Ce que les corrigés donnent
Les tableaux complétés, les bonnes réponses des questionnaires, les copies jugées avec leur correction, les traits des associations, les tris rangés et le détail des vingt points.
Chaque réponse attendue est une phrase du passage, citée au caractère près — un contrôle la retrouve dans son texte et refuse qu'elle soit attribuée à une autre œuvre.
Pour la question qui demande de formuler la leçon d'un conte, le critère de notation : toute formulation personnelle est acceptée, une phrase recopiée du texte ne l'est pas.
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Fiche 1 — le monstre qui trait ses brebis
Un géant qui range les agneaux sous leurs mères.
Le corrigé donne les huit cases, les trois lignes cochées et le détail des vingt points.
Chaque case y renvoie à une phrase précise du passage.
1 point par case du tableau ; 2 points par ligne du questionnaire ; 2 et 4 points pour les deux dernières questions.
- Huit cases à remplir
- Trois lignes à cocher
- Ce qui étonne chez ce monstre
2 sur 5
Fiche 2 — un ogre qui écoute sa femme
Il aiguise son couteau, puis il répond « Tu as raison ».
Le corrigé donne les quatre lignes cochées, juge les trois copies et détaille les vingt points.
Chaque copie s'y corrige en citant la phrase qui la dément.
2 points par ligne du questionnaire ; 2 points par copie ; 2 et 4 points pour les deux dernières questions.
- Quatre lignes à cocher
- Trois copies à corriger
- Le moment où l'Ogre change d'avis
3 sur 5
Fiche 3 — « j'ai le cœur bon, mais je suis un monstre »
Un monstre qui se juge lui-même, et une jeune fille qui le plaint.
Le corrigé juge les quatre copies, donne les trois traits et détaille les vingt points.
Pour la leçon, le critère de notation : toute formulation personnelle est acceptée ; une phrase recopiée du texte ne l'est pas.
2 points par copie ; 2 points par trait ; 2 et 4 points pour les deux dernières questions.
- Quatre copies à corriger
- Trois répliques à relier
- La leçon du conte
4 sur 5
Fiche 4 — le monstre qu'on regarde
Il ne parle pas, il ne fait pas peur : on l'acclame et on le plaint.
Le corrigé donne les quatre traits, les deux colonnes du tri et le détail des vingt points.
Chaque passage y est rendu à celui qui le dit — la foule, ou le narrateur.
2 points par trait ; 1 point par passage rangé ; 2 et 4 points pour les deux dernières questions.
- Quatre passages à relier
- Six passages à ranger
- Un monstre qu'on plaint
5 sur 5
Fiche 5 — le monstre qui rit
Il rit, il parle, il attend — et c'est cela qui glace.
Le corrigé donne les deux colonnes du tri, les six cases du tableau et le détail des vingt points.
Chaque conduite y est jugée : celle d'un animal, ou celle d'un homme.
8 points pour les six passages rangés ; 1 point par case du tableau ; 2 et 4 points pour les deux dernières questions.
- Six passages à ranger
- Six cases à remplir
- Pourquoi ce loup fait plus peur
Méthode et vérification
Le programme demande d'identifier « les principales caractéristiques » de la figure du monstre. Ces fiches ne les décrètent pas : elles les COMPTENT. Chaque monstre déclare ses traits dans un vocabulaire fermé — il fait peur, il parle, il dévore, il est difforme, il inspire la pitié — et chaque trait porte sa preuve, une phrase du passage retrouvée au caractère près avant que l'article ne soit produit. Le module compte ensuite combien de monstres portent chaque trait, et appelle « principales » celles que la majorité partage. Le résultat n'était pas écrit d'avance, et il est plus intéressant qu'une définition : AUCUN TRAIT N'EST COMMUN AUX CINQ, et deux seulement sont partagés par quatre d'entre eux — il fait peur, et il parle. Le module refuse donc d'exiger un trait universel : la figure du monstre est une ressemblance de famille, et l'exiger reviendrait à choisir des textes qui se ressemblent trop. Un contrôle exige en revanche deux caractéristiques majoritaires et cinq portraits distincts. La part d'humanité, elle, est obligatoire pour chacun, avec sa citation — c'est la demande centrale de la notice. Et la permanence de la figure ne s'affirme pas non plus : elle se mesure en siècles, et elle se lit dans les textes, puisque Hugo appelle Quasimodo « cette espèce de cyclope ».
- Programme de français pour le cycle 3, arrêté du 10 avril 2025 (BO nº 16 du 17 avril 2025), partie « Culture littéraire et artistique », entrée de la classe de sixième « Rencontrer des monstres : expérience de l'autre, expérience de soi ». La notice est citée mot pour mot : l'élève « est invité à découvrir la part d'humanité d'un personnage monstrueux inspirant la peur ou la compassion et à dégager la visée éducative d'un conte ou d'un récit », il « prend conscience de la permanence de la figure du monstre à travers les âges et en identifie les principales caractéristiques ». Les cinq passages viennent de fr.wikisource.org et sont tous dans le domaine public : Charles Perrault depuis 1774, Jeanne-Marie Leprince de Beaumont depuis 1851, Victor Hugo depuis 1956, Leconte de Lisle — traducteur d'Homère — depuis 1965, et Alphonse Daudet depuis 1968.