Mathématiques · Terminale · Exercice

Corrigés — Géométrie dans l'espace Terminale

Chaque corrigé donne le calcul entier, et la remarque de méthode qui évite l'erreur la fois suivante.

Terminale Mathématiques Exercice
Durée 45 min par fiche
Barème Sur 20
Format PDF A4
Accès Gratuit
La question « pourquoi le projeté orthogonal est-il le point du plan le plus proche ? ». À gauche, une figure en perspective : un plan en parallélogramme, un point M au-dessus, son projeté H dans le plan marqué d'un angle droit, et un autre point N du plan. Le segment MH est vert, le segment MN rouge et plus long. À droite, la démonstration en trois lignes : MH est orthogonal au plan donc à HN, le triangle MHN est rectangle en H donc MN² = MH² + HN², et HN² étant positif ou nul, MN est supérieur ou égal à MH. En bas, le cas dessiné : 66 = 56 + 10.

Ce que contiennent les corrigés

Les déterminants calculés, et la lecture qu'on en fait : coplanaires ou base, c'est la même question posée deux fois.

Les décompositions vérifiées en les remontant — l'étape qui attrape une erreur de signe.

Les deux démonstrations du programme, rédigées et non résumées.

Les distances obtenues par deux voies concordantes : la longueur MH, et la formule.

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Combinaisons linéaires, bases et décomposition

La moitié du chapitre que la page remplacée ignorait.

Les quatre déterminants, et ce qu'ils décident.

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Les décompositions, remontées et vérifiées.

Deux vecteurs n'engendrent qu'un plan : il en faut un troisième pour tout l'espace.

  • Le déterminant
  • Une base
  • Décomposer
  • Vérifier

Le barème, exercice par exercice total : 20 points

Exercice 1 — Base ou pas base 8 points

Trois vecteurs de l'espace forment une base s'ils ne sont pas coplanaires — c'est-à-dire si leur déterminant n'est pas nul.

  • « Coplanaires » et « base » sont exactement contraires : le même déterminant répond aux deux questions.
  • Regarder avant de calculer fait souvent gagner le calcul entier.
  • Une base de l'espace demande trois directions vraiment indépendantes.

Exercice 2 — Décomposer sur une base 6 points

On travaille dans la base (1 ; 0 ; 0), (1 ; 1 ; 0), (1 ; 1 ; 1).

  • La troisième coordonnée donne c immédiatement : on remonte ensuite le système.
  • La vérification consiste à recalculer la combinaison : elle doit redonner le vecteur de départ, coordonnée par coordonnée.

Exercice 3 — Une combinaison à représenter 6 points

Le programme demande de « représenter des combinaisons linéaires de vecteurs donnés ».

  • Une combinaison linéaire se calcule coordonnée par coordonnée : il n'y a rien d'autre à savoir.
  • Deux vecteurs n'engendrent qu'un PLAN : il faut un troisième vecteur, non coplanaire, pour atteindre tout l'espace.

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Positions relatives, et le cas propre à l'espace

Dans l'espace, deux droites peuvent ne jamais se rencontrer sans être parallèles.

Les quatre positions, et la méthode en deux niveaux.

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Les quatre affirmations, et les points du cube.

Une infinité de plans contiennent une même droite : il faut un point hors de cette droite pour en fixer un seul.

  • Quatre cas
  • Les directions
  • Coplanarité
  • Le cube

Le barème, exercice par exercice total : 20 points

Exercice 1 — Quatre positions, pas trois 8 points

Dans le plan, deux droites sont parallèles, confondues ou sécantes. Dans l'espace, un quatrième cas apparait.

  • Deux droites non coplanaires n'ont aucun point commun, et pourtant elles ne sont pas parallèles.
  • On regarde d'abord les directions : colinéaires ou non. C'est cette question qui coupe l'arbre en deux.
  • Un déterminant nul répond à la question, sans avoir à chercher le point d'intersection.

Exercice 2 — Quatre affirmations 6 points

Une seule réponse est juste à chaque ligne.

  • La première ligne est celle qui distingue l'espace du plan : ne pas être parallèles n'oblige plus à se couper.
  • C'est aussi pourquoi le module refuse de construire un plan à partir de trois points alignés.

Exercice 3 — Quatre points d'un cube 6 points

Dans un repère où le cube ABCDEFGH a pour sommets A(0 ; 0 ; 0), B(1 ; 0 ; 0), D(0 ; 1 ; 0) et E(0 ; 0 ; 1), les autres sommets s'obtiennent par somme.

  • Sur un cube, quatre points sont coplanaires dès qu'ils sont sur une même face — mais il y a d'autres plans que les faces.
  • Un déterminant non nul dit à la fois « non coplanaires » et « ces trois vecteurs forment une base ».

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Représentation paramétrique et équation cartésienne

La première des deux démonstrations du programme.

La démonstration rédigée, et les vérifications.

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Les trois copies fausses, et le test d'appartenance.

Un seul paramètre doit satisfaire les TROIS équations : c'est ce qui rend le test décisif.

  • La définition
  • Développer
  • Le terme d
  • Non unique

Le barème, exercice par exercice total : 20 points

Exercice 1 — La démonstration du programme 8 points

Le plan P passe par A(1 ; 2 ; −1) et admet (2 ; −1 ; 3) pour vecteur normal.

  • C'est l'une des deux démonstrations que le programme nomme dans cette partie : elle peut être demandée telle quelle.
  • Une équation de plan qui ne s'annulerait pas en A serait celle d'un autre plan.
  • Il suffit de remplacer : si l'on ne trouve pas 0, le point n'y est pas.

Exercice 2 — Cinq copies à corriger 6 points

Trois de ces copies se trompent, pour trois raisons différentes.

  • Les trois erreurs se lèvent en revenant à la définition : M est dans P si et seulement si vec(AM) · vec(n) = 0.
  • Pour comparer deux représentations, on vérifie que les directions sont colinéaires ET qu'un point de l'une est sur l'autre.

Exercice 3 — Une droite, une équation 6 points

La droite d passe par A(1 ; −3 ; 4) et a pour vecteur directeur (2 ; 1 ; −1).

  • Le point de paramètre 0 est toujours celui qu'on a choisi au départ : c'est une vérification gratuite.
  • Un seul paramètre doit satisfaire les TROIS équations : c'est ce qui rend le test décisif.

4 sur 5

Produit scalaire et orthogonalité dans l'espace

Un vecteur normal résume l'orthogonalité à tout un plan.

Les quatre produits scalaires, et les orthogonalités.

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Les trois cas d'orthogonalité, et un vecteur normal construit.

Le vecteur normal résume à lui seul l'orthogonalité à toutes les directions du plan.

  • Coordonnée par coordonnée
  • Nul
  • La norme au carré
  • Le normal

Le barème, exercice par exercice total : 20 points

Exercice 1 — Quatre produits scalaires 8 points

Relie chaque produit scalaire à sa valeur.

  • Dans une base orthonormée, le produit scalaire est la somme des produits de coordonnées — rien de plus.
  • On n'a pas besoin de connaitre l'angle : le signe du produit scalaire suffit à dire aigu, droit ou obtus.
  • Garder la norme au CARRÉ tant qu'on peut évite d'introduire une racine, donc un arrondi.

Exercice 2 — Trois orthogonalités 6 points

Lis le document, puis réponds.

  • Le vecteur normal résume à lui seul l'orthogonalité à toutes les directions du plan.
  • C'est la même distinction que pour les positions relatives : dans l'espace, ne pas être parallèles n'oblige pas à se couper.

Exercice 3 — Un vecteur normal à construire 6 points

On cherche un vecteur normal au plan passant par A(1 ; 0 ; 0), B(0 ; 1 ; 0) et C(0 ; 0 ; 1).

  • Un vecteur normal doit être orthogonal à DEUX directions non colinéaires du plan : une seule ne suffirait pas.
  • Trois points non alignés déterminent un plan unique : c'est ce qui rend la construction possible.

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Le projeté orthogonal, et la distance à un plan

La seconde démonstration du programme, en trois lignes.

Le tableau complet, et la conclusion qu'il appelle.

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Les trois temps de la démonstration, et les deux calculs de distance.

Les deux voies doivent donner le même résultat : c'est la vérification la moins couteuse du chapitre.

  • Le tableau
  • Pythagore
  • HN² ≥ 0
  • Deux voies

Le barème, exercice par exercice total : 20 points

Exercice 1 — Le tableau qui démontre 8 points

Le plan P a pour équation 2x − y + 3z + 3 = 0, et M a pour coordonnées (4 ; −2 ; 5). Son projeté orthogonal H a pour coordonnées (0 ; 0 ; −1).

  • MH² ne change pas d'une ligne à l'autre : c'est HN² seul qui fait varier MN².
  • Une égalité vérifiée sur quatre points n'est pas une démonstration : elle indique quoi démontrer.
  • C'est la démonstration exigible du programme, et elle tient en trois lignes.

Exercice 2 — Les trois temps de la démonstration 6 points

Complète les trois branches de la carte.

  • Une démonstration se retient par sa CHARPENTE, pas par ses phrases.
  • C'est le seul endroit où l'hypothèse « N est dans le plan » sert — et elle y est indispensable.

Exercice 3 — Calculer la distance 6 points

On reprend le même plan et le même point M.

  • Les deux voies doivent donner le même résultat : c'est la vérification la moins couteuse du chapitre.
  • On n'écrit la racine qu'au dernier moment, et l'on en donne une valeur approchée si l'énoncé le demande.

Ce que le générateur refuse sur ces fiches

Une représentation paramétrique qui ne passerait pas par son point, ou dont le pas ne serait pas le vecteur directeur annoncé. Les deux sont vérifiés avant impression.

Une équation cartésienne dont le vecteur normal ne serait pas orthogonal à DEUX directions indépendantes du plan. Le module construit ces deux directions plutôt que de les déclarer, et vérifie l'orthogonalité sur chacune.

Une décomposition qu'on ne pourrait pas remonter : les coefficients sont obtenus par les formules de Cramer, en fractions exactes, puis la combinaison est recalculée et confrontée au vecteur de départ.

Un plan construit sur trois points alignés, une base formée de vecteurs coplanaires, un projeté qui ne serait pas dans le plan ou dont le segment ne serait pas porté par le normal.

Une distance calculée d'une seule façon : la formule et la longueur MH sont établies séparément et doivent coïncider exactement.

Et surtout, l'identité de Pythagore est éprouvée sur quarante-neuf points du plan avant que la fiche ne l'affirme — avec la vérification qu'aucun autre point que H n'est à égale distance.

Ce qui n'a pas pu être délégué, et ce qui est vérifié à la place

`vecteurs_seconde`, moteur de l'article sur les vecteurs de seconde, ne travaille que dans le PLAN : son vecteur a deux coordonnées, et sa colinéarité repose sur un déterminant 2×2. L'espace demande un autre type, et le dire est plus honnête que de forcer une réutilisation.

Mais le contrôle exige que, RESTREINT au plan z = 0, le moteur de l'espace donne exactement les mêmes réponses que celui de seconde — sur la colinéarité de vecteurs et sur l'alignement de points. Deux articles du site ne peuvent donc pas se contredire sur un même triplet.

Le reste est écrit en fractions exactes, sans jamais passer par un flottant : les déterminants, les décompositions, les produits scalaires, les projetés et les carrés de distances. La racine n'apparait qu'à l'affichage, et seulement lorsqu'elle est nécessaire — le module écrit « 4 » et non « √16 ».

Méthode et vérification

Contenu produit à partir du programme de spécialité mathématiques de terminale générale : arrêté du 19 juillet 2019, BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019, partie « Algèbre et géométrie ». Le nouveau programme, arrêté du 26 février 2026, n'entre en application qu'à la rentrée 2027-2028. Le moteur `espace_terminale` calcule en fractions exactes, vérifie chaque représentation paramétrique sur son point et sa direction, construit deux directions d'un plan pour éprouver son vecteur normal, remonte chaque décomposition, obtient les distances par deux voies confrontées, et éprouve l'identité de Pythagore sur quarante-neuf points avant d'énoncer la démonstration du programme.

Rédaction : Fiches Scolaires Mise à jour :
  • Programme de spécialité de mathématiques de terminale générale, arrêté du 19 juillet 2019 — BO spécial n° 8 du 25 juillet 2019, partie « Algèbre et géométrie », section « Manipulation des vecteurs, des droites et des plans de l'espace ». Contenus : « Combinaisons linéaires de vecteurs de l'espace. […] Bases et repères de l'espace. Décomposition d'un vecteur sur une base. » Capacités : « Décrire la position relative de deux droites, d'une droite et d'un plan, de deux plans. […] Étudier géométriquement des problèmes simples de configurations dans l'espace (alignement, colinéarité, parallélisme, coplanarité). »
  • Même programme, section « Orthogonalité et distances dans l'espace ». Contenus : « Produit scalaire de deux vecteurs de l'espace. […] Vecteur normal à un plan. […] Projeté orthogonal d'un point sur une droite, sur un plan. » Démonstration : « Le projeté orthogonal d'un point M sur un plan P est le point de P le plus proche de M. »
  • Même programme, section « Représentations paramétriques et équations cartésiennes ». Contenus : « Représentation paramétrique d'une droite. Équation cartésienne d'un plan. » Démonstration : « Équation cartésienne du plan normal au vecteur n et passant par le point A. »

Questions fréquentes

Comment savoir si trois vecteurs forment une base de l'espace ?
En calculant leur déterminant. S'il est non nul, les trois vecteurs ne sont pas coplanaires et forment une base ; s'il est nul, ils sont coplanaires et n'engendrent qu'un plan. « Coplanaires » et « base » sont exactement contraires, et le même calcul répond aux deux questions. Un raccourci utile : si deux des trois vecteurs sont colinéaires, la famille est coplanaire quel que soit le troisième, et le déterminant est nul — inutile de le calculer.
Deux droites de l'espace qui ne sont pas parallèles se coupent-elles ?
Non, pas nécessairement. C'est la grande différence avec le plan. Deux droites de l'espace peuvent avoir des directions non colinéaires et n'avoir aucun point commun : on les dit non coplanaires. Pour trancher, on regarde si le vecteur joignant un point de chaque droite est coplanaire avec les deux directions — c'est un déterminant. S'il est nul, les droites sont dans un même plan et se coupent ; sinon, elles ne se rencontrent jamais.
Comment démontrer l'équation cartésienne d'un plan ?
En partant de la définition d'un vecteur normal. Un point M(x ; y ; z) appartient au plan passant par A et normal à n si et seulement si le vecteur AM est orthogonal à n, c'est-à-dire si leur produit scalaire est nul. On écrit ce produit avec les coordonnées de AM — x − xA, y − yA, z − zA —, on développe, et l'on regroupe : il reste ax + by + cz + d = 0, où a, b, c sont les coordonnées de n et où d vaut l'opposé de (a·xA + b·yA + c·zA). C'est une démonstration exigible du programme.
Pourquoi le projeté orthogonal est-il le point le plus proche ?
Parce que le triangle formé est rectangle. Soit H le projeté orthogonal de M sur le plan, et N un autre point du plan. Le segment MH est orthogonal au plan, donc à toute direction du plan, donc en particulier à HN. Le triangle MHN est donc rectangle en H, et le théorème de Pythagore donne MN² = MH² + HN². Comme HN² est positif ou nul, MN² est supérieur ou égal à MH², donc MN ≥ MH — avec égalité seulement si HN² = 0, c'est-à-dire si N est confondu avec H.

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