Français · 6ème · Évaluation

Évaluation la phrase complexe en 6e (PDF + corrigés)

Cinq sujets sur vingt points, et aucune phrase qui ne vienne des textes lus cette année.

6ème Français Évaluation
Durée 45 min
Barème Sur 20
Format PDF A4
Accès Gratuit
Quatre réponses à la question « qu'est-ce qui sépare deux propositions ? », et une virgule qui n'en est pas une.

Ce que ces évaluations mesurent

Trouver les verbes conjugués d'une phrase, distinguer une proposition d'un complément, ranger un mot de liaison dans sa famille, et nommer le mode d'articulation d'une phrase entière.

Toutes les phrases sont des citations des textes lus cette année en sixième, et chaque découpage attendu a été vérifié.

Les cinq couples de formats sont ceux que l'article d'exercices n'emploie pas.

1 sur 5

Évaluation 1 — trouver les verbes conjugués

Un verbe conjugué par proposition, et pas un de plus.

Une proposition est un morceau de phrase qui contient un verbe conjugué. Pour compter les propositions d'une phrase, on cherche donc ses verbes conjugués — et c'est exactement ce que le tableau fait écrire, proposition par proposition.

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Un verbe conjugué se reconnait à son sujet : il change avec lui. On peut dire « il plaça », « nous plaçâmes ». Un infinitif ne change pas, et un participe n'a pas de sujet propre : ni l'un ni l'autre ne fait de proposition.

La chasse aux erreurs porte sur cette confusion, la plus fréquente du chapitre : prendre pour un verbe un mot qui n'en est pas.

Les six phrases sont des citations des textes lus cette année : Perrault, Molière, Leprince de Beaumont, Verne, Homère.

Un verbe conjugué change avec son sujet.

  • Huit cases à remplir
  • Trois copies à corriger
  • Verbe conjugué ou pas

2 sur 5

Évaluation 2 — proposition ou pas ?

Sans verbe conjugué, ce n'est qu'un complément.

Tout morceau de phrase n'est pas une proposition. Il faut un verbe conjugué, et rien d'autre ne suffit — ni une virgule, ni une longueur.

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« de bon appétit », « l'un après l'autre », « à huit heures quarante-cinq » complètent un verbe, ils n'en portent pas. Ce sont des compléments, et le tri les fait distinguer de trois vraies propositions.

Découper, c'est ne rien laisser dehors. Quand on sépare les propositions d'une phrase, chaque mot doit se retrouver dans l'une d'elles — sauf la ponctuation et le mot de liaison. Un adverbe oublié est un découpage faux, et la chasse aux erreurs en montre un.

C'est la règle que le module applique lui-même avant de produire la fiche : il refuse tout découpage qui laisse un mot debout.

Sans verbe conjugué, ce n'est qu'un complément.

  • Quatre copies à corriger
  • Six groupes à ranger
  • Découper sans rien laisser dehors

3 sur 5

Évaluation 3 — deux familles de mots

L'un reste entre les deux, l'autre ouvre la proposition.

Deux familles de mots articulent les propositions, et elles ne se placent pas au même endroit. C'est ce que le programme demande de distinguer.

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Les conjonctions de coordination sont sept : mais, ou, et, donc, or, ni, car. Elles restent ENTRE les deux propositions et n'appartiennent ni à l'une ni à l'autre.

Les mots de subordination — que, qui, quand, si, comme, parce que, où, dont — COMMENCENT la proposition qu'ils introduisent. Ils en font partie.

Le test qui départage : on enlève le mot, et l'on regarde ce qui reste. Sans « mais », les deux propositions tiennent encore debout — on perd l'opposition, pas la grammaire. Sans « que », la phrase s'effondre : « On voit le pauvre diable avait des surnoms » n'est plus du français.

La dernière question fait faire l'expérience sur ces deux phrases précises, et le corrigé donne les deux réécritures. C'est le geste le plus sûr pour reconnaitre la famille d'un mot de liaison, et il se refait sur n'importe quelle phrase.

L'un reste entre les deux, l'autre ouvre la proposition.

  • Six mots à ranger
  • Trois lignes à cocher
  • La place du mot de liaison

4 sur 5

Évaluation 4 — ce que la subordonnée apporte

Une condition, une précision, ce que quelqu'un dit.

Une proposition subordonnée ne peut pas se dire toute seule : « si tu réchappes » n'est pas une phrase. Elle dépend de la proposition principale, qui, elle, tient debout.

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Elle apporte toujours quelque chose de précis : une condition, une précision sur un nom, ce que quelqu'un dit ou voit. L'association fait nommer cet apport pour trois subordonnées qui commencent toutes par « que » — et qui n'apportent pourtant pas la même chose.

Une phrase peut en porter plusieurs. « C'est une bagatelle qui vaut bien la peine qu'on y pense » en contient DEUX, et la seconde dépend même de la première.

La dernière question fait découper cette phrase en trois propositions et désigner la principale : celle qui pourrait se dire seule.

La principale est celle qui peut se dire toute seule.

  • Quatre lignes à cocher
  • Trois subordonnées à relier
  • Principale et subordonnée

5 sur 5

Évaluation 5 — nommer le mode

Compter, découper, puis regarder ce qui sépare.

Devant une phrase, on procède toujours dans le même ordre, et c'est cette méthode que le dernier sujet fait écrire.

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D'abord on compte les verbes conjugués. S'il n'y en a qu'un, la phrase est simple, et il n'y a pas de mode à chercher — l'une des quatre phrases de l'association est dans ce cas.

Ensuite on découpe les propositions, sans rien laisser dehors. Puis on regarde ce qui les sépare : rien qu'une ponctuation, c'est une juxtaposition ; une des sept conjonctions de coordination, c'est une coordination ; un mot qui commence la seconde proposition, c'est une subordination.

Une phrase peut porter trois propositions. « Tais-toi, te dis-je ; j'oublie tout » les aligne, séparées par une virgule puis un point-virgule.

Compter, découper, puis regarder ce qui sépare.

  • Quatre phrases à relier
  • Six cases à remplir
  • La méthode, en trois étapes

Compétences travaillées

  • Trouver le verbe conjugué

    Il change avec son sujet. Un infinitif et un participe n'en sont pas : ils ne font pas de proposition.

  • Proposition ou complément

    « le mariage n'est pas fait » est une proposition ; « de bon appétit » n'en est pas une.

  • Deux familles de mots

    La conjonction de coordination reste entre les propositions ; le mot de subordination ouvre la sienne.

  • La méthode en trois étapes

    Compter les verbes, découper les propositions, regarder ce qui les sépare.

Cinq sujets, aucune tâche reprise

Les phrases viennent du même corpus que les fiches d'exercices, mais aucune tâche ne l'est. Là où les exercices faisaient compter les propositions, l'évaluation fait écrire les VERBES de chacune ; là où ils faisaient reconnaitre la juxtaposition, elle fait distinguer une proposition d'un simple complément.

Les cinq couples de formats sont les cinq couples complémentaires, et un contrôle compare les deux articles avant de produire.

Chaque sujet vaut vingt points, et chaque corrigé porte le détail du barème.

Le test qui départage les deux familles de mots

Une conjonction de coordination et un mot de subordination ne se placent pas au même endroit, et l'évaluation le fait éprouver : on enlève le mot, et l'on regarde ce qui reste.

Sans « mais », les deux propositions tiennent encore debout : « Le mouton était encore tout sanglant. Il ne lui en sembla que meilleur. » On perd l'opposition, pas la grammaire.

Sans « que », la phrase s'effondre : « On voit le pauvre diable avait des surnoms » n'est plus du français. C'est que « que » fait partie de la subordonnée, alors que « mais » n'appartient à personne.

Méthode et vérification

Cette évaluation ne demande rien qui ne se lise dans les phrases imprimées sur la fiche, et toutes ces phrases sont des citations des textes lus cette année. Chaque découpage attendu a été vérifié avant que le sujet ne soit produit : les propositions sont des morceaux exacts, elles ne se chevauchent pas, et rien ne reste hors d'elles sauf la ponctuation et le mot de liaison. UN CONTRÔLE A SERVI ICI, et il mérite d'être dit. On avait voulu vérifier par calcul qu'un groupe rangé du côté « ce n'est pas une proposition » ne contenait aucun verbe conjugué. Le calcul a refusé « à huit heures quarante-cinq » : en retirant les accents pour comparer, « à » devient « a », et il y rencontrait le verbe « a » de « Elle a raison ». Le mot était là, le verbe n'y était pas. Savoir si un groupe porte un verbe conjugué demanderait de conjuguer le français : c'est donc un fait qu'on déclare, et le contrôle vérifie seulement ce qu'il peut vraiment — que ces groupes ne sont déclarés proposition nulle part, et qu'ils se lisent bien dans une phrase du corpus. Les cinq couples de formats sont les cinq couples complémentaires de ceux des exercices, et un contrôle compare les deux articles. Tout est en noir et blanc.

Rédaction : Fiches Scolaires Mise à jour :
  • Programme de français pour le cycle 3, arrêté du 10 avril 2025 (BO nº 16 du 17 avril 2025), partie « Étude de la langue », entrée « Se repérer dans la phrase complexe », objectifs de la classe de sixième : « comprendre la notion de proposition », « distinguer phrase simple et phrase complexe à partir du repérage des propositions », « repérer les différents modes d'articulation des propositions au sein de la phrase complexe », « approfondir les notions de juxtaposition, de coordination, de subordination » et « distinguer le rôle de la conjonction de coordination et celui de la conjonction de subordination ». Les phrases analysées sont toutes des citations des textes lus cette année en sixième, tous dans le domaine public : Molière, Marivaux, Perrault, Leprince de Beaumont, Hugo, Daudet, Verne, et Homère traduit par Leconte de Lisle. Le plus tardivement libre l'est depuis 1976.

Questions fréquentes

Ces évaluations sont-elles en couleur ?
Non. Sujets et corrigés sont entièrement en noir et blanc, pour être photocopiés sans perte.
Comment reconnait-on un verbe conjugué ?
Il a un sujet et change de forme avec lui : « il plaça », « nous plaçâmes ». Un infinitif ne change pas — « choisir » reste « choisir » — et ne fait donc pas de proposition.
Une virgule crée-t-elle toujours deux propositions ?
Non. « Il les tira de dessous le lit, l'un après l'autre » porte une virgule et un seul verbe conjugué : c'est une phrase simple. Ce qui suit la virgule n'a pas de verbe.
Les sujets reprennent-ils les exercices ?
Non, et c'est vérifié : les cinq couples de formats sont les cinq couples complémentaires, et un contrôle compare les deux articles avant de produire.