Ce que les corrigés donnent
Les tableaux complétés, les bonnes réponses des questionnaires, les copies jugées avec leur correction, les tris rangés, les traits des associations et le détail des vingt points.
Chaque réponse attendue est une réplique de la scène, citée au caractère près — un contrôle la retrouve dans son texte avant que le sujet ne soit produit.
Pour la question qui ouvre sur un jugement, le critère de notation : c'est la justification qui est notée, pas l'avis.
1 sur 5
Évaluation 1 — ce que Géronte croit
Séparer ce qu'un personnage croit de ce qui est vrai.
Le corrigé donne les huit cases, juge les trois copies et détaille les vingt points.
Chaque réponse y renvoie à une réplique précise.
1 point par case du tableau ; 2 points par copie ; 3 et 3 points pour les deux dernières questions.
- Huit cases à remplir
- Trois copies à corriger
- Expliquer la ruse
2 sur 5
Évaluation 2 — huit refus et un pardon
Ranger les répliques de la paix et celles du refus.
Le corrigé juge les quatre copies, donne les deux colonnes du tri et détaille les vingt points.
Chaque réplique rangée y est citée telle qu'elle est dans la scène.
2 points par copie ; 1 point par réplique rangée ; 3 et 3 points pour les deux dernières questions.
- Quatre copies à corriger
- Six répliques à ranger
- Comprendre l'aparté
3 sur 5
Évaluation 3 — deux regards sur le même homme
Ce que voit Bartholo, et ce que voit la salle.
Le corrigé donne les deux colonnes du tri, les trois lignes cochées et le détail des vingt points.
Pour le relevé de répliques, toute réplique qui montre le rôle joué est acceptée.
8 points pour les six phrases rangées ; 2 points par ligne du questionnaire ; 4 et 2 points pour les deux dernières questions.
- Six phrases à ranger
- Trois lignes à cocher
- Le rôle, et non le seul costume
4 sur 5
Évaluation 4 — ce qui trahit un déguisement
Le costume tient ; c'est la façon de parler qui lâche.
Le corrigé donne les quatre lignes cochées, les trois traits et le détail des vingt points.
Chaque réplique y est rendue avec ce qu'elle trahit du personnage.
2 points par ligne du questionnaire ; 2 points par trait ; 4 et 2 points pour les deux dernières questions.
- Quatre lignes à cocher
- Trois répliques à relier
- Le rire et l'absent
5 sur 5
Évaluation 5 — ce que la scène change
Avant, après : ce qu'une indiscrétion déplace.
Le corrigé donne les quatre traits, les six cases du tableau et le détail des vingt points.
Pour la question du revirement, le critère de notation : c'est la justification qui est notée, pas l'avis.
2 points par trait ; 1 point par case du tableau ; 4 et 2 points pour les deux dernières questions.
- Quatre répliques à relier
- Six cases à remplir
- Blâmer, puis se servir
Méthode et vérification
Cette évaluation ne mesure que ce qui se lit. Qui sait, qui ignore, qui se déguise, ce qu'une réplique apprend au spectateur : chaque réponse attendue se retrouve dans la scène imprimée sur la fiche, et un contrôle la cherche caractère par caractère avant que le sujet ne soit produit. Elle ne mesure ni le gout de l'élève pour telle pièce, ni son opinion sur la ruse ; la seule question qui ouvre sur un jugement — le revirement de Rosine — est notée sur la justification, et son corrigé dit expressément qu'un avis contraire est accepté s'il s'appuie sur la scène. Deux contrôles portent sur la forme même des exercices, et ce sont les plus utiles. Le premier exige qu'un tableau à deux colonnes porte au moins une ligne qui ne s'oppose PAS : sans elle, l'élève remplit la seconde colonne en écrivant le contraire de la première, sans lire la scène. Le second vérifie que la bonne réponse d'un questionnaire ne tombe pas toujours au même rang. Le nombre annoncé par l'évaluation 2 — huit refus de Martine avant qu'elle ne cède — n'est pas une estimation : il est recompté sur la scène à chaque production, et le titre lui-même est relu pour qu'il ne devienne pas faux en silence. Tout est en noir et blanc : une évaluation s'imprime et se photocopie.
- Programme de français pour le cycle 3, arrêté du 10 avril 2025 (BO nº 16 du 17 avril 2025), partie « Culture littéraire et artistique », entrée de la classe de sixième « Se masquer, jouer, déjouer : ruses en action (théâtre) ». La notice demande d'« appréhender le rapport complexe qui se noue au théâtre entre l'illusion et le réel, l'artifice et la vérité, l'être et le paraitre », d'apprécier « le ressort dramatique et comique que constitue la ruse », et de s'interroger sur « les modalités et les enjeux de sa mise en scène » comme sur « les valeurs qui sous-tendent l'action ». Les cinq scènes viennent de fr.wikisource.org et sont toutes dans le domaine public : Molière depuis 1744, Marivaux depuis 1834, Beaumarchais depuis 1870.