Ce que contiennent les corrigés
Les développements réduits, rangés du degré le plus haut au plus bas — la forme sous laquelle un correcteur attend une réponse.
Les factorisations, chacune accompagnée de la vérification qui les fonde : on redéveloppe, et l'on retrouve l'expression de départ.
Les démonstrations complètes, en quatre temps : nommer par une lettre ce qui varie, traduire sans réduire, réduire, puis dire ce que le résultat prouve.
Et les équations résolues étape par étape, avec la vérification faite sur l'énoncé plutôt que sur l'équation — la seule qui contrôle aussi la traduction.
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Développer, factoriser, réduire
Les gestes, et la seule identité que le programme nomme.
Les quatre développements réduits, et le degré de chacun expliqué.
Les six expressions triées, et deux factorisations écrites.
Une différence de deux carrés se reconnait à sa forme : deux termes, un signe moins, et deux carrés.
- Distributivité simple
- Double
- Facteur commun
- a² − b²
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Démontrer un résultat général
Deux essais donnent une idée ; une lettre donne une preuve.
Le programme de calcul appliqué, traduit, développé et conclu.
La somme de trois entiers consécutifs, réduite puis factorisée.
Un calcul répond pour une valeur ; une démonstration répond pour toutes.
- Nommer
- Traduire
- Réduire
- Conclure
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Valider ou réfuter une conjecture
Quarante exemples ne prouvent rien ; un seul contre-exemple réfute.
Le statut de chaque égalité, et ce qu'on en fait.
Les trois copies qui ne démontrent rien, et le contre-exemple exact.
Une conjecture qui a résisté à quarante valeurs finit par tomber : c'est précisément pour cela qu'on n'accorde rien aux exemples.
- Équation
- Identité
- Contre-exemple
- Justifier
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Mettre en équation
Trois gestes avant le premier calcul, et une vérification sur l'énoncé.
L'équation, sa résolution étape par étape, et la vérification par l'énoncé.
Les quatre traductions, et les deux équations d'un autre genre.
Oublier la solution négative de x² = a est l'erreur la plus fréquente sur ce type d'équation.
- Soit x…
- Traduire
- Résoudre
- Vérifier
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Les statuts de la lettre et du signe égal
Inconnue, variable, indéterminée — et quatre sens pour un seul signe.
Les trois statuts distingués, et celui où l'on cherche une valeur.
Les quatre sens du signe égal, et les trois écritures qualifiées.
La même écriture peut désigner deux choses : seul le contexte tranche.
- Inconnue
- Variable
- Indéterminée
- Le signe égal
Ce que le générateur refuse sur ces contrôles
Un développement imprimé qui ne serait pas celui du calcul. Le moteur travaille en arithmétique polynomiale exacte : un polynôme est un dictionnaire d'exposants vers des fractions, et deux polynômes sont égaux quand tous leurs coefficients le sont. C'est une preuve, pas un échantillonnage.
Une factorisation qui ne se redévelopperait pas sur son expression d'origine. Chaque entrée porte trois choses — l'étiquette imprimée, la factorisation déclarée, et l'expression de départ construite séparément — et le contrôle compare les deux dernières.
Une factorisation hors programme : une différence de deux carrés qui n'aurait pas exactement deux termes, ou une méthode autre que le facteur commun et a² − b².
Une équation dont la solution ne vérifierait pas les deux membres par substitution, ou une équation du type x² = a dont la solution ne serait pas entière — le moteur refuse d'arrondir une racine plutôt que d'écrire une valeur inexacte.
Une conjecture déclarée fausse qui n'aurait pas de contre-exemple, ou dont le contre-exemple serait choisi à la main : il est trouvé par recherche, et le contrôle vérifie qu'elle tient bien pour toutes les valeurs précédentes.
Une chasse à l'erreur qui ne compterait pas trois copies fausses et deux justes, ou dont une correction serait trop brève pour dire ce qui manquait.
Une fiche employant l'expression « les trois identités remarquables », que le programme ne connait pas.
Un statut de la lettre absent des cinq fiches, un barème autre que 8 + 6 + 6, une réponse vide, un trait d'union en guise de signe moins.
Deux corrections d'outillage faites en produisant cet article
La première a été signalée par le propriétaire du site, sur la carte mentale du cinquième contrôle : « 1/2 = 0,5 » n'est pas la notation de l'école. Une fraction s'écrit avec une barre horizontale, numérateur au-dessus, dénominateur au-dessous. Le site l'écrivait à l'oblique en 314 endroits, dans 16 modules, dont toute la série qui enseigne précisément cette écriture.
Le tracé empilé existait, mais seulement à l'intérieur d'un schéma. Il a été porté au texte courant, à la source : le canvas de composition lui-même dessine désormais les fractions, si bien que les 296 appels de dessin du site en héritent sans qu'aucun ait changé. Deux pièges ont été trouvés en regardant le rendu — le pied de page « Page 1 / 2 » devenait une fraction, d'où la règle qu'une fraction s'écrit serrée ; et « √3/2 » se coupait en racine suivie de trois demis, ce qui désigne un autre nombre.
La non-régression a été prouvée sur le contenu des PDF plutôt que sur leur apparence : 1 994 fichiers relevés avant, régénérés, relevés après, et comparés jeton à jeton en ignorant l'espacement — qu'une fraction empilée modifie forcément. Les 1 994 sont strictement identiques.
La seconde correction porte sur le vérificateur du site, qui recalcule chaque chaine d'égalités des corrigés. Il lisait « x/2 − 1 = 6 » comme la soustraction arithmétique « 2 − 1 = 6 » et signalait une erreur inexistante : la barre de fraction a été ajoutée aux opérateurs qui signalent une expression littérale.
Méthode et vérification
Contenu produit à partir du programme de mathématiques du cycle 4 : arrêté du 9 novembre 2015 modifié, BOEN n° 31 du 30 juillet 2020, thème A « Nombres et calculs », entrée « Utiliser le calcul littéral ». L'arrêté du 18 février 2026 refond ce programme, mais son article 3 en échelonne l'entrée en vigueur et la troisième n'est concernée qu'à la rentrée 2028-2029. Le moteur `calcul_litteral_3eme` implémente une arithmétique polynomiale exacte à plusieurs indéterminées, à coefficients rationnels : tout développement imprimé en est le résultat, toute factorisation est vérifiée en la redéveloppant, toute équation est résolue exactement puis contrôlée par substitution, et toute conjecture est éprouvée sur un intervalle ou réfutée par un contre-exemple trouvé par recherche.
- Programme de mathématiques du cycle 4, arrêté du 9 novembre 2015 modifié — BOEN n° 31 du 30 juillet 2020, thème A, « Utiliser le calcul littéral ». Connaissances : « Notions d'inconnue, d'équation, d'indéterminée, d'identité. Propriétés de distributivité (simple et double). Annulation d'un produit (démonstration possible par disjonction de cas). Factorisation de a² − b². »
- Même entrée, compétences associées : « Développer, factoriser, réduire des expressions algébriques dans des cas très simples. Utiliser le calcul littéral pour traduire une propriété générale (par exemple la distributivité simple), pour démontrer un résultat général (par exemple que la somme de trois entiers consécutifs est un multiple de trois), pour valider ou réfuter une conjecture, pour modéliser une situation. Mettre un problème en équation en vue de sa résolution. Résoudre algébriquement des équations du premier degré ou s'y ramenant (équations produits), en particulier des équations du type x² = a. »
- Même programme, automatismes attendus en fin de cycle : « les conventions d'écritures du calcul littéral ; les formules de distributivité simple et double ; l'identité a² − b² = (a − b)(a + b) ; les procédures de résolution d'équations du type ax = b et a + x = b. » Et, sur les statuts de la lettre : « les élèves sont progressivement familiarisés aux différents statuts de la lettre (indéterminée, variable, inconnue, paramètre) et du signe égal ».