Cinq sujets, et deux documents à lire
Les cinq évaluations couvrent le même thème que les fiches d'exercices, avec cinq formats que celles-ci n'emploient pas : questionnaire, chasse à l'erreur, document, chaîne causale et texte.
Deux sujets s'ouvrent sur un document encadré. Ces textes sont rédigés pour la classe à partir du programme, et leur ligne de source le dit : ils ne prétendent pas citer une archive.
Les cinq sujets sont imprimés en noir et blanc : ils se photocopient sans rien perdre.
1 sur 5
Sujet 1 — situer les trois règnes
Les dates, les durées, et ce que chaque roi incarne.
Le premier sujet évalue les repères du thème : les trois règnes, leurs dates, et les mots que le programme fournit sous forme de mots-clés.
L'exercice 1 est un questionnaire de huit points dont les mauvaises réponses sont des confusions réelles — le mécène qui peindrait lui-même, la noblesse qui paierait la taille. Une question ouverte s'y ajoute : combien d'années dure le règne le plus long ? Entourer juste ne suffit donc pas, la soustraction est notée.
L'exercice 2 est une chasse à l'erreur sur trois copies, dont une seule est juste. Le dernier exercice fait ranger les trois rois avec leurs dates, puis calculer le siècle du début du règne de Louis XIV. La méthode est notée à part : un élève qui trouve le bon siècle sans pouvoir dire comment n'obtient que la moitié des points, parce que c'est la méthode qui servira sur la date suivante.
Aucun couple de formats de cette évaluation ne se retrouve dans les fiches d'exercices.
- Un QCM
- Trois copies
- Rédiger
2 sur 5
Sujet 2 — un roi mécène
Comment un roi fait entrer la Renaissance dans son royaume.
Le deuxième sujet évalue l'attendu que le programme formule le plus précisément : « expliquer avec l'exemple de François Ier et de Léonard de Vinci le rôle d'un roi dans la diffusion de la Renaissance ».
L'exercice 1 vaut huit points et porte sur un document encadré racontant la venue du savant italien : le roi le loge, lui verse une pension, le tient pour un familier. Trois questions suivent, dont une qui demande ce que Léonard fait en France alors qu'il « ne peint presque plus » — dessiner des machines, imaginer des fêtes.
L'exercice 2 est un questionnaire de six points, avec une question ouverte sur la différence entre l'artiste et le mécène. Le dernier exercice fait expliquer comment un roi peut faire entrer une nouvelle façon de peindre dans son royaume, en exigeant un exemple daté.
Le document est un texte rédigé pour la classe, et sa ligne de source le dit : il ne prétend pas citer une archive.
- Un document
- Un QCM
- Rédiger
3 sur 5
Sujet 3 — pacifier le royaume
Arrêter une guerre qui dure depuis des dizaines d'années.
Le troisième sujet évalue le second attendu explicite du programme : « expliquer comment Henri IV pacifie le royaume de France dans le contexte des guerres de religion ».
L'exercice 1 est une chaîne causale de huit points dont deux maillons sont masqués. Elle part de l'affrontement entre catholiques et protestants et aboutit au retour de la paix, en passant par l'épuisement du royaume et la signature de l'édit.
L'exercice 2 porte sur un document qui pose la nuance essentielle : après l'édit, un protestant peut prier — mais pas partout. Le roi ne dit pas que les deux religions se valent ; il dit qu'on ne se battra plus pour cela. Le dernier exercice fait expliquer pourquoi on l'appelle un roi pacificateur.
Les maillons masqués sont numérotés à partir de un, comme sur la feuille de l'élève.
- Une chaîne
- Un document
- Rédiger
4 sur 5
Sujet 4 — Versailles
Un château qui dit qui commande.
Le quatrième sujet évalue Versailles et le rôle des femmes à la Cour, que le programme demande tous deux.
L'exercice 1 vaut huit points et porte sur un texte décrivant une journée réglée d'avance : le lever du roi est une cérémonie, et l'ordre dans lequel on y entre dit le rang de chacun. Le texte pose aussi ce que les femmes y font — faire vivre des peintres et des écrivains, porter jusqu'au roi une demande qu'il n'aurait pas entendue autrement.
L'exercice 2 est une chaîne à un maillon manquant sur le rapprochement de la noblesse. Le dernier exercice fait expliquer comment Versailles montre que le roi a tout le pouvoir, avec deux exemples précis : dire seulement que le château est grand ne vaut aucun point.
Le texte du sujet est reproduit à l'identique sur le corrigé : une réponse qui cite une ligne s'y vérifie.
- Un texte
- Une chaîne
- Rédiger
5 sur 5
Sujet 5 — la société d'ordres
Trois ordres, un seul qui paie.
Le cinquième sujet évalue la société d'ordres, et il commence par le plus exigeant : repérer une erreur dans la copie d'un autre.
L'exercice 1 est une chasse à l'erreur de huit points sur trois copies. L'une confond l'ordre le plus nombreux, l'autre définit le privilège comme une richesse — c'est la faute que le thème vise, et la corriger demande d'avoir compris.
L'exercice 2 porte sur un texte expliquant pourquoi le clergé et la noblesse ne paient pas : l'un prie, l'autre combat. Il pose ensuite le cas décisif — un marchand riche du tiers état paiera la taille quand un petit noble de campagne en sera dispensé. Le dernier exercice fait décrire l'organisation des trois ordres. Quatre éléments sont exigés : les trois noms, et lequel paie. Nommer les ordres sans dire qui supporte l'impôt, c'est réciter une liste sans avoir décrit une organisation.
Le statut de chaque ordre est déduit de l'impôt, jamais déclaré à côté du nom.
- Trois copies
- Un texte
- Rédiger
Compétences travaillées
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Trois règnes
Situer François Ier, Henri IV et Louis XIV sur une frise, et calculer la durée de chaque règne.
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Un roi mécène
Expliquer, avec François Ier et Léonard de Vinci, comment un roi fait entrer la Renaissance dans son royaume.
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Un roi pacificateur
Expliquer comment Henri IV met fin aux guerres de religion par l'édit de Nantes de 1598.
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Trois ordres
Décrire la société d'Ancien Régime, et comprendre qu'un privilège est une dispense d'impôt.
Trois rois, et deux trous qu'on ne voit jamais
Le programme demande de situer trois règnes : François Ier (1515-1547), Henri IV (1589-1610) et Louis XIV (1643-1715). Présentés en liste, ils semblent se suivre. Dessinés à l'échelle, ils racontent autre chose.
Entre la fin de François Ier et le début d'Henri IV, quarante-deux ans s'écoulent. Entre Henri IV et Louis XIV, trente-trois. Chacun de ces intervalles est plus long que le règne d'Henri IV lui-même, qui ne dure que vingt et un ans. D'autres rois ont régné pendant ce temps : le programme n'en demande pas le nom, mais il demande de savoir qu'ils existent.
C'est pourquoi la couverture de ces fiches est une frise à l'échelle et non une liste. Une barre deux fois plus longue y représente un règne deux fois plus long — un contrôle le vérifie avant l'impression.
Un privilège n'est pas une richesse
Le programme demande de « décrire l'organisation de la société d'ordres majoritairement composée de paysans ». Trois ordres : le clergé, la noblesse, le tiers état. L'erreur la plus répandue consiste à croire que les deux premiers sont les riches et le troisième les pauvres.
Ce n'est pas cela. Un marchand du tiers état peut être bien plus riche qu'un petit noble de campagne. Il paiera pourtant la taille, et le noble non. Ce qui compte n'est pas la fortune, c'est l'ordre — et c'est exactement ce qu'est un privilège : une dispense, pas un patrimoine.
Sur ces fiches, aucun ordre n'est étiqueté « privilégié ». Le moteur le déduit d'une seule question : cet ordre paie-t-il la taille ? Un élève à qui l'on donne l'étiquette n'a rien appris ; un élève qui voit qui paie a compris.
Méthode et vérification
Contenu produit par un moteur : la durée d'un règne est une soustraction, jamais un nombre recopié ; le roi qui régnait une année donnée est cherché dans les règnes déclarés, et le moteur refuse une frise dont deux règnes se chevaucheraient. Surtout, le statut d'un ordre est **déduit** de l'impôt : un ordre est privilégié parce qu'il ne paie pas la taille, et non parce qu'une étiquette le dit. Un contrôle refuse tout énoncé qui déborderait sur un autre niveau.