Géographie · 6ème · Évaluation

Évaluation habiter un espace exposé aux risques en 6e (PDF + corrigés)

Cinq sujets sur vingt points, et chaque réponse recalculée avant impression.

6ème Géographie Évaluation
Durée 45 min
Barème Sur 20
Format PDF A4
Accès Gratuit
Trois sociétés et le nombre de mesures de protection qui manquent à chacune, de zéro à quatre.

Ce que ces évaluations mesurent

Distinguer un aléa d'un risque, séparer les aléas naturels des anthropiques, localiser sept aires sur un planisphère, nommer deux catastrophes anthropiques et expliquer l'inégale vulnérabilité des sociétés.

Chaque réponse est recalculée par le module avant que le sujet ne soit produit : le verdict de chaque situation, la famille de chaque aléa, l'aire de chaque événement, le nombre de mesures manquantes.

Les cinq couples de formats sont ceux que l'article d'exercices n'emploie pas.

1 sur 5

Évaluation 1 — aléa ou risque ?

Quatre lieux, une seule question pour trancher : y a-t-il quelqu'un ?

Première question du programme : qu'est-ce qu'un risque ? Ce sujet la pose quatre fois, sur quatre lieux différents.

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Un ALÉA est un événement qui peut se produire. Le RISQUE n'existe que si une population se trouve exposée à cet aléa. La VULNÉRABILITÉ compte ce qui manque à cette population pour se protéger.

Les quatre lieux du tableau sont Lisbonne, un atoll inhabité du Pacifique, un désert de pierres sans village, et Miami. Deux sont habités, deux ne le sont pas — et une seule question permet de trancher chaque ligne.

La dernière question fait appliquer ce raisonnement à un même cyclone qui passe d'abord sur un atoll désert, puis sur une grande ville. Le vent n'a pas changé ; ce qu'il rencontre, oui.

Deux lieux habités, deux lieux vides.

  • Huit cases à remplir
  • Six étiquettes à ranger
  • La question qui tranche

2 sur 5

Évaluation 2 — naturel, anthropique, et le climat

Ce que le dérèglement climatique aggrave, et ce qu'il ne change pas.

Le programme demande de distinguer ce qui sépare les risques dits naturels des risques dits anthropiques, et de comprendre l'aggravation des premiers par le dérèglement climatique.

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Un aléa naturel vient de la Terre ou de l'atmosphère ; un aléa anthropique vient d'une activité que des hommes ont installée là. Une marée noire, un accident industriel, un accident nucléaire appartiennent à la seconde famille.

Le dérèglement climatique renforce les aléas qui dépendent de l'air et de l'eau : les cyclones les plus intenses, les inondations, les sécheresses, les feux de forêt.

Il ne change rien au mouvement des plaques de l'écorce terrestre. Une copie du sujet affirme le contraire, et c'est l'erreur la plus fréquente du chapitre : le module refuse d'ailleurs d'annoncer aggravé par le climat un aléa qui ne l'est pas.

Le climat agit sur l'air et l'eau, pas sur les plaques.

  • Quatre copies à corriger
  • Six cases à remplir
  • Ce que le climat ne change pas

3 sur 5

Évaluation 3 — localiser les aires sur un planisphère

Sept aires numérotées, et ce qu'une aire ne dit pas.

Le programme demande de localiser sur un planisphère les principales aires soumises à des risques sismiques et cycloniques. Le sujet porte cette carte, avec sept aires numérotées.

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Trois sont sismiques : elles suivent les zones où les plaques de l'écorce terrestre se rencontrent. Quatre sont cycloniques : elles couvrent les mers chaudes des régions tropicales, où le même phénomène s'appelle ouragan, typhon ou cyclone selon l'endroit.

Une copie à corriger affirme qu'un séisme ne peut jamais se produire hors de ces aires. Elle est fausse, et c'est le point le plus difficile du sujet : une aire marque là où l'aléa est le plus fréquent, pas une frontière qu'il ne franchirait pas.

La dernière question va plus loin encore : la carte ne montre que deux aléas, et un élève qui n'habite aucune de ces aires n'est pas pour autant à l'abri de tout.

Le sujet numérote, le corrigé nomme.

  • Quatre lignes à cocher
  • Trois copies à corriger
  • Lire la carte

4 sur 5

Évaluation 4 — deux catastrophes anthropiques

Bhopal et Tchernobyl : deux dates, deux pays, et un danger bâti par des hommes.

Le programme demande de localiser deux catastrophes anthropiques en les nommant. Ce sujet porte sur les deux plus connues.

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Bhopal, en Inde, en 1984 : une usine de produits chimiques laisse échapper un gaz mortel au-dessus d'une ville. Tchernobyl, en Ukraine, en 1986 : un réacteur nucléaire explose au cours d'un essai.

Une ligne du questionnaire demande si Bhopal se trouve dans une aire sismique. La réponse est non, et elle se calcule : le module compare les coordonnées de la ville à celles des sept aires de la carte, et n'en trouve aucune qui la contienne.

C'est ce qui fonde la dernière question. Dire « catastrophe naturelle » à propos de Tchernobyl reviendrait à faire croire que personne n'y pouvait rien, alors que tout y a été construit par des hommes.

Le danger n'est pas venu de la Terre.

  • Quatre lignes à cocher
  • Trois traits à tracer
  • Le mot qui convient

5 sur 5

Évaluation 5 — l'inégale vulnérabilité

Deux pays en développement, trois mesures d'écart.

Dernière question du programme : vit-on de la même manière face au risque dans le monde ? Ce sujet fait mesurer l'écart au lieu de le décrire.

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Cinq moyens de se protéger : un système d'alerte, des normes de construction, des exercices d'évacuation, un plan de secours, des abris ou des digues. La vulnérabilité d'une société est le nombre de ceux qui lui manquent.

Le Japon les a tous les cinq. Le Bangladesh, pays en développement, en a quatre : il a bâti des milliers d'abris anticycloniques et formé un réseau de volontaires. Haïti, en 2010, n'en avait qu'un.

Trois mesures séparent donc deux pays de même niveau de développement. C'est ce que la dernière question fait expliquer, et un contrôle exige que ce contre-exemple figure dans les données : sans lui, le sujet enseignerait que la richesse suffit.

Trois mesures d'écart entre deux pays en développement.

  • Huit étiquettes à ranger
  • Trois traits à tracer
  • Ce qui explique l'écart

Compétences travaillées

  • La question qui tranche

    Y a-t-il une population exposée ? Sans habitants, l'aléa reste un aléa.

  • Ce que le climat aggrave

    Cyclones, inondations, sécheresses, feux — jamais les séismes ni les éruptions.

  • Une aire n'est pas une frontière

    Un séisme peut se produire hors des aires : elles marquent où ils sont les plus nombreux.

  • La vulnérabilité se compte

    Cinq moyens de se protéger, et le nombre de ceux qui manquent à chaque société.

Le sujet numéroté, le corrigé nommé

La troisième évaluation porte un planisphère de sept aires. Sur le sujet, chacune ne montre qu'un numéro ; sur le corrigé, la même carte porte les noms. C'est bien la même carte, pas une seconde carte redessinée.

Aucune de ces boites n'est posée à l'œil. Un contrôle vérifie que chacune contient un événement réellement cité — le séisme du Tohoku, l'ouragan Katrina, le typhon Haiyan, les cyclones Sidr et Idai — et qu'aucune n'est une boite que rien ne justifie.

Une des copies à corriger affirme que le golfe du Bengale est une aire sismique. Elle est fausse, et on le prouve : le module cherche l'aire qui contient le cyclone Sidr, et c'est celle-là.

Un refus qui a rendu le contrôle plus juste

La production de ces sujets a été refusée une première fois. Le contrôle des clichés avait trouvé, dans ce que l'article affirme, la phrase « dire que c'était une fatalité » — précisément l'idée que le thème sert à défaire.

Elle venait du corrigé d'un tri. Une évaluation demande de ranger huit étiquettes entre « cela réduit la vulnérabilité » et « cela ne la réduit pas » ; le corrigé les récite toutes, y compris les quatre de la seconde colonne. Recollées bout à bout, elles se lisaient comme des affirmations.

Une colonne de tri n'est pas une affirmation : elle porte ce que l'élève doit ranger, et le titre de la colonne dit ce que l'article en pense. Le contrôle ne lit plus les étiquettes d'un tri, qui sont vérifiées ailleurs, une par une, contre le module.

Méthode et vérification

Cette évaluation mesure quatre gestes, et chacun est recalculé avant que le sujet ne soit produit. Le premier : distinguer un aléa d'un risque. La réponse de chaque ligne du tableau sort du module, jamais d'une case remplie à la main — et le module refuse même de construire un risque sur un espace sans habitant, si bien que la faute ne peut pas s'imprimer. Le deuxième : séparer les aléas naturels des aléas anthropiques, et savoir ce que le dérèglement climatique aggrave réellement. Le troisième : localiser sur un planisphère. Le sujet porte la carte NUMÉROTÉE, le corrigé la même carte avec les noms — c'est la même carte, pas une seconde. Aucune de ses sept boites n'est dessinée à l'œil : un contrôle vérifie que chacune contient un événement réellement cité, et qu'aucune des deux catastrophes anthropiques n'y tombe. Le quatrième : expliquer l'inégale vulnérabilité, comptée en mesures manquantes sur une liste fermée de cinq. La production de ces sujets a d'ailleurs été refusée une fois, et le refus portait sur un détail qui compte : le corrigé d'un tri récite toutes ses étiquettes, y compris celles que l'article range parmi les fausses idées. Recollées bout à bout, « dire que c'était une fatalité » se lisait comme une affirmation de l'article, et le contrôle des clichés le refusait. Une colonne de tri n'est pas une affirmation ; le contrôle ne la lit plus comme telle. Tout est en noir et blanc.

Rédaction : Fiches Scolaires Mise à jour :
  • Programme d'histoire-géographie pour le cycle 3, arrêté du 22 avril 2026 (BO nº 22 du 28 mai 2026), géographie de la classe de sixième, thème 4 : « Habiter un espace exposé aux risques dans le contexte du dérèglement climatique », 9 à 12 heures. Les trois mots-clés du texte — aléa, risque, vulnérabilité — sont employés dans les cinq sujets, et une liste fermée l'assure. ATTENTION : cet arrêté s'applique à la classe de sixième à la RENTRÉE 2027. Cette année, la sixième suit encore la rédaction de 2020 (BO nº 31 du 30 juillet 2020).

Questions fréquentes

Ce thème est-il au programme cette année ?
Non. L'arrêté du 22 avril 2026 s'applique à la sixième à la rentrée 2027.
Ces évaluations sont-elles en couleur ?
Non. Sujets et corrigés sont entièrement en noir et blanc, pour être photocopiés sans perte.
Le planisphère du sujet donne-t-il les noms ?
Non : le sujet porte les numéros, le corrigé porte les noms. C'est la même carte dans les deux cas.
Les sujets reprennent-ils les fiches d'exercices ?
Non, et c'est vérifié : les cinq couples de formats sont les cinq couples complémentaires, et un contrôle compare les deux articles avant de produire.