Ce que les corrigés donnent
Chaque corrigé porte la version ordinaire exacte, le numéro du vers, et le barème détaillé. Une réponse juste sans renvoi au texte ne vaut qu'une partie des points.
Les chasses à l'erreur sont corrigées par la bonne version, mot pour mot : la proposition fautive n'est pas inventée, c'est la version ordinaire d'un autre passage du même poème.
Les citations sont données telles que les éditions citées les impriment, orthographe d'époque comprise.
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Fiche 1 — quand l’orthographe n’était pas la nôtre
Ce rondeau a six cents ans. On le comprend presque entièrement — et pourtant presque aucun de ses vers ne s’écrirait ainsi aujourd’hui.
Le corrigé donne les six versions modernisées, la sorte d'écart, le siècle et le compte des vers.
Il rappelle ce qui fait reconnaitre un mot malgré son orthographe : il garde presque toutes ses lettres, dans l'ordre.
Chaque version ordinaire est vérifiée par la loi du module avant d'être imprimée.
- Un tableau
- Une association
- Rédiger
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Fiche 2 — quand l’ordre des mots change
Ici l’orthographe est la nôtre. Ce qui bouge, c’est la place des mots dans la phrase — et le sens, lui, ne bouge pas.
Le corrigé donne les trois associations, le verdict des cinq propositions et les trois réponses rédigées.
Il attend le contrôle des mots — les mêmes, ni plus ni moins — et non une impression de lecture.
Un vers qui répète un vers écarté compte lui aussi comme écarté : le module le vérifie sur le texte.
- Une association
- Une chasse à l'erreur
- Rédiger
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Fiche 3 — un poème sans un seul point
Apollinaire a supprimé toute la ponctuation de son recueil. Il reste les mots, leur ordre — et un refrain qui revient quatre fois.
Le corrigé donne le verdict des cinq propositions, les trois bonnes réponses du QCM et les trois réponses rédigées.
Il montre où est le sujet de « coule » : après le verbe, ce qui est justement l'écart.
Le module refuse un poème dont les écarts seraient de deux sortes.
- Une chasse à l'erreur
- Un QCM
- Rédiger
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Fiche 4 — neuf vers, et quatre dates
Le poème le plus court du recueil, écrit par une femme dont l’œuvre appartient à tous depuis presque cent ans.
Le corrigé donne les trois bonnes réponses du QCM, les quatre années de la frise et les trois réponses rédigées.
Il refait le calcul : 1859 plus soixante-dix ans, et le 1er janvier suivant.
Le programme demande qu'« on veille à la représentation des autrices » ; chaque article en porte une.
- Un QCM
- Une frise
- Rédiger
5 sur 5
Fiche 5 — le semeur, et l’ombre qui grandit
Un homme jette du grain au crépuscule. Trois fois dans ce poème, le sujet arrive après son verbe.
Le corrigé donne les quatre années, les trois versions ordinaires et les trois réponses rédigées.
Il nomme le sujet de « s'éclaire » : la dernière heure du travail, qui arrive après le verbe.
Les dix PDF s'impriment sans un seul tracé coloré au corrigé.
- Une frise
- Un tableau
- Rédiger
Méthode et vérification
Le texte des dix poèmes n'est pas retapé : sept sont découpés dans les éditions citées, rapatriées de Wikisource, et trois — Charles d'Orléans, Ronsard, Théophile Gautier — sont pris dans le recueil que ce site publie déjà, plutôt que recopiés : deux copies d'un même texte finissent par diverger. Le reste est calculé. Un poème ne déclare que la version ordinaire d'un passage ; c'est le module qui en déduit la sorte d'écart, par deux lois. Si la version ordinaire porte exactement les mêmes mots dans un autre ordre, c'est l'ordre qui a changé — une permutation, vérifiée au mot près. Si elle a le même nombre de mots dans le même ordre, et que chaque mot qui diffère garde plus de la moitié de ses lettres, c'est le mot qui s'écrit autrement. Un couple qui ne relève d'aucune des deux est refusé : il n'y a pas de troisième case où le ranger sans mentir. L'année où une œuvre devient libre est calculée elle aussi — le 1er janvier qui suit soixante-dix ans après la mort de l'auteur — et c'est ce calcul qui autorise la publication de chaque texte.