Ce que ces sujets évaluent
Restituer la définition du civisme, juger un acte en répondant séparément à ses deux conditions, nommer la personne à qui une incivilité coûte quelque chose, et retrouver derrière une règle de l'écran celle qu'on applique déjà dehors.
Aucune question ne demande un avis ni une croyance : un contrôle passe chaque énoncé au crible, et le programme lui-même écarte l'expression polémique d'opinions au profit de la mobilisation de connaissances.
Les situations sont différentes de celles des fiches d'exercices, et les cinq couples de formats aussi.
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Évaluation 1 — les deux conditions du civisme
Deux questions par acte, et il faut « oui » aux deux.
Trois actes passent dans la grille à deux colonnes : tenir la porte, garer sa trottinette en travers du trottoir, regarder un film chez soi. Les trois donnent trois couples de réponses différents.
La seconde question demande la définition en entier. C'est la seule restitution pure des cinq sujets, et elle vaut d'être exigée : sans la phrase, les deux conditions ne se comptent pas.
Le troisième exercice reprend le cas que l'élève n'attend pas. Basile arrache les affiches d'un panneau pour y mettre les siennes, qui portent sur le tri des déchets.
Son intention sert le bien de tous ; son geste enfreint une règle. La question demande de justifier AVEC les deux conditions, et non de trancher au sentiment.
La dernière question fait chercher ce que Basile devait faire : le but ne change pas, seul le chemin change.
Les trois actes donnent trois couples de réponses différents.
- Six cases à remplir
- La définition à écrire
- Le cas de Basile
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Évaluation 2 — les règles de civilité
Ce que personne n'oblige, et que tout le monde attend.
Le tri sépare six phrases : laisser sortir avant d'entrer, porter un casque à vélo avant douze ans, remercier, s'arrêter au passage piéton, baisser le son, ne pas dégrader le bien d'autrui.
Trois relèvent de la civilité, trois de la loi. Le critère est toujours le même — peut-on être puni ? —, et la question suivante demande de le nommer.
La chasse aux erreurs reprend les deux contresens les plus fréquents : que la politesse ne servirait à rien puisqu'elle n'est pas punie, et qu'une incivilité ne dérangerait que son auteur.
La dernière question demande deux règles de la cour ET ce que chacune évite : la règle sans sa raison ne vaut que la moitié des points.
Le barème l'assume : citer « on attend son tour » rapporte la moitié, et dire ce qu'on évite en l'attendant rapporte l'autre. C'est exactement la coupure que le programme trace entre connaitre les règles de civilité et comprendre pourquoi elles tiennent.
Le critère est la sanction, jamais l'importance de la règle.
- Six phrases à ranger
- Trois copies à juger
- Deux règles de la cour
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Évaluation 3 — ce que coûte une incivilité
Le petit geste, et l'addition qu'il laisse aux autres.
Les trois copies portent les trois façons de se tromper sur une incivilité : croire qu'on peut passer à côté, voir que le geste coûte quelque chose, et s'exempter de la règle pour soi.
La question suivante demande ce que les deux erreurs ont en commun : elles ne regardent que celui qui fait le geste et oublient celui qui paie.
Le questionnaire isole ensuite la notion elle-même — une incivilité nuit parce qu'elle déplace la peine, non parce qu'elle serait punie.
Le dernier exercice demande de nommer DEUX personnes atteintes par un même geste : c'est ainsi qu'une incivilité se mesure, au nombre de gens qu'elle touche et non au geste lui-même.
Écrire sur une table de classe atteint les élèves qui y travailleront ensuite, et la commune qui paiera sa remise en état. L'élève doit trouver les deux : une seule personne nommée laisse croire que le geste s'arrête à sa victime la plus proche.
Une incivilité se mesure à ce qu'elle fait payer aux autres.
- Trois copies à juger
- Trois lignes à cocher
- Deux personnes à nommer
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Évaluation 4 — le civisme en ligne
Les mêmes règles, là où l'on écrit au lieu de parler.
Le questionnaire porte sur ce qui change et ce qui ne change pas : les règles sont les mêmes, le support diffère ; on vérifie qui a écrit une information avant de la partager ; se taire devant des messages moqueurs les laisse se répéter.
La question suivante demande de nommer ce qu'un message a de particulier : il reste, il se recopie, et il arrive chez des gens à qui on ne l'adressait pas.
L'association relie ensuite quatre règles de la vie ordinaire à leur forme en ligne — le programme demande explicitement de penser l'apprentissage comme une déclinaison de ce qu'on fait dehors.
Le dernier exercice place l'élève en témoin, non en auteur : que doit faire celui qui lit des messages moqueurs adressés à un camarade ? Ne pas relayer, et prévenir un adulte.
Le programme relie les cyberviolences au harcèlement en ligne.
- Trois lignes à cocher
- Quatre couples à relier
- Ce que fait celui qui voit
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Évaluation 5 — la sobriété numérique
Un fichier n'est jamais nulle part.
L'association met en face à face quatre réflexes de la maison et leur équivalent sur l'écran : éteindre la lumière, ne pas laisser couler l'eau, ne pas racheter ce qu'on a déjà, ranger au lieu d'entasser.
La question suivante demande ce que les quatre gestes de droite ont en commun : ils évitent de faire tourner une machine pour rien.
Le tableau oppose ensuite trois idées reçues à ce qui se passe vraiment — le message ne part pas dans le vide, le fichier est rangé dans un serveur allumé jour et nuit, et la sobriété n'est pas le renoncement.
La dernière question repasse la définition du civisme sur le geste, condition par condition : économiser de l'électricité sert le bien de tous, et n'enfreint aucune règle.
Aucun chiffre n'est avancé de bout en bout : le programme demande d'envisager les conséquences environnementales du numérique sans en donner aucune, et un contrôle refuse tout énoncé qui en inventerait.
La sobriété n'est pas le renoncement : c'est l'usage sans gaspillage.
- Quatre couples à relier
- Trois cases à compléter
- Le lien avec le civisme
Compétences travaillées
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Écrire la définition
Restituer la phrase du programme en entier, et compter ses deux conditions comme deux.
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Juger un acte
Décider si un acte est civique en répondant séparément aux deux questions, et justifier avec les deux.
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Nommer ce qu'un geste coûte
Désigner la personne qui devra réparer, attendre ou renoncer à cause d'une incivilité.
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Transposer une règle en ligne
Retrouver la règle de la vie ordinaire derrière une règle de l'écran, et dire ce que l'écrit change.
Ce qu'on peut noter en EMC, et ce qu'on ne peut pas
Noter un élève sur ce qu'il pense n'aurait aucun sens, et le programme le dit avant nous : une discussion réglée privilégie « non l'expression polémique d'opinions antagonistes, mais la mobilisation de connaissances ».
Ces cinq sujets ne portent donc que sur des faits vérifiables : la définition et son nombre de conditions, le critère qui sépare une règle de civilité d'une loi, la personne à qui un geste coûte quelque chose, la règle hors ligne qui correspond à une règle en ligne.
Un contrôle relit chaque énoncé et refuse toute question qui demanderait un avis, un goût ou une croyance. Il ne vise pas le raisonnement : « explique pourquoi » et « justifie » demandent des connaissances, et passent.
Les mêmes notions, d'autres situations
Une évaluation qui reprendrait les situations de la fiche ne mesurerait que la mémoire de la fiche. Les sept actes de ces sujets sont donc différents des sept de l'article d'exercices, et un contrôle compare les deux modules pour s'en assurer.
Ce contrôle ne recopie pas une liste : il demande ses actes au module voisin. Une liste recopiée vieillirait sans prévenir le jour où l'un des deux articles changerait un exemple.
Les cinq couples de formats sont, de la même façon, ceux que l'article d'exercices n'emploie pas : aucun élève ne retrouve l'enchaînement qu'il vient de travailler.
Méthode et vérification
Ce qui se note en EMC est ce qui se vérifie. Le préambule du programme le tranche lui-même : une discussion privilégie « non l'expression polémique d'opinions antagonistes, mais la mobilisation de connaissances ». Aucune question de ces cinq sujets ne demande donc à l'élève ce qu'il pense, ce qu'il préfère ou ce qu'il croit — un contrôle passe chaque énoncé au crible, un par un. Sont évalués la définition et ses deux conditions, la frontière entre une règle de civilité et une loi, ce qu'une incivilité coûte à quelqu'un d'autre, et la règle en ligne qui correspond à la règle dehors. Les actes, les incivilités et les gestes numériques sont DIFFÉRENTS de ceux des fiches d'exercices : un contrôle compare les deux modules et refuse toute situation commune, sans quoi l'évaluation mesurerait la mémoire de la fiche. Les cinq couples de formats sont eux aussi disjoints de ceux de l'article voisin. Enfin, aucune grandeur n'est avancée sur la consommation du numérique : le programme n'en donne aucune.
- Programme d'enseignement moral et civique du cours préparatoire à la classe terminale, arrêté du 29 mai 2024 (BO nº 24 du 13 juin 2024), modifié par l'arrêté du 19 juin 2024. Son article 3 l'applique au cours moyen première année depuis la rentrée 2024-2025. Section « CM1 : Faire société », première partie, « Civisme et citoyenneté ». Le tableau EMI/EDD du préambule a été relevé en mesurant les blocs de la page 8 : pdftotext en mélange les colonnes.