Cinq scénarios, un même chapitre
Un message pour l'autre bout du monde, la classe qui cherche une information, une famille sans connexion, un câble coupé, le réseau et ses habitants. Cinq situations différentes, et cinq fois le même chapitre à mesurer.
Chaque sujet traverse les trois entrées du programme : un monde de réseaux, un habitant connecté au monde, des habitants inégalement connectés. Un contrôle le vérifie sujet par sujet — l'un d'eux a d'ailleurs été repris parce qu'il n'en couvrait que deux.
Les cinq sont donc interchangeables : on peut les distribuer à une même classe pour que les voisins ne traitent pas le même sujet, ou s'en servir comme rattrapages.
Aucune paire de supports ne reprend celle d'une fiche d'exercices du même thème. Un élève qui a fait les exercices ne doit pas reconnaitre l'évaluation à sa mise en page : ce serait mesurer sa mémoire de la forme.
1 sur 5
Évaluation 1 — un message pour l'autre bout du monde
Situer quatre régions, calculer la durée d'un message, nommer deux infrastructures, dire qui a accès à l'Internet.
Le premier sujet situe quatre grandes régions sur un planisphère, notées à un point et demi chacune. Les repères spatiaux sont évalués à part, parce qu'ils conditionnent la lecture des câbles et des proportions qui suivent.
Le tableau de l'exercice 2 fait compléter deux durées d'aller-retour, puis expliquer pourquoi elles sont des minimums : le calcul suppose un câble en ligne droite et aucun arrêt, ce que la réalité ne fournit jamais.
Le dernier exercice porte sur les trois volets du thème. Deux infrastructures matérielles à citer, le trajet intercontinental — par les câbles sous-marins, non par les satellites — et la proportion d'habitants sans accès dans le monde : environ trois sur dix.
Barème : 6 points pour la carte, 7 pour le tableau, 7 pour les faits du chapitre.
- Quatre régions à situer
- Une durée de message à calculer
- Pourquoi ces durées sont des minimums
2 sur 5
Évaluation 2 — la classe cherche une information
Lire un diagramme de proportions, relier chaque fonction à son équipement, mesurer l'immédiateté.
Un diagramme en barres compare les habitants connectés selon la région. L'exercice 1 fait désigner la moins connectée avec son chiffre, puis mesurer l'écart avec l'Europe — cinq habitants sur dix, un écart qu'il faut calculer et non lire.
L'exercice 2 relie chaque fonction à l'équipement qui l'assure, et sa question fait redire pourquoi l'Internet a besoin d'infrastructures : il repose sur des objets bien réels, qu'il faut construire, alimenter et entretenir.
Le dernier exercice suit une recherche d'information réelle. Le message fait Paris–New York aller-retour en cinquante-huit millièmes de seconde, quand l'avion mettrait sept heures. Sa dernière question fait expliquer la formule du programme — un « nouveau rapport au temps et à la distance » — dans les mots de l'élève.
La comparaison entre le message et l'avion sur le même trajet vaut deux points : c'est le cœur de l'entrée « un habitant connecté ».
- Lire des proportions sur dix
- Chaque fonction, son équipement
- Ce que l'immédiateté change concrètement
3 sur 5
Évaluation 3 — une famille sans connexion
Lire une proportion mondiale, ranger six équipements selon leur lieu, calculer des effectifs en millions.
Le diagramme circulaire de l'exercice 1 partage les habitants du monde entre ceux qui ont accès à l'Internet et ceux qui n'en ont pas — environ sept sur dix contre trois. Lire les deux parts, et pas seulement la plus grande, fait partie de la lecture.
L'exercice 2 range six équipements selon l'endroit où ils se trouvent, et fait expliquer pourquoi un habitant n'en voit presque aucun : la plus grande partie est enfouie, immergée ou enfermée dans des bâtiments qui ne portent aucune enseigne.
Le dernier exercice calcule sur l'Afrique — cinq cent quatre-vingt-douze millions de connectés, huit cent quatre-vingt-huit millions sans accès — puis revient à la famille du sujet. Une fois raccordée, elle pourra parler avec ses proches restés loin : la distance cesse de compter pour communiquer.
Le tri compte pour trois points, l'explication pour trois autres : ranger sans savoir dire pourquoi ne suffit pas.
- Sept habitants sur dix connectés dans le monde
- Où se trouve chaque équipement
- Des dixièmes aux millions d'habitants
4 sur 5
Évaluation 4 — le câble coupé
Reconstituer une chaîne de causes, trancher trois affirmations, expliquer pourquoi les câbles sont nombreux.
Le quatrième sujet suit une panne. Un chalutier accroche un câble, le câble se coupe, le trafic se reporte ailleurs, et les habitants d'une région entière voient l'Internet ralentir. Deux maillons de cette chaîne sont effacés.
Le QCM de l'exercice 2 fait juger trois affirmations et justifier l'une d'elles par des chiffres : environ neuf habitants sur dix en Europe contre quatre en Afrique. Justifier suppose de citer les deux nombres, non de dire seulement que l'écart existe.
Le dernier exercice explique pourquoi le réseau supporte cette panne. Il existe plus de cinq cents câbles justement pour qu'il continue de fonctionner si l'un lâche — la redondance est un choix technique, non un hasard. Les deux autres questions portent sur les équipements à terre et sur l'effet de la distance.
La réponse sur la multiplicité des câbles porte une idée forte : un réseau se conçoit pour survivre à la panne d'un de ses éléments.
- Une chaîne de causes à reconstituer
- Pourquoi cinq cents câbles et non un seul
- Un détour allonge la durée
5 sur 5
Évaluation 5 — le réseau et ses habitants
Compléter la carte mentale du thème, corriger deux affirmations fausses, expliquer un enjeu d'accès.
Le dernier sujet demande la carte mentale du thème, quatre branches avec au moins deux éléments chacune : un monde de réseaux, des infrastructures, l'immédiateté, des habitants inégalement connectés.
Les trois copies de l'exercice 2 contiennent deux erreurs déjà rencontrées : les photos qui seraient « dans les nuages », et le message qui irait instantanément. Les deux relèvent de la même illusion — croire que l'Internet n'a pas de matière et pas de durée.
Le dernier exercice ferme le thème sur ses deux enjeux. Le rapport à la distance, d'abord : un message met presque le même temps pour un pays voisin et pour l'autre bout du monde. Puis la conséquence de l'inégalité : ceux qui n'ont pas accès ne peuvent ni s'informer ni apprendre par ce moyen.
La dernière question demande une conséquence concrète pour les habitants privés d'accès.
- Quatre branches pour tout le thème
- Deux idées reçues à corriger
- Une conséquence concrète du manque d'accès
Compétences travaillées
-
Situer et calculer
Placer les grandes régions du monde, et calculer la durée minimale d'un message à partir d'une distance et d'une vitesse.
-
Nommer les infrastructures
Câbles sous-marins, centres de données, antennes, fibre : savoir ce que chacun fait et où il se trouve.
-
Lire une proportion sur dix
Passer d'une proportion « a sur 10 » à un effectif en millions d'habitants, et calculer un écart entre deux régions.
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Expliquer une chaîne de causes
Reconstituer un enchainement où chaque maillon découle du précédent et explique le suivant.
Pourquoi cinq sujets plutôt qu'un seul
Les cinq évaluations mesurent la même chose sur des scénarios différents. Deux usages en découlent : faire composer une classe entière sans que les voisins traitent le même sujet, ou disposer de rattrapages sans rien réécrire.
Un contrôle vérifie que chaque sujet traverse bien les trois entrées du programme. Un sujet qui n'en couvrirait que deux ne serait pas équivalent aux autres, et la distribution perdrait son sens.
Un second contrôle compare les paires de supports avec celles des fiches d'exercices du même thème et refuse toute répétition.
Noir et blanc, pour la photocopie
Une évaluation se tire en nombre sur le photocopieur de l'école. La couleur y devient un gris illisible, et un fond teinté peut masquer ce que l'élève doit lire.
Les cinq sujets et leurs corrigés sont produits sans aucune couleur — vérifié en comptant les tracés colorés dans chaque PDF : zéro sur les dix fichiers.
Les fiches d'exercices du même thème, elles, gardent leurs couleurs : elles se lisent à l'écran ou s'impriment à l'unité.
Méthode et vérification
Contenus originaux, cadrés sur le programme de géographie du cycle 3 en vigueur au CM2 en 2026-2027. Cinq sujets équivalents à scénarios distincts, chacun couvrant les trois entrées du thème et totalisant vingt points. Durées calculées puis recoupées avec des mesures publiées. Proportions en « habitants sur 10 », le pourcentage relevant du programme de sixième. Sujets et corrigés produits sans couleur.
- Arrêté du 9 novembre 2015 modifié — programme d'enseignement du cycle de consolidation (cycle 3), annexe 2 du Bulletin officiel nº 31 du 30 juillet 2020, partie « Histoire et géographie », classe de CM2, thème 2.
- Arrêté du 10 avril 2025 — programme de mathématiques du cycle 3, qui situe le pourcentage en classe de sixième.