Une lampe de poche, cinq sujets
Les cinq évaluations portent sur une lampe de poche, quand les fiches d'exercices travaillaient un vélo. L'objet change, la méthode reste : c'est ce qui permet de vérifier qu'un élève a compris le raisonnement et non retenu un cas particulier.
Chaque sujet couvre une des questions du programme, et le cinquième les relie toutes sur le même objet. Aucun exercice ne reprend le format d'un exercice des fiches à la même place.
Les cinq sujets sont imprimés en noir et blanc : ils se photocopient sans rien perdre.
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Sujet 1 — le besoin et la fonction
Ce à quoi l'objet sert, et ce qui fait qu'on le choisit.
Le premier sujet évalue les deux notions d'entrée du chapitre : le besoin auquel un objet répond, et la distinction entre fonction d'usage et fonction d'estime.
L'exercice 1 est un tableau de huit points portant sur trois objets. Pour chacun, il faut donner le besoin, la fonction d'usage et un élément de fonction d'estime. Les trois objets ne sont pas ceux des fiches d'exercices : la méthode doit se transporter.
L'exercice 2 est un questionnaire à choix multiples dont les distracteurs sont des confusions courantes — prendre un élément d'estime pour un élément d'usage, ou confondre le besoin avec la fonction. Le dernier exercice fait rédiger, sur un objet libre, la chaîne complète : besoin, fonction d'usage, fonction d'estime. La consigne impose l'ordre : le besoin d'abord, parce que c'est lui qui rend les deux autres réponses vérifiables.
Aucun couple de formats de cette évaluation ne se retrouve dans les fiches d'exercices : les deux articles se travaillent l'un après l'autre.
- 3 objets
- Un QCM
- Rédiger
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Sujet 2 — les familles de matériaux
Cinq familles, et ce que chacune apporte.
Le deuxième sujet évalue la connaissance des familles de matériaux et de ce qu'elles apportent, jusqu'à leur fin de vie.
L'exercice 1 est un tri de huit points à deux colonnes. Les intitulés des colonnes ne nomment aucune famille, de sorte que le classement demande une décision réelle plutôt qu'un repérage de mot-clé.
L'exercice 2 apparie chaque famille à sa valorisation en fin de vie : le métal se refond, le verre se refond presque indéfiniment, le plastique se recycle mal, le minéral se concasse, la matière issue du vivant se composte. Aucune de ces phrases ne cite un taux. Le troisième exercice fait rédiger ce que le choix d'un matériau coûte au moment de s'en défaire. C'est la question que le programme range sous l'impact environnemental, et elle se traite sans aucun chiffre : il suffit de savoir ce que devient chaque famille.
Les phrases de valorisation sont celles du noyau, communes aux deux articles du sujet.
- Un tri
- Appariement
- Rédiger
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Sujet 3 — justifier un choix
Un matériau se choisit pour une propriété, jamais par habitude.
Le troisième sujet est le plus exigeant : il évalue le raisonnement qui relie une pièce à son matériau, et non la restitution d'une liste.
L'exercice 1 est une chasse à l'erreur de huit points sur trois copies. Chaque copie propose une justification, et les fautes portent sur le raisonnement : une propriété attribuée à une famille qui ne l'a pas, une justification qui décrit au lieu d'expliquer.
L'exercice 2 est une chaîne à reconstituer : les étapes par lesquelles on choisit un matériau, du travail de la pièce jusqu'à la famille retenue. Le dernier exercice demande à l'élève de justifier lui-même le choix d'une pièce de la lampe, en respectant les trois étapes. La lampe n'ayant pas été démontée dans les fiches d'exercices, l'élève doit appliquer la méthode à un objet qu'il découvre.
Une pièce dont la famille n'offrirait pas la propriété ne peut pas être construite : les copies correctes le sont par le moteur lui-même.
- Trois copies
- Une chaîne
- Justifier
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Sujet 4 — l'objet dans le temps
Chaque étape attend la précédente ; le besoin, lui, ne change pas.
Le quatrième sujet évalue l'évolution d'un objet technique, et l'idée que chaque étape attend la précédente.
L'exercice 1 vaut huit points et porte sur un texte retraçant l'histoire de l'éclairage qu'on emporte : la pile, puis l'ampoule, puis la lampe portative. Les questions vont du repérage à l'interprétation, la dernière demandant pourquoi une étape ne pouvait pas venir avant l'autre.
L'exercice 2 est une frise de quatre étapes à placer. Le dernier exercice fait rédiger ce qui n'a pas changé au long de cette histoire : le besoin. Voir dans le noir en se déplaçant est le même besoin depuis toujours ; ce sont les solutions techniques qui se remplacent. Distinguer ce qui dure de ce qui passe est l'objectif de ce sujet, et la frise seule ne suffit pas à le montrer.
Les durées entre deux étapes sont soustraites à l'impression, jamais recopiées.
- Un texte
- Une frise
- Rédiger
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Sujet 5 — tout relier
Les trois questions du programme, sur un même objet.
Le cinquième sujet rassemble les questions du programme sur un seul objet, la lampe de poche, et vérifie que l'élève sait les enchaîner plutôt que de les traiter séparément.
L'exercice 1 est une carte mentale de huit points à compléter : les branches sont données — le besoin, la constitution, le fonctionnement, la fin de vie — et les feuilles sont vides.
L'exercice 2 est un tableau des cinq pièces de la lampe, avec pour chacune sa fonction technique, la propriété exigée et la famille retenue. C'est l'exercice de synthèse : il demande les trois colonnes à la fois. Le dernier exercice fait rédiger pourquoi une lampe ne peut pas être faite d'un seul matériau. Aucune famille n'offre à la fois la conduction et l'isolation : c'est pour cette raison, et non par commodité, qu'un objet mêle des matières.
Les cinq pièces du tableau sont celles de l'objet déclaré : aucune pièce ne peut être ajoutée à l'impression.
- Carte mentale
- 5 pièces
- Rédiger
Compétences travaillées
-
Besoin et fonction
Identifier le besoin auquel un objet répond, et distinguer sa fonction d'usage de sa fonction d'estime.
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Cinq familles
Nommer les familles de matériaux et dire ce que chacune apporte : rigidité, légèreté, transparence, conduction.
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Justifier un choix
Relier une pièce à la propriété dont elle a besoin, et cette propriété à la famille qui l'offre.
-
L'objet dans le temps
Situer les étapes d'une évolution technique et voir que chacune corrige un manque de la précédente.
Un objet technique répond d'abord à un besoin
Le programme demande d'identifier « le besoin auquel l'objet répond » avant tout autre chose. L'ordre n'est pas arbitraire : sans le besoin, la fonction d'usage n'est qu'une description, et le choix des matériaux devient un catalogue.
Deux notions se suivent alors, et se confondent facilement. La fonction d'usage est ce que l'objet fait — éclairer, transporter, retenir. La fonction d'estime est ce qui fait qu'on choisit celui-ci plutôt qu'un autre — sa couleur, sa taille, son allure. Un objet peut parfaitement remplir sa fonction d'usage et n'être choisi par personne.
Les fiches distinguent les deux par des tris, jamais par une définition à recopier. Un élève qui range « il est rouge » du côté de l'usage a fait une erreur repérable ; un élève qui récite la définition sans savoir trier n'a rien montré.
Pourquoi ce matériau, et ce qu'il coûte à la fin
Le cœur du chapitre tient en une chaîne : la pièce a un travail à faire, ce travail demande une propriété, et la propriété désigne une famille de matériaux. Le boîtier d'une lampe est en plastique parce qu'il faut un matériau qui se mette en forme facilement ; les contacts sont en métal parce qu'il faut un matériau qui conduise l'électricité.
Le moteur qui produit ces fiches applique cette chaîne littéralement : il refuse toute pièce dont la famille n'offrirait pas la propriété demandée. Une justification fausse n'est donc pas corrigée après coup — elle ne peut pas être écrite.
Le programme demande aussi de considérer l'impact environnemental. Une lampe de poche part dans trois filières différentes selon ses pièces : le métal se refond, le verre aussi, mais le plastique se recycle mal. C'est la contrepartie d'un choix qu'on avait fait pour de bonnes raisons.
Méthode et vérification
Contenu produit par un moteur : une pièce ne peut pas être déclarée dans une famille de matériaux qui n'offrirait pas la propriété dont elle a besoin — le moteur refuse de la construire. La justification d'un choix est donc calculée, jamais rédigée à la main, et la tournure grammaticale de chaque propriété est déclarée pour que la phrase se lise. Aucun taux de recyclage n'est cité : ces chiffres relèvent de la géographie, non de la technologie.