EMC · 6ème · Évaluation

La laïcité à l'École en 6e : 5 évaluations (PDF + corrigés)

Cinq sujets sur 20 qui portent sur ce que la loi dit — jamais sur ce que l'élève croit.

6ème EMC Évaluation
Durée 40 min
Barème Sur 20
Format PDF A4
Accès Gratuit
Deux personnes du même établissement, deux qualités, deux règles.

Ce que ces évaluations mesurent

Ce que la liberté de conscience garantit à chacune de ses trois branches, la différence entre un principe juridique et une conviction, la limite entre parler et peser, la neutralité selon la qualité, et ce que la laïcité garantit sans l'imposer.

Aucune religion n'est nommée et aucune question ne demande son opinion à l'élève : deux contrôles automatiques le garantissent sur tout ce que les sujets impriment.

Les cinq couples de formats sont ceux que l'article d'exercices n'emploie pas.

1 sur 5

Évaluation 1 — la liberté de conscience

Trois positions différentes, et exactement les mêmes droits.

Le sujet ouvre sur le tableau qui porte tout le chapitre : trois personnes, trois positions, et les mêmes trois questions posées à chacune. Neuf cases, et trois lignes qui doivent sortir identiques.

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Une colonne échappe au « oui » automatique : personne n'a à dire ce qu'il croit. C'est là que se distinguent les copies qui ont compris de celles qui remplissent au hasard.

L'association demande ensuite à qui s'applique chacune des trois règles. Les fiches faisaient relier chaque règle à ce qu'elle protège ; ces sujets interrogent l'autre colonne, et un contrôle vérifie que les deux ne se recouvrent pas.

La partie rédigée revient sur le silence : pourquoi personne n'a à déclarer ce qu'il croit. La réponse attendue cherche ce qui se passerait si la réponse était obligatoire.

Les trois lignes du tableau sont identiques.

  • Neuf cases à remplir
  • Trois règles, trois publics
  • Une liberté qui protège le silence

2 sur 5

Évaluation 2 — un principe, ou une conviction ?

Ce qui s'impose à tous ne se choisit pas.

L'association place trois personnes dans leur qualité : agent public, usager du service public, particulier. C'est la notion qui commande tout le reste du chapitre, et elle se vérifie en trois traits.

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Le questionnaire porte ensuite sur la phrase du programme : la laïcité « est un principe juridique et non une opinion ». Deux questions rangent tout — cela s'impose-t-il à tous, cela se choisit-il ?

La troisième ligne évalue le cas que le module refuse de construire : une chose qui s'imposerait à tous ET se choisirait. Elle n'existe pas, et savoir pourquoi est la définition même du prosélytisme.

La partie rédigée demande enfin ce que la laïcité impose exactement. La réponse attendue distingue une règle de conduite d'une conviction à adopter : elle n'impose aucune croyance et n'en interdit aucune.

Deux questions rangent tout, et il n'y a que deux cases.

  • Trois personnes, trois qualités
  • Trois lignes à cocher
  • Ce que la laïcité impose

3 sur 5

Évaluation 3 — parler de ce qu'on croit, sans peser

On peut en parler ; on ne peut pas décider pour l'autre.

Ce sujet porte sur la dernière phrase du programme, celle qui en dit deux à la fois : l'école protège des pressions, et elle prépare à discuter dans le cadre de la loi. On peut en parler ; on ne peut pas peser.

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Le questionnaire vérifie que l'élève n'a pas retenu la moitié de la phrase. Non, parler de ce qu'on croit n'est pas interdit à l'école ; ce qui l'est, c'est de peser sur ce qu'un autre croit.

Le tri met alors six gestes devant la seule question qui les sépare : après ce geste, l'autre reste-t-il libre de sa réponse ? Trois passent, trois ne passent pas.

La partie rédigée prend le cas du cadeau promis à qui pensera comme soi. Il n'y a ni menace ni moquerie, et la liberté de l'autre disparait tout de même : c'est ce qu'il faut savoir expliquer.

La limite passe là où l'autre n'est plus libre de sa réponse.

  • Trois lignes à cocher
  • Six gestes à ranger
  • Où passe la limite

4 sur 5

Évaluation 4 — les mêmes murs, deux règles

Ce qui décide n'est pas le lieu, c'est la qualité.

Le tri met cinq personnes devant une seule question : agit-elle au nom de l'État ? Une principale de collège et un pompier en intervention tombent du même côté ; une élève, un client et un habitant chez lui de l'autre.

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Deux de ces personnes se trouvent dans un établissement scolaire, et elles ne sont pas dans la même colonne. C'est la démonstration du chapitre, et la question b la fait formuler.

La chasse aux erreurs reprend les deux fautes qui suivent. Léna croit que la neutralité s'impose à quiconque entre dans un bâtiment public ; Hugo croit qu'une élève, n'étant pas tenue à la neutralité, n'est tenue à rien.

La seconde erreur est la plus utile à corriger : ne pas être tenu à la neutralité ne veut pas dire être hors de toute règle. La loi du 15 mars 2004 concerne précisément les élèves.

Le lieu ne décide pas : la qualité décide.

  • Cinq personnes à ranger
  • Trois copies à juger
  • Deux règles, un seul principe

5 sur 5

Évaluation 5 — ce que la laïcité garantit

Elle protège les croyances autant que leur absence.

Ce sujet évalue ce que la laïcité garantit, et surtout ce qu'elle n'impose pas. Les trois copies portent les deux contresens symétriques du chapitre.

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Baptiste fait de la laïcité une préférence de l'État pour ceux qui ne croient pas ; Nawel lui fait décider de ce que chacun doit penser. Les deux font d'une règle de conduite une position sur les croyances.

La première copie, elle, est juste, et elle énonce ce que le programme écrit en premier : la laïcité garantit la liberté de croire et celle de ne pas croire.

Le tableau reprend les trois espaces — sphère privée, espace public, sphère publique — et fait écrire ce qui s'impose à chacun des trois. Une seule des trois personnes agit au nom de l'État. La partie rédigée revient enfin sur ce qu'un interdit protège.

Une règle de conduite n'est pas une position sur les croyances.

  • Trois copies à juger
  • Trois espaces
  • Ce qu'un interdit protège

Compétences travaillées

  • Les trois branches

    Dire ce que la liberté de conscience garantit à quelqu'un qui croit, à quelqu'un qui ne croit pas et à quelqu'un qui a changé — et voir que c'est la même chose.

  • Principe ou conviction

    Ranger la laïcité, l'athéisme et l'agnosticisme avec les deux seules questions qui les rangent.

  • Parler sans peser

    Juger six gestes sur la seule question qui les sépare : l'autre reste-t-il libre de sa réponse ?

  • La qualité décide

    Dire à qui la neutralité s'impose, et pourquoi la règle diffère dans un même établissement.

Ce que ces sujets permettent de voir

Les cinq sujets sont indépendants et notés chacun sur vingt. Ils peuvent servir de sujet unique, de rattrapage, ou de série progressive au fil de la séquence.

Chacun combine deux formats — un tableau et une association, un questionnaire et un tri, une chasse aux erreurs et un tableau — et aucun couple ne se répète. Un élève ne peut pas réussir par habitude de la présentation.

Le dernier exercice de chaque sujet se rédige en français. C'est là qu'on voit si la règle est comprise ou seulement récitée.

Ce qui se note, et ce qui ne se note pas

Le programme demande que la discussion privilégie « non l'expression polémique d'opinions antagonistes, mais la mobilisation de connaissances ». Sur ce chapitre plus que sur tout autre, cela commande la rédaction des sujets.

Aucune question ne demande à l'élève ce qu'il pense, ce qu'il croit ou ce qu'il préfère. Toutes portent sur ce que la loi dit, sur ce qu'une règle protège, sur la qualité d'une personne — des faits qui se vérifient.

Un contrôle automatique, commun aux articles d'EMC du site, refuse toute question d'opinion dans les cinq sujets.

Méthode et vérification

Comme les fiches, ces sujets NE NOMMENT AUCUNE RELIGION, et un contrôle automatique le garantit sur tout ce qu'ils impriment : la loi ne demande pas ce qu'on croit, l'évaluation non plus. Tout repose sur les trois branches que le programme énumère. Rien n'est repris des fiches — ni une personne, ni un cas, ni un geste —, et un contrôle compare les deux modules. Les trois règles de droit font exception, parce qu'on ne peut pas en inventer d'autres : les deux articles les interrogent donc sur des COLONNES DIFFÉRENTES, ce que les fiches demandent — ce que chaque règle protège — n'étant pas ce que ces sujets demandent — à qui elle s'applique. Un contrôle vérifie que les deux associations ne portent pas sur la même colonne. Ce qui est noté se calcule : ce que la liberté de conscience permet, par une fonction qui n'a aucun accès à la position de la personne ; la nature d'une chose, depuis deux faits déclarés dont deux combinaisons sont refusées à la construction ; la neutralité, depuis la seule qualité ; le verdict d'un geste, depuis le seul fait de savoir si l'autre reste libre de sa réponse. Enfin aucune question ne demande son opinion à l'élève, et neuf formules qui font de la laïcité une opinion ou un interdit de croire sont refusées — sans empêcher les phrases qui les nomment pour les réfuter, dont trois copies de la chasse aux erreurs ont besoin.

Rédaction : Fiches Scolaires Mise à jour :
  • Programme d'enseignement moral et civique du cours préparatoire à la classe terminale, arrêté du 29 mai 2024 (BO nº 24 du 13 juin 2024). Son article 3 l'applique à la classe de sixième à la rentrée de l'année scolaire 2026-2027. Section « Sixième : Apprendre à vivre dans une société démocratique », deuxième partie : « Respecter des règles et en comprendre la finalité : l'exemple de la laïcité à l'École » (5 à 6 heures).

Questions fréquentes

Ces évaluations nomment-elles des religions ?
Aucune, et un contrôle automatique le garantit. Elles se tiennent aux trois branches de la liberté de conscience — croire, ne pas croire, changer — comme la loi elle-même.
Une question demande-t-elle son opinion à l'élève ?
Non. Toutes portent sur ce que la loi dit et sur ce qu'une règle protège. Un contrôle refuse toute question d'opinion dans les cinq sujets.
Ces sujets reprennent-ils les exemples des fiches ?
Ni une personne, ni un cas, ni un geste. Les trois règles de droit sont les mêmes — on n'en invente pas d'autres — mais les deux articles les interrogent sur des colonnes différentes.
Sur combien de points sont-elles notées ?
Chaque sujet est noté sur 20, réparti en trois exercices de 8, 6 et 6 points. Le barème détaillé figure sur la page de corrigé.