Mathématiques · 3ème · Exercice

Exercices Trigonométrie 3ème PDF - Fiches avec Corrigés Détaillés

Cinq fiches sur ce que le chapitre suppose sans jamais le dire. Pourquoi peut-on écrire cos(35°) sans préciser de quel triangle on parle ? Parce que tous les triangles rectangles de même angle sont semblables — et c'est de là que tout part.

3ème Mathématiques Exercice
Durée 35 min par fiche
Barème Sur 20
Format PDF A4
Accès Gratuit
Trois triangles rectangles de même angle aigu et de tailles différentes — hypoténuses de 4, 6 et 10 cm — tracés à la même échelle. Leurs trois quotients de côtés donnent le même nombre, 0,8192 : c'est ce qu'on appelle cosinus de 35 degrés. En dessous, les valeurs exactes de 30°, 45° et 60°, en fractions et en racines carrées.

La question que le chapitre ne pose jamais

On apprend en troisième que le cosinus d'un angle est le quotient du côté adjacent par l'hypoténuse. On apprend à s'en servir. On n'apprend presque jamais pourquoi cette phrase a un sens — car enfin, dans quel triangle ?

La réponse est que le triangle n'a pas d'importance. Tous les triangles rectangles ayant un angle de 35° ont aussi, forcément, un angle de 55° : ils ont donc les mêmes angles, ils sont semblables, et leurs côtés sont proportionnels. Agrandir l'un pour obtenir l'autre multiplie les deux longueurs du quotient par le même nombre — et le quotient, lui, ne bouge pas.

C'est pour cela qu'on peut écrire cos(35°) sans rien préciser d'autre. Sans ce fait, l'écriture ne désignerait aucun nombre. Il fait le lien, que le programme demande d'établir, entre la trigonométrie et la proportionnalité.

Les quatre autres fiches tirent le reste du fil : les valeurs qu'on peut écrire exactement plutôt que de les lire sur une calculatrice, le repérage des rôles fait sans un seul calcul, les contrôles qui repèrent un résultat impossible en une seconde, et la règle de l'arrondi — une seule fois, à la fin.

1 sur 5

Pourquoi le rapport ne dépend que de l'angle

Trois triangles de tailles différentes, un seul quotient.

Trois triangles rectangles ayant le même angle aigu de 35°, d'hypoténuses 4, 6 et 10 cm, tracés à la même échelle. Il faut établir qu'ils sont semblables sans rien mesurer, dire ce que la similitude implique pour leurs côtés, et en déduire que leurs quotients sont égaux.

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L'échelle commune n'est pas un détail : tracés chacun à sa case, les trois paraitraient de même taille et la fiche démontrerait l'inverse de son propos.

Un programme de calcul en cinq étapes suit la chaine du raisonnement : on part d'un triangle rectangle, on multiplie ses trois côtés par un nombre, les angles ne changent pas, le quotient est multiplié puis divisé par ce même nombre, il ne change donc pas. Une étape emploie explicitement le fait qu'un agrandissement laisse les angles intacts — sans elle, le nouveau triangle n'aurait plus le bon angle.

Le dernier exercice porte sur l'écriture elle-même. Pourquoi n'écrit-on pas « le cosinus de l'angle B du triangle ABC » ? Et le cosinus est-il une longueur ? Non : c'est un quotient de deux longueurs, donc un nombre sans unité — diviser des centimètres par des centimètres fait disparaitre l'unité.

Multiplier deux côtés sur trois déforme le triangle au lieu de l'agrandir : c'est la proportionnalité des trois qui fait tenir l'ensemble.

  • Semblables
  • Proportionnels
  • Le quotient survit
  • cos(35°)

2 sur 5

Les valeurs exactes

30°, 45°, 60° : des fractions et des racines, pas des décimales.

Un tableau donne les neuf valeurs exactes des trois angles remarquables : des fractions comme un demi, et des racines carrées comme racine de deux sur deux. Aucune n'est un arrondi.

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Deux régularités sautent aux yeux quand on les lit l'une sous l'autre. Le sinus de 30° est le cosinus de 60°, et réciproquement : ces deux angles sont complémentaires, et l'adjacent de l'un est l'opposé de l'autre. Et le sinus de 45° égale son cosinus, parce qu'un triangle rectangle ayant un angle de 45° a aussi un second angle de 45° : il est isocèle, ses deux côtés de l'angle droit sont égaux.

D'où la tangente de 45°, qui vaut exactement 1 : c'est le quotient de deux longueurs égales. Une tangente égale à 1 signale toujours un triangle rectangle isocèle.

Ces valeurs servent surtout à contrôler sa calculatrice. Un élève qui tape sinus de 30 et ne lit pas un demi sait immédiatement qu'elle est en radians. Avec 35°, il ne saurait pas ce qu'il devrait lire, et n'importe quel nombre entre 0 et 1 lui semblerait plausible.

Un contrôle n'est utile que si l'on connait d'avance ce qu'on doit trouver.

  • 30°
  • 45°
  • 60°
  • Contrôler sa calculatrice

3 sur 5

Choisir sa ligne sans calculer

Quatre situations à relier à leur ligne — aucun calcul demandé.

Quatre situations décrites par les seuls rôles en jeu : on connait tel côté, on cherche tel autre. Il faut relier chacune à la ligne qui la traite, sans écrire un seul nombre.

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Deux des quatre partagent leur ligne, et c'est le point de la fiche : la ligne dépend du COUPLE de rôles, pas du sens dans lequel on le parcourt. Ce qui change entre les deux est seulement lequel des deux côtés est connu — et donc, plus tard, si l'on multipliera ou si l'on divisera.

Un tri range ensuite six outils selon que l'hypoténuse y intervient ou non. Le sinus, le cosinus et le théorème de Pythagore l'exigent ; la tangente, la somme des deux angles aigus et une mesure au rapporteur s'en passent. Sur le terrain, où l'on mesure une distance au sol et une hauteur mais jamais la ligne de visée, c'est la seconde colonne qui sert.

Le dernier exercice corrige deux phrases fausses d'un mot chacune. « Le sinus, c'est le côté opposé divisé par l'hypoténuse » : il manque de quel angle. « On applique la trigonométrie au triangle » : il manque que le triangle est rectangle.

Le choix de la ligne et le sens du calcul sont deux décisions distinctes, prises l'une après l'autre.

  • Les rôles
  • Le couple
  • Avec hypoténuse
  • Sans hypoténuse

4 sur 5

Contrôler son résultat

Cinq copies, trois fausses — et trois contrôles qui les attrapent sans calcul.

Le même triangle rectangle traité par cinq copies. Trois sont fausses, pour trois raisons différentes, et chacune se repère sans refaire le moindre calcul.

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La première trouve une longueur supérieure à l'hypoténuse : impossible, puisqu'un côté de l'angle droit est toujours plus court qu'elle. La deuxième emploie un sinus de 1,4 : impossible aussi, puisqu'un sinus est un quotient dont le dénominateur est le plus grand côté. La troisième divise un angle par une longueur, ce qui ne veut rien dire.

Une liste récapitule les quatre contrôles gratuits du triangle rectangle. Aucun ne prouve qu'un résultat est juste — ils écartent seulement l'impossible. Un résultat qui les passe tous reste vraisemblable, pas démontré, et c'est une distinction qui vaut bien au-delà de ce chapitre.

Le dernier exercice fait juger deux ordres de grandeur de tête. L'angle de 45° partage les cas : au-dessous, la tangente est plus petite que 1 et la hauteur est plus petite que la distance ; au-dessus, c'est l'inverse. Ce raisonnement donne le bon ordre de grandeur avant tout calcul.

Un contrôle dit qu'il y a une erreur ; il ne dit pas toujours laquelle des deux valeurs est fausse.

  • Plus court que l'hypoténuse
  • Entre 0 et 1
  • Somme à 90°
  • L'ordre de grandeur

5 sur 5

Arrondir, et dire de combien on répond

Le même résultat écrit trois fois : exact, approché, et faux.

Une hauteur calculée dans un triangle rectangle, écrite de trois manières. La valeur exacte, qui ne perd rien et dont on peut tirer plus tard n'importe quelle précision. La valeur approchée, avec son signe d'approximation. Et la valeur fausse, obtenue en arrondissant le sinus avant de multiplier.

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L'écart entre les deux dernières est visible dès le dixième, et il n'est pas dû au hasard : l'erreur commise sur le sinus est multipliée par la longueur, ce qui la rend lisible sur le résultat. Multiplier un arrondi, c'est multiplier aussi son erreur.

Un document précise ce que demande réellement un énoncé qui dit « au dixième près » : un résultat écrit avec un chiffre après la virgule, et un calcul mené sans arrondi intermédiaire. Arrondir en cours de route puis annoncer une précision au dixième revient à promettre une exactitude qu'on n'a pas.

La fiche se termine sur la rédaction : une conclusion porte l'unité, emploie le signe d'approximation et non le signe égal, et dit ce que le nombre représente. « x = 5,7 » ne répond à aucune question de géométrie.

Écrire un signe égal devant un arrondi est une erreur de fond, pas une négligence d'écriture.

  • Exact
  • Approché
  • Une seule fois
  • À la fin

Compétences travaillées

  • Fonder

    Le quotient ne dépend que de l'angle, parce que les triangles sont semblables.

  • Connaitre

    Les neuf valeurs exactes de 30°, 45° et 60°.

  • Repérer

    La ligne se lit sur le couple de rôles, sans un seul calcul.

  • Arrondir

    Une seule fois, à la fin, et avec le signe d'approximation.

Ce que la similitude apporte à la trigonométrie

Le chapitre des triangles semblables et celui de la trigonométrie sont enseignés séparément, souvent à plusieurs semaines d'intervalle. Le second repose pourtant entièrement sur le premier, et l'ignorer laisse la trigonométrie sans fondation.

Deux triangles rectangles ayant un même angle aigu ont nécessairement leur troisième angle égal, puisque la somme des angles d'un triangle vaut 180° et que l'un d'eux est déjà fixé à 90°. Ils sont donc semblables au sens exact du terme, et leurs côtés sont proportionnels.

De cette proportionnalité découle tout le reste. Le quotient de deux côtés homologues est le même dans les deux triangles ; il ne dépend donc que de l'angle, et mérite un nom : c'est le sinus, le cosinus ou la tangente de cet angle. La notation cos(35°), qui ne mentionne aucun triangle, n'a de sens que grâce à ce fait.

Le programme de cycle 4 demande explicitement de « faire le lien entre la proportionnalité et certaines configurations ou transformations géométriques », en citant les triangles semblables. La trigonométrie est le lieu où ce lien se paie le plus cher quand il n'est pas fait : l'élève retient trois formules sans savoir de quoi elles parlent.

Pourquoi on n'arrondit qu'une fois

Un calcul de trigonométrie fait presque toujours intervenir une valeur qui n'est pas décimale : un sinus, un cosinus, une racine carrée. On finit donc par arrondir. La question est seulement de savoir quand.

La règle tient en une phrase : on garde la valeur exacte tant qu'on calcule, et l'on arrondit une seule fois, pour écrire la réponse. Arrondir plus tôt introduit une erreur que les opérations suivantes amplifient — multiplier un arrondi par 15, c'est multiplier son erreur par 15.

L'effet se mesure. Sur un calcul en une étape, l'écart entre un résultat juste et le même résultat obtenu avec un sinus arrondi au centième peut déjà se voir au dixième. Sur trois étapes, il peut changer le chiffre que l'énoncé demandait.

Reste la question de l'écriture. Un résultat arrondi ne s'annonce pas avec un signe égal, qui affirmerait une égalité fausse, mais avec un signe d'approximation. Ce n'est pas une convention d'esthète : c'est la différence entre dire ce qu'on sait et dire plus qu'on ne sait.

Méthode et vérification

Contenu produit à partir du programme de mathématiques du cycle 4 : arrêté du 9 novembre 2015 modifié, BOEN n° 31 du 30 juillet 2020, thème D « Espace et géométrie ». L'arrêté du 18 février 2026 refond ce programme, mais son article 3 en échelonne l'entrée en vigueur et la troisième n'est concernée qu'à la rentrée 2028-2029. Le moteur `trigonometrie_3eme` tient les valeurs exactes des angles remarquables sous forme de radicaux rationnels, et les valeurs approchées par les séries du sinus et du cosinus en arithmétique décimale à quarante chiffres, π étant lui-même calculé par la formule de Machin ; il vérifie à l'import que ces deux voies indépendantes coïncident, et refuse d'imprimer un chiffre dont l'arrondi ne serait pas garanti.

Rédaction : Fiches Scolaires Mise à jour :
  • Programme de mathématiques du cycle 4, arrêté du 9 novembre 2015 modifié — BOEN n° 31 du 30 juillet 2020, thème D « Espace et géométrie », connaissances : « Lignes trigonométriques dans le triangle rectangle : cosinus, sinus, tangente. »
  • Même programme, thème « Nombres et calculs » : « Faire le lien entre la proportionnalité et certaines configurations ou transformations géométriques (agrandissement réduction, triangles semblables, homothéties). »
  • Arrêté du 18 février 2026 fixant les programmes de français et de mathématiques du cycle 4, article 3 : entrée en vigueur échelonnée — cinquième à la rentrée 2026, quatrième à la rentrée 2027, troisième à la rentrée 2028.

Questions fréquentes

Pourquoi le cosinus d'un angle est-il toujours le même, quel que soit le triangle ?
Parce que tous les triangles rectangles ayant le même angle aigu sont semblables. Si deux triangles rectangles ont chacun un angle de 35°, leur troisième angle vaut 55° dans les deux : ils ont les mêmes angles, donc leurs côtés sont proportionnels. On passe de l'un à l'autre en multipliant les trois longueurs par un même nombre — et un quotient dont le numérateur et le dénominateur sont multipliés par le même nombre ne change pas. C'est ce qui permet d'écrire cos(35°) sans préciser de quel triangle on parle.
Quelles sont les valeurs exactes de sin, cos et tan pour 30°, 45° et 60° ?
Pour 30° : sinus un demi, cosinus racine de trois sur deux, tangente racine de trois sur trois. Pour 45° : sinus et cosinus valent tous deux racine de deux sur deux, et la tangente vaut exactement 1. Pour 60° : sinus racine de trois sur deux, cosinus un demi, tangente racine de trois. Le sinus de 30° est le cosinus de 60° et réciproquement, parce que ces deux angles sont complémentaires. Connaitre au moins sin(30°) = 1/2 permet de vérifier en une seconde qu'une calculatrice est bien en mode degrés.
Un sinus peut-il être supérieur à 1 ?
Jamais, dans un triangle rectangle. Le sinus est le quotient d'un côté de l'angle droit par l'hypoténuse, et l'hypoténuse est le plus grand côté du triangle : le quotient est donc toujours compris entre 0 et 1. Il en va de même du cosinus. Une valeur supérieure à 1 signale que la fraction a été écrite à l'envers, et c'est pourquoi une calculatrice affiche une erreur si l'on tape arcsin de 1,4 — ce message est une information utile, pas une panne.
Quand faut-il arrondir dans un calcul de trigonométrie ?
Une seule fois, à la fin. On garde la valeur exacte — ou tous les chiffres de la calculatrice — pendant tout le calcul, et l'on arrondit uniquement pour écrire la réponse, à la précision que l'énoncé demande. Arrondir en cours de route introduit une erreur que les opérations suivantes amplifient : un sinus arrondi au centième puis multiplié par 15 voit son erreur multipliée par 15, ce qui suffit à déplacer le chiffre des dixièmes. Et la réponse s'écrit avec un signe d'approximation, jamais avec un signe égal.

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