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Syllabe d'Attaque GS Exercices à Imprimer avec Corrigé - Phonologie Maternelle PDF

Cinq fiches de phonologie pour la grande section, à imprimer. L'enfant travaille sur des planches d'images — aucun mot écrit, le programme du cycle 1 demande ce travail « à l'oral et sans support écrit ». Chaque fiche porte aussi le protocole que l'adulte suit : ce qu'il dit, ce qu'il fait, et l'erreur à ne pas commettre.

GS Français Exercice
Durée 10 min par fiche
Barème Sans note
Format PDF A4
Accès Gratuit
Trois mots — CHAT, BA-TEAU, PA-PI-LLON — surmontant une, deux puis trois pastilles, une par syllabe frappée dans les mains.

Un travail oral, sur des fiches imprimées

La phonologie en grande section ne s'écrit pas. Le programme du cycle 1 est explicite : ce travail se mène « à l'oral et sans support écrit ». Un enfant qui voit le mot LUNE écrit compte quatre lettres et se trompe — le mot ne s'entend qu'en une seule syllabe.

Ces fiches n'affichent donc aucun mot à l'enfant. Elles portent des planches d'images, le seul support qu'un enfant de cinq ans lit seul. Il coche, il entoure, il relie ; il n'écrit pas et il ne lit pas.

Chaque fiche porte en revanche le protocole de l'adulte : les images sont nommées ensemble avant de commencer, les syllabes sont frappées dans les mains, et les erreurs fréquentes sont signalées. C'est ce que le programme décrit — « l'enseignant habitue les enfants à décomposer volontairement ce qu'ils entendent en syllabes orales ».

Deux des cinq fiches se passent entièrement d'images : les jeux de suppression et de fusion de syllabes se jouent à l'oreille, et la fiche imprimée y sert de réserve de mots pour l'adulte.

1 sur 5

Compter les syllabes

Six images d'une, deux et trois syllabes. L'enfant frappe dans les mains, puis coche.

La planche présente six images rangées par difficulté : CHAT et LUNE d'une syllabe, BA-TEAU et VÉ-LO de deux, PA-PI-LLON et É-LÉ-PHANT de trois. Sous chaque image, trois cases numérotées à cocher.

Aperçu des 1 pages à imprimer — cliquez pour agrandir.

Le geste compte autant que la réponse. Le programme cite « frapper les syllabes d'un mot dans ses mains » comme moyen d'y parvenir : l'enfant frappe d'abord, coche ensuite. Sans le geste, il devine.

La seconde partie de la fiche est pour l'adulte. Elle rappelle qu'on compte les syllabes qu'on entend, pas les lettres — LUNE en a quatre et s'entend en une seule syllabe — et qu'il ne faut pas montrer le mot écrit, même pour aider.

Fiche à donner en premier : elle installe le geste dont les quatre autres se servent.

  • Une, deux, trois syllabes
  • Frapper avant de cocher
  • Compter les sons
  • Jamais le mot écrit

2 sur 5

La syllabe d'attaque

Entourer les images qui commencent par BA, puis trouver l'intrus à l'oreille, sans support.

La planche présente six images dont quatre commencent par BA : BA-TEAU, BA-NANE, BA-LLON, BA-LAI. Les deux autres sont VÉ-LO, dont l'attaque est franchement différente, et BANC, qui est le cas fin.

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BANC ne commence pas par BA mais par un son nasal, proche à l'oreille. C'est exactement ce que le programme appelle « différencier les sons proches ». Si l'enfant l'entoure, l'erreur ne se compte pas : elle s'écoute.

La seconde partie se joue sans aucun support. L'adulte dit trois mots, l'enfant désigne celui qui ne commence pas comme les autres. La série de tête est celle que le programme donne en exemple : sac, Sacha, cartable.

La fiche à travailler juste après le comptage : elle porte le cœur du titre de la page.

  • Quatre images sur six
  • BANC, le cas fin
  • L'intrus à l'initiale
  • Sans aucun support

3 sur 5

Supprimer une syllabe

Deux séries de huit mots, à dire sans leur première puis sans leur dernière syllabe.

Fiche entièrement orale. L'adulte dit un mot de deux syllabes, l'enfant le redit sans la première : BA-TEAU devient TEAU. Le résultat n'est pas un vrai mot, et ce n'est pas grave — c'est même le but.

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La seconde série demande l'inverse : supprimer la dernière syllabe. Plus difficile, parce que l'enfant doit garder le début en mémoire tout en écartant la fin. Ce qui reste est précisément la syllabe d'attaque, ce qui relie cette fiche à la précédente.

Le programme liste ces manipulations telles quelles : « supprimer, ajouter, remplacer, inverser, substituer, fusionner les syllabes d'un mot ». Supprimer est la plus accessible des six.

Fiche sans images : elle se glisse dans un trajet en voiture ou une file d'attente.

  • Enlever le début
  • Enlever la fin
  • Ce qui reste est l'attaque
  • Aucun support

4 sur 5

Fusionner deux syllabes

Le jeu que le programme donne en exemple : POISSON plus SOURIS donne POIRIS.

Cette fiche reprend mot pour mot l'exemple de réussite du programme : « fusionner les syllabes d'attaque de POISSON et la syllabe finale de SOURIS pour obtenir un pseudo-mot POIRIS ». La chaîne est dessinée en quatre étapes.

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Le mot obtenu n'existe pas, et c'est ce qui rend le jeu utile. Le programme l'explique : « pour pouvoir s'intéresser aux syllabes et aux phonèmes, il faut que les enfants se détachent du sens des mots ». Un enfant qui cherche un vrai mot cesse d'écouter les sons.

Huit paires suivent, dont une donne par hasard un vrai mot : CHAPEAU plus MOUTON fait CHATON. À garder pour la fin — c'est la plus amusante, et elle montre que le jeu fabrique parfois de vrais mots.

La manipulation la plus exigeante des cinq fiches : à garder pour la fin de l'année.

  • POISSON + SOURIS
  • Un mot qui n'existe pas
  • Se détacher du sens
  • Huit paires

5 sur 5

Les rimes

Trois paires d'images à relier, puis un jeu de production de rimes sans support.

La planche présente six images formant trois paires qui riment : CHAPEAU et GÂTEAU, LUNE et PRUNE, CHAT et RAT. Les paires sont l'une au-dessus de l'autre, le trait est vertical à chaque fois.

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Nommer les images est ici indispensable. La sixième est un RAT ; un enfant qui dit « souris » ne trouvera pas la rime, et il aura raison. C'est pourquoi chaque planche porte la liste de ses images en légende.

La seconde partie demande de produire une rime, ce qui est plus difficile que d'en repérer une. Le programme demande les deux : « repérer et produire des rimes et des assonances ». Un mot inventé qui rime est accepté — l'enfant a entendu le son, c'est ce qui compte.

Les rimes se travaillent aussi dans les comptines : le programme les cite comme support privilégié dès la petite section.

  • Trois paires à relier
  • Nommer les images d'abord
  • Repérer puis produire
  • Les mots inventés comptent

Compétences travaillées

  • Scander et dénombrer

    Frapper les syllabes d'un mot dans ses mains et dire combien il y en a, à l'oreille et non d'après les lettres.

  • La syllabe d'attaque

    Repérer par quelle syllabe un mot commence, et trouver l'intrus dans une série de trois mots dits à voix haute.

  • Manipuler les syllabes

    Supprimer la première ou la dernière syllabe d'un mot, puis fusionner le début d'un mot et la fin d'un autre.

  • Repérer et produire des rimes

    Apparier deux mots qui finissent par le même son, puis en trouver un soi-même.

Pourquoi aucune fiche ne montre de mot écrit

C'est la contrainte la plus forte de ce chapitre, et elle vient du texte officiel. Le programme du cycle 1 demande, pour ce travail : « à l'oral et sans support écrit ». La raison est simple à vérifier soi-même — l'orthographe française ne découpe pas les syllabes comme l'oreille les entend.

LUNE compte quatre lettres et deux syllabes écrites, mais une seule syllabe entendue. FEMME en compte cinq et s'entend en une syllabe. Un enfant à qui l'on montre le mot compte ce qu'il voit, et se trompe. Il apprend en plus à se méfier de son oreille, ce qui est exactement l'inverse du but.

Les images, en revanche, ne sont pas exclues, et le texte de 2024 ne les mentionne pas parmi les supports à écarter. Elles sont même le seul support qu'un enfant de grande section puisse lire seul. Ces fiches en emploient donc trois planches, et rien d'autre.

« Syllabe d'attaque » : le mot est-il juste ?

L'expression est courante dans les classes, et elle a longtemps été absente des textes officiels. Dans le programme du cycle 1 de 2021, le mot « attaque » n'apparaissait pas une seule fois.

Le texte de 2024 l'a introduit. Il range les unités phonologiques d'un mot en « syllabe, attaque, rime, phonème », et emploie lui-même l'expression dans un exemple de réussite : « fusionner les syllabes d'attaque de POISSON et la syllabe finale de SOURIS ».

Le titre de cette page est donc conforme au programme en vigueur. Il ne l'aurait pas été deux ans plus tôt — une raison de plus de vérifier le texte, et sa date, avant d'écrire.

Comment ces planches ont été faites

Les trois planches sont des dessins au trait, produits pour cet article. Chacune porte six objets dans une grille de trois colonnes sur deux lignes, séparés par des traits fins.

Les cases à cocher, les ellipses et les traits de liaison ne sont pas dessinés sur l'image : ils sont posés par calcul. Le script détecte les traits de séparation de la planche — les rangées et les colonnes de pixels sombres — et en déduit les six cellules. Régler ces positions à l'œil tiendrait jusqu'au premier remplacement d'image.

Le nom de chaque image a été relevé sur le dessin avant que la consigne ne soit écrite, et figure en légende de chaque planche. C'est ce qui garantit qu'une réponse ne peut pas contredire ce que l'enfant a sous les yeux.

Méthode et vérification

Contenus originaux, cadrés sur le programme d'enseignement pour le développement et la structuration du langage oral et écrit du cycle 1, publié au Bulletin officiel n° 41 du 31 octobre 2024 et en vigueur depuis la rentrée 2025. Vérification faite sur le texte officiel avant rédaction. Deux points en découlent directement : l'expression « syllabe d'attaque » est employée par le programme lui-même, ce qui n'était pas le cas dans le texte de 2021 ; et le travail se mène « à l'oral et sans support écrit », ce qui exclut tout mot écrit des fiches de l'enfant sans exclure les images. Les cinq fiches suivent les objectifs de grande section tels que le texte les liste : supprimer, ajouter, remplacer, inverser, substituer et fusionner les syllabes d'un mot ; repérer et produire des rimes et des assonances. Deux exemples de réussite cités par le programme sont reproduits tels quels : l'intrus à l'initiale entre sac, Sacha et cartable, et la fusion de POISSON et SOURIS en POIRIS. Le nom de chaque image des planches a été relevé sur le dessin avant rédaction de la consigne, et les cases, ellipses et traits de liaison sont posés par détection automatique de la grille. Rien ne se note : le programme du cycle 1 ne comporte ni barème ni note.

Rédaction : Équipe pédagogique Fiches Scolaires Mise à jour :

Questions fréquentes

Qu'est-ce que la syllabe d'attaque ?
C'est la première syllabe d'un mot : BA dans BA-TEAU, VÉ dans VÉ-LO. Le programme du cycle 1 emploie l'expression et la place parmi les unités phonologiques d'un mot, avec la syllabe, la rime et le phonème.
Pourquoi ne faut-il pas montrer le mot écrit ?
Parce que l'orthographe ne découpe pas les syllabes comme l'oreille les entend. LUNE compte quatre lettres et s'entend en une seule syllabe. Un enfant à qui l'on montre le mot compte ce qu'il voit et se trompe. Le programme demande ce travail « à l'oral et sans support écrit ».
Comment compter les syllabes avec son enfant ?
En frappant dans les mains, une fois par syllabe, en disant le mot lentement. C'est le moyen que le programme cite : « frapper les syllabes d'un mot dans ses mains ». On frappe d'abord, on compte ensuite — sans le geste, l'enfant devine.
Mon enfant se trompe sur BANC. Est-ce grave ?
Non, c'est même bon signe : BANC commence par un son nasal, très proche de BA. Distinguer ces sons proches est un objectif du programme, pas un acquis. Dites BA-TEAU puis BANC l'un après l'autre et laissez l'oreille faire la différence.
Faut-il noter ces fiches ?
Non. Le programme du cycle 1 ne comporte ni barème ni note, et ces fiches n'en portent pas. Elles portent le prénom et la date, rien d'autre.
Deux fiches n'ont pas d'images. Est-ce normal ?
Oui. Les jeux de suppression et de fusion de syllabes se jouent entièrement à l'oreille : la fiche imprimée y sert de réserve de mots pour l'adulte, et l'enfant ne regarde rien. Ces deux jeux se pratiquent n'importe où, sans matériel.