Mathématiques · 3ème · Évaluation

Corrigés — Calcul littéral 3ème

Chaque corrigé donne le calcul entier, et pour les démonstrations le raisonnement complet : nommer, traduire, réduire, conclure.

3ème Mathématiques Évaluation
Durée 40 min par contrôle
Barème Sur 20
Format PDF A4
Accès Gratuit
Une bande de quarante et une cases : quarante vertes et une rouge. L'expression n² + n + 41 donne un nombre premier pour n = 0 jusqu'à 39, et cède à 40, où elle vaut 41 × 41. En dessous, ce qu'une lettre donne et qu'aucun exemple ne donnera : la somme de trois entiers consécutifs vaut 3n + 3, soit 3(n + 1), un multiple de trois pour tous les entiers à la fois.

Ce que contiennent les corrigés

Les développements réduits, rangés du degré le plus haut au plus bas — la forme sous laquelle un correcteur attend une réponse.

Les factorisations, chacune accompagnée de la vérification qui les fonde : on redéveloppe, et l'on retrouve l'expression de départ.

Les démonstrations complètes, en quatre temps : nommer par une lettre ce qui varie, traduire sans réduire, réduire, puis dire ce que le résultat prouve.

Et les équations résolues étape par étape, avec la vérification faite sur l'énoncé plutôt que sur l'équation — la seule qui contrôle aussi la traduction.

1 sur 5

Développer, factoriser, réduire

Les gestes, et la seule identité que le programme nomme.

Les quatre développements réduits, et le degré de chacun expliqué.

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Les six expressions triées, et deux factorisations écrites.

Une différence de deux carrés se reconnait à sa forme : deux termes, un signe moins, et deux carrés.

  • Distributivité simple
  • Double
  • Facteur commun
  • a² − b²

Le barème, exercice par exercice total : 20 points

Exercice 1 — Quatre expressions à développer 8 points

Complète la colonne de droite. Chaque réponse doit être réduite : les termes semblables regroupés, et rangés du degré le plus haut au plus bas.

  • Deux d'entre elles n'emploient que la distributivité simple, deux la double.
  • Le degré du résultat se lit avant de calculer : un produit de deux parenthèses du premier degré donne le second degré.

Exercice 2 — Deux façons de factoriser 6 points

Range ces six expressions selon la méthode qui les factorise.

  • Une différence de deux carrés se reconnait à sa forme : deux termes, un signe moins, et deux carrés.
  • On vérifie toujours en redéveloppant : c'est le seul contrôle qui ne coute rien.

Exercice 3 — La valeur numérique 6 points

On considère l'expression 2x² − 3x + 5.

  • Pour x = 0, tous les termes contenant x disparaissent : il ne reste que le terme constant.
  • C'est l'erreur la plus fréquente de tout le chapitre, et elle vient des parenthèses oubliées.

2 sur 5

Démontrer un résultat général

Deux essais donnent une idée ; une lettre donne une preuve.

Le programme de calcul appliqué, traduit, développé et conclu.

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La somme de trois entiers consécutifs, réduite puis factorisée.

Un calcul répond pour une valeur ; une démonstration répond pour toutes.

  • Nommer
  • Traduire
  • Réduire
  • Conclure

Le barème, exercice par exercice total : 20 points

Exercice 1 — Un programme de calcul 8 points

Applique ce programme, devine ce qu'il fait, puis prouve-le.

  • Deux essais donnent une idée ; ils ne prouvent rien.
  • On traduit chaque étape dans l'ordre, en gardant les parenthèses : ce sont elles qui disent quand la multiplication porte sur toute la somme.
  • La lettre a servi à parler de TOUS les nombres à la fois — c'est exactement ce qu'un essai ne peut pas faire.

Exercice 2 — Les quatre temps 6 points

Ce qu'une démonstration algébrique doit contenir, dans l'ordre.

  • Un calcul répond pour une valeur ; une démonstration répond pour toutes.
  • L'expression de départ est la partie qu'un correcteur relit pour vérifier qu'on a compris l'énoncé.

Exercice 3 — Trois entiers qui se suivent 6 points

Un résultat que le programme de mathématiques cite lui-même en exemple.

  • Les trois entiers s'écrivent à partir du même n : c'est ce qui permet de les additionner.
  • La factorisation n'est pas ici un exercice de calcul : c'est elle qui rend le résultat lisible.

3 sur 5

Valider ou réfuter une conjecture

Quarante exemples ne prouvent rien ; un seul contre-exemple réfute.

Le statut de chaque égalité, et ce qu'on en fait.

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Les trois copies qui ne démontrent rien, et le contre-exemple exact.

Une conjecture qui a résisté à quarante valeurs finit par tomber : c'est précisément pour cela qu'on n'accorde rien aux exemples.

  • Équation
  • Identité
  • Contre-exemple
  • Justifier

Le barème, exercice par exercice total : 20 points

Exercice 1 — Toujours, parfois, jamais 8 points

Une seule réponse est juste à chaque ligne.

  • Les deux premières lignes portent le même signe égal, et n'ont pas du tout le même sens.
  • Résoudre et démontrer sont deux gestes différents : confondre les deux fait chercher une solution là où il n'y a rien à chercher.

Exercice 2 — Cinq copies à juger 6 points

Trois de ces copies ne démontrent rien, pour trois raisons différentes.

  • Une copie peut donner le bon résultat sans rien démontrer : c'est le cas de la dernière.
  • L'asymétrie est totale, et c'est ce qui rend la démonstration nécessaire.

Exercice 3 — Chercher le contre-exemple 6 points

Une conjecture qui tient longtemps avant de tomber.

  • Elle a résisté à 40 valeurs avant de céder : c'est précisément pour cela qu'on n'accorde rien aux exemples.
  • n² + n + 41 s'écrit aussi n(n + 1) + 41. Pour n = 40, cela donne 40 × 41 + 41, où 41 se met en facteur commun.

4 sur 5

Mettre en équation

Trois gestes avant le premier calcul, et une vérification sur l'énoncé.

L'équation, sa résolution étape par étape, et la vérification par l'énoncé.

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Les quatre traductions, et les deux équations d'un autre genre.

Oublier la solution négative de x² = a est l'erreur la plus fréquente sur ce type d'équation.

  • Soit x…
  • Traduire
  • Résoudre
  • Vérifier

Le barème, exercice par exercice total : 20 points

Exercice 1 — Le nombre de Léa 8 points

Léa pense à un nombre. Elle le multiplie par 4, puis retire 7. Elle obtient le triple de son nombre de départ, augmenté de 2.

  • La première ligne n'est pas une formalité : sans elle, l'équation ne dit pas de quoi elle parle.
  • Chaque étape fait la même opération des deux côtés : c'est ce qui garde l'égalité vraie.
  • Vérifier avec l'équation ne contrôle que le calcul ; vérifier avec l'énoncé contrôle aussi la traduction.

Exercice 2 — Quatre énoncés, quatre équations 6 points

Relie chaque énoncé à l'équation qui le traduit.

  • Deux énoncés se ressemblent beaucoup : c'est la place du mot « son double » qui les sépare.
  • On rassemble les x d'un côté et les nombres de l'autre : c'est toujours le même mouvement.

Exercice 3 — Deux équations d'un autre genre 6 points

Le programme demande aussi celles-ci.

  • Oublier la solution négative est l'erreur la plus fréquente sur ce type d'équation.
  • C'est la propriété d'annulation d'un produit : elle transforme une équation du second degré en deux équations du premier.

5 sur 5

Les statuts de la lettre et du signe égal

Inconnue, variable, indéterminée — et quatre sens pour un seul signe.

Les trois statuts distingués, et celui où l'on cherche une valeur.

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Les quatre sens du signe égal, et les trois écritures qualifiées.

La même écriture peut désigner deux choses : seul le contexte tranche.

  • Inconnue
  • Variable
  • Indéterminée
  • Le signe égal

Le barème, exercice par exercice total : 20 points

Exercice 1 — Inconnue, variable, indéterminée 8 points

Lis la note, puis réponds.

  • Chercher une valeur dans une identité est une erreur de lecture, pas de calcul.
  • La distinction est fine, et c'est elle qui sépare une formule d'une identité.
  • La même écriture peut donc désigner deux choses : seul le contexte tranche.

Exercice 2 — Quatre sens pour un signe 6 points

Le signe égal ne dit pas toujours la même chose.

  • Dans les trois autres sens, l'égalité est toujours vraie.
  • Cette faute vient de la calculatrice, où le signe égal déclenche un calcul au lieu d'affirmer une égalité.

Exercice 3 — Trois écritures à qualifier 6 points

Équation, identité, ou formule ?

  • Les trois emploient le même signe et n'ont pas le même statut.
  • C'est la seule identité que le programme du cycle 4 demande de connaitre par cœur.

Ce que le générateur refuse sur ces contrôles

Un développement imprimé qui ne serait pas celui du calcul. Le moteur travaille en arithmétique polynomiale exacte : un polynôme est un dictionnaire d'exposants vers des fractions, et deux polynômes sont égaux quand tous leurs coefficients le sont. C'est une preuve, pas un échantillonnage.

Une factorisation qui ne se redévelopperait pas sur son expression d'origine. Chaque entrée porte trois choses — l'étiquette imprimée, la factorisation déclarée, et l'expression de départ construite séparément — et le contrôle compare les deux dernières.

Une factorisation hors programme : une différence de deux carrés qui n'aurait pas exactement deux termes, ou une méthode autre que le facteur commun et a² − b².

Une équation dont la solution ne vérifierait pas les deux membres par substitution, ou une équation du type x² = a dont la solution ne serait pas entière — le moteur refuse d'arrondir une racine plutôt que d'écrire une valeur inexacte.

Une conjecture déclarée fausse qui n'aurait pas de contre-exemple, ou dont le contre-exemple serait choisi à la main : il est trouvé par recherche, et le contrôle vérifie qu'elle tient bien pour toutes les valeurs précédentes.

Une chasse à l'erreur qui ne compterait pas trois copies fausses et deux justes, ou dont une correction serait trop brève pour dire ce qui manquait.

Une fiche employant l'expression « les trois identités remarquables », que le programme ne connait pas.

Un statut de la lettre absent des cinq fiches, un barème autre que 8 + 6 + 6, une réponse vide, un trait d'union en guise de signe moins.

Deux corrections d'outillage faites en produisant cet article

La première a été signalée par le propriétaire du site, sur la carte mentale du cinquième contrôle : « 1/2 = 0,5 » n'est pas la notation de l'école. Une fraction s'écrit avec une barre horizontale, numérateur au-dessus, dénominateur au-dessous. Le site l'écrivait à l'oblique en 314 endroits, dans 16 modules, dont toute la série qui enseigne précisément cette écriture.

Le tracé empilé existait, mais seulement à l'intérieur d'un schéma. Il a été porté au texte courant, à la source : le canvas de composition lui-même dessine désormais les fractions, si bien que les 296 appels de dessin du site en héritent sans qu'aucun ait changé. Deux pièges ont été trouvés en regardant le rendu — le pied de page « Page 1 / 2 » devenait une fraction, d'où la règle qu'une fraction s'écrit serrée ; et « √3/2 » se coupait en racine suivie de trois demis, ce qui désigne un autre nombre.

La non-régression a été prouvée sur le contenu des PDF plutôt que sur leur apparence : 1 994 fichiers relevés avant, régénérés, relevés après, et comparés jeton à jeton en ignorant l'espacement — qu'une fraction empilée modifie forcément. Les 1 994 sont strictement identiques.

La seconde correction porte sur le vérificateur du site, qui recalcule chaque chaine d'égalités des corrigés. Il lisait « x/2 − 1 = 6 » comme la soustraction arithmétique « 2 − 1 = 6 » et signalait une erreur inexistante : la barre de fraction a été ajoutée aux opérateurs qui signalent une expression littérale.

Méthode et vérification

Contenu produit à partir du programme de mathématiques du cycle 4 : arrêté du 9 novembre 2015 modifié, BOEN n° 31 du 30 juillet 2020, thème A « Nombres et calculs », entrée « Utiliser le calcul littéral ». L'arrêté du 18 février 2026 refond ce programme, mais son article 3 en échelonne l'entrée en vigueur et la troisième n'est concernée qu'à la rentrée 2028-2029. Le moteur `calcul_litteral_3eme` implémente une arithmétique polynomiale exacte à plusieurs indéterminées, à coefficients rationnels : tout développement imprimé en est le résultat, toute factorisation est vérifiée en la redéveloppant, toute équation est résolue exactement puis contrôlée par substitution, et toute conjecture est éprouvée sur un intervalle ou réfutée par un contre-exemple trouvé par recherche.

Rédaction : Fiches Scolaires Mise à jour :
  • Programme de mathématiques du cycle 4, arrêté du 9 novembre 2015 modifié — BOEN n° 31 du 30 juillet 2020, thème A, « Utiliser le calcul littéral ». Connaissances : « Notions d'inconnue, d'équation, d'indéterminée, d'identité. Propriétés de distributivité (simple et double). Annulation d'un produit (démonstration possible par disjonction de cas). Factorisation de a² − b². »
  • Même entrée, compétences associées : « Développer, factoriser, réduire des expressions algébriques dans des cas très simples. Utiliser le calcul littéral pour traduire une propriété générale (par exemple la distributivité simple), pour démontrer un résultat général (par exemple que la somme de trois entiers consécutifs est un multiple de trois), pour valider ou réfuter une conjecture, pour modéliser une situation. Mettre un problème en équation en vue de sa résolution. Résoudre algébriquement des équations du premier degré ou s'y ramenant (équations produits), en particulier des équations du type x² = a. »
  • Même programme, automatismes attendus en fin de cycle : « les conventions d'écritures du calcul littéral ; les formules de distributivité simple et double ; l'identité a² − b² = (a − b)(a + b) ; les procédures de résolution d'équations du type ax = b et a + x = b. » Et, sur les statuts de la lettre : « les élèves sont progressivement familiarisés aux différents statuts de la lettre (indéterminée, variable, inconnue, paramètre) et du signe égal ».

Questions fréquentes

Quelles identités remarquables sont au programme de 3ème ?
Une seule : a² − b² = (a − b)(a + b). Le programme du cycle 4 la nomme deux fois, parmi les connaissances — « Factorisation de a² − b² » — et parmi les automatismes attendus. Le carré d'une somme et le carré d'une différence n'y figurent pas. Cela ne veut pas dire qu'on ne rencontre jamais (x + 5)² : le développer est au programme, comme application de la double distributivité. C'est le factoriser, c'est-à-dire reconnaitre x² + 10x + 25 comme un carré, qui va au-delà.
Comment démontrer un résultat général en calcul littéral ?
En quatre temps. On nomme d'abord par une lettre ce qui varie : c'est ce geste qui fait passer d'un nombre particulier à tous les nombres. On traduit ensuite l'énoncé en une expression, sans la réduire, pour garder la trace de chaque étape. On développe et l'on réduit. On lit enfin le résultat et l'on dit ce qu'il prouve. Exemple : la somme de trois entiers consécutifs s'écrit n + (n + 1) + (n + 2) = 3n + 3 = 3(n + 1), donc c'est toujours un multiple de 3.
Combien d'exemples faut-il pour prouver une conjecture ?
Aucun nombre d'exemples ne suffit. L'expression n² + n + 41 donne un nombre premier pour n = 0, 1, 2, et ainsi de suite jusqu'à 39 — quarante valeurs consécutives — puis elle tombe : pour n = 40, elle vaut 1 681, soit 41 × 41. À l'inverse, un seul contre-exemple suffit à réfuter. C'est cette asymétrie qui rend la démonstration nécessaire : les exemples peuvent suggérer une conjecture, ils ne peuvent jamais l'établir.
Quelle différence entre une équation et une identité ?
Une équation n'est vraie que pour certaines valeurs, et on la résout : 3x + 1 = 10 n'est vraie que pour x = 3. Une identité est vraie pour toutes les valeurs, et on la démontre : (x + 1)² = x² + 2x + 1 est vraie quel que soit x. Le signe égal est le même, le statut de la lettre ne l'est pas — inconnue dans le premier cas, indéterminée dans le second. Chercher une valeur dans une identité est une erreur de lecture, pas de calcul.

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