Mathématiques · 3ème · Exercice

Corrigés — Triangles semblables 3ème

Chaque corrigé donne le calcul entier, pas seulement le résultat : les trois quotients comparés, le rapport identifié avant d'être appliqué, et les quatre lignes qu'une démonstration doit porter.

3ème Mathématiques Exercice
Durée 35 min par fiche
Barème Sur 20
Format PDF A4
Accès Gratuit
Deux triangles tracés à la même échelle, l'un double de l'autre : 3-4-5 et 6-8-10. À droite, les deux façons de le prouver — les trois quotients de côtés, tous égaux à 2, et les trois cosinus, égaux deux à deux. En dessous, un contre-exemple : 5-6-7 et 5-6-8 partagent deux côtés et ne sont pourtant pas semblables.

Ce que contiennent les corrigés

Les trois quotients, calculés et comparés, pour chaque paire proposée. Un seul quotient différent suffit à conclure que les triangles ne sont pas semblables, et le corrigé dit lequel.

Les cosinus exacts, en fractions. Ils permettent de comparer des angles sans les arrondir : cos C = 0 dit que l'angle est droit, ce qu'aucune valeur approchée ne dirait aussi nettement.

Le calcul d'une longueur manquante, en deux temps toujours séparés : d'abord identifier le rapport sur une paire de côtés connue, ensuite l'appliquer à la longueur cherchée. C'est l'inversion de ces deux temps qui produit la plupart des erreurs.

Et la rédaction attendue, ligne par ligne, avec le nom de la propriété employée — sans lequel une démonstration reste une suite de calculs.

1 sur 5

Reconnaitre deux triangles semblables

Trois triangles cotés, deux semblables : trois divisions suffisent à dire lesquels.

Les trois quotients de chaque paire, et le verdict qui en découle.

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Les côtés homologues appariés, avec le rapport de chaque paire.

Les trois figures sont tracées à la même échelle : le rapport 2 se lit sur le dessin autant que dans le calcul.

  • Apparier
  • Diviser
  • Comparer
  • Conclure

Le barème, exercice par exercice total : 20 points

Exercice 1 — Trois triangles, deux semblables 8 points

Les trois figures sont tracées à partir de leurs longueurs. Deux d'entre elles sont semblables, la troisième non.

  • On apparie du plus petit au plus petit et du plus grand au plus grand : la similitude conserve l'ordre des longueurs.
  • Un seul quotient qui s'écarte suffit à conclure. Inutile de calculer les trois si le premier écart apparait.

Exercice 2 — Trois rapports à retrouver 6 points

Chaque triangle de gauche a un semblable, obtenu par un rapport. Relie-les.

  • Un rapport supérieur à 1 agrandit, inférieur à 1 réduit, égal à 1 ne change rien — les deux triangles seraient alors superposables.
  • C'est pourquoi il faut toujours préciser dans quel sens on va : « le rapport de ABC vers DEF ».

Exercice 3 — Le vocabulaire exact 6 points

Trois mots à employer sans se tromper.

  • Apparier de travers donne trois quotients différents alors que les triangles sont bel et bien semblables : l'erreur porte sur l'ordre, pas sur le calcul.
  • Deux triangles superposables sont donc semblables ; l'inverse est faux.

2 sur 5

La propriété caractéristique

Deux triangles partagent deux côtés sur trois, et ne sont pas semblables.

Les quotients et les cosinus des quatre paires, côte à côte.

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Le chemin praticable dans chaque situation, et pourquoi l'autre ne l'est pas.

Un cosinus est un nombre rationnel ici, donc exact ; un angle en degrés serait arrondi, et deux angles distincts pourraient s'afficher identiques.

  • Si et seulement si
  • Contre-exemple
  • Cosinus exact
  • Deux chemins

Le barème, exercice par exercice total : 20 points

Exercice 1 — Deux côtés identiques, et pourtant 8 points

Ces deux triangles partagent deux longueurs sur trois. Le troisième côté diffère d'un centimètre.

  • C'est le piège de la fiche : la ressemblance de deux côtés ne dit rien, parce que c'est le troisième qui fixe les angles.
  • Un cosinus se calcule exactement à partir des trois longueurs. Un cosinus négatif veut dire un angle supérieur à 90°.

Exercice 2 — Quatre paires, deux façons de conclure 6 points

Le tableau donne, pour chaque paire, les trois quotients de côtés homologues.

  • Trois quotients égaux : c'est exactement la définition d'un tableau de proportionnalité, et c'est le lien que le programme demande d'établir.
  • « Caractéristique » veut dire que la propriété suffit à reconnaitre la notion : on peut partir des angles ou des côtés, on arrive au même verdict.

Exercice 3 — Choisir son chemin 6 points

Selon ce que l'énoncé donne, l'un des deux chemins est bien plus court.

  • Passer par les angles demanderait de les calculer, ce qui est bien plus long pour la même conclusion.
  • C'est le critère le plus employé au brevet, et il ne demande aucun calcul de longueur.

3 sur 5

Calculer une longueur

Trouver le rapport d'abord, l'appliquer ensuite. Puis cinq copies, dont trois fausses.

Le rapport identifié, puis appliqué, avec les deux étapes séparées.

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Les trois copies fausses, la nature de chaque erreur, et le résultat juste.

Un rapport inférieur à 1 n'est pas une erreur : c'est une réduction. Le vérifier évite de « corriger » un résultat juste.

  • Le rapport
  • L'application
  • Quatrième proportionnelle
  • Se relire

Le barème, exercice par exercice total : 20 points

Exercice 1 — Deux triangles semblables 8 points

Ces deux triangles sont semblables. Une longueur du second se calcule à partir du premier.

  • Un seul couple de côtés homologues suffit à trouver le rapport, une fois qu'on sait les triangles semblables.
  • C'est un tableau de proportionnalité : une ligne de longueurs, une autre ligne, et un coefficient unique qui passe de l'une à l'autre.

Exercice 2 — Cinq copies à corriger 6 points

Trois de ces copies sont fausses, et les trois erreurs sont de natures différentes.

  • La copie C est la plus instructive : une similitude MULTIPLIE les longueurs, elle ne leur ajoute pas une constante.
  • Comparer l'ordre de grandeur au dessin coute deux secondes, et les figures sont tracées à l'échelle.

Exercice 3 — Une quatrième proportionnelle 6 points

Le calcul que tu viens de faire porte un nom.

  • La similitude est donc un cas de proportionnalité, et c'est le lien que le programme demande d'établir.
  • Rien de nouveau n'est demandé : c'est le même calcul qu'en quatrième, dans un habillage géométrique.

4 sur 5

L'effet sur les aires

Les longueurs sont multipliées par 2, les aires par 4 — et les volumes par 8.

Le rapport des aires, calculé et justifié par le produit de deux longueurs.

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Le volume d'une maquette au 1/20, et le verdict sur chaque affirmation.

Le rapport des aires est toujours exact, même quand les aires elles-mêmes ne tombent pas juste.

  • k pour les longueurs
  • k² pour les aires
  • k³ pour les volumes
  • Reconnaitre la grandeur

Le barème, exercice par exercice total : 20 points

Exercice 1 — Deux triangles, deux aires 8 points

Ces deux triangles sont semblables, et tous deux rectangles : leurs aires se calculent exactement.

  • Les deux triangles sont rectangles : l'aire vaut la moitié du produit des deux côtés de l'angle droit.
  • Ce n'est pas une règle à retenir mais une conséquence : une aire est un produit de deux longueurs, chacune multipliée par le rapport.

Exercice 2 — Longueurs, aires, volumes 6 points

Cinq lignes, et la dernière est celle qui définit la similitude.

  • C'est pourquoi une maquette tient sur une table alors que le rapport de longueur ne parait pas si grand.
  • Un angle a zéro dimension de longueur : le rapport y intervient zéro fois.

Exercice 3 — Deux affirmations à juger 6 points

Sans calculer, dis si ces affirmations sont plausibles.

  • La même phrase peut être vraie pour une grandeur et fausse pour une autre. Il faut se demander à chaque fois de quelle dimension il s'agit.
  • C'est l'erreur la plus fréquente du chapitre, et elle se rattrape en se demandant combien de longueurs composent la grandeur.

5 sur 5

Rédiger une démonstration

Quatre lignes, dont une qu'on saute presque toujours : l'appariement.

Le rôle de chacune des quatre lignes, et ce qu'une conclusion doit porter.

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La copie complétée, avec l'appariement et le nom de la propriété.

Une conclusion doit répondre à la question posée, avec son unité — pas seulement afficher un nombre.

  • Dire ce qu'on sait
  • Apparier
  • Calculer
  • Nommer la propriété

Le barème, exercice par exercice total : 20 points

Exercice 1 — Les quatre lignes 8 points

Cette suite décrit ce qu'une copie doit contenir. La deuxième ligne est celle qu'on saute.

  • L'appariement se fait du plus petit au plus petit : une similitude conserve l'ordre des longueurs.
  • Un correcteur cherche le nom de la propriété : c'est lui qui prouve qu'on sait POURQUOI la conclusion suit.

Exercice 2 — Une rédaction modèle 6 points

La même question, traitée dans l'ordre des quatre lignes. Les étiquettes ne s'écrivent pas sur la copie.

  • Le mot « donc » signale le passage du fait à la conclusion. S'il n'apparait nulle part, il n'y a pas de raisonnement.
  • La structure de la démonstration ne dépend pas du chemin choisi : c'est ce qu'on sait au départ qui décide, pas la conclusion.

Exercice 3 — Une copie à compléter 6 points

Il manque deux lignes à cette démonstration.

  • Une copie qui donne le bon verdict sans ces deux lignes ne prouve pas qu'un raisonnement a eu lieu.
  • Sans le sens, le rapport 1/2 et le rapport 2 seraient également recevables, et ils ne disent pas la même chose.

Ce que le générateur refuse sur ces fiches

Une paire dont les deux chemins divergeraient : quotients de côtés égaux mais cosinus différents, ou l'inverse. La propriété caractéristique est une équivalence, et le moteur refuse à l'import toute paire qui la démentirait.

Un jeu de paires qui seraient toutes semblables, ou toutes non semblables : l'accord des deux chemins ne prouverait alors rien, faute d'avoir été éprouvé dans les deux sens.

Un jeu de rapports qui ne contiendrait pas au moins un agrandissement et au moins une réduction.

Un contre-exemple qui partagerait moins de deux côtés avec son voisin — il ne surprendrait personne — ou dont les deux triangles auraient tous deux un angle obtus, ce qui ôterait sa portée à la comparaison.

Une figure dont un côté coté « 8 cm » ne mesurerait pas 8 sur le tracé : chaque cote est re-mesurée sur les points, au millionième, même si le tracé est délégué à un moteur déjà éprouvé.

Un tableau de quotients dont une ligne ou un verdict ne correspondrait pas à ce que le moteur calcule pour la paire annoncée.

Deux aires citées dont le rapport ne serait pas le carré du rapport des longueurs, ou que le moteur ne saurait pas calculer exactement.

Un jeu de copies qui ne compterait pas exactement trois copies fausses et deux justes — c'est ce que la consigne annonce — ou dont une correction ne citerait pas le résultat juste.

Deux fiches partageant le même couple de formats d'exercice, ou reprenant l'un des onze couples déjà employés par les fiches de 3e du site.

Un barème qui ne serait pas 8 + 6 + 6, une réponse vide, ou une réponse de plus de 220 caractères sur moins de trois lignes.

Un mot du programme manquant à l'ensemble des cinq fiches : proportionnel, propriété caractéristique, homologues, quatrième proportionnelle, carré du rapport, périmètre.

Un trait d'union employé comme signe moins, un mot répété, ou un caractère absent de la police d'impression.

Deux corrections de tracé, l'une rétroactive

Le schéma partagé qui dessine des figures géométriques ajustait chacune à sa case, indépendamment des autres. Sur une planche de triangles semblables, cela produisait exactement l'inverse du propos : un 3-4-5 et un 6-8-10 apparaissaient de même taille, et le dessin démentait l'exercice.

Une clé `echelle_commune` a donc été ajoutée au schéma. Elle calcule une seule échelle pour toutes les figures d'une planche, à partir de la plus encombrante, et l'applique à chacune. Le rapport 2 devient alors visible avant d'être calculé.

La même correction a été appliquée rétroactivement aux fiches sur le théorème de Pythagore, où deux triangles PARTAGENT un côté : l'hypoténuse du premier est un côté du second. Tracés à des échelles indépendantes, ce même segment apparaissait de deux longueurs différentes, ce qui rendait l'enchainement illisible.

Un second correctif, plus discret, portait sur l'écriture des fractions négatives : le signe était rendu par un trait d'union et non par le signe moins typographique. Le cosinus −1/20 de la deuxième fiche l'a fait apparaitre.

Méthode et vérification

Contenu produit à partir du programme de mathématiques du cycle 4 : arrêté du 9 novembre 2015 modifié, BOEN n° 31 du 30 juillet 2020. L'arrêté du 18 février 2026 refond ce programme, mais son article 3 en échelonne l'entrée en vigueur et la classe de troisième n'est concernée qu'à la rentrée 2028-2029. Le moteur `triangles_semblables_3eme` calcule chaque paire de triangles par deux chemins indépendants — les quotients de côtés homologues, et les cosinus obtenus par la loi des cosinus en arithmétique exacte — et refuse à l'import toute paire sur laquelle les deux verdicts divergeraient. Les figures sont tracées par le moteur du théorème de Pythagore, qui mesure les côtés qu'il dessine et les compare aux cotes annoncées.

Rédaction : Fiches Scolaires Mise à jour :
  • Programme de mathématiques du cycle 4, arrêté du 9 novembre 2015 modifié — BOEN n° 31 du 30 juillet 2020 : « Triangles semblables (une définition et une propriété caractéristique) », attendu de fin de cycle « Représenter l'espace ».
  • Même programme, thème « Nombres et calculs » : « Faire le lien entre la proportionnalité et certaines configurations ou transformations géométriques (agrandissement réduction, triangles semblables, homothéties). »
  • Arrêté du 18 février 2026 fixant les programmes de français et de mathématiques du cycle 4, article 3 : entrée en vigueur échelonnée — classe de cinquième à la rentrée 2026, quatrième à la rentrée 2027, troisième à la rentrée 2028.

Questions fréquentes

Comment prouver que deux triangles sont semblables ?
De deux façons, et elles se valent. Par les angles : deux angles égaux suffisent, puisque le troisième s'en déduit. Par les côtés : on apparie les côtés homologues du plus petit au plus petit et du plus grand au plus grand, on calcule les trois quotients, et les triangles sont semblables si les trois sont égaux. En pratique, un énoncé donne bien plus souvent des longueurs que des angles, et c'est donc le second chemin qu'on emprunte le plus.
Qu'appelle-t-on la propriété caractéristique des triangles semblables ?
L'équivalence entre les deux critères : deux triangles ont les mêmes angles si et seulement si leurs côtés sont proportionnels. Le mot « caractéristique » signifie que la condition n'est pas seulement suffisante, elle est aussi nécessaire — les deux énoncés sont interchangeables. C'est ce qui permet de prouver celui des deux qu'on peut établir avec les données disponibles, et d'obtenir l'autre sans travail supplémentaire.
Deux triangles qui ont deux côtés proportionnels sont-ils semblables ?
Non. Il en faut trois. Un triangle de côtés 5, 6 et 7 et un triangle de côtés 5, 6 et 8 ont deux longueurs identiques sur trois, et ne sont pas semblables : leurs quotients valent 1, 1 et 8/7. Le troisième côté n'est pas libre de conséquence — c'est lui qui fixe les angles. Le plus grand angle du premier triangle a pour cosinus 1/5, celui du second −1/20 : ce ne sont pas les mêmes angles.
Si les longueurs sont multipliées par 3, par combien l'aire est-elle multipliée ?
Par 9, c'est-à-dire par le carré du rapport. La raison tient en une phrase : une aire est un produit de deux longueurs, donc si chaque longueur est multipliée par 3, leur produit l'est par 3 × 3. Le même raisonnement donne le volume, qui est un produit de trois longueurs et se trouve multiplié par 27. Attention au périmètre, qui est une longueur et non une aire : il est multiplié par 3, pas par 9.

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