Les relevés attendus, avec les mots exacts du texte — les citations sont extraites du fichier de l'œuvre, jamais recopiées de mémoire.
L'interprétation qu'on en tire, et surtout la raison pour laquelle une autre lecture reste possible. Une copie qui conclut « il était fou » perd des points non parce qu'elle se trompe, mais parce qu'elle répond à une question que le texte laisse ouverte.
Les chiffres, quand il y en a, sont calculés sur l'œuvre entière : trente-neuf entrées, cinq mois, et le relevé des modalisateurs tournure par tournure.
Le dernier corrigé donne un barème d'écriture portant sur les cinq gestes du fragment fantastique, et non sur l'imagination : un texte simple mais correctement construit vaut mieux qu'un texte chargé d'effets.
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Le réel d'abord
L'ouverture du Horla ne contient pas un seul mot du surnaturel.
Les relevés attendus, et la preuve que le surnaturel est absent.
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Les quatre réponses du questionnaire, et le rôle du nom « Horla ».
Le narrateur ne nomme jamais ce qu'il redoute avant très tard : nommer une chose, c'est déjà la faire exister.
L'ancrage
Les repères réels
Trois genres
L'hésitation
Le barème, exercice par exercice total : 20 points
Exercice 1 — Les premières lignes8 points
Voici l'ouverture du journal. Lis-la en cherchant ce qu'elle a d'inquiétant.
Le narrateur nomme un fleuve et une ville réels. Rien n'y est vague : c'est un texte de géographie avant d'être un texte de peur.
C'est un fait vérifiable, et non une impression : les mots du surnaturel sont absents de cette page. Le fantastique n'a pas encore commencé.
Le programme le dit ainsi : le récit fantastique « s'inscrit dans » l'esthétique réaliste et « interroge le statut et les limites du réel ». Il ne s'y oppose pas : il en part.
Trois genres voisins, et une seule différence entre eux : ce qu'on peut trancher à la fin.
Dans le merveilleux, le surnaturel est admis sans discussion. Dans l'étrange, tout finit par s'expliquer. Dans le fantastique, on ne peut pas choisir — et c'est cela, le genre.
Une définition qui ne distingue pas un conte de fées d'une nouvelle de Maupassant ne définit rien.
Exercice 3 — Le mot que le narrateur emploie6 points
Un fait de vocabulaire, à observer sur l'ensemble de l'œuvre.
Nommer une chose, c'est déjà la faire exister. Retarder le nom, c'est retarder le moment où le lecteur doit décider s'il y croit.
C'est pourquoi le nom arrive tard : le doute doit durer aussi longtemps que possible.
2 sur 5
Le journal, et ses dates
Le 9 août, le narrateur n'écrit que vingt et un caractères.
Le rapport entre les entrées, et ce qu'il indique.
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Les indices des deux lectures, et ce qu'une copie doit contenir.
Une copie qui conclut « il était fou » perd des points non parce qu'elle se trompe, mais parce qu'elle répond à une question laissée ouverte.
La maladie
Les faits
Aucun témoin
L'hésitation
Le barème, exercice par exercice total : 20 points
Exercice 1 — Deux pages, deux impressions8 points
Ces deux extraits sont séparés d'un mois. Le premier revient à la raison, le second l'abandonne.
C'est l'hypothèse rationnelle, et c'est le narrateur lui-même qui la formule. Le texte ne la lui souffle pas.
La répétition remplace ici la preuve. C'est un signe ambigu : elle peut marquer la certitude comme l'égarement.
Un récit ordinaire aurait harmonisé les deux pages. Le journal ne le peut pas, et c'est ce qui le rend si commode au fantastique.
Exercice 2 — La carte des deux lectures6 points
Complète les quatre branches. La dernière dit ce qu'on attend de toi dans une copie.
Un indice n'est pas une preuve. Chacune de ces observations peut se lire dans les deux sens, et c'est pour cela qu'elles s'équilibrent.
Une copie qui conclut « il était fou » perd des points non parce qu'elle se trompe, mais parce qu'elle répond à une question que le texte laisse ouverte.
Exercice 3 — Ce que le texte ne dit pas6 points
Le fantastique se reconnait aussi à ses silences.
La forme du journal rend d'ailleurs cela impossible : on n'y lit que ce que le narrateur écrit.
Une fin fantastique ne résout pas : elle referme le texte sur l'hésitation. C'est le contraire d'une fin d'enquête.
5 sur 5
Écrire un fragment de journal
Un seul détail qui ne colle pas — et surtout, pas d'explication.
L'analyse du modèle, geste par geste.
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Le barème d'écriture, qui porte sur les cinq gestes.
Le barème récompense la construction, pas l'imagination.
Une date
Un lieu réel
Un seul détail
Aucune explication
Le barème, exercice par exercice total : 20 points
Exercice 1 — Les cinq gestes8 points
Cette suite décrit ce que fait un fragment fantastique. Le troisième maillon est celui qu'on rate.
C'est le contraire de ce qu'on croit : plus on en met, moins cela fonctionne.
Ne pas conclure demande un effort : la tentation d'expliquer est la faute la plus fréquente.
Un texte entièrement modalisé n'inquiète plus : il hésite sur tout, donc sur rien.
Exercice 2 — Un modèle très court6 points
Voici une entrée de quelques lignes. Elle contient les cinq gestes.
Le détail passe par la parole d'autrui, ce qui ajoute une distance : le narrateur n'en répond pas davantage que nous.
Un journal n'a pas à conclure. C'est une des raisons pour lesquelles cette forme sert si bien le genre.
Exercice 3 — À toi d'écrire6 points
Rédige un fragment de journal fantastique d'une quinzaine de lignes, en suivant les cinq gestes.
Le barème porte sur les cinq gestes, pas sur l'imagination : un fragment très simple mais correctement construit vaut mieux qu'un texte chargé d'effets.
Ce que le générateur refuse sur ces fiches
Une citation qui ne se retrouverait pas dans l'œuvre. Chaque passage cité est recherché dans le fichier du texte, et son absence arrête la production.
Un chiffre qui ne serait pas celui du découpage : le diagramme, les longueurs et le relevé des modalisateurs sont comparés à ce que le moteur calcule.
Un extrait d'ouverture qui ne nommerait pas la Seine et Rouen, ou qui serait coupé au milieu d'une phrase — l'ancrage réaliste ne se verrait plus, et c'est l'axe de la première fiche.
Une paire du tri dont les deux phrases seraient identiques, ou dont la version modalisée ne serait pas la plus longue : c'est le modalisateur qui l'allonge, et rien d'autre ne doit changer.
Un journal dont les dates reculeraient — le découpage aurait dérapé, et tout ce que les fiches disent de la progression serait faux.
Un texte dont les entrées seraient toutes de longueur comparable : la deuxième fiche n'aurait alors rien à montrer.
Une entrée qui garderait l'amorce de sa date, « . — », que le fac-similé place en tête de ligne.
Un caractère absent de la police, y compris l'espace insécable que l'édition web pose devant les deux-points et les points d'exclamation.
Un garde-fou ajouté au vérificateur
Le schéma qui présente un texte à lire écrit son titre à gauche et sa source à droite, sur la même ligne, sans vérifier qu'elles tiennent. Une source un peu longue passe donc par-dessus le titre, et rien ne le signale.
C'est arrivé ici : la source portait l'édition complète, et les deux se chevauchaient. Le vérificateur mesure désormais les deux chaînes avec la police qui les tracera et refuse la fiche si elles ne tiennent pas. Passé sur les cent cinquante-quatre autres modules du site, il n'a trouvé aucune autre collision.
Méthode et vérification
Contenu produit à partir du programme de français du cycle 4 en vigueur pour la classe de quatrième en 2026-2027 : arrêté du 9 novembre 2015 modifié, BOEN n° 31 du 30 juillet 2020, questionnement « La fiction pour interroger le réel ». Le nouveau programme (arrêté du 18 février 2026) ne s'applique à ce niveau qu'à la rentrée 2027-2028, en vertu de son article 3 — vérifié au Bulletin officiel. Le texte du Horla est celui du fac-similé P. Ollendorff (Paris, 1895, p. 3-68) publié sur Wikisource et marqué « textes validés » ; l'œuvre est dans le domaine public, Maupassant étant mort en 1893. Le moteur `horla_1887` découpe le texte en entrées datées à chaque production et calcule tout ce que les fiches en affirment ; chaque citation en est extraite, aucune n'est saisie à la main.
Rédaction : Fiches ScolairesMise à jour :
Programme de français du cycle 4, arrêté du 9 novembre 2015 modifié — BOEN n° 31 du 30 juillet 2020 : « Regarder le monde, inventer des mondes », questionnement « La fiction pour interroger le réel ».
Guy de Maupassant, Le Horla, 1887 — fac-similé P. Ollendorff, Paris, 1895, p. 3-68 (Wikisource, textes validés). Domaine public.
Arrêté du 18 février 2026 fixant les programmes de français et de mathématiques du cycle 4 — BOEN n° 10 du 5 mars 2026, article 3 (calendrier d'application).
Questions fréquentes
Quelle est la différence entre merveilleux, étrange et fantastique ?
Elle tient à ce qu'on peut trancher à la fin. Dans le merveilleux, le surnaturel est admis sans discussion : personne ne doute que la fée existe, et un conte de fées n'a donc rien de fantastique. Dans l'étrange, les faits inquiétants finissent par recevoir une explication rationnelle. Dans le fantastique, on ne peut pas choisir : le texte donne des raisons de croire à l'explication rationnelle et des raisons d'en douter, puis s'arrête. C'est l'hésitation qui fait le genre, pas le surnaturel.
Qu'est-ce qu'un modalisateur, et pourquoi le fantastique en emploie-t-il autant ?
C'est un mot ou une tournure par lesquels celui qui parle indique qu'il n'est pas sûr : « il me semble », « comme si », « peut-être », « on dirait ». Le narrateur du Horla ne dit jamais « il est là », mais « il me sembla que j'étais suivi ». Le fait décrit est le même ; ce qui change, c'est qui en répond. Avec le modalisateur, c'est le narrateur, qui doute ; sans lui, c'est le texte, qui affirme. Supprimer les modalisateurs d'un texte fantastique suffit à lui faire quitter le genre.
Pourquoi Le Horla est-il écrit sous forme de journal ?
Parce que cette forme enferme le lecteur dans une seule conscience. On ne dispose que de ce que le narrateur écrit, au moment où il l'écrit, sans recul et sans qu'aucun personnage extérieur puisse le confirmer ou le démentir. Le journal ne permet pas non plus de revenir en arrière : le 12 juillet le narrateur se croit guéri, le 6 août il affirme avoir vu, et les deux pages restent côte à côte sans être harmonisées. Ses silences comptent aussi — entre le 3 juin et le 2 juillet, il n'écrit rien, parce que loin de sa maison il va mieux.
Le narrateur du Horla est-il fou ?
Le texte n'en décide jamais, et c'est la réponse attendue dans une copie. Des indices vont dans un sens : il consulte un médecin dès le mois de mai, parle de fièvre et de cauchemars, écrit lui-même « je deviens fou » avant toute apparition. D'autres vont dans l'autre : l'eau de sa carafe disparait sans qu'il boive, ses domestiques constatent des faits qu'ils n'expliquent pas. Aucun personnage extérieur ne tranche, et la nouvelle s'achève sans réponse. Une bonne copie expose les deux lectures avec leurs relevés et explique pourquoi le texte refuse de choisir.