Cinq sujets, cinq découpages du même thème
Les cinq évaluations couvrent les trois entrées du thème, mais aucune ne reprend le découpage d'une autre. Le sujet 1 porte sur le centenaire, le sujet 2 sur les régimes, le sujet 3 sur l'école, le sujet 4 sur les conquêtes, et le sujet 5 relie l'ensemble sous la Ve République.
Chaque sujet s'ouvre sur un rappel de cours court, pour qu'une évaluation ne se joue pas sur un détail oublié la veille. Le rappel donne les repères, jamais les réponses.
Les cinq sujets sont imprimés en noir et blanc, comme toutes les évaluations du site : ils se photocopient sans rien perdre.
1 sur 5
Sujet 1 — le centenaire
Ce que la fête de 1892 célèbre, et ce qui l'a précédée.
Le premier sujet évalue ce que 1892 commémore et ce que le siècle fêté contient. Il s'ouvre sur un rappel qui donne les cinq dates du thème sans dire ce qui s'y passe.
L'exercice 1 vaut huit points : cinq dates à placer sur une frise vierge, dans l'ordre et à la bonne échelle. Deux dates sont séparées de douze ans seulement, ce qui rend le placement approximatif insuffisant.
L'exercice 2 est un questionnaire à choix multiples de six points, dont les distracteurs reprennent les confusions réelles — 1789 pour 1792, la gratuité pour l'obligation. Le dernier exercice demande une rédaction de quelques lignes : expliquer ce qu'un centenaire célèbre, et pourquoi la République peut fêter cent ans alors qu'elle a été interrompue deux fois.
Le rappel de cours ne contient aucune des réponses demandées : un contrôle le vérifie avant l'impression.
- Une frise
- Un QCM
- Rédiger
2 sur 5
Sujet 2 — les expériences politiques
Cinq régimes, et trois qui naissent d'un conflit.
Le deuxième sujet porte sur la succession des régimes. Il demande moins de restituer une liste que de reconnaître un régime à ce qui s'y produit.
L'exercice 1 est un tableau de huit points : à chaque année, son régime. Les années sont données dans le désordre, et le tableau comporte une ligne de plus que nécessaire pour interdire la réponse par élimination.
L'exercice 2 apparie chaque année à l'événement qui la caractérise — l'abolition de la royauté, le sacre de Napoléon, les trois journées d'émeutes, le suffrage universel masculin, la défaite militaire. Les libellés ne reprennent pas les mots du tableau précédent, pour que l'appariement demande une vraie connaissance. Le troisième exercice fait rédiger ce qui distingue un changement de régime pacifique d'un changement violent.
Aucun couple d'exercices de cette évaluation ne reprend un couple des fiches d'exercices : les deux articles se travaillent l'un après l'autre.
- Un tableau
- Appariement
- Rédiger
3 sur 5
Sujet 3 — l'école obligatoire
Deux lois, deux années, et une durée qui se calcule.
Le troisième sujet évalue les lois scolaires et ce qu'elles ont changé. Le rappel donne les deux années sans dire laquelle porte quoi.
L'exercice 1 est un tri de huit points : des situations d'école à ranger selon qu'elles décrivent l'avant ou l'après des lois Ferry. Les intitulés des colonnes ne nomment ni la gratuité ni l'obligation, de sorte que le tri ne souffle pas sa propre réponse.
L'exercice 2 est une chasse à l'erreur sur trois copies d'élèves. Le dernier exercice fait calculer et comparer les deux durées d'obligation scolaire — sept années en 1882, treize aujourd'hui — puis rédiger ce que cet écart signifie pour un enfant de onze ans. La comparaison porte sur les deux bornes à la fois : l'école commence trois ans plus tôt qu'en 1882, et s'arrête trois ans plus tard.
Les colonnes du tri sont contrôlées pour ne contenir aucun mot qui donnerait la clé du classement.
- Un tri
- Trois copies
- Rédiger
4 sur 5
Sujet 4 — les conquêtes
Chaque liberté porte une date : c'est ce qui en fait une conquête.
Le quatrième sujet évalue la notion de conquête et les dates qui la portent. C'est le sujet le plus exigeant sur la mémorisation, et le rappel le reconnaît en donnant les sorties du chapitre sans les années.
L'exercice 1 vaut huit points : une chaîne à reconstituer, de la demande d'une liberté jusqu'à la loi qui la reconnaît. Deux maillons sont masqués, et leur position dans la chaîne est numérotée pour que la réponse soit sans ambiguïté.
L'exercice 2 est un tableau de cinq conquêtes à dater. Le dernier exercice fait compter : depuis combien d'années existe chacune de ces libertés, et laquelle est la plus récente ? La réponse — 1974 — surprend souvent, et c'est précisément l'effet recherché : la majorité à dix-huit ans est plus jeune que bien des parents d'élèves, ce qui rend sensible l'idée qu'un droit s'obtient et ne tombe pas du ciel.
Les maillons masqués sont numérotés à partir de un, comme sur la feuille de l'élève : la consigne et le corrigé parlent des mêmes numéros.
- Une chaîne
- Un tableau
- Compter
5 sur 5
Sujet 5 — sous la Ve République
Des droits d'âges différents, et des devoirs qui les accompagnent.
Le cinquième sujet relie le thème à aujourd'hui. Il part d'un texte à lire, écrit pour un élève de CM2, qui situe la Ve République dans la suite des régimes précédents.
L'exercice 1 vaut huit points et porte sur ce texte : questions de repérage, puis questions d'interprétation qui demandent de relier une phrase du texte à un fait des fiches précédentes.
L'exercice 2 est un tri de six points : des conquêtes à ranger selon qu'elles sont anciennes ou récentes, la frontière étant posée par la consigne. Le dernier exercice fait rédiger ce que signifie « des libertés conquises » plutôt que « des libertés données », en s'appuyant sur au moins deux exemples datés. C'est la question de synthèse du thème : elle ne se traite pas sans les dates apprises dans les quatre sujets précédents.
Le texte du sujet est écrit pour le niveau : sa longueur et son vocabulaire sont contrôlés avant l'impression.
- Un texte
- Un tri
- Rédiger
Compétences travaillées
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1892 et son sens
Savoir ce qu'un centenaire commémore, et pourquoi la République fête ses cent ans en 1892 et non en 1889.
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Cinq régimes
Situer la Première République, l'Empire, la monarchie de Juillet, la Deuxième et la Troisième République, et dire lesquels sont nés d'un conflit.
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Les lois Ferry
Distinguer 1881 — la gratuité — de 1882 — l'obligation et la laïcité —, et comparer l'école d'alors à celle d'aujourd'hui.
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Des libertés datées
Associer chaque liberté et chaque droit à son année, et calculer depuis combien de temps ils existent.
Pourquoi 1892 et non 1789
Le programme intitule sa première entrée « 1892 : la République fête ses cent ans ». La date surprend, parce qu'on attend 1789. Mais 1789 est une révolution, non une République : c'est en 1792 que la royauté est abolie et la République proclamée. Cent ans plus tard, en 1892, la Troisième République fête ce centenaire.
L'intérêt du chapitre tient à ce qui s'est passé entre les deux. En cent ans, la France a connu un Empire, une monarchie, et trois proclamations de la République. Le régime n'a donc pas duré : il a recommencé. C'est cette discontinuité que le programme demande de faire percevoir, et non une succession paisible.
Sur ces fiches, la frise n'est jamais donnée toute faite. Les élèves placent les dates, et le corrigé rappelle ce qui s'est produit à chacune. Trois de ces changements se sont faits dans la violence : c'est une information du programme, pas un commentaire ajouté.
Une conquête se date, sinon ce n'est plus de l'histoire
Le programme écrit que les libertés et les droits « sont le fruit d'une conquête ». La formule engage à quelque chose de précis : une conquête a eu lieu à un moment, elle a été obtenue par quelqu'un, et avant elle il n'y avait rien. Une liberté citée sans date semble avoir toujours existé.
C'est pourquoi le moteur qui produit ces fiches refuse une conquête sans son année. La liberté de la presse et la liberté de réunion datent de 1881, la liberté syndicale de 1884, la liberté d'association de 1901, la séparation des Églises et de l'État de 1905. Le droit de vote des femmes n'arrive qu'en 1944, et la majorité à dix-huit ans en 1974.
Les élèves calculent alors ce que ces dates signifient : la plus ancienne de ces conquêtes a cent quarante-cinq ans, la plus récente cinquante-deux. Deux d'entre elles sont plus récentes que les grands-parents de la plupart des élèves, et c'est cette mesure qui rend la notion de conquête concrète.
Méthode et vérification
Contenu produit par un moteur : aucune conquête n'est citée sans son année, et un contrôle refuse tout énoncé qui l'oublierait. Les durées — cent ans de 1792 à 1892, le nombre d'années d'école obligatoire, le temps écoulé depuis chaque liberté — sont soustraites, jamais recopiées. Les notions que le programme réserve au collège, comme l'étude des institutions, sont déclarées hors sujet et écartées.