Ce que les corrigés donnent
Les tableaux complétés, les bonnes réponses des questionnaires, les copies jugées avec leur correction, les traits des associations, les tris rangés et le détail des vingt points.
Chaque réponse attendue est un passage du poème, cité au caractère près — un contrôle le retrouve dans son texte et refuse qu'il soit attribué à un autre.
Pour les questions d'interprétation, le critère qui permet de noter, jamais une formulation unique imposée.
1 sur 5
Fiche 1 — comparer, c'est dire « comme »
Un comparé, un comparant, et un petit mot qui change tout.
Le corrigé donne les huit cases, les trois lignes cochées et le détail des vingt points.
Chaque réponse y est un passage du poème, cité tel quel.
1 point par case du tableau ; 2 points par ligne du questionnaire ; 3 et 3 points pour les deux dernières questions.
- Huit cases à remplir
- Trois lignes à cocher
- Ce que le poème compare vraiment
2 sur 5
Fiche 2 — la métaphore, et le « comme » qui ne compare pas
Chercher les deux choses rapprochées avant de chercher le mot.
Le corrigé donne les quatre lignes, juge les trois copies et détaille les vingt points.
Chaque copie s'y corrige en nommant les deux choses rapprochées — ou leur absence.
2 points par ligne du questionnaire ; 2 points par copie ; 2 et 4 points pour les deux dernières questions.
- Quatre lignes à cocher
- Trois copies
- Deux métaphores du froid
3 sur 5
Fiche 3 — une image qui tient tout le poème
« Ainsi qu' » ouvre la comparaison, « Ainsi » la referme.
Le corrigé juge les quatre copies, donne les trois traits et détaille les vingt points.
Chaque copie s'y corrige en citant le vers qui tranche.
2 points par copie ; 2 points par trait ; 3 et 3 points pour les deux dernières questions.
- Quatre copies
- Trois traits à tracer
- La charpente du sonnet
4 sur 5
Fiche 4 — un poème appelle les sens
Voir, entendre, sentir : le pouvoir d'évocation se compte.
Le corrigé donne les quatre traits, les deux colonnes du tri et le détail des vingt points.
Chaque passage y est rendu au sens qu'il appelle.
2 points par trait ; 1 point par passage rangé ; 3 et 3 points pour les deux dernières questions.
- Quatre traits à tracer
- Six passages à ranger
- La seule comparaison du poème
5 sur 5
Fiche 5 — ni vers, ni rimes, et pourtant un poème
Ôtez les images : il ne reste rien de poétique.
Le corrigé donne les deux colonnes du tri, les six cases du tableau et le détail des vingt points.
Chaque image y est rendue avec son comparé, son comparant et sa nature.
1 point par étiquette rangée ; 1 point par case du tableau ; 2 et 4 points pour les deux dernières questions.
- Huit étiquettes à ranger
- Six cases à remplir
- Ce qui fait un poème
Méthode et vérification
Le programme demande d'aller AU-DELÀ des vers et des rimes. Ces fiches s'y tiennent, et le module qui les produit aussi : il ne calcule aucun schéma de rimes, et ne compte aucune syllabe — trancher la diérèse et le e muet demanderait un dictionnaire phonétique, et un contrôle qui se trompe une fois sur dix vaut moins que pas de contrôle. Du formel, il ne garde que ce qui se lit sans ambigüité : la strophe, séparée par une ligne vide. Tout le poids porte sur les images. Chacune déclare son comparé, son comparant et, s'il y en a un, son outil de comparaison ; le partage est alors mécanique — un outil, c'est une comparaison ; pas d'outil, c'est une métaphore. Le contrôle qui compte refuse toute image déclarée métaphore dont le passage porterait « comme », « tel », « semblable à » ou « ainsi que » sans qu'on l'ait dit : c'est l'erreur d'auteur la plus fréquente sur ce chapitre, et un corrigé cohérent avec son sujet ne la montre pas. Un second contrôle exige que le poème en prose ne soit pas plus pauvre en images que la moyenne des poèmes versifiés, sans quoi les fiches affirmeraient que les vers ne font pas la poésie tout en ne montrant d'images que dans des poèmes en vers. Les droits, enfin, sont calculés : chaque poème déclare ses ayants droit et leur année de mort, le TRADUCTEUR compris. Deux poètes sont morts en 1941 ; le module a exigé qu'on déclare, pour eux, « mort pour la France ».
- Programme de français pour le cycle 3, arrêté du 10 avril 2025 (BO nº 16 du 17 avril 2025), partie « Culture littéraire et artistique », entrée de la classe de sixième « Chanter et enchanter le monde : mots et merveilles (poésie) ». La notice est citée mot pour mot : l'élève « mesure, qu'au-delà de ses aspects formels (vers, rimes, etc.), la force de la poésie réside dans ses images et son pouvoir d'évocation », en explorant « différentes traditions et cultures poétiques, y compris francophones ». Les cinq poèmes viennent de fr.wikisource.org et sont tous dans le domaine public : Baudelaire depuis 1938, Louisa Siefert depuis 1948, Oswald Durand depuis 1977, Émile Nelligan depuis 2012, et la traduction d'André Gide depuis 2022.