Histoire-Géo · 3ème · Exercice

Corrigés — Régimes totalitaires 3ème

Chaque corrigé donne le fait daté et la raison qui l'accompagne : les corrections ne se contentent pas de rétablir une réponse, elles disent d'où elle se déduit.

3ème Histoire Exercice
Durée 35 min par fiche
Barème Sur 20
Format PDF A4
Accès Gratuit
Un axe du temps gradué en jours, du 30 janvier au 23 mars 1933 : la nomination d'Hitler, l'incendie du Reichstag, la suspension des libertés, les élections et la loi des pleins pouvoirs. Trois de ces cinq faits tiennent en une semaine. En dessous, le décompte des sièges du 5 mars : 288 sur 647, quand il en fallait 324 pour la majorité absolue.

Ce que contiennent les corrigés

La chronologie de 1933 datée au jour près, avec l'écart calculé entre le premier fait et le dernier, et la raison pour laquelle l'ordre des faits change ce qu'on peut conclure du scrutin.

Le décompte des sièges, qui transforme une affirmation — « le parti nazi n'avait pas la majorité » — en vérification : 288 sur 647, quand il en fallait 324.

Le tableau des trois régimes, rubrique par rubrique, et les trois attributions fausses de la chasse à l'erreur rétablies avec leur pays d'origine.

Et l'histoire du mot : qui l'a forgé, contre qui, et à quel moment ceux qu'il visait se le sont approprié.

1 sur 5

Comment une démocratie bascule

Cinquante-deux jours entre une nomination et les pleins pouvoirs.

Les cinq faits datés, et l'écart calculé entre le premier et le dernier.

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Le décompte des sièges, et pourquoi l'ordre des faits change la conclusion.

Il s'écoule trois ans entre le krach et la nomination : une crise ne produit pas son effet du jour au lendemain.

  • Nommé
  • Un décret
  • Un scrutin
  • Une loi votée

Le barème, exercice par exercice total : 20 points

Exercice 1 — Cinquante-deux jours 8 points

Cinq dates de l'année 1933, en Allemagne. Écris sous chacune le fait qui lui correspond.

  • C'est la durée d'un trimestre scolaire, à peu près. Une démocratie a été démontée dans cet intervalle.
  • L'ordre des faits change complètement ce qu'on peut conclure du résultat.
  • Une démocratie peut se défaire elle-même : c'est précisément ce que ce chapitre demande de comprendre.

Exercice 2 — Quatre affirmations 6 points

Une seule réponse est juste à chaque ligne.

  • Les quatre réponses disent la même chose : rien n'est arrivé par la force seule.
  • Même dans ces conditions, le parti nazi n'a jamais obtenu seul la majorité des sièges.

Exercice 3 — Une démocratie fragilisée 6 points

Ce qui a rendu ce basculement possible.

  • Il s'écoule 3 ans entre le krach et la nomination d'Hitler : la crise ne produit pas son effet du jour au lendemain.
  • Une cause n'est pas une fatalité — c'est une distinction qui vaut pour tout raisonnement historique.

2 sur 5

La notion de crise

Le fil conducteur du thème, et pourquoi une cause n'est pas une fatalité.

Le maillon qui fait passer de l'économique au politique, et le contre-exemple qui défait l'enchainement.

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L'origine du mot, et une réponse démocratique à citer.

S'enchainer n'est pas se causer : c'est se rendre mutuellement plus probable.

  • Une origine médicale
  • Un moment de bascule
  • Trois natures
  • Pas une fatalité

Le barème, exercice par exercice total : 20 points

Exercice 1 — Une chaine, et ses maillons 8 points

Cinq maillons, du krach boursier au retrait des libertés.

  • Une crise économique ne devient politique que si des gens en tirent des conséquences politiques.
  • Un contre-exemple suffit à défaire un enchainement présenté comme automatique.
  • Chercher une cause unique est le raccourci le plus courant, et le plus faux.

Exercice 2 — Le mot lui-même 6 points

Lis le document, puis réponds.

  • On ne sort pas d'une crise comme on y est entré.
  • Le chapitre s'appelle « démocraties fragilisées », pas « démocraties disparues ».

Exercice 3 — Trois crises, trois natures 6 points

Toutes les crises ne sont pas de même sorte.

  • Nommer la nature d'une crise, c'est déjà commencer à l'expliquer.
  • S'enchainer n'est pas se causer mécaniquement : c'est se rendre mutuellement plus probable.

3 sur 5

Trois régimes, et ce qui les distingue

Cinq rubriques, trois pays — et trois copies qui mélangent tout.

Les rubriques qui se répondent et celle qui sépare, avec les deux nominations.

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Les trois attributions fausses rétablies, et ce qu'un tableau laisse dehors.

Retenir la rubrique est facile ; retenir à qui appartient chaque nom demande un effort à part.

  • Comparer
  • Sans confondre
  • Cinq rubriques
  • Ce qui manque

Le barème, exercice par exercice total : 20 points

Exercice 1 — Le tableau des trois régimes 8 points

Cinq rubriques, trois pays. Lis le tableau, puis réponds.

  • Se ressembler par les moyens n'est pas poursuivre le même but.
  • La nomination par une autorité en place est la voie la plus fréquente, et la moins spectaculaire.
  • Un tableau met en regard ; il ne conclut pas à l'identité.

Exercice 2 — Cinq copies à corriger 6 points

Trois de ces copies attribuent un élément au mauvais pays.

  • Les trois erreurs vont dans le même sens : elles prêtent à un autre pays ce qui appartient à l'Allemagne.
  • Retenir la rubrique est facile ; retenir à qui appartient chaque nom demande un effort à part.

Exercice 3 — Ce que le tableau ne montre pas 6 points

Deux questions auxquelles un tableau ne répond pas.

  • Un tableau aplatit le temps : il faut le remettre à côté d'une frise.
  • Un tableau d'institutions décrit des rouages ; il ne dit rien de ceux qui les ont subis.

4 sur 5

Les démocraties répondent aussi

Le vote, le droit, et un pays qui ne bascule pas.

Ce qu'obtient le Front populaire, et pourquoi la Tchécoslovaquie est un contre-exemple.

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Les quatre appariements, et la seule réponse qui ne vienne pas d'un pays.

L'historien dit ce qui s'est passé et pourquoi ; il ne distribue pas les bons points.

  • Par le vote
  • Par le droit
  • Un contre-exemple
  • Fragile, pourquoi

Le barème, exercice par exercice total : 20 points

Exercice 1 — Trois réponses 8 points

Une carte à trois branches : ce que des démocraties ont opposé à la crise.

  • Une démocratie répond à la crise par le vote, et les résultats du vote deviennent des lois.
  • Un contre-exemple vaut mieux qu'un long discours contre le fatalisme.
  • L'historien dit ce qui s'est passé et pourquoi ; il ne distribue pas les bons points.

Exercice 2 — À chaque problème, sa réponse 6 points

Relie chaque difficulté à la réponse démocratique qui lui a été opposée.

  • Chaque réponse s'adresse à un problème précis, et non à la crise en général.
  • Les trois autres sont des décisions prises à l'intérieur d'un pays.

Exercice 3 — Fragilisées, et pourtant 6 points

Ce que le titre du chapitre dit exactement.

  • Le titre d'un chapitre est déjà une thèse : il vaut la peine de le lire mot à mot.
  • Ce qui fait sa faiblesse apparente dans l'urgence est ce qui fait sa valeur dans la durée.

5 sur 5

Interroger le mot « totalitaire »

Il a été forgé en 1923 par un opposant, comme une accusation.

Qui invente le mot, contre qui, et ce qui change deux ans après.

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Le tri des six affirmations, et ce qu'on perd à n'en garder qu'une colonne.

En histoire, un mot juste sans preuve reste une affirmation : mieux vaut écrire « ce régime est totalitaire parce que… ».

  • 1923
  • Une accusation
  • 1925
  • Une revendication

Le barème, exercice par exercice total : 20 points

Exercice 1 — L'histoire d'un mot 8 points

Lis la note, puis réponds.

  • Un mot d'histoire a une date de naissance, comme un fait.
  • Retourner l'insulte de l'adversaire est une technique politique, pas une curiosité de vocabulaire.
  • Employer un mot, c'est accepter la comparaison qu'il porte : autant savoir laquelle.

Exercice 2 — Ce que le mot recouvre 6 points

Range ces six affirmations selon qu'elles valent pour les trois régimes ou pour un seul.

  • La colonne de gauche est ce que le mot « totalitaire » désigne ; celle de droite est ce qu'il fait disparaitre.
  • Un mot qui range trop vite empêche de voir ce qu'il a rangé.

Exercice 3 — Employer le mot avec précaution 6 points

Deux questions de méthode.

  • Classer deux choses sous un même mot, c'est affirmer qu'elles se ressemblent sur un point précis, et sur celui-là seulement.
  • En histoire, un mot juste sans preuve reste une affirmation.

Ce que le générateur refuse sur ces fiches

Une année imprimée qui ne serait adossée à aucun fait de la chronologie du moteur. Chaque millésime écrit dans les cinq fiches est relu et confronté à la table des événements.

Une chronologie désordonnée, ou dont le décret ne précèderait plus le scrutin : toute la première fiche repose sur cet ordre, et l'affirmer sans le vérifier serait la fragiliser.

Un écart de jours tapé à la main. Les cinquante-deux jours de 1933 se déduisent des deux dates ; les écrire serait le seul endroit où ils pourraient être faux.

Des sièges qui donneraient au parti nazi la majorité absolue, ou un nombre de sièges manquants négatif : la conclusion se calcule à partir du décompte, elle n'est pas déclarée.

Un attribut revendiqué par deux régimes à la fois. Le tableau comparatif est engendré à partir d'une table où chaque rubrique porte trois valeurs distinctes, et une case vide y est refusée.

Une copie de la chasse à l'erreur déclarée fausse alors qu'elle citerait un élément appartenant vraiment au pays qu'elle nomme — ou déclarée juste sans en citer aucun. Les cinq copies sont fabriquées à partir de la même table.

Un repère du programme absent des cinq fiches : 1914-1918, 1917, 1933-1945, 1936, 1939-1945. La page refondue en ignorait trois sur cinq.

Un mot du sous-thème manquant — démocratie, fragilisé, entre-deux-guerres, crise, élection, chômage, Front populaire, Société des Nations, Tchécoslovaquie, constitution.

Une voix à la première personne. La page refondue parlait d'un professeur qui « a corrigé des centaines de copies » ; le site n'a pas de narrateur, et un contrôle refuse désormais « j'ai », « je recommande » et « mes élèves ».

Trois clés de schéma qui se perdaient en silence

En produisant cet article, deux exercices sont sortis vides ou amputés sans qu'aucune erreur ne soit signalée. Un tableau déclarait ses colonnes sous la clé « colonnes » quand le schéma lit « entetes » : il ne dessinait rien du tout, et les trois questions qui le lisaient n'avaient plus de support. Une carte mentale déclarait ses entrées sous « items » quand le schéma lit « feuilles » : elle s'imprimait réduite à ses titres de branches.

Le point commun est que rien ne protégeait contre une clé mal nommée : un schéma ignore ce qu'il ne connait pas, en silence. Un contrôle a donc été ajouté au vérificateur du site. Il relève, dans le code de chaque schéma, les clés qu'il lit réellement — en suivant les fonctions auxquelles il délègue —, et refuse toute clé qu'aucune d'elles ne consulte.

Passé sur les cent soixante et un articles, ce contrôle a trouvé une troisième famille de cas : neuf exercices déclaraient un titre de « chasse à l'erreur » que le schéma n'imprimait pas, et un « programme de calcul » faisait de même. Neuf auteurs ayant indépendamment voulu ce titre, c'est le schéma qui a été étendu — comme le font déjà le tableau, le tri et la liste.

Non-régression prouvée par le texte des PDF plutôt que par leur empreinte : 1 984 fichiers relevés avant, régénérés, relevés après. Mille neuf cent soixante-deux sont inchangés au mot près, vingt-deux ont gagné le titre qui leur manquait, et aucun n'a perdu un seul mot.

Méthode et vérification

Contenu produit à partir du programme d'histoire-géographie du cycle 4 : arrêté du 9 novembre 2015 modifié, BOEN n° 31 du 30 juillet 2020, classe de 3e, thème 1 « L'Europe, un théâtre majeur des guerres totales (1914-1945) », sous-thème « Démocraties fragilisées et expériences totalitaires dans l'Europe de l'entre-deux-guerres ». La ressource d'accompagnement éduscol du thème a été relue et sert de fil conducteur : elle désigne la notion de crise comme tel, demande de souligner le rôle de la crise de 1929 dans le basculement de l'Allemagne, et prescrit d'interroger la notion de totalitarisme plutôt que de la poser en préalable. Le moteur `entre_deux_guerres_3eme` tient la chronologie datée, en déduit les durées, arithmétise le scrutin du 5 mars 1933 et engendre le tableau comparatif à partir d'une table où aucun attribut ne peut appartenir à deux régimes. L'arrêté du 18 février 2026 ne porte que sur le français et les mathématiques : l'histoire-géographie n'est pas concernée.

Rédaction : Fiches Scolaires Mise à jour :
  • Programme d'histoire-géographie du cycle 4, arrêté du 9 novembre 2015 modifié — BOEN n° 31 du 30 juillet 2020, classe de 3e, thème 1 : « L'Europe, un théâtre majeur des guerres totales (1914-1945) », sous-thème « Démocraties fragilisées et expériences totalitaires dans l'Europe de l'entre-deux-guerres ».
  • Éduscol, « S'approprier les différents thèmes du programme », histoire / classe de troisième : « La notion de crise sert de fil conducteur. […] Il est fondamental d'expliquer cette notion aux élèves. » ; « Le rôle de la crise économique de 1929 doit être souligné dans le basculement de l'Allemagne dans le nazisme. » ; « Les notions de guerre totale, de totalitarisme, de génocide, de guerre d'anéantissement devront être explicitées non pas comme des préalables, mais au fil de la progression du thème. Il conviendra de les interroger. » ; et la liste des repères chronologiques à construire : 1914-1918, 1917, 1933-1945, 1936, 1939-1945.
  • Élections législatives allemandes du 5 mars 1933 : 647 sièges au Reichstag, majorité absolue à 324 ; NSDAP 288 sièges et 43,9 % des voix ; SPD 120, KPD 81, DNVP 52 ; participation 88,7 %.
  • Origine du mot « totalitaire » : Giovanni Amendola, Il Mondo du 12 mai 1923, où il l'emploie entre guillemets contre le fascisme ; reprise du terme à leur compte par les théoriciens fascistes en 1925, Mussolini exaltant sa « féroce volonté totalitaire ».

Questions fréquentes

Comment Hitler est-il arrivé au pouvoir ?
Par une nomination, et non par un coup d'État ni par une élection à ce poste. Le 30 janvier 1933, le président Hindenburg le nomme chancelier, conformément à la constitution de la République de Weimar. Le basculement se fait ensuite en cinquante-deux jours : l'incendie du Reichstag le 27 février, un décret suspendant les libertés fondamentales le 28, des élections le 5 mars, et le 23 mars la loi des pleins pouvoirs, votée par le parlement lui-même. Chacun de ces actes est légal au moment où il est pris, et c'est ce qui les rend instructifs.
Le parti nazi avait-il la majorité aux élections de mars 1933 ?
Non. Il obtient 288 sièges sur les 647 du Reichstag, quand il en fallait 324 pour la majorité absolue : il en manquait 36. Et ce scrutin se tient après le décret du 28 février, qui avait suspendu la liberté de réunion, de presse et d'expression pendant la campagne. Même dans ces conditions, le parti nazi n'a jamais obtenu seul la majorité des sièges.
Qu'est-ce qui distingue les trois régimes totalitaires ?
Leurs idéologies, d'abord : une société sans classes en URSS, une hiérarchie des races en Allemagne, l'État au-dessus de l'individu en Italie — trois projets qui s'opposent. Leurs chronologies ensuite : le régime soviétique nait de la révolution d'Octobre en 1917, Mussolini arrive au pouvoir en 1922, Hitler en 1933. Et leurs chemins vers le pouvoir. Ce qu'ils ont en commun relève des moyens : un parti unique, une police politique, une propagande, un encadrement de la jeunesse. Se ressembler par les moyens n'est pas poursuivre le même but.
D'où vient le mot « totalitaire » ?
D'Italie, en 1923. C'est Giovanni Amendola, journaliste et député libéral opposé au fascisme, qui l'emploie le premier dans le journal Il Mondo, entre guillemets, comme une accusation : le mouvement fasciste prétend occuper la totalité de la vie publique. Deux ans plus tard, les théoriciens du fascisme reprennent le mot à leur compte et lui donnent un sens positif. Le mot est donc plus jeune que le régime soviétique, né en 1917, auquel des historiens l'ont appliqué plus tard par comparaison.

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