dit — c'est permis, ce n'est pas permis, c'est obligatoire, c'est interdit — et le module choisit l'auxiliaire qui convient avant d'écrire la phrase. L'inverse est impossible : une fiche ne peut pas employer must pour une permission, parce qu'elle n'écrit pas les auxiliaires elle-même. Trois autres choses se calculent. La négation, d'abord, qui se fabrique en collant n't et qui reste dans sa famille : le contraire de can est can't, celui de must est mustn't, et le module vérifie que l'opération est réversible. La question ensuite, qui se fait par inversion — l'auxiliaire passe devant le sujet, sans « do » ajouté — et un contrôle refuse une question qui garderait l'ordre de la phrase affirmative. La correction des fautes enfin : trois refus écrits, chacun avec sa raison, qui interdisent le « s » de troisième personne, le « to » intercalé et le verbe en « ing » après l'auxiliaire. Ils sont testés dans les deux sens, sur ce qu'ils doivent laisser passer autant que sur ce qu'ils doivent mordre. Une mesure vérifie enfin qu'aucune leçon n'écrit une réponse que sa propre fiche demande.
- Programme d'anglais pour les classes de collège, arrêté du 5 mai 2025 (BO nº 22 du 29 mai 2025), classe de sixième. Grammaire A1 / A1+ : « Les auxiliaires de modalité : can/can't, (A1+) must/mustn't ». Actes langagiers : « Demander l'autorisation sous forme lexicalisée : Can I open the window, please? » et « Demander et exprimer l'autorisation et l'interdiction en contexte connu : You can take photos but you can't feed the animals. » Le lexique A1+ du programme pour « Le jeu et ses consignes » nomme enfin « we can/we can't…, we must/we mustn't…, the rules, pawn, fair play, respect, cheat » : c'est de là que vient l'ancrage de ces fiches, les règles d'un jeu. Ce programme est EN VIGUEUR depuis la rentrée 2025.