Mathématiques · Terminale · Exercice

Corrigés — Limites de fonctions Terminale

Chaque corrigé donne le raisonnement entier, et la remarque de méthode qui évite l'erreur la fois suivante.

Terminale Mathématiques Exercice
Durée 45 min par fiche
Barème Sur 20
Format PDF A4
Accès Gratuit
La question « pourquoi l'exponentielle l'emporte-t-elle toujours sur les puissances de x ? ». À gauche, un tableau du quotient exp(x) divisé par x carré : il vaut 5,9 pour x = 5, puis 220,3 pour x = 10, puis 1,2 × 10 puissance 6 pour x = 20, puis 1,5 × 10 puissance 14 pour x = 40. À droite, sous le titre « un tableau ne démontre rien », la charpente de la démonstration en quatre lignes : on part de exp(x) supérieur ou égal à x + 1, on en tire exp(x) supérieur à x carré sur 2, donc exp(x) sur x supérieur à x sur 2, et l'on conclut par minoration.

Ce que contiennent les corrigés

Les limites usuelles, établies par le calcul plutôt que récitées.

Les indéterminations levées pas à pas, avec la vérification numérique que le facteur tend bien vers 1.

La démonstration de la croissance comparée, et la structure qu'il faut en retenir.

Le choix de l'outil de comparaison — minorer, majorer, encadrer — d'après la conclusion visée.

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Les limites usuelles, et les formes indéterminées

Six limites à connaitre, et quatre formes qui ne concluent rien.

Les six limites, et le rôle de la parité.

Aperçu des 2 pages à imprimer — cliquez pour agrandir.

Les quatre formes indéterminées, et les opérations admises.

Deux des quatre formes indéterminées viennent des produits et quotients : 0 × ∞ et ∞/∞.

  • Trois familles
  • La parité
  • Quatre formes
  • Les opérations

Le barème, exercice par exercice total : 20 points

Exercice 1 — Six limites de référence 8 points

Le programme cite trois familles : « puissances entières, racine carrée, fonction exponentielle ». Voici leurs limites aux bornes.

  • Ces six limites ne se démontrent pas au tableau : elles se connaissent, et tout le reste s'y ramène.
  • La parité de l'exposant décide du signe : c'est la seule chose à retenir sur les puissances.
  • « Indéterminée » ne veut pas dire « pas de limite » : cela veut dire que la forme ne suffit pas à conclure.

Exercice 2 — Quatre questions à trancher 6 points

Une seule réponse est juste à chaque ligne.

  • Le logarithme n'est pas dans la liste des fonctions de référence de cette entrée : il a la sienne.
  • C'est la distinction que le générateur de ces fiches applique : il refuse d'attribuer une limite à une fonction qui oscille.

Exercice 3 — Les opérations sur les limites 6 points

Le programme les admet : « Les opérations sur les limites sont admises. » Encore faut-il savoir quand elles s'appliquent.

  • Le signe de la limite finie compte : si g tendait vers −5, les deux produits changeraient de signe.
  • Deux des quatre formes indéterminées viennent des produits et quotients : 0 × ∞ et ∞/∞.

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Lever une indétermination par le terme prépondérant

Le terme de plus haut degré, et non celui au plus gros coefficient.

Les quatre étapes, et la vérification numérique.

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Les trois copies fausses, et le quotient de deux polynômes.

Trois cas selon les degrés : limite nulle, quotient des coefficients de tête, ou infini.

  • Le degré
  • Mettre en facteur
  • Le facteur tend vers 1
  • Un quotient

Le barème, exercice par exercice total : 20 points

Exercice 1 — Quatre étapes, un polynôme 8 points

On cherche la limite de 3x^3 − 2x^2 + 5 en +∞. La somme présente une forme +∞ − +∞.

  • Le terme prépondérant est celui de plus haut DEGRÉ, et non celui dont le coefficient est le plus grand.
  • Un calcul numérique ne démontre rien, mais il rassure — et il attrape une erreur de signe.
  • C'est la même idée appliquée deux fois : la forme ∞/∞ se lève exactement comme la forme ∞ − ∞.

Exercice 2 — Cinq copies à corriger 6 points

Trois de ces copies se trompent, pour trois raisons différentes.

  • Les trois erreurs viennent d'une lecture trop rapide : la méthode, elle, est courte.
  • Une forme indéterminée n'est pas un obstacle, c'est une consigne : il faut travailler l'expression.

Exercice 3 — Un quotient de deux polynômes 6 points

On cherche la limite de (2x^2 + 3x − 1) ÷ (5x^2 − x + 4) en +∞. La forme est ∞/∞.

  • Quand les deux degrés sont égaux, la limite est le quotient des coefficients de tête — mais il faut l'établir, pas le réciter.
  • Trois cas selon les degrés : limite nulle, quotient des coefficients, ou infini.

3 sur 5

La croissance comparée, et sa démonstration

Un tableau suggère ; il ne démontre pas.

Le tableau, et pourquoi il ne démontre pas.

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La démonstration lue, et l'outil qu'elle emploie.

On factorise par le terme qui l'emporte : l'exponentielle, et non la puissance.

  • Le constat
  • La démonstration
  • Minorer
  • Appliquer

Le barème, exercice par exercice total : 20 points

Exercice 1 — Le constat, puis la démonstration 8 points

Le programme range parmi les DÉMONSTRATIONS exigibles la « croissance comparée » des puissances de x et de l'exponentielle en +∞. On commence par la constater.

  • Un tableau de valeurs SUGGÈRE ; il ne démontre pas. C'est la différence que le baccalauréat sanctionne.
  • Quatre points, mille points : c'est toujours un nombre fini de points.
  • Retourner un quotient retourne la conclusion : c'est souvent la forme sous laquelle l'énoncé la demande.

Exercice 2 — Lire une démonstration 6 points

Voici la démonstration attendue. Lis-la, puis réponds.

  • Une démonstration part toujours d'un résultat déjà acquis : le repérer est la première chose à faire.
  • Pour conclure à +∞, une minoration suffit ; le théorème des gendarmes serait inutilement coûteux.

Exercice 3 — Appliquer la croissance comparée 6 points

Le résultat sert surtout à lever des indéterminations.

  • Écrire exp(−x) comme 1 ÷ exp(x) est le geste qui ramène à la croissance comparée.
  • On factorise par le terme qui l'emporte : ici l'exponentielle, et non la puissance.

4 sur 5

Minorer, majorer, encadrer : trois outils, pas un

Une seule borne suffit pour conclure à l'infini.

Le rangement des trois outils, et deux cas traités.

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Les quatre situations reliées, et une minoration construite.

On minore par le plus simple qui suffise : chercher aussi une majorante ne servirait à rien.

  • Minorer
  • Majorer
  • Encadrer
  • Le bon outil

Le barème, exercice par exercice total : 20 points

Exercice 1 — Une borne, ou deux ? 8 points

Le programme écrit « des majorations, minorations OU encadrements ». Ce sont trois outils distincts, et l'on n'en emploie qu'un à la fois.

  • On choisit l'outil d'après la conclusion visée, et non l'inverse.
  • C'est le cas que la page remplacée ne traite pas : elle ne connait que l'encadrement.
  • Diviser une inégalité par un nombre POSITIF en conserve le sens : c'est pourquoi l'on précise « pour x assez grand ».

Exercice 2 — Quatre situations, quatre outils 6 points

Relie chaque conclusion à l'outil qui la permet.

  • Un encadrement dont les deux bornes n'ont pas la même limite ne permet rien : c'est l'erreur la plus fréquente sur les gendarmes.
  • Deux gendarmes qui ne vont pas au même endroit n'encadrent personne.

Exercice 3 — Une minoration à construire 6 points

On étudie ƒ(x) = x + sin(x) en +∞.

  • On minore par le plus simple qui suffise : chercher aussi une majorante ne servirait à rien.
  • Employer les gendarmes pour conclure à l'infini est une confusion d'outil, pas une erreur de calcul.

5 sur 5

Asymptotes : faire le lien avec les limites

Une asymptote n'est jamais qu'une limite, lue sur le graphique.

Les trois limites, et les asymptotes correspondantes.

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Les quatre affirmations, et une seconde fonction.

Comparer les degrés donne la réponse avant tout calcul : c'est le premier réflexe.

  • Horizontale
  • Verticale
  • Le signe
  • Les degrés

Le barème, exercice par exercice total : 20 points

Exercice 1 — Une fonction, trois limites 8 points

On étudie ƒ(x) = (3x + 1)/(x − 2), définie pour x différent de 2.

  • Une asymptote n'est jamais une notion à part : c'est la lecture graphique d'une limite.
  • C'est la technique de la deuxième fiche, appliquée à un quotient.
  • Devant une asymptote verticale, on étudie toujours le SIGNE du dénominateur des deux côtés.

Exercice 2 — Quatre affirmations 6 points

Une seule réponse est juste à chaque ligne.

  • Une courbe peut couper son asymptote : l'asymptote décrit un comportement à l'infini, pas une interdiction.
  • On étudie toujours les deux bornes séparément : rien n'oblige les limites à se ressembler.

Exercice 3 — Une seconde fonction 6 points

On étudie maintenant g(x) = x^2 ÷ (x − 1), définie pour x différent de 1.

  • Une fonction peut avoir une asymptote verticale sans en avoir d'horizontale : les deux questions sont indépendantes.
  • Comparer les degrés donne la réponse avant tout calcul : c'est le premier réflexe.

Ce que le générateur refuse sur ces fiches

Une limite déclarée. Aucune n'est écrite à la main : chacune est établie en évaluant la fonction sur une suite de points qui tend vers la borne, et confrontée à la valeur que la fiche annonce.

Une limite attribuée à une fonction qui n'en a pas. Une divergence doit être MONOTONE en valeur absolue sur plusieurs points d'affilée ; une fonction qui oscille se voit refuser toute limite, et le contrôle l'éprouve sur le sinus.

Une divergence conclue d'un débordement de calcul. Ce contrôle a servi : x carré divisé par l'exponentielle était annoncée divergente, parce que l'exponentielle déborde pour x grand — alors qu'elle est au DÉNOMINATEUR et que le quotient tend vers zéro. Le module distingue désormais « la valeur est immense » de « le calcul n'a pas pu se faire ».

Une comparaison fausse : chaque minoration et chaque majoration imprimée est vérifiée sur une série de points avant d'être employée.

Un tableau de croissance comparée dont les valeurs ne croitraient pas, une factorisation qui ne redonnerait pas la somme de départ, un facteur qui ne tendrait pas vers 1.

Et deux détails d'écriture que les contrôles ont attrapés en cours de route : un entier rond qui perdait son zéro final — le tableau affichait x = 1, 2, 4 au lieu de 10, 20, 40 —, et une écriture scientifique déclenchée à tort pour 2500.

Un défaut d'outillage corrigé au passage

Le contrôle des marges, écrit le même jour, a signalé que la légende du schéma « programme » sortait de la page de 38,8 points sur l'une de ces fiches.

La cause est la même que pour les repères de frise et les propositions de QCM, corrigés plus tôt : un texte tracé sans être mesuré. La légende s'écrivait d'un seul trait, sans repli.

Mesuré avant correction : sur les 61 légendes de ce schéma dans le site, une seule dépassait. Elle est désormais repliée, et la hauteur réservée suit le nombre de lignes — sans quoi le schéma suivant s'imprimerait par-dessus.

Le contrôle des chaines de calcul a par ailleurs refusé une identité algébrique que ces fiches écrivaient avec un signe d'égalité : il en retirait les lettres et comparait « 2 + 5 » à « 3 ». Il avait raison de refuser — ce qu'il lisait n'était pas une chaine numérique. La factorisation s'écrit donc en toutes lettres, ce qui se lit d'ailleurs mieux dans un corrigé.

Méthode et vérification

Contenu produit à partir du programme de spécialité mathématiques de terminale générale : arrêté du 19 juillet 2019, BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019, partie « Analyse », section « Limites des fonctions ». Le nouveau programme, arrêté du 26 février 2026, n'entre en application qu'à la rentrée 2027-2028. Le moteur `limites_terminale` n'accepte aucune limite déclarée : il évalue la fonction sur une suite de points tendant vers la borne, exige d'une divergence qu'elle soit monotone en valeur absolue, distingue un débordement de calcul d'une divergence du résultat, et vérifie chaque minoration et majoration sur une série de points avant de l'employer.

Rédaction : Fiches Scolaires Mise à jour :
  • Programme de spécialité de mathématiques de terminale générale, arrêté du 19 juillet 2019 — BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019, partie « Analyse », section « Limites des fonctions ». Contenus : « Limite finie ou infinie d'une fonction en +∞, en −∞, en un point. Asymptote parallèle à un axe de coordonnées. Limites faisant intervenir les fonctions de référence étudiées en classe de première : puissances entières, racine carrée, fonction exponentielle. Limites et comparaison. Opérations sur les limites. »
  • Même section, capacités attendues : « Déterminer dans des cas simples la limite d'une suite ou d'une fonction en un point, en ±∞, en utilisant les limites usuelles, les croissances comparées, les opérations sur les limites, des majorations, minorations ou encadrements, la factorisation du terme prépondérant dans une somme. Faire le lien entre l'existence d'une asymptote parallèle à un axe et celle de la limite correspondante. »
  • Même section, démonstration exigible : « Croissance comparée de x ↦ x^n et exp en +∞. » Et l'indication liminaire : « Les opérations sur les limites sont admises. L'utilisation de la composition des limites se fait en contexte. »

Questions fréquentes

Comment lever une forme indéterminée du type ∞ − ∞ ?
En factorisant le terme prépondérant — celui de plus haut degré, quel que soit son coefficient. On le met en facteur dans toute la somme ; le facteur qui reste entre parenthèses tend vers 1, parce que tous les autres termes deviennent négligeables devant celui-là. La limite est alors celle du terme prépondérant seul. Pour un quotient de deux polynômes, on applique la même idée en haut et en bas, puis on simplifie : il ne reste qu'un quotient de puissances.
Faut-il toujours utiliser le théorème des gendarmes ?
Non, et c'est même souvent du travail perdu. L'outil se choisit d'après la conclusion visée. Pour conclure qu'une fonction tend vers +∞, il suffit de la MINORER par une fonction qui y tend : une seule inégalité. Pour conclure à −∞, il suffit de la MAJORER. Le théorème des gendarmes — l'encadrement — sert à conclure à une limite FINIE, et il exige que les deux bornes aient la même limite. Le programme nomme bien les trois outils : « des majorations, minorations ou encadrements ».
Comment démontrer la croissance comparée ?
En partant d'un résultat acquis en première : l'exponentielle est supérieure ou égale à x + 1. On étudie alors la fonction auxiliaire qui vaut l'exponentielle moins x carré sur 2. Sa dérivée est l'exponentielle moins x, strictement positive d'après l'inégalité de départ, donc la fonction est croissante ; comme elle vaut 1 en zéro, elle reste positive. On en tire que l'exponentielle dépasse x carré sur 2, puis, en divisant par x, que le quotient de l'exponentielle par x dépasse x sur 2 — qui tend vers +∞. On conclut par minoration.
Quel est le lien entre une asymptote et une limite ?
Une asymptote n'est jamais qu'une limite, lue sur le graphique. Une asymptote horizontale d'équation y = L correspond à une limite finie égale à L en +∞ ou en −∞. Une asymptote verticale d'équation x = a correspond à une limite infinie en a. C'est pourquoi l'on étudie toujours le signe du dénominateur des deux côtés d'une asymptote verticale : il décide si la courbe part vers le haut ou vers le bas. Le programme parle d'« asymptote parallèle à un axe de coordonnées » ; les manuels disent horizontale et verticale.

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