Ce que contiennent les corrigés
La chronologie de 1933 datée au jour près, avec l'écart calculé entre le premier fait et le dernier, et la raison pour laquelle l'ordre des faits change ce qu'on peut conclure du scrutin.
Le décompte des sièges, qui transforme une affirmation — « le parti nazi n'avait pas la majorité » — en vérification : 288 sur 647, quand il en fallait 324.
Le tableau des trois régimes, rubrique par rubrique, et les trois attributions fausses de la chasse à l'erreur rétablies avec leur pays d'origine.
Et l'histoire du mot : qui l'a forgé, contre qui, et à quel moment ceux qu'il visait se le sont approprié.
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Comment une démocratie bascule
Cinquante-deux jours entre une nomination et les pleins pouvoirs.
Les cinq faits datés, et l'écart calculé entre le premier et le dernier.
Le décompte des sièges, et pourquoi l'ordre des faits change la conclusion.
Il s'écoule trois ans entre le krach et la nomination : une crise ne produit pas son effet du jour au lendemain.
- Nommé
- Un décret
- Un scrutin
- Une loi votée
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La notion de crise
Le fil conducteur du thème, et pourquoi une cause n'est pas une fatalité.
Le maillon qui fait passer de l'économique au politique, et le contre-exemple qui défait l'enchainement.
L'origine du mot, et une réponse démocratique à citer.
S'enchainer n'est pas se causer : c'est se rendre mutuellement plus probable.
- Une origine médicale
- Un moment de bascule
- Trois natures
- Pas une fatalité
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Trois régimes, et ce qui les distingue
Cinq rubriques, trois pays — et trois copies qui mélangent tout.
Les rubriques qui se répondent et celle qui sépare, avec les deux nominations.
Les trois attributions fausses rétablies, et ce qu'un tableau laisse dehors.
Retenir la rubrique est facile ; retenir à qui appartient chaque nom demande un effort à part.
- Comparer
- Sans confondre
- Cinq rubriques
- Ce qui manque
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Les démocraties répondent aussi
Le vote, le droit, et un pays qui ne bascule pas.
Ce qu'obtient le Front populaire, et pourquoi la Tchécoslovaquie est un contre-exemple.
Les quatre appariements, et la seule réponse qui ne vienne pas d'un pays.
L'historien dit ce qui s'est passé et pourquoi ; il ne distribue pas les bons points.
- Par le vote
- Par le droit
- Un contre-exemple
- Fragile, pourquoi
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Interroger le mot « totalitaire »
Il a été forgé en 1923 par un opposant, comme une accusation.
Qui invente le mot, contre qui, et ce qui change deux ans après.
Le tri des six affirmations, et ce qu'on perd à n'en garder qu'une colonne.
En histoire, un mot juste sans preuve reste une affirmation : mieux vaut écrire « ce régime est totalitaire parce que… ».
- 1923
- Une accusation
- 1925
- Une revendication
Ce que le générateur refuse sur ces fiches
Une année imprimée qui ne serait adossée à aucun fait de la chronologie du moteur. Chaque millésime écrit dans les cinq fiches est relu et confronté à la table des événements.
Une chronologie désordonnée, ou dont le décret ne précèderait plus le scrutin : toute la première fiche repose sur cet ordre, et l'affirmer sans le vérifier serait la fragiliser.
Un écart de jours tapé à la main. Les cinquante-deux jours de 1933 se déduisent des deux dates ; les écrire serait le seul endroit où ils pourraient être faux.
Des sièges qui donneraient au parti nazi la majorité absolue, ou un nombre de sièges manquants négatif : la conclusion se calcule à partir du décompte, elle n'est pas déclarée.
Un attribut revendiqué par deux régimes à la fois. Le tableau comparatif est engendré à partir d'une table où chaque rubrique porte trois valeurs distinctes, et une case vide y est refusée.
Une copie de la chasse à l'erreur déclarée fausse alors qu'elle citerait un élément appartenant vraiment au pays qu'elle nomme — ou déclarée juste sans en citer aucun. Les cinq copies sont fabriquées à partir de la même table.
Un repère du programme absent des cinq fiches : 1914-1918, 1917, 1933-1945, 1936, 1939-1945. La page refondue en ignorait trois sur cinq.
Un mot du sous-thème manquant — démocratie, fragilisé, entre-deux-guerres, crise, élection, chômage, Front populaire, Société des Nations, Tchécoslovaquie, constitution.
Une voix à la première personne. La page refondue parlait d'un professeur qui « a corrigé des centaines de copies » ; le site n'a pas de narrateur, et un contrôle refuse désormais « j'ai », « je recommande » et « mes élèves ».
Trois clés de schéma qui se perdaient en silence
En produisant cet article, deux exercices sont sortis vides ou amputés sans qu'aucune erreur ne soit signalée. Un tableau déclarait ses colonnes sous la clé « colonnes » quand le schéma lit « entetes » : il ne dessinait rien du tout, et les trois questions qui le lisaient n'avaient plus de support. Une carte mentale déclarait ses entrées sous « items » quand le schéma lit « feuilles » : elle s'imprimait réduite à ses titres de branches.
Le point commun est que rien ne protégeait contre une clé mal nommée : un schéma ignore ce qu'il ne connait pas, en silence. Un contrôle a donc été ajouté au vérificateur du site. Il relève, dans le code de chaque schéma, les clés qu'il lit réellement — en suivant les fonctions auxquelles il délègue —, et refuse toute clé qu'aucune d'elles ne consulte.
Passé sur les cent soixante et un articles, ce contrôle a trouvé une troisième famille de cas : neuf exercices déclaraient un titre de « chasse à l'erreur » que le schéma n'imprimait pas, et un « programme de calcul » faisait de même. Neuf auteurs ayant indépendamment voulu ce titre, c'est le schéma qui a été étendu — comme le font déjà le tableau, le tri et la liste.
Non-régression prouvée par le texte des PDF plutôt que par leur empreinte : 1 984 fichiers relevés avant, régénérés, relevés après. Mille neuf cent soixante-deux sont inchangés au mot près, vingt-deux ont gagné le titre qui leur manquait, et aucun n'a perdu un seul mot.
Méthode et vérification
Contenu produit à partir du programme d'histoire-géographie du cycle 4 : arrêté du 9 novembre 2015 modifié, BOEN n° 31 du 30 juillet 2020, classe de 3e, thème 1 « L'Europe, un théâtre majeur des guerres totales (1914-1945) », sous-thème « Démocraties fragilisées et expériences totalitaires dans l'Europe de l'entre-deux-guerres ». La ressource d'accompagnement éduscol du thème a été relue et sert de fil conducteur : elle désigne la notion de crise comme tel, demande de souligner le rôle de la crise de 1929 dans le basculement de l'Allemagne, et prescrit d'interroger la notion de totalitarisme plutôt que de la poser en préalable. Le moteur `entre_deux_guerres_3eme` tient la chronologie datée, en déduit les durées, arithmétise le scrutin du 5 mars 1933 et engendre le tableau comparatif à partir d'une table où aucun attribut ne peut appartenir à deux régimes. L'arrêté du 18 février 2026 ne porte que sur le français et les mathématiques : l'histoire-géographie n'est pas concernée.
- Programme d'histoire-géographie du cycle 4, arrêté du 9 novembre 2015 modifié — BOEN n° 31 du 30 juillet 2020, classe de 3e, thème 1 : « L'Europe, un théâtre majeur des guerres totales (1914-1945) », sous-thème « Démocraties fragilisées et expériences totalitaires dans l'Europe de l'entre-deux-guerres ».
- Éduscol, « S'approprier les différents thèmes du programme », histoire / classe de troisième : « La notion de crise sert de fil conducteur. […] Il est fondamental d'expliquer cette notion aux élèves. » ; « Le rôle de la crise économique de 1929 doit être souligné dans le basculement de l'Allemagne dans le nazisme. » ; « Les notions de guerre totale, de totalitarisme, de génocide, de guerre d'anéantissement devront être explicitées non pas comme des préalables, mais au fil de la progression du thème. Il conviendra de les interroger. » ; et la liste des repères chronologiques à construire : 1914-1918, 1917, 1933-1945, 1936, 1939-1945.
- Élections législatives allemandes du 5 mars 1933 : 647 sièges au Reichstag, majorité absolue à 324 ; NSDAP 288 sièges et 43,9 % des voix ; SPD 120, KPD 81, DNVP 52 ; participation 88,7 %.
- Origine du mot « totalitaire » : Giovanni Amendola, Il Mondo du 12 mai 1923, où il l'emploie entre guillemets contre le fascisme ; reprise du terme à leur compte par les théoriciens fascistes en 1925, Mussolini exaltant sa « féroce volonté totalitaire ».