Ce que ces évaluations mesurent
Ce que le droit au respect de la vie privée recouvre et pour qui, le compte des copies d'un contenu partagé, la majorité numérique et sa raison, la règle de l'accord pour une image, et la part de ce qu'on laisse sans l'avoir décidé.
Le fait central se compte plutôt qu'il ne se récite : trois envois donnent trois nombres différents, et l'élève les additionne lui-même.
Les cinq couples de formats sont ceux que l'article d'exercices n'emploie pas.
1 sur 5
Évaluation 1 — le même droit à tout âge
L'enfant comme l'adulte a droit au respect de sa vie privée.
Le sujet ouvre sur le tableau du chapitre : une personne de onze ans, une de quarante-cinq, et les trois composantes du droit à la vie privée. Six cases, et deux lignes qui doivent sortir identiques.
Une seconde question demande de citer un des trois textes qui garantissent ce droit. Le programme en nomme trois, dont la Convention internationale des droits de l'enfant et son article 16.
L'association porte ensuite sur le compte des copies. Trois envois sont donnés avec leur nombre de destinataires ; il faut relier chacun au nombre d'exemplaires qu'il donne au bout d'un tour. Les trois nombres diffèrent, et un contrôle le garantit.
La partie rédigée revient sur le point que les élèves oublient le plus vite : ce droit vaut aussi en ligne, parce qu'il appartient à la personne et non au lieu.
Les deux lignes du tableau sont identiques.
- Six cases à remplir
- Trois envois, trois comptes
- Un droit qui suit la personne
2 sur 5
Évaluation 2 — la majorité numérique
Un seuil fixé par la loi, et les risques qui l'expliquent.
La majorité numérique est fixée à quinze ans. Quatre âges l'encadrent — dix, quatorze, quinze et seize —, et quinze en fait partie : c'est le cas limite, celui où l'on hésite entre « à partir de » et « après ».
L'association demande de relier chaque âge à ce que la loi permet. En dessous du seuil, il faut l'accord d'un parent ou d'un responsable légal ; au-dessus, on s'inscrit seul.
Le questionnaire vérifie ensuite trois choses distinctes : le chiffre, ce qu'il faut en dessous, et le fait qu'un seuil a toujours une raison. C'est la troisième ligne qui compte le plus.
La partie rédigée demande de citer les trois risques que le programme nomme et d'expliquer pourquoi ils justifient un âge minimum. Un seuil protège tous ceux qui sont en dessous, sans que chacun ait à mesurer le risque lui-même.
Quinze ans est évalué : c'est le cas où l'on se trompe le plus.
- Quatre âges
- Trois lignes à cocher
- Pourquoi un seuil
3 sur 5
Évaluation 3 — le droit à l'image
Une image ne se publie qu'avec l'accord de qui est dessus.
La règle du droit à l'image tient en une phrase : pour publier une image où quelqu'un est reconnaissable, il faut son accord. Le questionnaire écarte les trois raisons qu'on se donne pour s'en passer.
Le flou de l'image, le fait d'avoir pris la photo soi-même, le caractère privé d'un groupe de discussion : aucune des trois ne change quoi que ce soit.
Le tri met alors quatre publications devant la seule question qui les range. Deux ont reçu l'accord des personnes concernées, deux non — et ce n'est ni l'endroit ni la qualité qui en décide.
La partie rédigée porte sur la plus grave des quatre : une vidéo d'un camarade qui tombe. Il faut dire pourquoi elle est interdite, et la réponse attendue nomme les deux raisons — l'absence d'accord et ce à quoi la publication expose.
Ni le lieu ni la qualité de l'image ne changent la règle.
- Trois lignes à cocher
- Quatre publications à ranger
- Ce que protège ce droit
4 sur 5
Évaluation 4 — ce qu'on laisse derrière soi
On publie peu, et on laisse beaucoup.
Une trace numérique n'est pas toujours une publication. C'est le point que les élèves ne voient pas d'eux-mêmes, et le tri le met sous les yeux : sur les cinq traces du sujet, une seule a été publiée volontairement.
Les quatre autres sont laissées en passant — l'heure de connexion, les pages consultées, la position du téléphone, les mots cherchés. Une question demande laquelle des deux colonnes est la plus longue, et ce que cela montre.
La chasse aux erreurs joint alors le compte des copies à cette distinction. Effacer un fichier de son téléphone ne l'efface pas ailleurs ; et réduire les traces à ce qu'on publie soi-même laisse de côté l'essentiel.
La partie rédigée demande enfin à qui ces traces profitent. Le programme nomme deux usages : commerciaux, et politiques. Dans les deux cas, quelqu'un se sert de ce qu'on a laissé sans l'avoir demandé.
On publie peu, et on laisse beaucoup.
- Cinq traces à ranger
- Trois copies à juger
- À qui profitent les traces
5 sur 5
Évaluation 5 — publier, ou renoncer
La règle ne change ni avec le lieu ni avec la qualité de l'image.
Ce dernier sujet reprend la règle de l'accord par les deux échappatoires les plus courantes. Sarah croit qu'un groupe de discussion privé change quelque chose ; Yohan croit qu'il suffit de ne pas mettre le nom.
Les deux cherchent une exception à une règle qui n'en a pas. La question b demande précisément ce que les deux erreurs ont en commun, et c'est là que se distinguent les copies qui ont compris la règle de celles qui l'ont apprise.
Le tableau fait ensuite remplir, pour les quatre publications du sujet, qui figure dessus et si l'accord a été donné. La deuxième colonne oblige à nommer la personne concernée avant de juger.
La partie rédigée demande enfin quelles questions se poser avant de publier une image, et dans quel ordre : qui est reconnaissable, puis a-t-elle donné son accord.
La règle n'a pas d'exception, et les deux erreurs en cherchent une.
- Trois copies à juger
- Qui est dessus, et l'accord
- Avant de publier
Compétences travaillées
-
Le droit et son étendue
Dire ce que le droit au respect de la vie privée recouvre, et qu'il vaut à tout âge et aussi en ligne.
-
Compter les copies
Calculer combien d'exemplaires un contenu partagé compte au bout d'un tour, et combien échappent à celui qui l'a envoyé.
-
Le seuil et sa raison
Situer un âge par rapport à la majorité numérique, et citer les trois risques qui l'expliquent.
-
Publier, ou renoncer
Juger une publication sur le seul accord, sans se laisser arrêter par le lieu ni par la qualité de l'image.
Ce que ces sujets permettent de voir
Les cinq sujets sont indépendants et notés chacun sur vingt. Ils peuvent servir de sujet unique, de rattrapage, ou de série progressive au fil de la séquence.
Chacun combine deux formats — un tableau et une association, un questionnaire et un tri, une chasse aux erreurs et un tableau — et aucun couple ne se répète d'un sujet à l'autre.
Le dernier exercice de chaque sujet se rédige en français. C'est là que se voit la différence entre un élève qui a compté et un élève qui a retenu un chiffre.
Pourquoi le seuil figure dans les deux articles
La règle du site veut que l'évaluation ne reprenne aucune donnée des fiches. Un âge fait exception, et c'est quinze ans.
La majorité numérique est fixée par la loi ; on ne peut pas en choisir une autre pour varier. Et le cas limite est justement celui où les élèves hésitent : à quinze ans, peut-on s'inscrire seul, ou faut-il attendre seize ?
Les deux articles évaluent donc ce cas, et un contrôle l'exige de chacun. Les trois autres âges, eux, diffèrent d'un article à l'autre.
Méthode et vérification
Rien n'est repris des fiches : ni une personne, ni une publication, ni un envoi, et un contrôle compare les deux modules. Deux valeurs font exception, et elles ne se choisissent pas — la majorité numérique est de quinze ans, et le seuil lui-même doit figurer parmi les âges évalués, parce que c'est le cas où l'on se trompe le plus. Les deux articles le contiennent donc, et un contrôle l'exige de chacun ; les autres âges, eux, sont différents. Ce qui est noté se calcule. Ce à quoi une personne a droit, par une fonction qui n'a aucun accès à son âge. La licéité d'une publication, depuis le seul accord de qui figure sur l'image. Le nombre de copies d'un contenu partagé, par une addition que l'élève refait — et les trois envois des sujets donnent trois nombres différents, sans quoi l'association aurait deux réponses identiques. Le camp d'une trace enfin, depuis le seul fait de savoir si on a décidé de la laisser : un contrôle exige de surcroit que les traces involontaires dominent, parce que c'est ce que le programme demande de faire comprendre. Aucune question ne demande son opinion à l'élève, et sept formules qui laisseraient croire qu'un contenu partagé se rattrape sont refusées — sauf dans une copie de chasse à l'erreur, où elles sont la faute à corriger.
- Programme d'enseignement moral et civique du cours préparatoire à la classe terminale, arrêté du 29 mai 2024 (BO nº 24 du 13 juin 2024). Son article 3 l'applique à la classe de sixième à la rentrée de l'année scolaire 2026-2027. Section « Sixième : Apprendre à vivre dans une société démocratique », troisième partie : « Avoir des droits en tant que personne et respecter ceux des autres : l'exemple du droit à la vie privée » (5 à 6 heures). La majorité numérique est fixée par la loi du 7 juillet 2023.