Ce que ces sujets évaluent
Dire à qui un droit s'adresse et nommer le texte qui l'institue, juger un refus sur son motif, restituer le principe de dignité et ses trois conséquences, et reconnaître ce que la répétition change à une atteinte.
Les deux verdicts possibles d'un refus sont évalués — conforme et rupture —, et un contrôle vérifie que les deux sont présents.
Les situations sont différentes de celles des fiches d'exercices, et les cinq couples de formats aussi.
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Évaluation 1 — les mêmes droits
Une seule colonne porte une condition, et elle est écrite.
Trois personnes passent devant trois droits : deux appartiennent à tous, le troisième porte une condition. L'élève remplit neuf cases, et la colonne qui diffère se voit d'elle-même.
La question suivante demande cette condition ET le texte où elle est écrite. Un droit sans sa source resterait une affirmation ; avec elle, il se vérifie.
La chasse aux erreurs oppose deux copies justes à une troisième qui invoque le sexe d'une élève pour lui refuser la liberté d'expression. Aucun texte ne parle du sexe de la personne.
Les deux dernières questions reprennent le contresens du chapitre — deux élèves qui n'ont ni la même famille ni la même langue à la maison ont-ils les mêmes droits ? — et demandent pourquoi une condition d'âge n'est pas une inégalité.
Un droit est toujours cité avec le texte qui l'institue.
- Neuf cases à remplir
- Trois copies à juger
- Égaux et différents
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Évaluation 2 — juger un refus
Une seule question à poser : le motif est-il la condition écrite ?
Les trois copies portent les trois façons de se tromper sur un refus : la circonstance invoquée à la place de la règle, la bonne intention de celui qui refuse, et la règle correctement appliquée.
La question suivante demande la question à poser à tout refus — il n'y en a qu'une, et elle porte sur le motif.
L'association relie ensuite trois refus à leur verdict, et chaque verdict dit ce qui le fonde : la condition d'âge non remplie, ou un motif qui ne figure dans aucun texte.
Le dernier exercice pose le cas du règlement de club qui écarte des enfants selon l'origine de leurs parents. Un règlement est en dessous de la loi : il ne peut pas retirer un droit donné à tous, et le refus est une discrimination.
Le rang des textes décide : la loi l'emporte sur un règlement.
- Trois copies à juger
- Trois refus à relier
- Ce qu'un règlement ne peut pas
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Évaluation 3 — ce que le principe implique
Trois conséquences, et ce qu'elles interdisent de dire.
Les trois conséquences du principe sont à relier à ce qu'elles veulent dire. Elles découlent toutes d'une seule phrase, et la question suivante demande d'écrire cette phrase.
C'est la seule restitution pure des cinq sujets, et elle vaut d'être exigée : sans le principe, les trois conséquences ne tiennent à rien.
Le tri oppose ensuite ce que le principe permet de dire à ce qu'il interdit — « les meilleurs élèves valent davantage », « celui qui est puni ne vaut plus rien », « c'est la classe qui décide ce que vaut quelqu'un ».
Le dernier exercice demande pourquoi l'on peut punir un élève sans le traiter de menteur devant tous : la punition répond à l'acte, l'humiliation s'attaque à la personne.
Les trois conséquences sont toutes évaluées — un contrôle le vérifie.
- Trois conséquences à relier
- Six phrases à ranger
- Punir sans humilier
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Évaluation 4 — une atteinte, et la répétition
Un mot sépare l'acte isolé du harcèlement.
Le tri sépare deux gestes isolés de deux gestes répétés. Les phrases le disent : « tous les jours », « chaque semaine ». Ce qui recommence change de nom.
Le questionnaire isole ensuite les trois points du chapitre : ce qui fait le harcèlement, ce que change l'écran, et à quoi se reconnaît une atteinte.
La réponse n'est jamais la force du geste. Une atteinte se mesure à ce qu'elle refuse à la personne, et c'est ce que le dernier exercice demande d'identifier : laquelle des trois conséquences du principe le geste met-il en cause ?
La question finale porte sur ce que peut faire quelqu'un qui subit des actes répétés — en parler, et garder ce qui a été écrit.
La règle et le droit sont les mêmes en ligne et hors ligne.
- Quatre gestes à trier
- Trois lignes à cocher
- Ce que le geste refuse
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Évaluation 5 — tout le chapitre
Quatre lignes, trois idées reçues, et la règle en face.
Le questionnaire reprend les quatre points du chapitre : ce que veut dire l'égalité en droit, ce à quoi tient la dignité, ce que vaut un refus fondé sur l'origine, et ce qui fait le harcèlement.
Le tableau met ensuite en face de trois idées reçues ce que dit la règle — « il faut mériter le respect », « le club fait ce qu'il veut chez lui », « ce n'était qu'une blague, une seule fois ».
Les trois se corrigent par une phrase du chapitre, et aucune ne demande d'avis : c'est la règle qui répond.
La dernière question porte sur le titre même de la section : pourquoi « l'égalité DANS la dignité » et non « l'égalité ET la dignité » ? Parce que les deux tiennent ensemble — les mêmes droits appartiennent à tous parce que chacun est une personne.
L'élève termine en citant un droit qui appartient à tous, avec le texte qui l'institue.
L'égalité en droit découle de la dignité ; elle ne s'y ajoute pas.
- Quatre lignes à cocher
- Trois idées reçues
- Deux notions, une phrase
Compétences travaillées
-
Trouver la condition d'un droit
Dire à qui un droit s'adresse, et nommer le texte qui l'institue.
-
Juger un refus sur son motif
Décider si un refus applique une condition écrite ou invoque ce qu'une personne est.
-
Restituer le principe
Écrire la phrase du principe de dignité et ses trois conséquences.
-
Reconnaître ce que la répétition change
Distinguer une atteinte isolée d'un harcèlement, et dire ce que le geste refuse.
Ce qu'on peut noter, et ce qu'on ne peut pas
Noter un élève sur ce qu'il pense n'aurait aucun sens, et le programme l'écarte avant nous : une discussion réglée privilégie la mobilisation de connaissances, non l'expression polémique d'opinions.
Ces cinq sujets ne portent donc que sur des faits vérifiables : la condition écrite d'un droit, le texte qui la porte, le verdict d'un refus, les trois conséquences du principe, et ce que la répétition change.
Un contrôle relit chaque énoncé et refuse toute question demandant un avis ou une croyance. Il ne vise pas le raisonnement : « explique » et « justifie » demandent des connaissances, et passent.
Les deux verdicts, et pourquoi les deux
Un article qui ne montrerait que des ruptures d'égalité ferait croire que tout refus en est une. La notion de condition légale disparaîtrait, et avec elle la distinction que le chapitre enseigne.
Les sujets évaluent donc les deux : un refus conforme, motivé par la condition d'âge écrite dans un texte, et deux ruptures, motivées par ce qu'une personne est.
Un contrôle vérifie que les deux verdicts sont présents. Il ne compte pas les situations : il demande au module ce que chacune vaut, et refuse l'article si l'un des deux manque.
Méthode et vérification
Ce qui se note en EMC est ce qui se vérifie, et le préambule du programme le tranche lui-même : une discussion privilégie « non l'expression polémique d'opinions antagonistes, mais la mobilisation de connaissances ». Aucun énoncé de ces cinq sujets ne demande à l'élève ce qu'il pense ou ce qu'il croit — un contrôle les passe tous au crible, un par un. Sont évalués : la condition écrite d'un droit et le texte qui la porte, le verdict d'un refus selon son motif, les trois conséquences du principe de dignité, et ce que la répétition change à une atteinte. Les verdicts ne sont jamais écrits à la main : le module recalcule, pour chaque situation, qui a quel droit et ce que vaut le refus. Les deux verdicts possibles sont présents — un article qui ne montrerait que des ruptures ferait croire que tout refus en est une, et la notion de condition légale disparaitrait. Enfin, les personnes et les atteintes sont DIFFÉRENTES de celles des fiches d'exercices : un contrôle compare les deux modules au lieu de recopier une liste, qui vieillirait sans prévenir, et les cinq couples de formats sont eux aussi disjoints.
- Programme d'enseignement moral et civique du cours préparatoire à la classe terminale, arrêté du 29 mai 2024 (BO nº 24 du 13 juin 2024), modifié par l'arrêté du 19 juin 2024. Son article 3 l'applique au cours moyen première année depuis la rentrée 2024-2025. Section « CM1 : Faire société », deuxième partie, « L'égalité dans la dignité ». Les droits cités le sont avec le texte qui les institue : Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, préambule de la Constitution de 1946, Constitution de 1958.