Un sujet par geste
Le CM2 est le premier niveau où la phrase complexe apparaît : le sommaire du programme donne cette compétence à « CM2 6e », sans CM1.
Son objectif est unique — « distinguer phrase simple et phrase complexe à partir du repérage des verbes conjugués » — et les cinq sujets l'évaluent en cinq gestes : repérer, compter, déjouer le piège de l'infinitif, séparer et réunir, puis compter dans un texte.
Les phrases de ces sujets ne sont aucune de celles des fiches d'exercices, et un contrôle le vérifie phrase par phrase avant toute production.
Les sujets sont imprimés en noir et blanc : un sujet noté se photocopie.
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Sujet 1 — Repérer le verbe conjugué
Distinguer le verbe conjugué de l'infinitif, avant de compter.
Le sujet commence par le geste qui conditionne tout le reste : distinguer un verbe conjugué d'un infinitif. L'exercice 1 range quatre phrases selon qu'elles portent une ou deux formes verbales, et ses questions font compter les verbes CONJUGUÉS de la seconde colonne — un seul dans chacune.
La seconde question fait écrire les deux infinitifs. Les nommer n'est pas un détail : un élève qui sait dire lequel des deux mots est à l'infinitif ne le comptera pas, et c'est l'erreur que les trois sujets suivants cherchent.
Le QCM de l'exercice 2 rappelle ce qui se compte et ce qui fait varier un verbe conjugué. Le dernier exercice applique le test du changement de sujet, puis demande si un infinitif peut rendre une phrase complexe. Il ne le peut pas : seuls les verbes conjugués se comptent.
Le dernier exercice fait appliquer le test du changement de sujet.
- Une ou deux formes de verbe
- Le test du sujet
- Les deux infinitifs
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Sujet 2 — Simple ou complexe ?
Compter les verbes conjugués, et conclure.
Le tableau de l'exercice 1 fait compter les verbes conjugués de quatre phrases, puis conclure. L'ordre des colonnes est celui du raisonnement, et la conclusion ne s'écrit qu'après le compte — ce qui interdit de deviner à la longueur de la phrase.
Ses deux questions portent sur deux cas particuliers du corpus : une phrase complexe reliée par une simple virgule, et une phrase de deux verbes qui reste simple parce que l'un est à l'infinitif. Les deux pièges du chapitre sont là, dans le même tableau.
Les trois copies de l'exercice 2 annoncent « complexe » là où un seul verbe est conjugué. Le dernier exercice fait écrire une phrase de chaque sorte, puis compter les verbes conjugués de chacune : un pour la simple, deux pour la complexe.
Le dernier exercice demande d'écrire une phrase de chaque sorte.
- Compter, puis conclure
- Trois copies à corriger
- Écrire les deux sortes
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Sujet 3 — Deux verbes, et pourtant simple
Le piège du chapitre : deux formes de verbe, un seul conjugué.
Le QCM de l'exercice 1 porte entièrement sur le piège : une phrase de deux verbes dont un seul est conjugué reste simple. Ses deux questions font expliquer la réponse, puis relever le verbe conjugué d'une phrase donnée — le relever, et non le reconnaître dans une liste.
L'exercice 2 relie trois phrases à leur infinitif, et sa question demande si elles sont simples ou complexes. Les trois sont simples, et elles portent pourtant six formes verbales à elles trois. Le compte des formes n'est pas le compte des verbes conjugués.
Le dernier exercice demande de rendre complexe une phrase qui ne l'est pas, puis de compter les verbes de la phrase obtenue. Elle en porte trois — deux conjugués et un infinitif —, et seuls les deux premiers comptent. C'est la question la plus exigeante du sujet.
Le dernier exercice demande de rendre la phrase complexe.
- Ce qui se compte
- Relier phrase et infinitif
- Rendre la phrase complexe
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Sujet 4 — Séparer, réunir
Couper une complexe en simples, et reconnaître le lien qui les unissait.
L'exercice 1 range six phrases selon leur sorte, et ses deux questions vont plus loin que le tri : elles font écrire les deux phrases simples que contient une phrase complexe, puis repérer le mot qu'il faut rétablir en séparant. Le sujet, écrit une seule fois, doit reparaître deux fois.
L'exercice 2 relie chaque phrase complexe au lien qui l'assemble, et sa question demande si ces liens changent le nombre de verbes conjugués. Ils ne le changent pas : chaque phrase en porte deux, quel que soit le mot qui les relie — ou même en l'absence de mot.
Le dernier exercice fait l'opération inverse : réunir deux phrases simples en une phrase complexe, puis dire ce qu'on a obtenu. Complexe, parce qu'elle porte deux verbes conjugués — et c'est le seul argument recevable.
Le dernier exercice demande de réunir soi-même.
- Six phrases à ranger
- Trois liens différents
- Réunir soi-même
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Sujet 5 — Dans un texte
Cinq phrases à la suite, et le compte à faire sur chacune.
Le dernier sujet travaille sur un texte suivi. L'exercice 1 relie trois de ses phrases à leur sorte, et ses questions font compter les verbes conjugués de deux d'entre elles. L'une en porte deux, reliés par « quand » ; l'autre un seul, malgré son infinitif.
Les trois copies de l'exercice 2 rassemblent les deux erreurs du chapitre — compter un infinitif, et ne pas voir qu'une virgule relie deux verbes conjugués. Les corriger demande de dire non seulement ce qui est faux, mais pourquoi.
Le dernier exercice fait séparer une phrase du texte en deux phrases simples, puis compter combien de phrases simples le texte contient une fois toutes les complexes séparées. Le compte final vérifie tout le travail : autant de phrases simples que de verbes conjugués dans le texte entier.
Le dernier exercice demande de séparer une phrase du texte.
- Relier phrase et sorte
- Trois copies à corriger
- Séparer une phrase
Compétences travaillées
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On compte les verbes CONJUGUÉS
Un seul, la phrase est simple. Deux ou plus, elle est complexe. C'est le libellé même de l'objectif du programme.
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Un infinitif ne se compte pas
Une phrase simple peut porter plusieurs verbes, pourvu qu'un seul soit conjugué.
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Le test du changement de sujet
On change le sujet : seul le verbe conjugué change de forme.
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La longueur ne dit rien
Une phrase courte peut être complexe, une phrase longue peut être simple. Seul le compte décide.
Pourquoi aucune phrase n'est reprise des fiches
Les phrases de ces cinq sujets sont toutes différentes de celles des cinq fiches d'exercices.
Un élève qui retrouve les mêmes phrases peut répondre de mémoire, sans avoir compté un seul verbe. La note ne mesurerait alors plus rien.
Un contrôle confronte les deux articles avant toute production, et refuse d'imprimer si une seule phrase se répète.
Ce que ces sujets n'emploient pas
Aucun mot de collège : ni « proposition », ni « juxtaposition », ni « subordonnée », ni « principale ». La sixième découpe en propositions ; le CM2 compte des verbes conjugués.
Aucune phrase dont la forme conjuguée s'écrirait comme son infinitif : la différence que le sujet fait chercher ne se verrait pas, et le module la refuse.
Aucun exercice dont la réponse serait imprimée sur le sujet — un contrôle du site l'a d'ailleurs refusé au premier essai, et la question a été reformulée pour désigner la phrase par sa place plutôt que par ses mots.
Méthode et vérification
Contenus originaux, cadrés sur le programme de français du cycle 3 en vigueur, « Cours moyen deuxième année — Se repérer dans la phrase complexe ». Les sujets sont imprimés en noir et blanc. Aucune phrase n'est écrite à la main : chacune est assemblée par un module qui COMPTE ses verbes conjugués et en déduit la sorte, et les réponses fausses des copies à corriger sont elles-mêmes calculées.
- Arrêté du 10 avril 2025 — programme de français du cycle de consolidation (cycle 3), Bulletin officiel nº 16 du 17 avril 2025, section « Cours moyen deuxième année ».