Mathématiques · Seconde · Exercice

Corrigés — Variations de fonctions 2de

Chaque corrigé donne la rédaction entière — pas seulement le résultat — et la remarque de méthode qui évite l'erreur la fois suivante.

Seconde Mathématiques Exercice
Durée 35 min par fiche
Barème Sur 20
Format PDF A4
Accès Gratuit
Deux repères côte à côte répondent à la question « qu'est-ce qui décide du sens de variation d'une fonction affine ƒ(x) = mx + p ? ». À gauche, on change p en gardant m = 2 : trois droites parallèles, toutes croissantes. À droite, on change m en gardant p = 1 : la droite de m = 2 monte, celle de m = −2 descend, celle de m = 0 reste horizontale. Sous les deux, la conclusion : seul le signe de m décide ; p déplace la droite, il ne la penche pas.

Ce que contiennent les corrigés

Les tableaux de variations complétés, avec le sens de chaque intervalle et les valeurs aux bornes.

Les démonstrations rédigées en entier, dans les quatre gestes qu'un correcteur attend — et la raison pour laquelle un exemple numérique ne les remplace pas.

Les comparaisons d'images justifiées par le sens de variation, sans calculer les images.

L'optimisation menée jusqu'au bout, et le cout comparé des deux algorithmes : 51 essais pour le balayage, 12 tours pour la dichotomie.

1 sur 5

Lire et écrire un tableau de variations

Un tableau se lit par intervalles, jamais d'un bloc.

Le tableau de la fonction carré, morceau par morceau.

Aperçu des 2 pages à imprimer — cliquez pour agrandir.

Les quatre affirmations tranchées, et le maximum retrouvé.

Un maximum se cherche là où la fonction cesse de croitre, ET aux deux bornes de l'intervalle.

  • Par intervalles
  • Monotone
  • Les bornes
  • Le maximum

Le barème, exercice par exercice total : 20 points

Exercice 1 — Trois intervalles, trois sens 8 points

On étudie ƒ(x) = x². Complète le tableau : la flèche ↑ pour croissante, ↓ pour décroissante.

  • On compare les images aux bornes, et l'on vérifie que le sens ne change pas à l'intérieur.
  • Un changement de sens se lit toujours à un point précis, jamais sur un intervalle.
  • « Monotone » se dit toujours SUR un intervalle : la question est incomplète sans lui.

Exercice 2 — Quatre affirmations 6 points

Une seule réponse est juste à chaque ligne.

  • La quatrième rappelle qu'un tableau de variations résume : il ne donne pas toutes les images.
  • Le sens de variation et le signe sont deux questions différentes ; la fiche 2 les relie pour les fonctions affines.

Exercice 3 — Un tableau donné en mots 6 points

Une fonction g est définie de −6 à 6. Elle part de 2 en −6, décroit jusqu'en −2 où elle vaut −5, croit jusqu'en 3 où elle vaut 4, puis décroit jusqu'en 6 où elle vaut 1.

  • Un tableau de variations se lit comme une suite d'intervalles, jamais comme un tout.
  • Un maximum se cherche là où la fonction cesse de croitre, et aux deux bornes de l'intervalle.

2 sur 5

La fonction affine : m et p

Deux coefficients, deux rôles, et un seul qui décide.

Les quatre fonctions reliées à leur sens, par le signe de m.

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Le calcul de m puis de p, et la vérification sur l'autre point.

On calcule toujours m en premier : p s'en déduit avec n'importe lequel des deux points.

  • Le signe de m
  • Taux d'accroissement
  • Ordonnée à l'origine
  • Vérifier

Le barème, exercice par exercice total : 20 points

Exercice 1 — Le signe de m décide 8 points

Relie chaque fonction affine à ce que son coefficient directeur entraine.

  • Seul le signe de m compte : ni sa valeur, ni p n'interviennent dans le sens de variation.
  • C'est ce qui caractérise une fonction affine : son taux d'accroissement ne dépend pas des points choisis.
  • On la lit directement dans l'écriture : c'est le terme sans x.

Exercice 2 — Deux coefficients, deux rôles 6 points

Ce que chacun commande, et ce qu'il ne commande pas.

  • Deux fonctions affines de même m ont des droites parallèles.
  • C'est ce que le programme appelle relier sens de variation, signe et droite représentative.

Exercice 3 — Retrouver m et p 6 points

Une droite passe par les points de coordonnées (1 ; 1) et (4 ; 10).

  • On calcule toujours m en premier : p s'en déduit avec n'importe lequel des deux points.
  • La vérification se fait sur le point qu'on n'a PAS employé pour trouver p.

3 sur 5

Démontrer un sens de variation

Un exemple illustre ; il ne démontre pas.

Les quatre gestes retrouvés, et la démonstration rédigée en entier.

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Les trois copies fausses, et ce qui cloche dans chacune.

Le p disparait dans la différence : c'est pourquoi il ne décide de rien.

  • Quatre gestes
  • a < b
  • Factoriser
  • Conclure

Le barème, exercice par exercice total : 20 points

Exercice 1 — Les quatre gestes 8 points

Le programme attend trois démonstrations : les variations des fonctions affines, celles des fonctions carré et inverse, et la position relative des courbes de y = x et y = x².

  • Le troisième geste est le seul calcul ; les trois autres sont du raisonnement.
  • Le p disparait toujours dans la différence : c'est pourquoi il ne joue aucun rôle dans le sens de variation.
  • Un exemple illustre, il ne démontre pas : c'est la même asymétrie qu'en calcul littéral.

Exercice 2 — Cinq copies à corriger 6 points

Trois de ces copies ne démontrent rien, pour trois raisons différentes.

  • Les trois erreurs sont classiques, et chacune coute toute la question.
  • C'est la raison pour laquelle un tableau de variations coupe la ligne en 0.

Exercice 3 — Où passe la courbe de x² par rapport à celle de x 6 points

C'est la troisième démonstration que le programme attend : la position relative des courbes d'équation y = x et y = x², pour x positif.

  • Factoriser la différence est le geste : c'est le signe d'un produit qu'on étudie, pas celui d'une somme.
  • Les points d'intersection sont exactement les solutions de x² = x.

4 sur 5

Comparer sans calculer, et optimiser

Le sens de variation range les images à votre place.

Les comparaisons menées sans calculer une seule image.

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L'aire maximale du rectangle, et celle de l'enclos contre un mur.

Un problème d'optimisation se modélise d'abord par une fonction d'une seule variable.

  • Quatre étapes
  • Conservé
  • Renversé
  • Optimiser

Le barème, exercice par exercice total : 20 points

Exercice 1 — Comparer sans calculer 8 points

Le programme demande de comparer ƒ(a) et ƒ(b) pour une fonction de référence. Quatre étapes suffisent.

  • C'est tout l'intérêt du sens de variation : il range les images sans les calculer.
  • Plus le dénominateur grandit, plus le quotient est petit : la décroissance se comprend.
  • Vérifier que les deux nombres sont du même côté est le premier geste, et celui qu'on oublie.

Exercice 2 — Conservé ou renversé 6 points

Chaque étiquette donne une fonction et deux nombres. Range-les selon ce que cette fonction-là fait de l'ordre des deux nombres.

  • Une fonction croissante conserve l'ordre, une fonction décroissante le renverse — quelle que soit la fonction.
  • C'est un problème d'optimisation : on modélise par une fonction, puis on cherche son extrémum.

Exercice 3 — Modéliser avant de calculer 6 points

Un éleveur dispose de 20 m de grillage pour enclore un rectangle contre un mur : le mur fait un des quatre côtés, et le grillage les trois autres.

  • Le premier geste d'un problème d'optimisation est d'écrire la grandeur à optimiser en fonction d'une seule variable.
  • Une réponse apprise par cœur — « c'est un carré » — se trompe dès que l'énoncé change.

5 sur 5

Approcher un extrémum par un algorithme

Deux algorithmes pour le même extrémum, et leur cout.

Les deux algorithmes décrits par leurs variables et leur arrêt.

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Le cout comparé, et le balayage déroulé abscisse par abscisse.

Diviser le pas par dix multiplie les essais par dix ; un tour de dichotomie de plus divise la largeur par deux.

  • Balayage
  • Dichotomie
  • 51 essais
  • 12 tours

Le barème, exercice par exercice total : 20 points

Exercice 1 — Deux algorithmes 8 points

Le programme cite nommément le balayage et la dichotomie pour approcher un extrémum.

  • L'un essaie tout, l'autre élimine : c'est ce qui explique la différence de cout.
  • Diviser à chaque tour fait décroitre la largeur très vite ; avancer d'un pas la fait décroitre lentement.
  • Un algorithme d'approximation ne remplace pas une démonstration : il la précède ou la contrôle.

Exercice 2 — Le cout comparé 6 points

Complète le tableau à partir des deux algorithmes exécutés sur la fonction carré.

  • Le balayage est plus général, la dichotomie plus efficace : aucun des deux ne remplace l'autre.
  • Un algorithme se décrit avant d'être codé : ses variables, sa condition d'arrêt, ce qu'il rend.

Exercice 3 — Un balayage à la main 6 points

On cherche le minimum de ƒ(x) = x² entre −1 et 1, par un balayage de pas 0,5.

  • Un balayage se déroule dans l'ordre : on n'anticipe pas, on note chaque valeur.
  • Un balayage ne garantit rien entre deux pas : c'est sa limite, et elle se corrige en réduisant le pas.

Ce que le générateur refuse sur ces fiches

Un sens de variation qui ne serait pas établi deux fois. Le moteur le déduit du signe de m, puis le retrouve en comparant les images sur un maillage de l'intervalle ; les deux voies doivent s'accorder, pour de nombreux couples (m, p), sans quoi rien n'est produit.

Une fonction décrite par des jalons dont il manquerait la valeur à une borne. Un tableau de variations donne toujours ce que vaut la fonction aux extrémités : sans cela, le maximum n'est pas déterminé et la question qui le demande n'a pas de réponse. C'est un défaut qu'un énoncé écrit à la main peut commettre sans qu'il se voie, et que le type `Tableau` rend impossible.

Un extrémum atteint deux fois, quand la question demande où il est atteint : il n'y aurait pas UNE réponse.

Une étiquette de tri qui ne nommerait pas sa fonction. Les mêmes deux nombres se rangent dans une colonne ou dans l'autre selon la fonction qui les juge — 1 et 6 gardent leur ordre par la fonction carré et le perdent par la fonction inverse.

Un tri déséquilibré, dont une colonne recevrait plus du double de l'autre : trois étiquettes sur quatre du même côté ne trient rien.

Des associations qui se relieraient en quatre horizontales, un QCM dont une ligne aurait deux bonnes réponses ou deux choix identiques, une réponse vide.

Une dichotomie qui couterait plus cher qu'un balayage, ce qui ôterait tout sens à la comparaison de la cinquième fiche.

Un barème autre que 8 + 6 + 6, et deux fiches de l'article employant le même jeu de formats.

Ce qui est calculé plutôt qu'écrit

Les démonstrations rédigées des variations d'une fonction affine sont produites par le moteur à partir de m et de p : c'est la même fonction qui écrit la démonstration et qui établit le sens, de sorte qu'elles ne peuvent pas se contredire.

L'énoncé de la fonction décrite en toutes lettres est engendré à partir de ses jalons, et les réponses aussi — les intervalles de monotonie, leur sens, et le maximum, obtenu en comparant les valeurs et non en le désignant.

Le cout des deux algorithmes n'est pas annoncé : les deux sont exécutés sur la même fonction et le même intervalle, et ce sont leurs compteurs qui s'impriment.

L'aire maximale du rectangle est cherchée par le moteur, pas posée. Que le rectangle optimal soit un carré est vérifié après coup — et le problème de l'enclos contre un mur montre que ce résultat cesse d'être vrai dès que l'énoncé change.

Méthode et vérification

Contenu produit à partir du programme de mathématiques de la classe de seconde générale et technologique : arrêté du 26 février 2026, publié au BOEN n° 14 du 2 avril 2026, applicable à la rentrée de l'année scolaire 2026-2027. Le moteur `variations_seconde` établit chaque sens de variation par deux voies indépendantes — le signe du coefficient directeur et la comparaison des images sur un maillage — et refuse de produire quoi que ce soit si elles divergent ; il décrit les fonctions par des jalons complets, de sorte qu'un extrémum se calcule au lieu d'être désigné ; il exécute le balayage et la dichotomie pour en imprimer le cout réel.

Rédaction : Fiches Scolaires Mise à jour :
  • Programme de mathématiques de la classe de seconde générale et technologique, arrêté du 26 février 2026 — BOEN n° 14 du 2 avril 2026. Article 2 : « Les dispositions du présent arrêté entrent en application à la rentrée de l'année scolaire 2026-2027. »
  • Même programme, partie « Fonctions » : variations d'une fonction affine selon le signe du coefficient directeur, taux d'accroissement et ordonnée à l'origine, tableau de variations, extrémums d'une fonction sur un intervalle.
  • Même programme, démonstrations attendues : variations des fonctions affines, variations des fonctions carré et inverse, position relative des courbes d'équations y = x et y = x². Et algorithmique : approximation d'un extrémum par balayage ou par dichotomie.

Questions fréquentes

Le programme de seconde a-t-il changé pour les variations de fonctions ?
Oui. L'arrêté du 26 février 2026, publié au BOEN n° 14 du 2 avril 2026, donne un nouveau programme de mathématiques à la classe de seconde, applicable à la rentrée de l'année scolaire 2026-2027. Le chapitre des variations y gagne la fonction affine — taux d'accroissement m, ordonnée à l'origine p, sens de variation selon le signe de m —, une liste explicite de démonstrations attendues, les problèmes d'optimisation, et l'approximation d'un extrémum par un algorithme, le balayage ou la dichotomie. La lecture des tableaux de variations, elle, ne change pas.
Qu'est-ce qui décide du sens de variation d'une fonction affine ?
Le signe de m, et lui seul. Pour ƒ(x) = mx + p et deux réels a < b, on calcule ƒ(b) − ƒ(a) = (mb + p) − (ma + p) = m(b − a). Le p s'ajoute des deux côtés et disparait dans la différence ; b − a est positif puisque a < b ; le signe de la différence est donc celui de m. Si m est positif la fonction croit, s'il est négatif elle décroit, s'il est nul elle est constante. Graphiquement, changer p translate la droite sans la pencher : deux fonctions de même m ont des droites parallèles, donc le même sens de variation.
Comment comparer ƒ(a) et ƒ(b) sans calculer les images ?
En quatre étapes. On repère d'abord l'intervalle de monotonie où se trouvent les deux nombres — et l'on vérifie qu'ils y sont tous les deux, ce qui est le geste le plus souvent oublié. On y lit ensuite le sens de variation de la fonction. On range les deux nombres. Puis on en déduit l'ordre des images : une fonction croissante conserve l'ordre, une fonction décroissante le renverse. Si les deux nombres appartiennent à des intervalles de monotonie différents, la méthode ne s'applique pas et il faut passer par les valeurs du tableau.
Balayage ou dichotomie : lequel choisir pour approcher un extrémum ?
La dichotomie, dès que la précision compte. Le balayage parcourt l'intervalle par pas réguliers : sur une longueur de 5 avec un pas de 0,1, il évalue la fonction 51 fois, et il reste aveugle à ce qui se passe entre deux pas. La dichotomie coupe l'intervalle en deux à chaque tour et garde la moitié qui contient l'extrémum : douze tours ramènent la largeur de la zone sous 0,04 sur le même intervalle. L'écart s'accentue avec la précision demandée — diviser le pas d'un balayage par dix multiplie ses essais par dix, alors qu'un tour de dichotomie de plus divise simplement la largeur par deux.

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